Craintes pour les prés humides à Comines-Warneton

Divers projets transformeront ou détruiront des prés humides, déplore Ecolo.

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Les bas prés de la Lys à Comines sont concernés par les travaux de modernisation du fleuve. Photo : ©Philippe Mouton

Le groupe Ecolo de Comines-Warneton déplore une certaine urbanisation dans l’entité. Il s’inquiète également pour les prés humides de Comines-Warneton. « Le 2 février, c’est la journée mondiale des zones humides. Et j’ai parfois l’impression que le monde s’arrête à la frontière de Comines-Warneton« , lâche Philippe Mouton, conseiller communal Ecolo.

IL EVOQUE tout à tour un pré humide au Pont Rouge à Warneton, où est projetée une plate-forme portuaire, les bas prés de la Lys à Comines, concernés par les travaux de modernisation de la Lys, et d’autres prés humides encore, à Comines, qui seront transformés en champs dans le cadre du projet du Kortekeer, où 408 logements sont pour l’instant annoncés.

« Ces trois zones seront détruites ou implantées fortement par les projets d’urbanisation le long de la Lys« , déplore Philippe Mouton.
« La vallée de la Lys est en pleine mutation industrielle et urbanistique. Les projets d’urbanisation de toutes natures s’imposent sans qu’aucune vision globale ne les harmonise ni entre eux, ni avec les éléments paysagers existants, ni avec ceux de la Flandre ou de la France. »

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Source : DH (Edition Tournai, Ath, Mouscron) – 30 janvier 2018

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De la forêt aux couverts végétaux : une nouvelle agriculture avec Claude et Lydia Bourguignon, Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Bady, paysan bio agroforestier dans le Gers. Extrait de « Soigneurs de terre », diffusion France 2, le 31 janvier 2016.

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance.

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Alain Deneault: la médiocratie rend médiocre

Par Julien MCEVOY (La Presse)

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Prolifique essayiste qui sait viser là où ça fait mal, Alain Deneault vient de publier La médiocratie, un essai qui diffère de ses précédents comme Paradis fiscaux – La filière canadienne ou Noir Canada. Ici, nous ne sommes pas dans un ouvrage de recherche pur jus, avec démonstrations, résultats et thèse à l’appui, mais plutôt dans un récit qui brosse le sombre portrait de notre époque. Plusieurs thèmes y passent, que ce soit le piètre état de la recherche universitaire, la perversion du langage, le règne des experts ou encore la résistance. Explications de l’auteur.

« La question de la médiocrité n’est pas intéressante, lance d’emblée l’auteur. C’est celle de la médiocratie qui l’est. » D’accord, mais sommes-nous tous médiocres pour autant? « Être médiocre, ce n’est pas un anathème, explique-t-il. La médiocrité est le mot neutre par excellence: c’est la moyenne. »

Où est le problème, alors? À force de nous maintenir dans la moyenne, poursuit M. Deneault, on devient insignifiants. « On nous demande de n’être rien de plus qu’un portrait-robot. De n’avoir rien de plus à afficher, à affirmer, à manifester qu’une activité moyenne, qu’une connaissance moyenne, qu’un désir moyen. Il faut être paramétrable. »

La médiocratie est donc l’incarnation de ce qui est moyen, ce qui pousse l’auteur et philosophe à tremper sa plume dans le vitriol, car « face aux défis historiques qui nous accablent, on ne peut se permettre le luxe de la médiocratie ». Le système actuel n’est simplement pas viable. « Face à un ordre qui met en péril 80 % des écosystèmes, qui permet à 1 % des plus riches d’avoir 50 % des actifs mondiaux, qui détruit sous nos yeux l’état social, on ne peut pas se permettre de continuer à jouer le jeu, de faire nos trucs dans notre petit coin, de monnayer nos petits avantages en pensant à la petite semaine. »

La médiocratie est né d’une inquiétude, d’un sentiment de nécessité, celui de résister.

