Quelques bonnes raisons d’être vigilants à Warneton (B)

Les 5 signes d’une importante urbanisation projetée dans le quartier du Pont Rouge avec le soutien de la majorité Action PS.

Ce que le groupe Ecolo reproche aux élus de la majorité Action PS, ce n’est pas seulement de vouloir développer la ville de la façon qu’ils ont choisie, mais surtout d’être incapables d’avoir un parler vrai face aux problèmes que cela engendre. Ne renonçant à aucunes coquetteries, certains  laissent à croire qu’ils regrettent leurs choix.

1. Le PACO demande une plate-forme portuaire dans des zones agricoles inondables. L’intercommunale IEG suppose un zoning à venir autour d’une plate forme portuaire dans les terres agricoles et inondables du Pont Rouge : Mr Vandeskelde le confirme.

2. L’adoption de dérogations concernant la modification du plan de secteur pour des terrains situés près des anciens établissements Wienerberger. La persistance d’énormes dépôts de gravats dans les anciens établissements Wienerberger.

3. Les erreurs manifestes qui se retrouvent dans des documents officiels destinés aux réunions de l’Eurométropôle (France-Wallonie-Flandre) concernant l’avenir de la zone agricole et inondable du Pont-Rouge. Le fait qu’il n’y ait pas eu, ou si peu, de contacts entre les autorités belges et françaises, même si elles étaient réclamées avec pertinence par ces dernières.

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Warneton (B) – Des blocs de béton qui inquiètent…

Par Antoine Pontrandolfi

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Des blocs de béton qui font de la chaussée une impasse. ©C. J.

Les plots en béton installés en décembre sur la chaussée du Pont-Rouge ont transformé la chaussée en impasse. A quelques mètres de l’usine Clarebout Potatoes, cet aménagement n’a rien d’une décision hasardeuse, et encore moins prise à la va-vite. « Nous avons adressé un courrier(1) à la bourgmestre Marie-Eve Desbuquoit en novembre 2016. Un courrier resté sans réponse » indique Patrick Maton, des Amis de Warneton. Cette lettre expliquait les inquiétudes des riverains.

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Warneton (B) – Petites et grandes histoires autour de la Lys

Par Antoine Pontrandolfi

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Le guide est passionné et passionnant. