Communication verrouillée sur la maladie des employés de l’usine de pommes de terre belge

pommes_de_terreL’épidémie pourrait être une fièvre de Pontiac ou syndrome toxique des poussières organiques.
Les autorités refusent pour l’heure de donner la moindre information sur l’épidémie qui a touché en une semaine, 85 salariés d’une usine de Neuve-Eglise en Belgique.

Le 26 juillet dernier, une quinzaine de personnes étaient admis au Centre hospitalier d’Armentières, pour des symptômes respiratoires, des courbatures et de la fièvre. Tous étaient salariés de l’entreprise Clarebout Potatoes, qui conditionne des pommes de terre en frites surgelées. Une semaine plus tard, le jeudi 3 août, le bilan atteignait 85 salariés contaminés.

Si une grande partie des patients sont renvoyés chez eux avec des médicaments contre la fièvre, certains restent hospitalisés ou en isolement par précaution. Des analyses sont également réalisées afin de déterminer l’infection. Si les résultats devaient arriver vendredi dernier selon le directeur de garde d’Armentières, Claude Decrock, interviewé par la Voix du Nord, il n’en est toujours rien ce dimanche 6 août. D’ailleurs la communication autour de la mystérieuse épidémie, semble verrouillée à tous les niveaux.

Silence à tous les étages

Le Contrôle du bien-être au travail, une entité du ministère du Travail belge, a lancé une enquête, mais souhaite limiter la diffusion d’informations avant la fin de l’enquête. Du coup personne ne parle. Franceinfo n’a réussi à obtenir aucune information des syndicats, ni du maire de la commune à laquelle est rattaché Neuve-Eglise, ni de l’entreprise, ni même des employés qui semblent avoir pour ordre de ne pas en parler.

Fièvre de Pontiac ou syndrome toxique?

Seules quelques hypothèses ont été distillées. Concernant le type de maladie, l’agence flamande de soins et de santé a évoqué ce jeudi dans un communiqué la possibilité qu’il s’agisse de la fièvre de Pontiac. Il s’agit d’une forme bénigne de la légionellose, provenant d’une bactérie qui se développe dans l’eau. Une hypothèse qui ne pourra être confirmée que dans quatre semaines. Joint par Franceinfo, Paul Van Haecke, chef du comité Contrôle du bien-être au travail, a également évoqué un possible syndrome toxique des poussières organiques (ODTS), des particules toxiques dans l’air.

Toxines dans l’usine?

Quant à l’origine de l’épidémie, selon Paul Van Haecke elle pourrait venir «de l’intérieur de l’entreprise», mais «la source des toxines» n’existerait plus. Les conclusions définitives de l’enquête sur ce point devraient tomber d’ici neuf à dix jours.

Source : CNEWS MATIN – 6 août 2017

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