Retombées de particules grasses émises par l’usine Clarebout

Mise à jour le 12 février 2018

ACTION CITOYENNE – Notre association recherche des photos pour illustrer les retombées de particules grasses émises par l’usine Clarebout sur :

  • le pare-brise de votre voiture,
  • vos fenêtres,
  • votre véranda,
  • le carrelage de votre terrasse,
  • vos panneaux photovoltaïques (baisse de rendement),
  • votre potager,
  • les poils de votre chien ou encore
  • à la surface de l’eau de votre citerne d’eau de pluie, etc…

Nous avons besoin de preuves photographiques pour prouver ce type de nuisance.

Comme c’est notre habitude, nous préservons l’anonymat des personnes qui acceptent de témoigner.

Exemple de photo prise par un riverain habitant la chaussée de Lille :

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Vue partielle de ma terrasse avant et après nettoyage au Karcher. Photo : un riverain de la chaussée de Lille

Vos photos doivent nous parvenir avant le 21 février 2018.

Merci à vous !

10/02/2018 – Dépôt de particules graisseuses sur les vitres d’une habitation située chaussée de Lille à Warneton (B). Selon ce riverain, les vitres ont été nettoyées mardi 6/02 et les nuisances causées par ces retombées sont pires quand les températures sont clémentes…

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Environnement : les déodorants et produits ménagers polluent aussi l’atmosphère

Par Thibaut Deleaz

La proportion des émanations de produits chimiques tels que les parfums, déodorants ou produits ménagers représenteraient désormais près de la moitié de la pollution atmosphérique dans les villes industrialisées, selon une étude.

La proportion des émanations de produits chimiques dans la pollution atmosphérique a augmenté. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs américains qui ont mené une étude sur la ville de Los Angeles, publiée vendredi 16 février dans la revue Science.

Ils observent que les « produits chimiques volatils« , que l’on retrouve au quotidien dans les déodorants, les parfums, les produits de nettoyage ou encore les pesticides, « représentent désormais la moitié des émissions (…) dans les villes industrialisées ».

Les chercheurs notent surtout que leur proportion dans l’atmosphère « a augmenté à mesure que les émissions des transports aux États-Unis et en Europe ont diminué rapidement », même si les « combustibles fossiles demeurent des sources importantes de pollution de l’air urbain ».

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Pourquoi faut-il préserver les zones humides?

par EMMANUELLE RÉJU

Les opposants aux projets d’infrastructures tels que le barrage de Sivens ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes mettent en avant la destruction de zones humides.

EXPLICATIONS de Ghislain de Marsily, professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris, spécialisé en hydrologie.

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La zone humide de l’étang des Landes dans le Limousin. / Teytaud / Flickr / CC

« Les zones humides sont très riches en eau durant au moins une partie de l’année. S’y développent des écosystèmes, avec plantes et animaux, qui ne se trouvent pas ailleurs. Les marais en font partie, mais pas seulement. Il peut s’agir de prairies humides, de zones avec des mares ou des fossés. On les trouve sur des plateaux, le long des rivières, les deltas, les régions de lacs, etc.

Une extension de la définition en 2008

La définition légale des zones humides, qui figure dans le code de l’environnement, a été modifiée en 2008. Sont considérées comme des zones humides des endroits où le sol sous-jacent possède des traces d’hydromorphie, c’est-à-dire des traces d’une saturation régulière en eau.

En vertu de cette définition plus extensive que la définition précédente, les zones humides concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont par exemple passées de 150 à 700 hectares, soit la quasi-totalité du terrain du projet d’aéroport.

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Les plantes sont intelligentes (et méritent même d’avoir des droits)

Les plantes se comportent de façon intelligente: certaines peuvent se déplacer, élaborer des stratégies contre les prédateurs, utiliser leur odorat… Le neurobiologiste Stefano Mancuso plaide pour une reconnaissance de leurs droits.

L’intelligence animale n’est plus à démontrer. Le chimpanzé est capable de fabriquer des outils et d’apprendre le langage des signes, l’éléphant a une excellente mémoire, les rats sont capables de résoudre des problèmes, les oiseaux communiquent avec le chant, les abeilles peuvent compter… Mais qu’en est-il des plantes?

Certes, les végétaux n’ont pas, eux, de cerveau. Mais cet organe n’est pas la seule garantie de l’intelligence, explique Stefano Mancuso, neurobiologiste et co-auteur de l’ouvrage Brilliant Green avec le journaliste Alessandro Viola:

«La conception que nous avons de l’intelligence –qui serait le produit du cerveau de la même façon que l’urine est le produit des reins– est une énorme simplification. Un cerveau, sans le corps, produit autant d’intelligence qu’une noix.»

«Les plantes sont bonnes en résolution de problème»

Un point de vue radical, mais qui va dans le sens de celui de Darwin. Le père de la théorie de l’évolution a lui aussi étudié les plantes et découvert qu’elles pouvaient se mouvoir et réagir à des sensations. Il a également observé que l’extrémité des racines des plantes agit comme le ferait un cerveau.

