Compte-rendu des évènements liés à la visite de la FGTB à CL WARNETON du 18/01/2017

20170118_112553Photo: Deûlémont Environnement

Dès l’annonce de la présence de la FGTB, un membre de DEÛLÉMONT DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT est allé à l’usine CLAREBOUT afin de rencontrer les membres du syndicat.

L’après-midi, je me suis présentée sur les lieux, accompagnée de deux membres de l’association. Nous avons eu l’occasion de discuter avec les différents groupes présents.

L’usine était bloquée : personne ne pouvait sortir, ni entrer dans l’usine. M. CLAREBOUT avait fait commencer les ouvriers à 4 heures du matin, au lieu de 5 heures.

Une voiture a emmené, de manière assez brusque, plusieurs ouvriers. Destination ?

Des représentants de CL WARNETON ont trouvé le filon : ils sont passés par le chemin de Halage et sortis au niveau de la passerelle du Pont-Rouge. Ce qui a fortement énervé les représentants de la FGTB, ne connaissant pas le site. Maintenant, ils savent !

Nous nous sommes rendus compte que M. CLAREBOUT avait ses propres vigiles, habillés de bleu, avec caméra sur la poitrine. Il y avait également deux caméras, dans les bureaux à l’étage, orientées vers le parking.

Et, vers 15 heures, changement de poste !

La Police, déployée sur place avec un chien devant le parking, a laissé sortir le personnel. On aurait dit des gens qui rentraient au camp de concentration, des moutons bien regroupés. Quelques ouvriers ont échangé avec nous, disant que « c’était leur gagne pain », et que s’ils n’entraient pas dans l’usine, c’était le « billet de sortie ».

Ce qui est sûr, c’est que cette manifestation a été très filmée : la Police, la FGTB et CL WARNETON !

Tout ceci pour vous dire que la FGTB ne comprend pas la position de M. CLAREBOUT par rapport aux syndicats.

D’après ce qui a été dit, M. CLAREBOUT dit que son siège social étant en Flandres, le syndicat est flamand.

Mais il est bien heureux de recevoir des subsides de la Wallonie, alors qu’il n‘y a pas de syndicat wallon dans l’entreprise.

Cela veut bien dire que M. CLAREBOUT est flamand quand cela l’arrange et wallon quand cela l’arrange, aussi !

La FGTB a promis de revenir. Ils veulent absolument rencontrer M. CLAREBOUT : je leur souhaite « bon courage ». Il n’a même pas daigné rencontrer la députée européenne Madame Karima DELLI, lors de sa visite à l’usine

Contente de partager avec vous ces commentaires.

La Présidente,
Elisabeth DUMOULIN-EGGERMONT

Autres photos prises pendant cette action

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Communiqué de presse des Amis de Warneton suite à l’action de la FGTB chez Clarebout Potatoes le 18/01/2017

Clarebout Potatoes reçoit des millions d’euros de subsides pour créer des emplois qui bénéficient à 80-85% de Français habitant en France, les 15-20% restant sont essentiellement des Flamands  domiciliés en Flandre. Donc quasiment rien pour les Warnetonnois.

Or, ces subsides sont financés par les contribuables wallons, donc nous !!! Ce constat est insupportable.
Le fait de recevoir des subventions de la région wallonne devrait obliger Clarebout Potatoes à accepter la présence d’un délégué wallon dans son entreprise. Cela est possible chez d’autres entreprises flamandes implantées en Wallonie comme Vandemoortele et  Colruyt… Pourquoi pas dans cette usine ?
Selon nos sources ayant quitté ou travaillant encore dans cette entreprise la direction de Clarebout Warneton refuse la présence d’un « vrai » délégué dans son entreprise parce qu’elle ne souhaite pas qu’une personne non asservie à Jan Clarebout découvre des choses qu’on ne peut pas savoir :
– Les conditions de travail, de sécurité, d’hygiène et sanitaires déplorables qui sont responsables des accidents fréquents, des incendies, des matériels qui cassent parce qu’il n’y a pas de maintenance préventive,…
– Les installations non conformes responsables des rejets sauvages dans la Lys, des odeurs nauséabondes,…
– Le comportement méprisable de la hiérarchie vis à vis des ouvriers,
– etc…
Nous savons aussi que les délégués syndicaux présents dans cette usine sont à la botte de Jan Clarebout. Des ouvriers nous ont dit qu’ils ne servaient à rien sauf à faire des petits cadeaux (articles publicitaires de leur « pseudo-syndicat »)….
Pendant ce temps-là notre bourgmestre f. f. et M. Vandeskelde nous disent qu’ils ont cette usine à l’œil et qu’ils n’accorderaient plus aucun permis à cette entreprise tant qu’il y aura des nuisances…