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Inondations : les zones humides, la solution efficace pour lutter contre ce fléau ?

France 3 s’intéresse ce vendredi 26 janvier au bassin de la Bièvre (Essonne), au sud de Paris. Sur place, un système a visiblement permis aux habitants d’éviter les inondations.

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La dernière grande crue remonte à 1982

Les flux sont analysés, surveillés, gérés par ordinateur, même si la main de l’homme peut intervenir à tout moment. Le projet porté par 14 communes vise surtout à redonner libre cours à la nature. Dans le parc de Vilgénis à Massy (Essonne), le bassin artificiel a été vidé, la zone humide s’étend sur 15 hectares. La Bièvre s’étale sans déborder. Un choix qui semble efficace. Ici, la dernière grande crue remonte à 1982.

Source : FRANCEINFO – 26 janvier 2018

TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

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Warneton sous la barre des 3.000 habitants

Par Marie-France Philippo

Si l’on analyse par commune, sans surprise, c’est au Bizet que l’on retrouve le plus d’étrangers, pour la plupart Français: ils sont 1.067 pour une population de 2.439 habitants.

Soit 43,74%!

Constat identique pour les autres communes, même si le phénomène est moins marquant: Comines compte 2.003 étrangers pour 7.945 habitants (25,27%); Houthem: 219 pour 1.262 habitants (17,35%); Warneton: 978 pour 2.962 habitants (33%); Bas-Warneton: 360 pour 1.451 habitants (24,8%) et Ploegsteert: 628 pour 1.987 habitants (31,6%).

On se rend compte aussi que Warneton a perdu 67 habitants et passe sous la barre des 3.000 (de 3.029 à 2.962). L’entreprise Clarebout fait-elle fuir les habitants, qui délaissent le quartier du Pont-Rouge? Bas-Warneton perd également une bonne vingtaine d’habitants.

Comines reste stable, avec 7.945 citoyens; Houthem gagne toujours de nouveaux habitants (de 1.237 à 1.262) de même que Ploegsteert (de 1.959 à 1.987).

Le Bizet descend à 2.439, en baisse de 38 personnes.

Source : L’AVENIR – 10 janvier 2018

Tournai : Des riverains se plaignent du bruit des bateaux

Par Vincent Dubois

Des riverains du quai du Luchet d’Antoing, à Tournai, se plaignent du bruit provoqué par les péniches qui se garent en face la nuit. La réponse des voies hydrauliques…

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Certains riverains du quai du Luchet d’Antoing se sont plaints auprès du bourgmestre ff de Tournai, Paul-Olivier Delannois, des nuisances sonores provoquées par des péniches qui stationneraient le long du quai durant la nuit.
Ils pointent notamment du doigt le vrombissement des groupes électrogènes utilisés par les bateliers. « De surcroît, souligne l’un de ces interlocuteurs, des péniches stationnent à la hauteur d’un panneau indiquant une interdiction de stationner à cet endroit… »

Du côté des Voies hydrauliques, la réponse ne s’est pas fait attendre. Elle est signée par Christophe Vanmuysen, inspecteur général au SPW, à la Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques (département des études et de l’appui à la gestion), pour être tout à fait complet.

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Le 2 février : « Journée des zones humides. » Quand Paris mouille ses pieds dans la Seine.

Trois grands projets à Comines-Warneton. La transformation des Bas-Prés à Comines, le Projet Kortekeer, le projet de plate-forme portuaire au Pont-Rouge.