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Monde végétal : une intelligence en germe

Quels sont les comportements d’adaptation et d’interaction du monde végétal ? Comment ces découvertes changent notre conception des plantes ? Est-ce qu’on peut identifier une forme d’intelligence chez les plantes ? Quelles sont les caractéristiques de cette forme d’intelligence ?

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« Les plantes qui sentent le vent arrêtent de croître en hauteur et augmentent leur croissance en diamètre ainsi que leurs ramifications racinaires. » Bruno Moulia –  Crédits : CC

Nous parlions vendredi dernier d’émotion animale. Puisqu’il est désormais acquis que les animaux sont doués d’intelligence, à divers degrés et même d’émotions, n’est-il pas tout aussi légitime de s’intéresser au monde végétal. Certes, les plantes n’ont pas de système nerveux, il n’en reste pas moins que l’étude de la cognition végétale nous montre que les arbres communiquent entre eux, que la forêt est un ensemble vivant capable d’entraide, de mémoire, de nouer un lien entre génération et que certaines plantes seraient même en mesure d’apprendre. Mais comment penser une intelligence végétale qui serait, par nature, si différente de la nôtre ?

Monde végétal, une  intelligence en germe : c’est le programme qui va être celui de La Méthode scientifique pour l’heure qui vient.

Et pour évoquer cette épineuse question, au sens propre comme au figuré, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale au CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), auteur de « A quoi pensent les plantes ? », chez Odile Jacob, et en duplex, depuis studios France Bleu Saint-Etienne Loire, Bruno Moulia, directeur de recherche à l’INRA de Clermont Ferrand, de l’Unité Mixte de Recherche Physique et Physiologie Intégratives de l’Arbre en Environnement Fluctuant (PIAF).

Ecouter l’émission (Durée : 58 mn)

Source : FRANCECULTURE.FR – 22 janvier 2018

A Fos-sur-Mer, la pollution industrielle contamine aussi les aliments

Par Stéphane Mandard

Une étude inédite révèle la présence importante de dioxines et de PCB dans la viande de taureau ou les moules. La mairie soutient le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Voisins d’une des plus grandes zones industrialo-portuaires (ZIP) d’Europe, les quelque 100 000 habitants du golfe de Fos savent depuis longtemps que l’air qu’ils respirent n’est pas le plus pur de France. Mais ils ne se doutent pas encore que la viande, les œufs et les moules qu’ils consomment localement sont aussi contaminés par la pollution.

C’est ce que révèle une étude que Le Monde a pu consulter et dont les résultats devaient être présentés, lundi 12 février au soir à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), par l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF). Ils constituent les derniers éléments d’un épais dossier que l’association, soutenue par la mairie de Fos-sur-Mer, a décidé, après quinze ans d’alertes, de transmettre à la justice avec le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Entre 2009 et 2015, l’ADPLGF a piloté une campagne d’analyses sur des produits alimentaires du pourtour du golfe de Fos, qui compte une vingtaine d’installations industrielles classées Seveso : raffinerie, sidérurgie, chimie, incinérateur d’ordures… Des prélèvements ont été réalisés sur sept produits certifiés AOC (taureau de Camargue, mouton de Crau, fromages de chèvre, œufs de poules élevées en plein air, moules de Carteau à Port-Saint-Louis-du-Rhône, huile d’olive et foin de Crau) et des poissons du golfe. Deux laboratoires spécialisés (Carso, à Lyon, et Wessling, en Isère) ont recherché dans les échantillons une cinquantaine de composés chimiques. Et l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions, implanté à Fos et dont le conseil scientifique compte des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’INRA, a interprété les résultats.

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Source : LE MONDE – 12 février 2018

Clarebout Warneton – Emissions atmosphériques anormalement élevées et extrêmement bruyantes

Emissions atmosphériques anormalement élevées et extrêmement bruyantes de l’usine Clarebout de Warneton.

Cette vidéo a été enregistrée ce 16/02/2018 à 9h00 par le vice-président de l’association Deûlémont-Environnement à l’entrée de Deûlémont, côté Warneton (B), route de la Mine d’Or.

16/02/2018 (11h29) – Selon la Police de l’Environnement de Mons il y a eu ce dégagement de vapeur suite à un déclenchement de soupape de sécurité. Le problème devrait être réglé.

16/02/2018 (15h06) – Selon CL Warneton : « Bonjour, Concernant la plainte de “lâcher de vapeur”, nous avons eu un problème avec une sonde. Dû à ce problème, la vanne de sécurité s’est ouverte. La sonde a été changée dans les 15 minutes suivant l’incident. Est-il possible de nous avertir en cas de problèmes ? Ainsi nous pouvons effectuer une analyse et prendre des actions… »

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Renforcement de la filière agricole du Coeur du Hainaut au travers de l’implantation de la société Clarebout Potatoes à Frameries

La société Clarebout Potatoes vient de débuter il y a peu les travaux d’aménagement d’un centre de stockage et de pré-traitement de pommes de terre de plus de 9.000 m² au cœur de la zone d’activité économique de Frameries.

