L’amende pourrait être salée pour les pollueurs à Warneton

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L’entreprise de transformation de pommes de terre Clarebout Potatoes, à Warneton, était à l’origine d’une pollution de la Lys. Et à en croire le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (CDH), l’amende pourrait être salée.

Le ministre Di Antonio a été interpellé au parlement wallon par la députée Mathilde Vandorpe (CDH). « Des taches anormales flottaient sur la Lys, de quoi inquiéter les riverains. Il s’agissait d’huile utilisée par Clarebout Potatoes, qui affirme que le séparateur d’huile a été endommagé par les fortes pluies », rappelle Mathilde Vandorpe.

« La police de l’environnement s’est rendue directement à Warneton pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés. Le lendemain, les riverains voyant des résidus qui stagnaient sur la Lys, ont fait part de leurs inquiétudes aux forces de l’ordre. Un barrage flottant a permis de récolter l’huile à la surface : entre 100 à 300 litres. »

Les riverains pointent l’entreprise du doigt. Entreprise pour laquelle l’opposition est de plus en plus vive.

« L’entreprise, effectivement suspectée d’être à l’origine du problème, a reconnu, après enquête interne, avoir connu un souci au niveau d’un séparateur d’hydrocarbures », explique le ministre Di Antonio. « L’enquête, toujours en cours, vise à vérifier les affirmations de l’entreprise quant à l’origine de l’accident ainsi qu’à étudier les propositions de remédiation. Les responsables de l’entreprise seront auditionnés dans les prochains jours par le DPC, le Département de la police et des contrôles. Un procès-verbal sera dressé à charge de l’entreprise. »

Les conséquences peuvent être importantes. « L’entreprise s’expose donc aux sanctions prévues par le Code de l’environnement, à savoir, pour une infraction de 2e catégorie, un emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende d’au moins 100€ et au maximum de 1 million d’euros ou d’une de ces peines seulement. »

Carlo Di Antonio relève également que l’entreprise fait déjà l’objet de contrôles. « Et au vu du passif de l’entreprise, la fréquence des contrôles a déjà été augmentée, à raison d’une visite thématique par mois. Ces contrôles portent tant sur la conformité des installations, que sur les nuisances olfactives et sonores ainsi que la qualité des eaux déversées. »

Le ministre renvoie également la balle dans le camp de la commune. Celle-ci peut, de son propre chef, prendre des mesures sur base du rapport de l’agent constatateur et lorsqu’un procès-verbal d’infractions a été dressé.

Dupuis Laurent

Source : DERNIERE HEURE – 27 décembre 2017

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