Clarebout est dans la panade

Philippe Mouton charge violemment l’usine de pommes de terre

Après l’ASBL Les Amis de Warneton, c’est au tour de Philippe Mouton, conseiller communal du groupe ECOLO dans la cité frontalière de charger Clarebout et ses aménagements.

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L’opposition tire à boulets rouges sur Clarebout.

Si officiellement les aménagements autorisés par le collège communal de Comines-Warneton ne visent pas à augmenter la production chez Clarebout mais plutôt à réduire les nuisances, Philippe Mouton n’y croit pas trop.
Comme Patrick Maton, il y a quelques jours  dans nos pages, le membre du groupe Ecolo émet de gros doutes sur la gestion du cas Clarebout.

« J’ai peine à croire ce qu’indique la commune à propos de la non-augmentation de la production » relate Philippe Mouton. « En observant les choses, plusieurs indices vont dans le sens contraire à ce qu’ils communiquent. Les 200 fermiers de plus à Frameries qui cultivent des pommes de terre, la hausse de fréquentations des poids lourds et l’augmentation de 40% de la puissance de la station électrique qui alimente l’usine, ça me fait bondir. » Pour l’Ecolo, le risque de surproduction est réel. « L’usine est viable. Ce serait bien qu’elle respecte une fois pour toutes les normes de production. A l’heure actuelle, Jan Clarebout veut gagner plus d’argent, plus rapidement. J’imagine mal que ses considérations soient orientées vers la réduction des nuisances« .

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Mise au point du groupe ECOLO de Comines-Warneton concernant les projets à l’enquête publique

654px-ecolo_logo-svg21/08/2017 – Mise au point du groupe ECOLO de Comines-Warneton concernant les projets à l’enquête publique.

Le 25 avril la CCATM (Commission consultative. Communale d’Aménagement du Territoire et de Mobilité) de Comines-Warneton avait émis un avis favorable concernant le projet de congélateur géant.
L’enquête publique en Belgique se déroule du 2 au 17 mai.
Une enquête publique est organisée en France du 18 mai au 20 juin.

Fin juillet, les autorités françaises répondent négativement au projet de second congélateur en invoquant parmi d’autres, des raisons de sécurité.

Fin juillet, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne refuse le second frigo géant en évoquant de multiples raisons d’ordre urbanistique, d’aménagement du territoire, de maintien de l’agriculture, de protection de la biodiversité et des zones inondables. Par contre elle autorise les infrastructures décrites ci-après.

Lundi 31 juillet, le collège échevinal de Comines-Warneton a autorisé certaines demandes de l’entreprise: la mise en exploitation de trois compresseurs d’air supplémentaires, d’une chaudière à vapeur, d’un oxydateur thermique pour le traitement des odeurs, de deux chaudières à huile thermique avec l’extension du bâtiment chaufferie et d’installations de traitement des eaux usées, dont un bioréacteur à membrane dans un nouveau bâtiment.
Son argumentation: rien ne s’oppose à ces demandes destinées à diminuer les nuisances.

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Warneton (B) – De nouvelles installations qui posent question chez Clarebout Potatoes

C’est non pour le second congélateur à l’usine de frites surgelées de Comines-Warneton (B), on vous l’a déjà annoncé. En revanche, le collège échevinal a accordé de nouvelles autorisations d’extension de certaines installations à Clarebout Potatoes. Les défenseurs de l’environnement s’inquiètent.

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Le dossier peut être consulté jusqu’au 24 août au service urbanisme, à la mairie de Comines-Warneton (B).

Pas de trêve estivale dans le dossier Clarebout Potatoes… Et c’est le 31 juillet que le collège échevinal (la bourgmestre faisant fonction et ses adjoints, NDLR), hors séance publique, a refusé le second congélateur géant souhaité par Clarebout Potatoes.

Pourquoi ce refus, voté à l’unanimité ? Pour le savoir, il faut se rendre au service urbanisme de la mairie et consulter l’épais dossier où sur une centaine de pages, les autorités communales font la synthèse des divers avis reçus. On y trouve ainsi l’avis défavorable argumenté de la commune voisine française de Deûlémont, les réticences des élus de Warneton France. Mention est aussi faite de l’avis défavorable rendu par le commissaire-enquêteur après l’enquête publique réalisée en France en juin…

Lire la suite de l’article: LA VOIX DU NORD – 19 août 2017

Jan Clarebout : de la 43e à la 32e place !

