Recalibrage de la Lys mitoyenne – Enquête publique du 15/10 au 16/11/2018

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Photo : Patrick Maton

La préfecture du Nord, direction des relations avec les collectivités locales, vient de publier un avis d’enquête publique concernant le recalibrage de la Lys mitoyenne.

On y apprend que le projet, qui est porté par les Voies Navigables de France (VNF), se traduit par une augmentation du gabarit de la voie, par des travaux d’élargissement et d’approfondissement de la Lys, sur un tronçon de 15,5 km. Soit la section entre Deûlémont, depuis la confluence Deûle/Lys et Halluin/Menin. La Lys y est mitoyenne, avec un tronçon wallon et un tronçon flamand. Les travaux sont présentés comme un maillon central de la liaison fluviale européenne Seine-Escaut. Après cet important recalibrage, la voie d’eau pourra accueillir des bateaux d’un tonnage entre 3.200 tonnes et 6.000 tonnes, contre 1.500 tonnes actuellement.

L’enquête court du lundi 15 octobre au vendredi 16 novembre inclus. Le commissaire-enquêteur Dominique Boidin se tient à la disposition du public dans les mairies de
Comines France (lundi 15 octobre, de 14 à 17h30; le vendredi 16 novembre; de 14 à 17h30);
Halluin (le jeudi 18 octobre, de 8h30 à 12 h et le mercredi 31 octobre, de 13h30 à 18h00);
Deûlémont (samedi 10 novembre, de 8h30 à 11h30) et
Bousbecque (samedi 27 octobre, de 8h30 à 12h00.).

Petit à petit, le projet Seine-Escaut se met en place. Il ne reste plus qu’à attendre que la Wallonie se décide à entamer les travaux liés au méandre de la Lys, à hauteur de Comines.

Source : L’AVENIR – 13 octobre 2018

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39 pesticides différents découverts à l’intérieur d’une école en zone agricole

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Photo : Patrick Maton (2018)

Des chercheurs de Gembloux agro bio tech (ULiège) ont mesuré l’exposition aux pesticides de plusieurs écoles situées en zone agricole, principalement en Brabant wallon. Les résultats confirment une étude pilote réalisée en 2016, qui avait identifié 23 produits différents dans la cour de récréation de l’école de Cortil-Wodon (Fernelmont).

Durant la période de pulvérisation, entre avril et juillet, les panneaux capteurs installés aux abords des écoles ont détecté la présence d’une trentaine de pesticides en moyenne. Le cas de Cortil-Wodon n’est pas donc pas isolé.

Dans cette nouvelle étude, intitulée Propulpp, les chercheurs ont aussi passé un chiffon sur les jeux installés dans les cours de récréation. Les analyses sont peu équivoques : les modules sur lesquels les enfants s’égayent sont recouverts de pesticides, une vingtaine de substances en moyenne.

D’autres mesures comparables ont été réalisées à l’intérieur des écoles, dans les classes, au sol et sur les appuis de fenêtre. Même constat : des dizaines de pesticides différents s’insinuent dans les bâtiments, sans doute avec la poussière ramenée de l’extérieur sur les chaussures des enfants. Dans une classe, ce sont pas moins de 39 substances différentes qui ont ainsi été mesurées !

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Source : RTBF.BE – 10 octobre 2018

Wallonie picarde : La Province a pris d’importantes décisions pour lutter contre les inondations

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Photo : ©Philippe Mouton

Le conseil provincial du Hainaut a donné son accord à la poursuite par Hainaut Ingénierie Technique – HIT de 3 projets « Naqia » dans le cadre de la lutte contre les inondations en Hainaut à Comines-Warneton, à Ghislenghien et à Rumes – Brunehaut. A Comines-Warneton, pour le Kortekeer, il a été décidé de construire une zone de rétention de +/- 20.000m³ le long de ce cours d’eau de 2ème catégorie à Houthem, entre la frontière flamande et la rue de la Chicane et de réaliser des travaux de recalibrage du Kortekeer, de la rue de la Chicane à la chaussée Houthem afin de garantir un bon écoulement des eaux.

Le choix de l’emplacement est décidé par: les conclusions d’une précédente étude hydraulique; la configuration des lieux: une zone agricole et non-bâtie régulièrement inondée, située au confluent de trois cours d’eau, dont le Kortekeer et le Gaverbeek; la carte d’aléa d’inondations du SPW et le haut niveau de la nappe phréatique.

