Principe de fonctionnement d’une station d’épuration

Ce documentaire très pédagogique explique clairement le fonctionnement de la station d’épuration de Bastogne-Rhin d’une capacité de 30 000 équivalents-habitants. Elle est l’une des plus grandes stations d’épuration gérées par l’AIVE en province de Luxembourg.

Au stade de la déphosphatation (curseur de la vidéo sur 6’09 ») le narrateur évoque l’utilisation en très petite quantité de perchlorure de fer ou chlorure ferrique FeCl3.

On peut distinguer trois opérations principales dans le traitement de l’eau :

Une station d’épuration rassemble une succession de procédés qui permettent, petit à petit, de purifier l’eau.

- le pré traitement et le traitement primaire qui comprends le dégrillage (qui élimine les déchets volumineux), le dessablage (qui permet d’extraire les sables), le déshuilage (qui débarrasse l’eau de ses corps gras) et la décantation primaire ou la boue est récupérée au fond du bassin.

- Le traitement secondaire se fait le plus souvent de manière « biologique », mais une voie « physico-chimique » peut la remplacer ou s’y ajouter. Le traitement physico-chimique permet une meilleure coagulation des boues et favorise notamment la fixation des phosphates (à l’aide du perchlorure de fer ou chlorure ferrique: FeCl3) provenant des engrais ou des activités agricoles. Le traitement secondaire comprends l’oxygénation (de l’oxygène est inséré dans l’eau pour la défaire des substances graisseuses restantes) et la décantation secondaire (qui permet d’extraire une deuxième quantité de boue).

- Le traitement des boues s’effectue parallèlement aux traitements de l’eau (avec la boue récoltée dans les bassins de décantation et durant la clarification)

Voici les 5 grandes étapes à retenir au niveau du fonctionnement d’une station d’épuration :

1ère étape : le dégrillage
Les eaux usées qui sortent de ta maison sont acheminées jusqu’à la station d’épuration par des réseaux d’assainissement.
Elles passent alors à travers un dégrilleur, une sorte de tamis, qui les débarrasse des matières grossières et inertes (chiffons, morceaux de bois, plastiques, feuilles,…).
Après le nettoyage des grilles, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères.
Le tamisage, qui utilise des grilles avec de plus faibles espacements, peut compléter cette phase du prétraitement.

2ème étape : le dessablage et le déshuilage
Les étapes suivantes permettent de débarrasser l’eau des matières qui n’ont pas été arrêtées par le dégrillage.
Grâce à la réduction de vitesse de l’écoulement, il est possible de récupérer Les sables (par pompage) et les graisses (qui sont raclées en surface)
Les eaux s’écoulent d’abord dans un premier bassin (appelé le « dessaleur ») où les matières plus lourdes que l’eau (sables, graviers,…) se déposent au fond.
Puis elles passent dans un deuxième bassin, ou les graisses seront récupérées en surface
Les bassins sont équipés d’un pont automoteur et de pompes aératrices. Ces pompes, installées le long de chaque ouvrage, diffusent de fines bulles d’air qui favorisent la remontée des graisses et corps flottants en surface.
Le pont automoteur assure un raclage de surface pour pousser les flottants sur des goulottes et bâches de pompage.
Les produits récupérés sont évacués en vue d’un traitement ultérieur. (Traitement des boues) Les eaux sont alors évacuées et continuent leur assainissement dans la station.

3ème étape : le traitement biologique
C’est la partie essentielle du traitement.
Elle consiste à reproduire, mais en accéléré, le processus naturel qui existe dans les rivières.
Les eaux arrivent dans un bassin où se sont développées des bactéries. Ces êtres vivants microscopiques vont digérer les impuretés et les transformer en boues.
Ces techniques se réalisent avec oxygène (aérobies) ou sans oxygène (anaérobies). En France, c’est le procédé des boues actives (avec oxygène) qui est le plus répandu.

4ème étape : la clarification
Cette étape consiste à séparer l’eau des boues ou des résidus secondaires issus de la dégradation des matières organiques.
Cette décantation est opérée dans des bassins spéciaux, les « clarificateurs ».
Les boues se déposent au fond du bassin, où elles sont raclées et évacuées.
L’eau débarrassée de 80 à 90 % de ses impuretés subit alors des analyses et des contrôles avant d’être rejetée dans le milieu naturel.

5ème étape : le traitement des boues
Une station d’épuration produit 2 litres de boues résiduaires par habitant et par jour.
Les boues récupérées lors de la décantation, le traitement biologique et la clarification doivent être traitées.

Source : L’école de l’eau

Ce n’est pas la première fois que Clarebout Warneton rejette clandestinement des eaux non traitées de couleur rouge dans la Lys

Ce n’est pas la première fois que Clarebout Warneton rejette clandestinement des eaux non traitées de couleur rouge dans la Lys.
Regardez ci-dessous deux photos prises en mars 2016 par un promeneur. Il nous les a envoyée hier suite à la publication de l’article dans Nord Eclair du 23/12/2016.
Selon l’auteur de ces photos, cette nappe d’effluents rouges rejetés dans la Lys par l’usine Clarebout faisait environ 1km de long.
Il va de soi que ces deux photos remettent sérieusement en question les explications de l’usine Clarebout concernant la soi-disant défaillance d’un clapet anti-retour…
Ces rejets toxiques se sont produits à quelques mètres d’un point de captage des eaux de surface de la Lys (voir le plan ci-joint). L’eau pompée est utilisée pour la production des frites…
L’inconscience des dirigeants est plus que dramatique et elle fait d’eux des criminels qui méritent d’être sévèrement sanctionnés…

Rejet clandestin d'effluents rouges dans la Lys par Clarebout Warneton - Photo 1

Rejet clandestin d'effluents rouges dans la Lys par Clarebout Warneton - Photo 2

Emplacement du rejet des eaux industriels par rapport au point de captage des eaux de surface de la Lys utilisées pour la production des frites

Aussi, rappelez-vous que combattre les nuisances de Clarebout Warneton n’est pas l’affaire de quelques personnes et des Amis de Warneton mais de tous les Warnetonnois. Comment agir ? Ouvrir les yeux, constatez, prenez des photos (et/ou vidéos) et envoyez les nous sans oublier de préciser la date et l’heure…

La ville paiera la note des radars tronçons sur la N58

Petites précisions concernant les propos de M. Vandeskelde concernant l’acquisition des radars tronçons.

Dans le courrier du 11/10/2016 que le ministre Maxime Prévôt nous a adressé le 11/10/2016 il est dit que :
1. la décision du SPW est prise : c’est OK;
2. le placement des radars ne se fera pas dans 3 ans mais courant 2017;
3. un protocole d’accord est en cours d’instruction….

De plus, Sébastien Dauchy, Commissaire divisionnaire de Comines-Warneton, que nous avons rencontré le 29/08/2016 lors d’une réunion avec notre Bourgmestre f. f., a clairement précisé que :
1. l’argent des contraventions n’est perçu à ce jour que par le Fédéral,
2. concernant l’achat des radars tronçons il faut des négociations pour
– définir les parts respectives du Fédéral, du SPW et de notre administration communale dans le financement de cette acquisition et
– répartir l’argent des contraventions perçues entre ces trois administrations …

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Plateforme portuaire : quel est le bon emplacement ?