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Jan Clarebout

En septembre 2016, à la consultation du site internet économique géré par le journaliste Ludwig Verduyn établissant la fortune des Belges, Jan Clarebout apparaissait à la 43e place, avec 447 057 000€ (1).

Un an plus tard, on le retrouve à la 32e position, avec des avoirs estimés à 666 723 000€, soit une augmentation de près de 50% !

Le magazine Trends estime qu’il détient la première place en Europe en matière de transformation de pommes de terre fraîches en produits précuits et surgelés. Sa production annuelle est estimée à plus de 800 000 tonnes de frites surgelées.

Source: http://derijkstebelgen.be/

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Warneton: pas de congélateur en zone agricole humide

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Mastodonte installé sur les bords de Lys, le congélateur ne passe pas inaperçu dans le paysage.

En refusant le congélateur, les élus affirment leur intention de ne plus faire le moindre cadeau à Clarebout tant que des nuisances sont avérées.

Fin juillet, le collège a refusé le congélateur de 65 520 palettes. Une décision prise à l’unanimité, avec un absent: Didier Vandeskelde. Au préalable, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne a émis un avis défavorable.

«En plus de ceux rédigés par les fonctionnaires de la Région, 23 avis ont été sollicités, parmi lesquels ceux venus de France », explique Emmanuel Dubuc, chef du bureau technique où le dossier est consultable.

Quels sont les griefs?: «Il y a deux aspects essentiels: d’une part, la construction en zone agricole avec un impact urbanistique et paysager; d’autre part, le site est partiellement en zone inondable », précise Emmanuel Dubuc.

Ces avis sont argumentés sur des rapports dont on trouve synthèse dans les 106 pages. Épinglons les remarques du CWATUP, service du SPW. «L’article 35 stipule que la zone agricole est destinée à l’agriculture au sens général du terme. Elle contribue au maintien ou à la formation du paysage. Elle ne peut comporter que les constructions indispensables à l’exploitation et le logement des exploitants dont l’agriculture constitue la profession. »

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Clarebout étend sa toile

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A Frameries, les entrepôts sont identiques à ceux qui ont été construits sur l’ancien site Wiennerberger, à Warneton.

A Frameries, l’entreprise termine l’aménagement d’un centre de stockage de pommes de terre de 9 000 m2. Un investissement de 7 millions d’euros qui permettra la création de 8 emplois, sur les 4,14 ha achetés dans la zone d’activités.

La fameuse affiche jaune nous apprend que la commune de Frameries a octroyé le permis unique le 6 juillet 2017. Il était possible de déposer un recours jusqu’au 3 août! Mais tout en sachant que les hangars s’apprêtent à accueillir la récolte toute proche…

Un centre de stockage identique, sur un terrain adjacent de 6 ha, est prévu pour 2018.

L’entreprise de frites surgelées indique aussi que quelque 200 agriculteurs, dans un rayon de 50 km de Frameries, ont signé des contrats avec elle et qu’elle est en quête perpétuelle de nouvelles surfaces cultivables.

Source : L’AVENIR – 12 août 2017

Communication verrouillée sur la maladie des employés de l’usine de pommes de terre belge

pommes_de_terreL’épidémie pourrait être une fièvre de Pontiac ou syndrome toxique des poussières organiques.
Les autorités refusent pour l’heure de donner la moindre information sur l’épidémie qui a touché en une semaine, 85 salariés d’une usine de Neuve-Eglise en Belgique.

Le 26 juillet dernier, une quinzaine de personnes étaient admis au Centre hospitalier d’Armentières, pour des symptômes respiratoires, des courbatures et de la fièvre. Tous étaient salariés de l’entreprise Clarebout Potatoes, qui conditionne des pommes de terre en frites surgelées. Une semaine plus tard, le jeudi 3 août, le bilan atteignait 85 salariés contaminés.