Pourtant l’administration communale de Comines a accepté le permis pour l’extension Clarebout (hangar, truck cash,…) le 4/01/2017, c’est-à-dire 13 jours après les rejets polluants au perchlorure de fer de l’usine Clarebout dans le bras mort de la Lys (qui ont été bien relayées dans la presse locale)…

Il est vraiment regrettable que Mme Desbuquoit, M. Vandeskelde et les autres membres d’Action ne considèrent pas la pollution de l’environnement comme une nuisance et que les nuisances produites par cette usine depuis son implantation à Warneton sont directement liées aux conditions de travail et de sécurité déplorables…

Enfin sachez que notre association soutient l’action de la FGTB qu’elle trouve juste et elle en espère une autre prochainement.

Patrick Maton
Président – Fondateur

Vives tensions à l’entreprise Clarebout à Warneton (B)

Une action syndicale a été menée mercredi face à l’entreprise Clarebout de Comines. La FGTB réclamait l’intégration d’un délégué syndical, ce que la direction refuse.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPhoto : Deûlémont Environnement

Lors de cette action, une secrétaire régionale de la FGTB a fait l’objet d’une arrestation administrative.

L’entreprise Clarebout Potatoes comprend deux sites d’exploitation, l’un en Flandre, à Nieukerke, l’autre en Wallonie, à Warneton (Comines). Ces sites emploient respectivement 280 et 420 travailleurs.

«En octobre 2016, la FGTB-Horval a introduit une seule délégation pour les deux sites avec des délégués compétents pour le site sur lequel ils sont occupés. Cette délégation a été introduite par la FGTB et l’ABVV. Les deux délégués présentés par la Flandre ont été acceptés. Par contre, le délégué présenté par la Wallonie a été refusé sous des prétextes fallacieux», explique Marie-Line Collin, secrétaire régionale pour la FGTB-Horval Wallonie picarde.

Face à cette situation, un préavis d’action a été déposé. «Ce (mercredi, NDLR) matin, nous avions prévu de bloquer la première équipe dès 6h. Or, la direction nous a devancés et a fait commencer cette équipe dès 4h du matin. Vers 15h30, vu les tensions, nous avons levé le camp. Mais, pour avoir enfreint le code pénal, j’ai fait l’objet d’une arrestation administrative par la police de Comines. Nous réclamons à nouveau auprès de la direction une conciliation en commission paritaire pour intégrer notre déléguée», poursuit Mme Collin.

Dans un communiqué, la direction du groupe Clarebout déplore l’action de la FGTB et déclare que «la relation entre la direction et la délégation syndicale élue au sein du groupe Clarebout est excellente.» «Ce matin, le groupe Clarebout a été confronté à un blocage de son site à Warneton par des délégués syndicaux externes. L’action est menée par le syndicat socialiste francophone FGTB. Le conflit est dû à une lutte de pouvoir entre des secrétaires syndicaux régionaux», déplore encore la direction, tout en soulignant que les entreprises du groupe forment techniquement une seule unité d’entreprise, «ce qui signifie qu’il y a une délégation syndicale globale pour tous les sites ensemble».

Source : http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170118_00946477/vives-tensions-a-l-entreprise-clarebout-a-comines

Clarebout Warneton: subsides wallons oui, syndicats wallons non

Paru dans Nord Eclair le 18 janvier 2017

La FGTB-Horval Wapi a organisé une action syndicale mercredi dans l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton. Le problème ? L’entreprise a refusé un délégué syndical wallon, parce qu’elle traite avec les syndicats flamands puisque son siège est en Flandre. La FGTB dénonce : le site de Warneton est en Wallonie et l’entreprise n’a pas eu de mal à accepter les subsides de la Région wallonne, alors pourquoi pas son système de dialogue social ?