Lettre ouverte à M. Vandeskelde
Il nous semble que vous ne connaissez pas trop bien le dossier du projet de plateforme portuaire au Pont rouge à Warneton. L’avez-vous étudié au moins? Nous bien ! 😉
Selon le PACO les dimensions de ce quai sont 235m (L) x 60m (l) et non 400m de long comme vous dites. Il est aussi conçu pour accueillir simultanément deux péniches de 2000 tonnes (110m de long chacune) ou une péniche de 195m de long (4500 tonnes)…. et non pas pour accueillir 2 péniches de 180m de long…
Par ailleurs, nous avons mesuré la longueur des quais existant à Bas-Warneton en amont et en aval des écluses. Selon Google Maps ces quais mesurent environ 230m… Moyennant une petite modification (moins coûteuse pour le contribuable) un de ces quais permettrait aisément l’accostage simultané de 2 péniches de 110m de long (2×2000 tonnes) ou une de 195 m de long (4500 tonnes)…
Votre manque de précision démontre que vous, vos amis d’Action et M. Werquin avaient voté pour ce projet au conseil communal du 19/12 sans vraiment connaître ce projet.
Votre attitude a de quoi nous inquiéter au plus haut point car nous vous soupçonnons de reproduire les mêmes manipulations que celles utilisées par vous et vos collègues pour nous imposer le projet Clarebout Potatoes à Warneton… A cause de votre insouciance, de votre inconscience et/ou de votre incompétence et celles des autres membres de l’exécutif de Comines-Warneton, les Warnetonnois sont toujours en train de se battre pour que les nuisances causées par Clarebout Potatoes cessent…
Enfin, s’il vous plaît, prenez un peu de votre temps pour étudier vos dossiers. Les habitants de Comines-Warneton vous paient pour cela.
Et puis, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. C’est très très humiliant.

Paru dans Vers l’Avenir du 21/12/2016 (suite au Conseil communal de lundi  19/12/2016)

amisdewarneton-port-fluvial-pont-rouge-vers-l-avenir-20161221aCliquer sur l’image pour l’agrandir

Quai situé en amont des écluses de Bas-Warneton

quai-de-dechargement-amont-ecluses-bas-warneton.pngCliquer sur l’image pour l’agrandir

Quai situé en aval des écluses de Bas-Warneton

quai-de-dechargement-aval-ecluses-cominesCliquer sur l’image pour l’agrandir

Pour quelques hectares de plus…

Un reportage fort intéressant diffusé sur France 5 le 6 décembre 2016 qui nous fait penser au projet de plateforme portuaire au Pont rouge et ailleurs à Comines-Warneton…
Ou comment les politiques s’arrangent entre amis pour modifier les Plans Locaux d’Urbanisme, les lois, pour détourner l’intérêt général… sans aucun scrupule… pour les intérêts privés… confiscation de la démocratie, véritable terrorisme économique, toujours au profit du B.T.P., de la finance, des promoteurs et de la grande distribution…

Synopsis du reportage : avec 29 millions d’hectares de terres cultivables, la France est la première puissance agricole d’Europe. Mais cette superficie ne cesse de se réduire : chaque année, dans l’Hexagone, 60 000 hectares de terres agricoles sont transformées en hypermarchés, en stades de football, en immeubles de bureaux ou en parking. A ce rythme là, deux millions d’hectares de ces terres auront disparu d’ici à 2050. Aux confins du Loiret, du département du Rhône et de la Vendée, Nicolas Vescovacci a sillonné la France pendant six mois à la rencontre de ceux qui grignotent la France des territoires.

Projet de plateforme portuaire au Pont rouge à Warneton (B) : Nous ne sommes pas dupes…

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La plate-forme portuaire de Pecq au bord de l’Escaut (Dimensions : ±235m x ±15m)

Lors de la réunion d’information du lundi 28 novembre au Centre culturel de Comines, Madame Catherine Maheux, directrice du port autonome du centre et de l’ouest (PACO), a annoncé et fait miroiter d’importants intérêts économiques à la création d’une plateforme bimodale sur la Lys à Warneton. Comme si les riverains, les citoyens de Warneton, Deûlémont, Comines et sa région étaient soit naïfs, soit ignorants, soit insouciants.

Les réactions ont été vives, sincères, riches en arguments qu’ils soient logistiques, agricoles, environnementaux ou sanitaires. Par cette intervention écrite, je tiens à souligner que du point de vue économique, non plus, nous ne sommes pas dupes.