Si une grande partie des patients sont renvoyés chez eux avec des médicaments contre la fièvre, certains restent hospitalisés ou en isolement par précaution. Des analyses sont également réalisées afin de déterminer l’infection. Si les résultats devaient arriver vendredi dernier selon le directeur de garde d’Armentières, Claude Decrock, interviewé par la Voix du Nord, il n’en est toujours rien ce dimanche 6 août. D’ailleurs la communication autour de la mystérieuse épidémie, semble verrouillée à tous les niveaux.

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Des techniciens de Tacquet industries, victimes oubliées de Clarebout Potatoes ?

C’est ce qu’affirme le patron de cette entreprise carvinoise dont quatre techniciens, après être intervenus, fin juillet, sur le site industriel belge touché par une infection, ont été malades et sont, pour deux d’entre eux, toujours en arrêt.

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Jean-Pierre TACQUET, le PDG.

Tacquet industries est spécialisée en usinage sur site. «On répare toutes les pièces non démontables sur des machines industrielles », explique Jean-Pierre Tacquet, le patron. Une activité qui l’amène à intervenir partout en France et même dans le monde. Et qui a conduit quatre de ses quarante techniciens sur le site de Clarebout Potatoes, à Neuve-Église, en Belgique.

«Deux d’entre eux y sont allés les 19, 20 et 21 juillet, tout s’est bien passé. Puis, ils y sont retournés entre le 26 et le 29, on a dû remplacer l’un d’eux le 28 car il ne se sentait pas bien du tout. Celui qui a pris sa place a, lui aussi, été malade, ainsi qu’un troisième qui est venu en renfort pour donner un conseil technique et qui a été contaminé en deux heures de temps. Quant au quatrième, il a été incommodé mais plus légèrement. » Résultat : deux ont été hospitalisés le week-end et mis en arrêt maladie toute la semaine, sans savoir de quoi ils souffraient. Ni même soupçonner l’origine de leurs maux…

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 5 août 2017

Clarebout potatoes: fièvre de Pontiac ou réaction aux pesticides?

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Pendant que les scientifiques se penchent sur cette mystérieuse épidémie, l’usine tourne toujours à plein régime.

Jeudi soir, l’agence flamande de soins et santé a émis un communiqué quant à la contamination à l’entreprise Clarebout, site de Neuve-Église. Une centaine de personnes se sont présentées dans les services d’urgence, mais plus aucune n’est hospitalisée. De plus, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis quelques jours.

Dans l’usine, des échantillons d’eau et d’air ont été prélevés pour déterminer si la maladie est due à la présence de légionelles dans l’eau ou de poussières toxiques, dans l’air. Les mesures de sécurité sanitaires sont appliquées à la lettre: port du masque obligatoire et désinfection de toute l’installation d’eau.

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Épidémie chez Clarebout-Potatoes : le MR de Comines-Warneton souhaite réagir très vivement !

Au moins 70 personnes infectées à Neuve-Église, et les rares employés qui ne sont pas encore malades obligés de travailler la peur au ventre ; d’autres faits graves nous sont relatés mais… aucune source officielle ! À Warneton, une odeur insupportable… Un chauffeur qui circule sur les deux sites, lui aussi, malade !…

Une « omerta  » (loi du silence) apparemment organisée par l’entreprise et des pouvoirs publics qui font silence radio. Comment est-ce possible ? Et où va-t-on ?

Tout cela est interpellant. Et préoccupant. Les citoyens et les citoyennes de l’entité de Comines-Warneton attendent des réponses aux questions légitimes qu’ils se posent. Dans un tel cas, le droit à l’information est un droit démocratique. En ce qui nous concerne, nous exigeons une transparence absolue !

Nous soutenons et reprenons à notre compte les propos de notre conseiller communal et médecin Didier Soete, qui s’indigne à ce sujet : « Quand on voit le nombre de personnes infectées ou du moins ayant été amenées à consulter, je ne peux pas comprendre que l’on n’ait pas encore pris des mesures d’éviction préventive afin d’éviter toute nouvelle contamination, car si la bactérie ou le virus est comme on le prétend non identifié, c’est la seule mesure et le seul principe de précaution qu’il faut mettre en place en attendant les résultats des prélèvements microbiologiques. Or, que du contraire, on engage des intérimaires !… « 

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