Selon le Député provincial Gérald Moortgat, en charge de Hainaut Ingénierie Technique, la création de cette zone d’immersion temporaire permettra de stocker un maximum d’eau en amont de quartiers régulièrement sinistrés.

Le montant total des travaux est estimé à 1.851.000€ dont 394.000€ à charge du projet INTERREG V Lyse, 315.000€ constituant la part contributive de la Région, et 1.142.000€ à charge de la province de Hainaut.

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Source : DHNET.BE – 28 septembre 2018

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Michel Serres : «Il faudrait trouver un avocat à la nature»

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Michel Serres

Pionnier de l’écologie, l’académicien plaide en faveur d’un cadre juridique pour protéger l’environnement. Un projet exposé en 1990 dans son essai «Le Contrat naturel», aujourd’hui réédité. Il y a urgence.

Dans le petit jardin de la maison de Michel Serres, à Vincennes, le marronnier est malade. «Depuis trois ans, il ne donne plus de marrons, ni de fleurs», regrette l’historien des sciences et académicien de 88 ans. «Il n’y a plus de merles, de mésanges, ni de moineaux non plus», ajoute cet intellectuel pionnier de l’écologie, qui faisait paraître, il y a vingt-huit ans, Le Contrat Naturel, un plaidoyer pour doter la nature de droits. Alors que paraît une nouvelle édition de cet essai, l’auteur de Petite Poucette renouvelle son appel à agir pour la planète. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

Dans la préface de votre ouvrage, vous affirmez que, si nous ne changeons pas nos coutumes, notre économie et notre politique, le monde court au désastre. Est-ce inévitable ?

MICHEL SERRES. Je ne suis pas catastrophiste. Les gens le sont volontiers aujourd’hui, influencés par les médias qui n’annoncent que des attentats, des accidents, alors que la violence ne cesse de baisser. Mais le problème de la planète est toutefois très sérieux. La communauté scientifique tire la sonnette d’alarme depuis trente ans déjà. Mais plus personne ne l’écoute.

A la fin des années 1990, il y avait un trou dans la couche d’ozone dû à l’utilisation de certains produits. Dès que l’on a arrêté de les utiliser, le trou s’est comblé. Par conséquent, on peut agir sur le monde, il n’y a pas de doute. Les scientifiques proposent des solutions. Mais ils sont un peu désarçonnés face à la société telle qu’elle est.

Je vais vous dire, rien n’est plus léger que le vrai. Rien n’est plus inefficace que la vérité. La vérité pèse très peu par rapport au mensonge, la fausseté, l’émotivité, à tout ce que nous entendons. Si quelqu’un se lève et dit la vérité, personne ne le croit. La vérité est très légère. Très légère.

Comment expliquez-vous cette indifférence ?

Si vous demandez à un journaliste de réciter les dix derniers chanteurs du moment, il le fera tout de suite. Mais si vous lui demandez les dix derniers prix Nobel de physique, il n’en connaîtra pas un. La science, aujourd’hui, n’est plus dans les médias. La vraie catastrophe est là.

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CL Warneton – 56 nuisances sonores et olfactives signalées en septembre 2018

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Notre association a enregistré 56 plaintes de riverains en septembre dernier. Le tableau récapitulatif ci-dessous a été envoyé ce 9 octobre à la Police de l’environnement à Mons.

Malgré les lettres recommandées que notre collectif d’associations : Deûlémont Environnement, ECO-VIE et Les Amis de Warneton a adressées les 1er/08/2018 et 5/09/2018 à la direction générale de CL Warneton pour exiger la fin de ces nuisances, celles-ci perdurent…

Une copie de ces lettres a été adressée à Carlo Di Antonio, ministre de l’environnement du gouvernement wallon, à l’inspecteur général du Département de la Police et des Contrôles de Namur et au Collège échevinal de Comines-Warneton…

Aucune réaction de leur part à ce jour…

Pourtant, l‘article D.149 du « Livre Ier du Code de l’environnement » offre des moyens à notre bourgmestre f. f. pour contraindre cette usine à cesser ses nuisances et ses rejets polluants dans la Lys. Pourquoi ne les utilise-t-elle pas ? Pourquoi tant de « bienveillance » vis à vis de cette entreprise ?
Pourquoi n’a-t-elle pas donné suite à nos courriers des 1/08 et 5/09 derniers ?
Pourquoi ignore-t-elle notre collectif d’associations ?