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Mercredi durant une grande partie de la journée, le site de Warneton de l’entreprise Clarebout Potatoes a été bloqué par la FGTB-Horval. À l’appel de la branche de Wallonie picarde, des délégations venant d’autres régions sont descendues sur place. On a ainsi pu voir débarquer des bus de Charleroi, Namur, Liège ou encore Verviers. «  La première raison, c’est que nous sommes face à une direction qui a refusé un candidat comme délégué syndical. La deuxième, c’est que cette direction n’accepte par le mode de concertation de la FGTB, à savoir que le permanent d’une région est responsable de toutes les entreprises sur sa région  », explique Marie-Line Colin, secrétaire régionale FGTB-Horval. Pour son entreprise basée en Wallonie picarde, à Warneton donc, le groupe Clarebout ne l’entend pas ainsi. Pour lui, le seul responsable de l’entreprise au niveau syndical, c’est celui du siège social qui est en Flandre. «  Ça pour nous, ce n’est pas acceptable. Car en faisant cela, l’entreprise remet en cause notre fonctionnement de concertation sociale en tant que FGTB. De plus, cette entreprise qui vient s’installer en Wallonie peut obtenir des subsides wallons. Mais à partir du moment où on accepte les subsides de la Région, on doit aussi en accepter le mode de concertation.  » Un mode de concertation qui est d’ailleurs accepté dans d’autres entreprises qui ont leur siège en Flandre, mais dont les sites se trouvent en Wallonie, comme Colruyt ou Vandemoortele.

Lire la suite : http://mouscron.nordeclair.be/33607/article/2017-01-18/clarebout-subsides-wallons-oui-syndicats-wallons-non
Exemple de subside que la Région wallonne a accordé à Clarebout Potatoes en 2009

WARNETON – Neuf millions pour Clarebout

Cent vingt-cinq emplois à Warneton sur le site de Clarebout Potatoes… ce n’est pas pour tout de suite. L’annonce d’un subside wallon de 8 750 000 € dégagé jeudi par le ministre de l’économie Jean-Claude Marcourt a fait croire le contraire à certains.

Cette prime à l’investissement votée par le gouvernement wallon est conditionnée à l’emploi attendu sur le site. À terme, c’est bien 125 emplois que le transformateur de pommes de terre devra atteindre s’il veut bénéficier du coup de pouce wallon, précise-t-on au cabinet Marcourt. «Il faudra que Clarebout atteigne ce niveau en 2013, soit deux ans après la fin de son investissement. Ensuite, elle devra garder ce volume d’emploi au moins pendant quatre ans».

Paru dans l’Avenir le 29 novembre 2008 : http://www.lavenir.net/cnt/219478

Remarque : Clarebout Potatoes emploie aujourd’hui environ 700 personnes dont 80 à 85% de Français habitant en France…. Force est de constater que les subsides wallons servent à créer des emplois à Warneton pour des personnes qui n’y habitent pas et, ce, avec l’argent de contribuables, notre argent. Et nos politiques locaux osent parler de création d’emplois… Oui, mais pas pour les Belges.

Le centre historique de Warneton deviendrait-il une annexe du parking de Clarebout Potatoes ?

18/01/2017 – Depuis quels temps, seul le tracteur se garait à cet endroit. Maintenant c’est le tracteur et sa remorque….
D’après d’autres témoignages reçus ce jour ce camion est parqué là depuis hier après-midi…
A suivre car si nous manquons de vigilance la cathédrale de la Lys pourrait bien devenir un grand frigo rempli de frites surgelées !!! 😉

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Merci au riverain de la Place de l’Abbaye qui nous a transmis cette photo

Vous êtes témoin d’un marquant dans Warneton, n’hésitez pas à nous transmettre vos photos ou clips vidéos. Vous souhaitez rester anonyme? Pas de problème, nous garantissons l’anonymat des auteurs qui le souhaitent.

Pour quelles raisons sommes-nous opposés au projet de plateforme portuaire au Pont rouge ?