La vallée de la Lys est en pleine mutation industrielle et urbanistique. Si on laisse tout faire ce sera une catastrophe. Les projets d’urbanisation de toutes natures s’imposent sans qu’aucune vision globale ne les harmonise ni entre eux, ni avec les éléments paysagers existants, ni avec ceux de la Flandre ou de la France. Quand je souligne l’absence d’harmonie dans les espaces, je dois ajouter l’absence de logique dans le temps. On pouvait dans un contexte de projets si anciens, espérer qu’un air de modernité souffle le long de la Lys. Je regrette de le dire, mais jamais, ni en écrit, ni en paroles pendant les dizaines d’années de luttes pour une prise en compte des éléments que j’ai cités plus haut, la majorité de Comines-Warneton n’a fait le moindre signe pour défendre les Bas-Prés de Comines ou ceux de Warneton ni les habitants qui vivent autour, au contraire.

Philippe Mouton & Frank Efesotti
Conseillers Communaux Ecolo à Comines-Warneton.
28 janvier 2018

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2 février 2018 : journée mondiale des zones humides

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH) – comme celle du Pont-Rouge à Warneton – est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar.

Chaque année depuis 1997, des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l’occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public aux valeurs et aux avantages des zones humides en général, et de la Convention de Ramsar en particulier.

Menacé par les activités humaines et les changements globaux, ce patrimoine naturel fait l’objet d’une attention toute particulière. Sa préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants.

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Les affirmations très approximatives voire ineptes de M. Vandeskelde à Notélé sur la (sur)production chez CL Warneton

Par Patrick Maton

21 janvier 2018 – Interview de M. Vandeskelde par Notélé à l’issue du conseil communal suite l’énumération par Philippe Mouton des indices convergents tendant à prouver la surproduction chez CL Warneton. Les arguments avancés par l’échevin des travaux (Action)  lors de cette interview nous paraissent très approximatifs pour ne pas dire complètement ineptes…

Rappelons-nous les affirmations de M. Vandeskelde (soutenus par Mme Françoise Declercq, responsable de l’urbanisme à Comines), publiés dans l’édition de Nord Eclair du 19 août 2017 au lendemain de la publication d’une analyse de notre association dans le journal L’AVENIR. Je cite : « Nous contestons à 100% les dires des Amis de Warneton. Pour que Clarebout puisse augmenter sa production, il lui faut les autorisations nécessaires… » Et si CL Warneton n’attendait pas d’avoir les autorisations du SPW pour accroître sa production…

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Interview de M. Vandeskelde à Notélé à l’issue du conseil communal du 22 janvier 2018 (curseur vidéo entre 0:59 et 0:36) – Cliquer sur l’image pour visionner le reportage de Notélé.

Transcription de l’interview de Vandeskelde : « Ils ont un permis d’exploitation pour 2 ou 3 lignes(1). L’espace ne permet pas d’augmenter ces lignes(2). Donc, est-ce qu’ils ont un système pour augmenter la production dans ces lignes ? En tout cas, ils n’ont pas de lignes supplémentaires. C’est impossible(3). »

Analyse des affirmations de M. Vandeskelde

1. « Ils ont un permis d’exploitation pour 2 ou 3 lignes. »

FAUX : A ce jour, CL Warneton a l’autorisation d’exploiter 4 lignes de production + 2 lignes de flocons :

– Frites surgelées
Nombre de lignes autorisé : 2 (page 91 de l’annexe 8)
(numérotées 3 et 4, les n° 1 et 2 se trouvent dans l’unité de production de Neuve-Eglise)
Production : 864T/j de frites surgelées (chiffre officiel déclaré par CL Warneton dans la demande de permis unique)

– Spécialités
Nombre de lignes autorisé : 2 (page 92 de l’annexe 8)
Ces deux lignes sont numérotés 5 et 6.
Production : 216T/j  (chiffre officiel déclaré par CL Warneton dans la demande de permis unique)

– Flocons
Nombre de lignes autorisé : 2 (page 91 de l’annexe 8)
Production : 60T/j

La production totale déclarée par CL Warneton pour l’obtention du permis unique et autorisé par le SPW est de 1.140T/jour. En réalité, et selon nos sources dans l’usine, la production actuelle serait en réalité 35 à 40% supérieure à ce que le SPW a autorisé, voire près de 100% certains jours !

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