Parlement wallon – Question orale de M. Bracaval (MR) à M. Di Antonio, ministre de l’environnement sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton »

Réf.: P.W.- C.R.I.C. N° 32 (2017-2018) – Lundi 13 novembre 2017  (page 39)

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de M. Bracaval à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings, sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton ».

La parole est à M. Bracaval pour poser sa question.

M. Bracaval (MR). – Monsieur le Ministre, j’ai toujours un peu de difficultés à poser des questions dont j’ai lu les réponses dans la presse le matin même. C’est le cas pour la question que je vais poser, mais plutôt que de la poser, je vais vous écouter.

L’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton spécialisée dans la production de produits à base de pommes de terre n’en finit pas de faire la une des journaux : nuisances olfactives et sonores, déversements douteux dans la Lys, RN58, manque de sécurité des ouvriers, épidémie de légionellose ayant touché plus d’une centaine de travailleurs cet été, incendies répétés. De nombreux riverains et politiques se relayent pour dénoncer les débordements de ces entreprises, si bien qu’aucun conseil communal à Comines-Warneton ne semble à présent échapper aux interrogations liées à CL Warneton.

En trois mois, 53 accidents de travail ont été déclarés, un bilan sombre alourdi par un décès survenu en avril 2016 et un deuxième le 24 octobre dernier. Je déplore cette situation qui met en cause, une fois de plus, la sécurité de l’entreprise et nous rappelle, si besoin en était, que le développement économique ne peut se faire au détriment du bien-être au travail et de la sécurité.

En parallèle, l’entreprise, en plein essor, a déposé des demandes d’extension auprès de la ville et de la Région.

M. le Ministre peut-il faire le point sur les différentes demandes d’aménagement introduites par l’entreprise ? Quelles sont celles qui ont abouti ? Quelles sont celles qui ont reçu un avis défavorable de la part de la Région wallonne ? En fonction de quels arguments?

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Di Antonio.

M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings. – Monsieur le Député, la liste des permis octroyés à l’entreprise de Comines- Warneton est la suivante.

Le 27 octobre 2008, le conseil communal a octroyé un permis unique pour exploiter une usine de production de frites surgelées et de flocons de pommes de terre à Warneton.

Le 3 février 2012, le conseil communal a octroyé un permis pour l’augmentation de la capacité de production et la construction d’un congélateur de stockage.

Le 4 janvier 2017, le collège communal a octroyé un permis pour la construction d’une installation de lavage des camions et un stockage dépôt de pommes de terre supplémentaire ainsi que l’aménagement d’une station de distribution de carburant, d’un parking pour remorques et d’un pont-bascule mobile.

Le mercredi 8 novembre – c’est ce qui a fait que vous avez pu lire des choses vendredi, ce week-end ou lundi –, j’ai confirmé la décision du collège échevinal de Comines-Warneton du 31 juillet 2017 qui refuse la construction d’un second congélateur, mais autorise divers aménagements au sein de l’entreprise.

À l’heure actuelle, le volume de production de produits finis autorisé à Warneton est fixé à 1 140 tonnes par jour. L’exploitant souhaite construire un second congélateur pour rationaliser les transports entre les sites de production et les stockages externes, car actuellement une partie de sa production est réalisée chez des tiers. L’objectif est de réduire ces trajets et, par conséquent, leur coût économique journalier qui est conséquent.

À ce stade, le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site de Warneton, capacité qui avait déjà été augmentée en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réductions de gaz à effet de serre. D’un point de vue environnemental, l’établissement est soumis à de nombreuses conditions d’exploitation. Il fait aussi l’objet de contrôle de la part du fonctionnaire chargé de la surveillance.

Je pense que ce n’est pas un refus nécessairement définitif, parce que si un gain environnemental pouvait être développé, avec l’utilisation de la voie d’eau pour les transports, on pourrait sans doute augmenter la capacité et revoir cette décision concernant le congélateur supplémentaire ou d’autres infrastructures. L’utilisation de la voie d’eau, je sais qu’elle est possible là, il y a même des projets. La concrétisation de ce volet-là peut sans doute permettre de débloquer le reste beaucoup plus facilement.

Mme la Présidente. – La parole est à M. Bracaval.

M. Bracaval (MR). – Merci, Monsieur le Ministre, d’avoir fait le point. Sur la logique face au transport fluvial, je ne peux que vous rejoindre.

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