Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

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Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre à Godewaersvelde (Nord) le 30 mai 2012. (archives) Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

Le Salvador a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et aux phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en durabilité et en productivité.

En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

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Le cri de colère d’un apiculteur breton

« Ce ne sont plus des ruches, c’est un cimetière ! ». Apiculteur dans le Finistère, Sven Niel a découvert ses abeilles décimées, victimes des pesticides. Il a perdu 5 de ses 7 ruches, une mortalité encore jamais observée. Entre colère et désespoir, il a lancé un appel sur Facebook qui a déjà été vu plus d’un million de fois, un appel chargé d’émotion pour que les choses changent. Pour lui, l’interdiction des néonicotinoïdes est une urgence absolue.

Source : NOTRETERRE.ORG – 26 avril 2018

Remarques des Amis de Warneton

Selon Yves Van Parys, de l’asbl bruxelloise « M’abeille » : « Nous frôlons les 50% de mortalité ce qui veut dire que la moitié des colonies sont mortes pendant cet hiver à Bruxelles. Comparativement aux autres années, c’est presque un doublement. Ce sont des résultats qui n’ont encore jamais été atteints nulle part dans le monde« . Les chiffres concernant la Wallonie et la Flandre devront suivre prochainement, mais Yves Van Parys ne prévoit rien de positif. (Lu dans RTBF.BE – 20/05/2018)

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Les mégots jetés par terre sont source de pollution visuelle, chimique et organique

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C’est environ 40 milliards de mégots qui sont jetés par terre chaque année en France. Il suffit de faire un pas dans la rue pour en voir des dizaines au sol. Mais attention, un seul mégot c’est environ 2 500 composants chimiques et il va mettre jusqu’à 12 ans à se dégrader selon le milieu. La plupart du temps, le mégot va finir sa vie dans les égouts puis dans les fleuves et les océans. A ce moment-là, c’est jusqu’à 500 litres d’eau qui vont être pollués par un seul mégot. À titre d’information, 40% des déchets retrouvés dans la Méditerranée sont des mégots.  N’oublions pas que ces derniers sont également à l’origine de 16% des départs d’incendie.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Numérique : le grand gâchis énergétique

Par Laure Cailloce

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Ordinateurs, data centers, réseaux… engloutissent près de 10 % de la consommation mondiale d’électricité. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. S’il n’est évidemment pas question de se passer des progrès apportés par le numérique, les scientifiques pointent un mode de fonctionnement peu optimisé et très énergivore.

Nous vivons dans un monde de plus en plus dématérialisé. Nous payons nos impôts en ligne, regardons nos séries préférées en streaming, stockons nos milliers de photos dans le cloud… Dématérialisé, vraiment ? « Si l’on considère la totalité de son cycle de vie, le simple envoi d’un mail d’1 mégaoctet (1 Mo) équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes, soit l’équivalent de 20 grammes de CO2 émis », rappelle Françoise Berthoud, informaticienne au Gricad et fondatrice en 2006 du groupement de services EcoInfo – pour une informatique plus respectueuse de l’environnement. Car les mots des nouvelles technologies sont trompeurs : ils évoquent l’immatériel comme le mot « virtuel », l’éthéré comme le mot « cloud », ou encore la pureté comme l’expression de « salle blanche ». Et nous font oublier un peu vite les millions d’ordinateurs et de smartphones, les milliers de data centers et de kilomètres de réseaux utilisés pour traiter et acheminer ces données. Et la quantité considérable d’énergie qu’ils engloutissent. « Le secteur des nouvelles technologies représente à lui seul entre 6 et 10 % de la consommation mondiale d’électricité, selon les estimations – soit près de 4 % de nos émissions de gaz à effet de serre, assène Françoise Berthoud. Et la tendance est franchement à la hausse, à raison de 5 à 7 % d’augmentation tous les ans. »

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Le temps est compté. L’UE doit agir contre la déforestation ! (Pétition)

Saviez-vous que nos habitudes de consommation contribuent à une déforestation massive ? La production de bœuf, de soja, d’huile de palme et de cacao représente 70% de la déforestation mondiale ! Grande importatrice de ces produits, l’UE s’est engagée à arrêter la déforestation d’ici 2020. Elle n’a plus que 20 mois pour agir !

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Déforestation au profit de plantations de soja dans la région du Chaco, Amérique du Sud (© Jim Wickens / Ecostorm & MPD01605 / Flickr – Collage Rainforest Rescue – CC BY-SA 2.0)

La production de ces ingrédients cause une déforestation mondiale massive, détruisant les forêts en Indonésie, Côte d’Ivoire, Argentine, Brésil et dans de nombreux autres pays boisés. L’expansion des plantations et des fermes est à l’origine d’expulsions, de violence, d’intimidation, de travail forcé, de massacre de communautés locales et d’assassinat d’activistes.

L’UE est le deuxième importateur mondial de produits agricoles résultant de la déforestation. La planète a perdu une surface boisée de la taille du Portugal entre 1990 et 2005 à cause de la consommation en UE de produits cultivés sur des terres déboisées, en grande partie de manière illégale.

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Hubert Reeves veut faire battre le « coeur » des hommes pour sauver la Terre

« De plus en plus, les gens sont au courant du problème qui se pose de garder la planète habitable (…) mais l’important c’est que ça passe du cerveau au cœur: si on veut mobiliser les gens, il faut qu’ils se sentent impliqués affectivement« , estime l’astrophysicien franco-canadien lors d’un entretien avec l’AFP.

 

« L’écologie, ce n’est pas un grand problème, mais des millions de petits problèmes« , parfois quotidiens, alors il faut que les gens aient « envie de les aborder, et ça veut dire que ça vient du cœur« , insiste-t-il à quelques jours de la sortie en France d’un documentaire bâti autour de son engagement envers la biodiversité.

Rivières, forêts tropicales, banquises, ours polaires et caribous du Grand nord canadien: « La Terre vue du coeur » (sortie en salles le 23 mai) rend « hommage » à la splendeur de la nature pour « motiver à passer à l’action« , explique sa réalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol.

Il faut « agir par amour« , résume celle qui a choisi pour incarner ce message le scientifique de 85 ans, qui décrit d’abord une situation bien sombre.

 » Nous sommes responsables « 

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Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

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Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

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La Belgique prolonge les néonicotinoïdes

C’est confirmé: après avis juridiques, le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme (MR), a décidé de demander une dérogation pour l’utilisation de néonicotinoïdes pour les betteraviers.

L’article 53 du règlement européen sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques prévoit en effet que «dans des circonstances particulières, un État membre peut autoriser, pour une période n’excédant pas 120 jours, la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques en vue d’un usage limité et contrôlé, lorsqu’une telle mesure s’impose en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables».

Or, le ministre Ducarme, conforté par des avis scientifiques, a fait sienne la position des betteraviers qui disent ne pas avoir d’alternative pour lutter contre le puceron vecteur de la jaunisse de la betterave.

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Source : L’AVENIR – 16 mai 2018

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