Trentenaire, tournaisienne, j’ai vécu par moi-même, et remarqué autour de moi, que les « supers emplois à la louche » promis lors de la création des différents zonings économiques le long de l’Escaut…étaient en fait, des emplois de très mauvaises qualité. Des jobs étudiants, du travail intérimaire, interchangeable, peu qualifié. De quoi, éventuellement, « rebondir », mais surtout faire les choux gras de très grosses entreprises.

Voici donc mes questions.

1- Quel type d’emplois vont être crées grâce à cette plateforme?
Y-aura t-il une close sociale entre la commune de Warneton et le port autonome représenté par Madame Maheux? Et si oui, quel sera le contenu de cette close sociale? Combien d’emplois, combien d’emplois jeunes, combien de femmes, combien d’habitants des communes limitrophes?
S’agira-t-il d’emplois qualifiés? Des formations seront elles prévues? Des collaborations avec des organismes d’insertion socio-professionnelle seront-elles prévues?
Si une close sociale est prévue, quelle est la garantie que les caractéristiques de ces emplois soient respectées? Quelles sanctions seront prévues en cas de non respect de ces clauses?

2- L’entité de Comines-Warneton recèle d’un potentiel touristique certain, notamment par sa proximité avec la région Westhoek (guerre 14-18), la métropole lilloise et sa richesse en biodiversité. Des chemins et des réseaux pédestres, cyclo et équestres fonctionnent, autour et le long de la Lys. L’activité et le potentiel touristique de la région, seront-ils pris en compte dans l’étude qui sera prochainement réalisée?

3- Le Zoning industriel de Comines est déjà situé à proximité de la Lys, là ou elle sera prochainement « élargie », avec un accès direct à de nombreuses entreprises. Pourquoi créer cette plateforme bimodale à Warneton? Quelle est la particularité, l’apport, l’intérêt de cette nouvelle voie de transport, de cet nouvel espace de débarquement?

4-  Enfin, des collaborations sont-elles prévues, des accords sont-ils en cours avec la Région Flamande? Ce serait dommage de faire tout cela sans pointer jusque Wervik, Menin, Courtrai, Zulte, Deinze, Nevelle, Canal Gand/Bruges, etc. …voir jusqu’à Zeebruges?

Jeanne Delobel

Une étude faunistique et floristique est indispensable avant toute poursuite du projet de plateforme portuaire au Pont rouge à Warneton (B)

warneton-pont-rouge-20151122-15h53-photo02Les bas-prés du Pont rouge sont inondables.

PITIE pour les bas-prés et autres lieux humides.
D’aucun croient encore et toujours que les bas-prés et autres milieux humides sont
– inutiles. Or, depuis la nuit des temps ils servent de crible lors de l’écoulement des eaux à nos eaux de ruissellement, de bassins permettant à l’eau d’avoir le temps de immiscer dans la terre afin de rejoindre la nappe phréatique, de bassin d’orage naturel afin d’empêcher les inondations.
– incultes.  Or, depuis la nuit des temps, nos agriculteurs locaux en ont tiré le meilleur profit possible sans peser trop sur l’environnement. Oui, certains professionnels de la terre pèsent fortement sur notre patrimoine commun mais tous ne son pas enclin à épuiser ce capital.
– inculte toujours et j’en veux pour preuve, qu’aucun inventaire botanique (et faunistique) n’a été jugé bon d’être mis sur pied. Alors qu’on sait qu’il doit nous donner son lot de « surprises ».

PITIE pour les terres.
D’aucun croient encore et toujours pouvoir spolier les agriculteurs locaux d’une partie de leur terres et donc de leurs revenus.  Ces mêmes, viendront ensuite, sans sourciller, nous ponctionner les deniers afin de construire un bassin d’orage artificiel puisqu’on aura détruit celui qui était gratuitement naturel.