Lettre adressée au Collège échevinal le 12 décembre 2016 avec copie à la direction des Voies hydrauliques de Tournai

Notre association Les Amis de Warneton s’oppose au projet de plateforme portuaire au Pont rouge à Warneton (B) pour les raisons suivantes.

1. Pollution de l’air par le dioxyde de carbone (CO2)

Cette plateforme portuaire, si elle voit le jour, va devenir une zone de convergence de nombreux camions sachant qu’une péniche de 2000 tonnes équivaut en moyenne à 150 camions, deux péniches de 2000 tonnes : 300 camions et une péniche de 4500 tonnes : 337 camions …

Certes, dans les statistiques européennes, nationales et/ou de la région wallonne le transport fluvial est très avantageux comparé à l’utilisation de camions sur les routes : moins de camions sur les autoroutes donc moins d’émission de CO2.
C’est un avantage certain mais qui ne peut se calculer que de façon abstraite au niveau d’un pays et non de notre région où là au contraire les inconvénients vont l’emporter…

Si l’activité de ce port se développe comme l’espère ses promoteurs, cette activité va entraîner le va-et-vient de nombreux camions qui s’ajoutant déjà à ceux qui sillonnent la région vont porter le taux de pollution à un niveau maximum. (D’après le site internet de TOTAL France, un camion chargé de 30 tonnes de marchandises émet environ 200kg de CO2 / 100km….)

De plus, ce charroi s’ajoutera aux nombreux camions et tracteurs qui circuleront sur la RN58 quand elle sera mise à 90km/h, ce qui risque de la rendre (très) dangereuse… Et nous ne parlons pas des camions qui convergeront dans un futur proche vers le zoning des Quatre Rois via la N58…

Sur ces questions il est indéniable que les avantages de ce projet seront pour la communauté dans un sens large et les inconvénients seront pour ceux qui habitent dans les environs du port : les Warnetonnois et les Deûlémontois.

Heureusement qu’il y a le désagrément des odeurs sinon personne ne protesterait contre l’empoisonnement par le dioxyde de carbone (CO2) qui est aussi la cause du réchauffement climatique…

La région wallonne offre gratuitement ce droit de polluer à l’entreprise Clarebout de Warneton…

Depuis 2013 les émissions de CO2 par l’usine Clarebout de Warneton ont quasiment doublé:
– Année 2013 : 33.177 T
– Année 2014 : 52.341 T
– Année 2015 : 60.888 T
– Année 2016 : 60.553 T

Or,

– Dans l’Accord de Paris de décembre 2015 – COP21 il est dit que les zones humides comme celles du Pont rouge à Warneton sont des puits de carbone naturels qui atténuent le réchauffement climatique global.

– La Convention des Nations Unies de Ramsar (Iran) de 1971 dit aussi que de telles zones naturelles doivent être protégées. Cette Convention a pour mission « La conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ».

Les zones humides font partie des écosystèmes les plus complexes et les plus productifs du monde, tout comme les forêts tropicales et les récifs coralliens. Ils sont capables d’accueillir une immense variété d’espèces de microbes, de plantes, d’insectes, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux, de poissons et de mammifères. Toutes ces espèces sont étroitement liées aux zones humides et dépendantes les unes des autres, formant un cycle de vie et un ensemble d’interactions complexes. Si une espèce disparaît, tout le réseau trophique est menacé, ce qui pourrait conduire, à terme, à la perte d’un écosystème tout entier. C’est pour cette raison que la protection des habitats des zones humides est essentielle au maintien de la biodiversité au niveau mondial et national.

inondation-2012-vue-de-deulemont-photo03La Lys en crue et les les prés humides du Pont rouge inondées… Où ira cette eau quand ces prés seront bétonnés ?

– L’arrêté de l’Exécutif régional wallon relatif à la protection des zones humides d’intérêt biologique du 8 juin 1989 définit le statut de zones humides d’intérêt biologique (ZHIB) qui doivent être protégées.