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Les méfaits de l’agro-industrie sur l’environnement et l’être humain

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Photo: ©Patrick Maton (2018)

Les élevages porcins à Comines-Warneton

Les élevages porcins de Comines-Warneton font de notre commune la championne de Belgique en émissions d’ammoniac.
En 2015 :
– Taveirne SA : 105 T > N°1 de Wallonie et de Belgique,
– Munque SA : 46,6 T > N°2 de Wallonie
La présence d’ammoniac dans l’air peut contribuer au développement de diverses maladies respiratoires (chez les éleveurs, leurs employés, les riverains et les animaux d’élevage eux-mêmes).
Ces élevages intensifs produisent aussi des émissions d’azote (protoxyde d’azote) qui est aussi un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique en cours. Et selon les données du SPW, les agriculteurs de Comines-Warneton sont ceux qui produisent le plus d’azote en Wallonie.
Notre bourgmestre f.f. a abusé de son autorité en interdisant un débat sur les élevages porcins prévu à l’ordre du jour du Conseil Communal du 19 septembre 2016 à la demande du groupe ECOLO…

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Emissions d’ammoniac (NH3)

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Origine du polluant

Les émissions d’ammoniac sont essentiellement d’origine agricole, dont la plus grande part provient de l’élevage. L’ammoniac (NH3) est issu de la fermentation, c’est-à-dire de la décomposition incomplète de substances organiques par des microorganismes en milieu anaérobie1. Ce processus se produit tant dans les bâtiments d’élevage qu’au pâturage, dans les lieux de stockage des effluents et au moment de l’épandage au champ. L’ammoniac est également émis à partir de voitures équipées d’un catalyseur.

Effets

Les retours de l’ammoniac à la biosphère se font sous forme sèche ou humide, soit à proximité du lieu d’émission, soit après avoir parcouru de longues distances notamment pour l’ammonium dont le temps de résidence dans l’air est plus long que celui de l’ammoniac. Ces retombées ont diverses conséquences.

Effets sur la santé : L’ammoniac est un gaz irritant pouvant être incriminé dans l’apparition de certaines maladies (asthme, bronchites chroniques), en particulier chez les éleveurs qui sont exposés à ce composé de façon chronique. En effet, c’est dans certaines exploitations agricoles que d’importantes concentrations en ammoniac sont le plus fréquemment rencontrées. La mauvaise qualité de l’air (odeurs piquantes, atmosphère chargée en gaz, poussières, bactéries et endotoxines) des bâtiments d’élevage rend non seulement les conditions de travail difficiles, mais peut aussi avoir un impact important sur la santé du personnel. Des études épidémiologiques ont ainsi mis en évidence des corrélations entre le taux de contamination de l’air et la fréquence des pneumopathies chez les travailleurs. Les bronchites chroniques, l’asthme, la fibrose pulmonaire, les affections des voies aériennes supérieures constituent la majorité des maladies respiratoires professionnelles des éleveurs.
Au Danemark, une étude épidémiologique montre qu’en dehors de l’influence de l’âge et du fait que l’éleveur fume ou non, les éleveurs de porcs2 sont les plus touchés par l’asthme et les bronchites chroniques. Parmi les facteurs responsables, des gaz tels que l’ammoniac ont été incriminés.

Effets sur les écosystèmes : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les écosystèmes vont se manifester via :

  • les retombées sur les plantes qui entraînent un déséquilibre dans leur alimentation et une augmentation de leur fragilité vis-à-vis d’autres facteurs secondaires de stress ;
  • la participation de l’ammoniac au phénomène d’acidification des milieux naturels qui participe au dépérissement des forêts ;
  • les retombées atmosphériques en composés azotés qui contribuent aux phénomènes d’eutrophisation. Ce phénomène crée un déséquilibre nutritif en favorisant certaines espèces végétales dominantes. Il en résulte un appauvrissement de la biodiversité tant végétale qu’animale ;

Effets sur les biens et sur l’économie : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les biens et l’économie vont se manifester via :

  • sa participation au phénomène de formation des pluies acides qui réduisent les rendements agricoles et sylvicoles et entraînent la dégradation de certains types de pierres de construction.
  • la diminution des performances zootechniques des animaux qui respirent ce gaz.

En outre l’ammoniac est un important précurseur de la formation de particules secondaires, principalement par réaction avec les oxydes d’azote pour former des particules de nitrate d’ammonium. Ceci renforce donc encore son effet négatif sur la santé.

Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions d’ammoniac en Wallonie. Parmi ceux-ci, l’agriculture est de loin la principale source d’émission d’ammoniac :

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Source : AWAC.BE (Agence Wallonne de l’Air et du Climat)

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Notes :

  1. Anaérobie : On appelle milieu anaérobie un milieu où il n’y a pas présence d’oxygène sous forme de dioxygène (O2).
  2. Eleveurs de porcs : Selon les statistiques 2017, Comines-Warneton comptent 59.993 porcs (et 292.070 volailles)…  Les émissions d’ammoniac par les élevages porcins font de Comines-Warneton la championne de Belgique des émissions d’ammoniac (en 2015).

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Comment l’agriculture participe à la pollution de l’air

Les zones agricoles ont la particularité d’être à la fois des sources et des puits pour la pollution de l’air. Le séminaire scientifique Primequal «Agriculture et pollution atmosphérique», organisé le 2 juillet à Paris a été l’occasion de s’intéresser au rôle de l’agriculture dans la pollution de l’air.

«L’agriculture participe aux émissions de composés azotés, des COV [composés organiques volatils], du méthane et des pesticides, ainsi que des particules primaires», explique Carole Bedos, Chargée de Recherche à l’Inra spécialisée dans la volatilisation des pesticides. Une fois émis dans l’air, ces différents composés peuvent interagir entre eux et avec les composés déjà présents dans l’atmosphère. Ils vont alors générer des composés secondaires. Les NOx1 et COV constituent des précurseurs d’ozone2 ; l’ammoniac3 et les acides des précurseurs de particules fines4.

Quantitativement, les flux des polluants peuvent paraître faibles. Mais, sur des surfaces étendues, les émissions deviennent significatives et diffuses. Selon différentes sources, l’agriculture et la forêt émettent ainsi 53 % du total des particules en suspension (20 % des PM10, 9 % des PM2,5 et 6 % des PM1), 89 % du protoxyde d’azote (N2O), 76 % du méthane, 10 % des oxydes d’azote (NOx), 50 % des COV biogènes et 97 % de l’ammoniac présents dans l’air (l’élevage contribuant à hauteur de 77 % des émissions). De plus, le secteur agricole utilise 91 % des pesticides.

Comment sont émises les particules ?

En agriculture, les particules primaires sont émises par les cultures et l’élevage, mais il y a peu de données sur ces émissions dans le contexte agricole français. «Pour les cultures, la préparation du sol, la fertilisation, l’apport de produits phytosanitaires, les récoltes vont générer l’émission de particules primaires en fonction du type de sol et de la météo», note Carole Bedos. «Pour l’élevage, les émissions de particules peuvent avoir lieu au niveau des bâtiments, du stockage des effluents, de l’épandage d’effluents et en pâturage», ajoute-t-elle.
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Les différents gaz à effet de serre

L’effet de serre est à l’origine un phénomène naturel : un certain nombre de gaz présents naturellement dans l’atmosphère absorbent en effet une partie de la chaleur émise par la Terre. Cependant, suite aux activités humaines, la concentration de certains de ces gaz augmente, ce qui renforce l’effet de serre naturel. De plus, l’homme a également créé des substances synthétiques qui occasionnent à leur tour un (puissant) effet de serre.

Tous ces gaz à effet de serre sont émis en concentrations variables et possèdent un « pouvoir de réchauffement global » (Global Warming Potential ou GWP) different, qui représente l’effet de ce gaz sur une période de 100 ans; le CO2 sert de reference à cet effet, c’est pourquoi il a reçu la valeur de 1. Afin d’être en mesure d’exprimer l’émission des gaz différents dans la même unité, et de calculer leur effet conjugué, les quantités ejectées sont converties en équivalents de CO2. Par exemple, le methane a un PRG de 25, l’émission de 1kg correspond donc à 25kg équivalent CO2.

Gaz à effet de serre naturels

1. La vapeur d’eau (H2O) :

  • le plus important des gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère.
  • est créé par l’évaporation de l’eau présente à la surface de la Terre.