PITIE avec les zones industrielles.
D’aucun croient encore et toujours que les zones industrielles sont l’avenir et créent des emplois locaux. Nous en sommes ici au sixième zoning projeté pour notre petite entité et je ne suis vraiment pas certain que les chiffres du chômage soient inférieurs à ceux des communes environnantes. Il y a(vait) un projet de zone portuaire au niveau de Bas-Warneton et effectivement, on y a des entreprises installées mais dont aucune n’est reliée directement à la voie d’eau, ni même n’utilise ce moyen de transport. MAIS On y a aussi des zones résidentielles subissant les nuisances dues à cette proximité. Cela n’a en rien empêché de recréer les mêmes conditions ailleurs dans la même entité et avec la même intensité.

PITIE avec les transports.
D’aucun croient encore et toujours que créer des voiries résout les problèmes des voies de communications existantes. Pourtant il me semble avoir lu que toute nouvelle voirie, surtout si elle est créer dans ce but, crée de nouvelles habitudes de circulation certes mais aussi agi comme un aspirateurs de circulation.  D’aucun croient donc que créer une plateforme bi-modal vers un deuxième moyen de transport va résoudre le problème créer ailleurs. Or, ce deuxième moyen de transport (en postulant que la plateforme, décidée par des technocrates, s’avère performante) va aspirer vers elle un autre afflux de camions et autres tracteurs et donc bien un afflux supplémentaire de camions alors qu’on a pas encore réussi à résoudre le premier problème.  Il ne me fait aucun doute qu’un accident sérieux, impliquant un tracteur, va créer une énième tentative afin de résoudre ce sérieux problème de transport.

Et enfin, PITIE  pour les riverains.
Qu’ils soient riverains de zones industrielles, de voies de communication, de frontières quelles qu’elles soient…Nos amis d’outre-Lys cumulent eux-aussi ces mêmes voisinages.   D’aucun croient nos frontières imperméables aux nuisances (le nuage de Tchernobyl a encore de beaux jours devant lui) mais les ouvrent lorsqu’il s’agit de créer des « bazar trans-limite de pays ou régions » afin de récolter des deniers à dilapider le plus vite possible. Mais est-il alors correct d’envoyer hors limites et outre limites nos nuisances subsidiées ou non ?

Une étude faunistique et floristique est indispensable avant toute poursuite de ce projet.

Martin Windels

DEÛLÉMONT – La marche de la colère : ils ne veulent pas de la plateforme portuaire sur la Lys au Pont rouge à Warneton (B)

Quelques jours après la réunion au centre culturel de Comines (B), les élus et l’association « Deûlémont Défense de l’Environnement », très en colère, ont décidé d’organiser une marche contre le projet de plateforme portuaire prévue à Warneton (B). Samedi matin, environ 120 personnes étaient au rendez-vous, sur l’espace Saint-Symphorien.

b9710495085z-1_20161211160953_000g0g859ev9-2-0Les 120 participants ont posé juste en face du lieu où devrait être construite la plateforme portuaire

Alors que certains déposaient dans les urnes, leurs courriers de contestation, qui seront transmis à la ville de Comines Warneton, le maire Christophe Liénart a pris la parole. «  Nous sommes rassemblés ici, sur les 8000 m2 de zones inondables protégées, parce que je veux du concret. En face de la pointe de la péniche Jasi II, rive gauche de la Lys, un hectare et demi va être détruit. Où est la cohérence ?  », a-t-il rappelé, ajoutant que le sous-préfet Olivier Ginez lui avait affirmé que le délai de 15 jours pour réagir au projet (avant le 13 décembre) était illégal.

Les fonds européens en question

Elisabeth Dumoulin, présidente de l’association de défense de l’environnement s’est ensuite exprimée : «  Ce port n’a aucune raison d’être là. À la réunion, nos questions n’ont pas eu de vraies réponses. Clarebout ne serait pas intéressé ? Et il accepte de faire passer une route sur ses terres ?  ». L’incompréhension est aussi de mise face aux fonds du FEDER Europe qui financeraient une partie du projet, alors qu’ils en avaient fait de même il y a presque 2 pour la valorisation des chemins de promenade en bord de Lys. «  Si on comparait notre lutte à une course, ce serait un marathon. On doit être mentalement vaillant et ne pas rater les ravitaillements  », a ajouté Philippe Mouton, conseiller communal écologiste à Comines (B).