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L’entreprise a fait l’acquisition il y a peu d’un terrain de 4,14 ha pour ses deux premières phases et ambitionne, dans le cadre de la mise en œuvre de phases ultérieures, de faire l’acquisition d’un terrain de 6 ha.

Clarebout Potatoes, une entreprise familiale active dans la transformation de pommes de terre…

Depuis 1988, Clarebout Potatoes s’est développée pour devenir une entreprise de premier plan en Europe, spécialisée dans la transformation de pommes de terre. Elle produit des frites surgelées, des flocons et des produits pour les marques de distributeurs (private label).

L’acheminement et la sélection des pommes de terre font toujours partie intégrante de l’activité de l’entreprise dans le but de préserver la qualité et sa rentabilité. Grâce à la situation de l’entreprise au cœur de l’une des principales régions cultivables d’Europe pour les pommes de terre, elle peut compter sur une matière première fraîche de qualité supérieure via une collaboration étroite avec des agriculteurs-partenaires.

Le coeur du Hainaut, au centre du développement d’un hub transitoire pour le stockage de pommes de terre…

Clarebout Potatoes reste un groupe familial fortement intégré dans le monde agricole. Le groupe souhaitait réaliser une première étape vers un ancrage plus fort dans la région de Mons où, en raison des conditions climatiques et agronomiques, il existe un fort potentiel pour développer la culture et l’industrie de la pomme de terre et la mener à un niveau supérieur.

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Pollution sonore : les oiseaux ne s’entendent plus chanter

Par Frédéric Mouchon

C’est une des conséquences inattendues du bruit : le chant des oiseaux s’en trouve modifié avec un impact, notamment, sur leur reproduction.

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Lorsque vous ouvrez vos fenêtres chaque matin sur les bruits de la ville, adieu l’esprit champêtre. Le son strident des klaxons, le murmure de la circulation ou le vrombissement des usines ont tendance à masquer le gazouillis des oiseaux. Si votre âme de rat des champs en souffre, ce n’est rien à côté de ce que doivent subir les oiseaux victimes de cette pollution sonore. D’après une étude que vient de dévoiler l’Académie nationale des sciences américaine, certains volatiles sont tellement stressés par les bruits ambiants que cela influe sur leur reproduction et modifie leur façon de chanter !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont suivi à la loupe le comportement de trois espèces d’oiseaux qui avaient élu domicile non loin d’un site de production de pétrole et de gaz. Deux cent quarante nichoirs ont été étudiés. Les scientifiques ont constaté des taux d’éclosion réduits. Les analyses de sang réalisées sur les femelles ont montré qu’elles étaient beaucoup plus stressées : les sons des prédateurs approchant du nid étant étouffés par le bruit des machines, les oiseaux devaient rester en état constant de vigilance.

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Les émissions de CO2 repartent à la hausse à cause de la chute du diesel

Par Florent Ferrière

La dégringolade des ventes de voitures à moteur diesel a pour conséquence l’augmentation des rejets moyens de CO2, les véhicules à bloc essence rejetant plus de dioxyde de carbone.

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Photo : ©Shutterstock

C’est une première depuis 23 ans : la moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France a progressé. Selon AAA Data, spécialiste des statistiques automobiles, elle était l’année dernière de 111 g/km, une hausse de 1 gramme par rapport à 2016. Voilà qui peut sembler étonnant, avec la progression régulière des immatriculations de véhicules écologiques. Hybrides et électriques ont représenté 5 % des livraisons en 2017, contre 4 % en 2016.

Mais cette augmentation s’explique par la chute des ventes des voitures à moteur diesel, qui émettent moins de CO2 que les autos à bloc essence. La part de marché du gazole a encore chuté de 5 points pour tomber à 47,3 % l’année dernière. Et le recul se poursuit, avec seulement 41 % en janvier 2018 ! Les raisons sont désormais bien connues : scandales à répétition, offre qui se réduit avec des modèles sans diesel et resserrement des prix à la pompe.

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La peur, source de pouvoir

par Serge Rouleau1

La peur est une émotion causée par un danger anticipé. Elle est essentielle à la survie de l’espèce humaine. Elle nous permet de rapidement identifier les dangers qui menacent notre bien-être et parfois nos vies. Elle nous protège en nous obligeant à évaluer la situation à laquelle nous sommes confrontés et à choisir le meilleur moyen de se protéger.

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Si nous ignorons la peur, nous nous exposons à des dangers dont les conséquences peuvent être dramatiques. Notre code génétique nous prédispose à craindre les dangers réels ou imaginaires.

Les politiciens, mieux que tout autre, comprennent cette caractéristique fondamentale de l’être humain. Ils la cultivent et l’exploitent à satiété. Que ce soit un État impérialiste, comme les États-Unis, ou un État-providence, comme la France ou le Québec, l’un et l’autre exploitent la peur pour soumettre leur population. S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.

Machiavel a très bien exprimé ce principe: «Puisque l’amour et la peur peuvent difficilement coexister, si nous devons choisir, il est préférable d’être craint que d’être aimé

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