2. Le dioxyde de carbone (CO2) :

  • est créé par la décomposition naturelle de matières animales ou végétales, mais est absorbé par les plantes au cours du processus de photosynthèse (transformation de CO2 et d’eau en sucres sous l’effet de la lumière solaire).
  • est créé en grandes quantités suite aux activités humaines, principalement :
    • la production d’énergie par la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel),
    • la déforestation, surtout dans les régions tropicales, pour la conversion des forêts en terres agricoles,
    • des processus industriels comme la production de ciment et de chaux,
    • certaines activités dans la pétrochimie et la sidérurgie.
  • la concentration en CO2 a augmenté d’environ 35 % depuis 1750, de 280 à 379 ppm en 2005 (ppm = parts per million – nombre de particules par million) ! Les émissions d’origine fossile ont augmenté entre 1990 et 2000-2005 de 6,4 à 7,2 GtC/an. C’est ce gaz qui exerce le rôle le plus important dans l’effet de serre actuel (plus de 50%).

3. Le méthane (CH4) :

  • est créé par la décomposition de matières végétales en milieux humides.
  • un peu plus de la moitié des émissions totales de méthane est provoquée par les activités humaines :
    • l’agriculture (rizières, fermentation dans l’intestin des ruminants, utilisation de fumier et de lisier),
    • le traitement des déchets ménagers (versages, compostage),
    • l’exploitation, la distribution et la consommation de gaz naturel (fuites, gaz insuffisamment ou non brûlé).
  • la concentration en méthane a augmenté de près de 150 % depuis 1750, de 700 à 1774 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; ce gaz est responsable d’environ 20 % de l’effet de serre actuel. Les émissions de méthane sont demeurées assez stables au cours de la dernière décennie.
  • le méthane a un “pouvoir de réchauffement global” (GWP = Global Warming Potential) 25 fois supérieur à celui du CO2.

4. Le protoxyde d’azote ou ‘gaz hilarant’ (N2O) :

  • les émissions de ce gaz à effet de serre suite aux activités humaines proviennent de:
    • l’agriculture (utilisation d’engrais contenant de l’azote),
    • l’industrie chimique (ex. production d’acide de salpêtre),
    • la combustion de combustibles fossiles pour le chauffage domestique et les transports.
  • la concentration actuelle est environ 16 % supérieure à celle de 1750, 319 au lieu de 270 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; le gaz hilarant est responsable d’environ 6 % de l’effet de serre actuel.
  • possède un “pouvoir de réchauffement global” 298 fois supérieur à celui du CO2 !

5. L’ozone (O3) :

  • l’ozone est naturellement présent dans la stratosphère (à une altitude de 10-15 km) : il protège la planète contre les dangereux rayons UV. L’affaiblissement des concentrations en ozone stratosphérique (le célèbre “trou dans la couche d’ozone”) est provoqué par des substances produites par l’homme et qui désintègrent l’ozone à ces altitudes, comme par exemple un certain nombre de composés fluorés (ex. les gaz propulseurs dans les aérosols).
  • mais l’ozone est également créé dans la troposphère (le milieu de vie de l’homme) suite à une réaction chimique – sous l’effet d’une lumière solaire intense – entre des substances résultant de la pollution de l’air. L’ozone, gaz très réactif, est nuisible pour la santé, exerce un impact négatif sur le rendement des cultures agricoles, etc. Aux basses altitudes, l’ozone renforce également l’effet de serre.

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Source : CLIMAT.BE 

Le CO2, matière première la plus performante sur 2018

Le prix du carbone a bondi de plus de 300 % en un an, et pourrait atteindre 35 à 40 euros par d’ici 2023 après la dernière réforme du marché européen. Une situation qui remet en cause la viabilité économique des centrales à charbon après 2021.

Selon un rapport de Carbon Tracker, le prix de la tonne de CO2 devrait atteindre 25 euros fin 2018, et grimper à 40 euros d’ici 2023, le marché anticipant une raréfaction de l’offre de quotas. Les secteurs de l’énergie et de l’aviation notamment seront théoriquement confrontés à un déficit d’environ 1,4 milliard de tonnes de quotas.

L’initiative Carbon Tracker est constituée de spécialistes de la finance qui entendent traduire le risque climatique réel sur les marchés financiers d’aujourd’hui.

La Banque mondiale, ainsi que des groupes d’entreprises et des investisseurs, appellent aussi à un soutien plus large à la tarification du carbone afin de réduire les émissions et d’investir dans des technologies plus propres.

La discussion prend de l’ampleur alors que les pays se réuniront lors de la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat (COP 24) du 3 au 14 décembre à Katowice (Pologne). Une rencontre qui revêt une importance cruciale, puisqu’elle constitue la date limite pour la présentation d’un ensemble de règles qui régiront l’accord de Paris, parmi lesquelles la possibilité de fixer un prix pour le carbone.

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Source : EURACTIV.FR – 21 août 2018