– Selon des scientifiques de l’Université de Greifswald en Allemagne l’assèchement des zones humides et des tourbières aurait été la cause de 1,3 milliards de tonnes de C02…

Bétonner les zones humides comme celle du Pont rouge est donc en total contradiction avec l’accord de Paris de déc. 2015 entrée en vigueur le 4 novembre 2016, la Convention des Nations Unies de Ramsar de 1971 et l’Arrêté de l’Exécutif régional wallon relatif à la protection des zones humides d’intérêt biologique du 8 juin 1989…

2. Risques d’inondation en amont de la Warnave

La Warnave se déversera dans la Lys via une canalisation sous la plateforme portuaire.
L’histoire a démontré que tout cours d’eau canalisée comme le prévoit ce projet provoquait des inondations lors de fortes pluies. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle les prairies du Pont rouge sont régulièrement inondées lorsque la Lys et la Warnave sont en crue… Bétonner cet endroit et y développer une zone industrielle est une aberration. Où iront les eaux de la Warnave si elles ne peuvent plus se déverser librement dans la Lys ??? Des inondations en amont sont prévisibles… Des riverains risqu’en d’en souffrir dans le futur…

amisdewarneton-lys-embouchure-warnaveL’embouchure actuelle de la Warnave. Si cette plateforme voit le jour ces berges seront bétonnés…

Enfin, savez-vous que des experts de l’Agence de l’Eau française (Rhône, Méditerranée, Corse) ont démontré qu’il coûte 5 fois moins cher de protéger les zones humides/inondables que de compenser la perte des services qu’elles nous rendent gratuitement? Selon eux protéger les zones humides c’est bon pour l’économie et l’attractivité des territoires.

3. L’empressement du PACO et du SPW Voies hydrauliques à vouloir boucler ce projet de plateforme portuaire avant le 31/12/2017

a) Comment interpréter l’empressement du PACO et du SPW Voies hydrauliques à vouloir boucler ce projet de plateforme portuaire avant le 31/12/2017 ?

– Pour pouvoir bénéficier des fonds du FEDER?

– Parce qu’il n’est pas question pour ces organismes de modifier fondamentalement ce projet sous peine de devoir refaire une demande de financement…???

Tout semble décidé d’avance. Aussi, nous ne pouvons nous empêcher de penser que la réunion d’information du 28/11 et l’enquête publique qui se termine le 13/12/2016 ne sont qu’une mascarade pour nous faire croire que nous sommes en démocratie…

b) Comment interpréter aussi que la voirie d’accès à la plateforme portuaire traverse les terrains appartenant à Clarebout Warneton et que l’entrée de cette voirie se trouve sur celle du parking des poids lourds de cette entreprise ? Que ce projet de port fluvial sera au service d’une seule industrie : Clarebout Potatoes ?

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4. En conclusion

Aménager à la hâte, au service de la seule industrie ce petit coin de nature qu’est le Pont rouge dont la biodiversité et les avantages naturels sont connus, reconnus et appréciés, c’est laisser, à l’âge de la COP 21 et du défi écologique, une logique du profit devenue monnaie courante à l’échelle mondiale, polluer tant les espaces naturels que le vivre ensemble des habitants et des entrepreneurs. Il ne faut pas empêcher toute ouverture au développement économique ; mais il ne faut pas que le développement économique dicte sa loi et ses délais. Se laisser le temps de prendre du recul, de chercher des solutions alternatives, et d’interroger sérieusement l’ensemble des personnes impactées, de près ou de loin, seront les seules voies pour éviter de n’avoir, dans dix ou vingt ans, que des regrets face à ce qui aura été perdu. Car alors aucun retour en arrière ne sera possible ; les uns auront perdu le coin de paradis de leur enfance, les autres auront vendu à la logique du « toujours plus » leur intégrité. Car attaquer la nature, où que ce soit, c’est toujours attaquer l’homme.

Les Warnetonnois ont été « sacrifiés » une première fois avec l’implantation de l’usine Clarebout et soyez assurés qu’ils feront TOUT pour ne pas l’être une seconde fois...

L’avis de notre bourgmestre f. f. sur le projet de plateforme portuaire au Pont rouge : « Non je ne pas dire non à ça ».