Il a fortement invité les Deûlémontois à participer au prochain conseil communal de sa ville le 19 décembre ; le plan stratégique de l’IEG (Intercommunale d’Étude et de Gestion) sera voté. Un Frelinghinois a déclaré : «  L’action ne doit pas se limiter aux Deûlémontois. Il faut l’élargir. Nous sommes tous concernés par l’environnement.  ».

Source : http://www.lavoixdunord.fr/88353/article/2016-12-11/la-marche-de-la-colere-ils-ne-veulent-pas-de-la-plateforme-portuaire-belge

Avis d’un Deûlémontois sur le projet de plateforme portuaire sur la Lys au Pont rouge à Warneton (B)

Un projet de 3.400.000€ financé à 100 % sur des fonds publics.

Si, sur le principe du transport du fret par voie fluviale il y a surement unanimité, sur les modalités de création du projet de plateforme présenté le 28/11/2016 plusieurs critiques sont à faire.

1/ Quel est l’intérêt général si le principal intéressé est l’entreprise SA Clarebout sur les terrains de laquelle sera construite une partie du projet? Un esprit naïf aurait pu penser qu’on installerait ce genre d’ouvrage proche de zones artisanales ou industrielles. Non ! Le projet se crée presqu’en plein champ où n’existent que 2 entreprises susceptibles de l’utiliser. Alors argent public pour intérêt particulier ? La question mérite d’être posée.

2/ On demande l’avis du public lors de cette réunion d’information alors que la demande de fonds FEDER européen a été faite pour ce projet en 2014. On a appris que le projet devrait être bouclé pour 2017 pour obtenir ces fonds. Cette démocratie (réunion d’information, enquête publique) n’est donc que de façade : on ne demande l’avis au citoyen que pour modifier à la marge ce projet déjà bouclé depuis 2 ans. Pas question de le modifier fondamentalement sous peine de recommencer une demande de financement…

3/ Les zones humides, zones d’intérêt écologique, corridor principal de migration pour oiseaux migrateurs, corridor écologique selon la Métropole Européenne de Lille, surfaces agricoles,…sur lesquels d’autres, plus compétents que moi, s’étendront, tous ces paramètres environnementaux font pâle figure au regard des intérêts économiques. Les décideurs politiques ou administratifs se conformant généralement aux arguments courtermistes de la pensée entrepreneuriale dominante.

4/ Ce projet présenté au public semble tronqué car on sait que derrière cette plateforme ce dessine une zone industrielle de 25Ha destinée à alimenter cette infrastructure qui doit être rentable. Là aussi en « saucissonnant » les projets pour mieux les faire passer on dénie la démocratie et on s’assied sur les impacts environnementaux.

5/ Tout projet de cette taille a une incidence non négligeable sur l’environnement naturel mais aussi humain. Il y a donc lieu que le projet soit accepté par une majorité de citoyens habitants aux abords. Visiblement, ce n’est pas accepté par ceux de la commune de Deûlémont qui est située juste en face et qui ont déjà à subir les impacts de l’usine de la SA Clarebout.

6/ Nous sommes ici, en bordure de la Lys, à la croisée géographique de deux régions belges et de deux pays. Chacun veut développer sa petite entreprise de son côté alors que la Lys est partagée par tous. Chaque partie veut son port alors qu’on pourrait mutualiser d’autres ports voisins existants sur la Lys, voire les agrandir pour les co-gérer. Travailler ensemble pour des projets communs n’est-ce pas l’esprit de l’Europe ici au bord de Lys qui pourrait être plus que symbolique ?

En conséquence mon avis est qu’il faut annuler ce projet dans son implantation actuelle et le réviser dans une optique environnementale, sociétale et économique réellement progressiste.

Yves Gillet

Source: https://www.facebook.com/groups/1064909233601281/permalink/1229144413844428/