Paru dans la Voix du Nord du 27 novembre 2016

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Nos réflexions :
Notre bourgmestre f. f. déclare « (…) Je me dis que ce type de projet peut désengorger nos routes et que cela peut avoir un effet positif pour la commune. »

Nous sommes persuadés du contraire car Mme Catherine Maheux, directrice du PACO, a affirmé lors de la réunion du 28/11/2016 au centre culturel de Comines que :
1) Clarebout Potatoes a manifesté son intérêt pour cette plateforme en juillet 2014.;
2) cette entreprise n’est pas intéressée pour être livrée en pommes de terre par péniche et qu’elle préfère continuer à être livrée par voie routière;
3) qu’elle est uniquement intéressée pour expédier ses frites surgelées par conteneurs et voie fluviale.
4) que le PACO ferait de la publicité pour faire connaître cette plateforme auprès d’autres entreprises, ce qui signifie que si d’autres entreprises sont intéressés il y aura beaucoup plus de charroi convergeant le Pont rouge.

Extrait de l’intervention de Catherine Maheux lors de la réunion d’information au centre culturel du 28/11/2016 (Durée: ±3′):

Cela nous fait conclure que:
1) Clarebout Potatoes est pour le moment la seule entreprise à être intéressée par cette plateforme (Mme Maheux du PACO n’a pas parlé de la briqueterie ni de Baulieu comme l’affirme notre bourgmestre dans cet article);
2) il y aura toujours autant de camions et tracteurs convergeant vers cette usine vu les projets de développement de son dirigeant.
3) Si d’autres entreprises devaient manifester leur intérêt pour cette plateforme cela se traduira inévitablement par plus de charroi et plus de nuisance. Et n’oublions pas que la N58 qui sera très vite saturée donc dangereuse….

Marie-Eve Desbuquoit se trompe complètement sur cette question.

Enfin, dire qu’elle sera vigilante sur l’aspect esthétique et le bruit…. Comment ne pas en douter après avoir lu les déclarations de M. Vandeskelde dans la Dernière Heure du 28/11/2016 :
On a décidé de rester ferme, si longtemps que les nuisances auront lieu. Nous avions dit que nous serions beaucoup plus sévères et nous le sommes. En début d’année, on leur a dit qu’ils devaient arrêter leurs nuisances et que si longtemps qu’elles ne seront pas stoppées, on refusera tout ce qu’ils demandent”.

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Et pourtant la majorité Action a accepté le permis pour l’extension Clarebout (hangar, truck cash,…) le 4/01/2017, c’est-à-dire 13 jours après les rejets polluants au perchlorure de fer de l’usine Clarebout dans le bras mort de la Lys (qui ont été bien relayées dans la presse locale)…

Comment ne pas conclure que Mme Desbuquoit, M. Vandeskelde et les autres membres d’Action ne considèrent pas la pollution de l’environnement comme une nuisance et que ces personnes n’ont pas de paroles. Que du blabla! Triste constat.
Désolés Madame la Bourgmestre f. f. et Messieurs les Echevins de la majorité Action nous n’avons plus confiance en vous.

Deûlémont – La commune bien décidée à ne « pas laisser faire les projets belges »

Paru dans la Voix du Nord du 15 janvier 2017

Christophe Liénart a rappelé, lors de la cérémonie des vœux, dimanche matin, sa détermination à ne pas laisser se construire, chez leurs voisins belges, le deuxième congélateur de Clarebout et la plateforme portuaire sous leurs yeux sans rien faire ou presque, car les nuisances passent la frontière.

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On se doutait bien qu’après la décision des élus belges le 4 janvier d’accorder de nouvelles constructions sur le site Clarebout à Warneton (B), les Français n’allaient pas sauter de joie. Pas plus que quand ils ont appris en fin d’année dernière, les projets de plate-forme portuaire. Ce projet prévoit sur la rive gauche de la Lys un quai de 60 m sur 235, et un mur de 250 m. Sur ces deux dossiers, le maire de Deûlémont a rappelé sa détermination et son incompréhension : «  Comment peut-on accorder des projets qui bétonnent des zones inondables et produisent des nuisances qui ne s’arrêtent pas à la frontière ? C’est aberrant. On parle de 180 000 containers pour que cette plate-forme soit rentable… Nous déplorons toujours le manque de communication des Belges sur ces sujets.  » Il a expliqué avoir sollicité Martine Aubry, présidente de l’Eurométropole, car «  sur ces sujets, il n’y a pas de politique, il faut aller dans tous les sens  ». Marc-Philippe Daubresse, député, a rappelé l’expression de Pierre Mauroy, «  si chacun reste dans sa chacunière, ça ne va pas  », rappelant que, en respectant tous les élus, il fallait impérativement «  du dialogue avec les Belges  ».

Suivre ce lien pour lire la suite : http://www.lavoixdunord.fr/103811/article/2017-01-15/la-commune-bien-decidee-ne-pas-laisser-faire-les-projets-belges

Mydibel à Mouscron, concurrent Clarebout Warneton, nominé pour le 4e Prix Hainaut Horizons

Le Prix Hainaut horizons, Prix du Développement durable de la province du Hainaut, est organisé par la Province de Hainaut en collaboration avec la Fondation pour les Générations futures.

Extrait du site internet de Hainaut Horizons:

« Nous sommes heureux de vous présenter ces 3 initiatives durables : la société MYDIBEL, le festival LASEMO et le parc d’activités nautiques THE SPIN CABLEPARK. Ces projets sont portés par de véritables passionnés pour qui «développement» rime avec «durable économiquement et socialement».

Faites connaissance avec nos 3 nominés en regardant la vidéo présentant leur projet et votez pour votre candidat favori jusqu’au 15 février 2017. Il gagnera peut-être votre prix, le Prix du Public Hainaut horizons. Et surtout… inspirez-vous d’eux pour vos projets! »

Suivre ce lien pour voter :http://www.hainauthorizons.be/nomines-4eme-edition-hainaut-horizons/prix-public-4-eme-edition/

Permis octroyé à Clarebout pour le hangar de stockage

Paru dans Nord Eclair du 10/01/2017

amisdewarneton-nordeclair-20170110Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Commentaires

  1. Pour quelle raison le collège échevinal de Comines-Warneton a-t-il finalement accordé le permis à Clarebout Potatoes pour la nouvelle extension qu’il avait rejetée à l’unanimité le 31/10/2016?
    Ce refus unanime a été annoncé publiquement par la bourgmestre f. f. au conseil communal du 21/11/2016 suite à une question posée par Philippe Mouton, conseil communal Ecolo.
    M. Didier Vandeskelde avait pourtant déclaré dans la Dernière Heure du 28/11/2016, je cite, : « la ville de Comines ne compte pas courber l’échine devant les industriels, tant que ces derniers n’éradiqueront pas totalement les nuisances. (…) On a décidé de rester ferme, si longtemps que les nuisances auront lieu. Nous avions dit que nous serions beaucoup plus sévères et nous le sommes. En début d’année, on leur a dit qu’ils devaient arrêter leurs nuisances et que si longtemps qu’elles ne seront pas stoppées, on refusera tout ce qu’ils demandent”…
    Leur décision d’accorder ce permis est à nos yeux d’autant plus grave que Clarebout Warneton a été pris en flagrant délit de pollution le 22 décembre 2016 : rejet d’eau contenant du perchlorure de fer dans la Lys… Nous savons depuis que de tels rejets se produisent régulièrement…

    Etaient présents au Collège échevinal du 04/01/2017 :
    Mme Marie-Eve DESBUQUOIT, Bourgmestre f.f.,
    MM. Freddy BAELEN, Didier VANDESKELDE, Francis GAQUIERE et Luc DE GEEST, Echevins,
    M. Cédric VANYSACKER, Directeur Général-Secrétaire.

    Ce constat nous fait nous poser les questions suivantes :
    – Quelle « compensation » les membres Action cdH et PS du Collège échevinal de Comines-Warneton ont-ils reçu de Jan Clarebout pour justifier ce volte-face soudain ???
    – Pourquoi avoir profité de l’absence de Chantal Bertouille, échevine MR, qui était en vacances pour accorder ce permis à Clarebout Potatoes ?

    Notre bourgmestre f. f. et les échevins de Comines-Warneton viennent de démontrer que ce sont pas des gens de parole et, pire, qu’ils méprisent les Warnetonnois qui ont exprimé leur opposition – parfaitement argumentée – à ce projet d’extension…

  2. Concernant cet incident nous avons appris que cette fuite d’huile a commencé jeudi 5/01 et que cette huile se déversait sur des appareillages électriques (!).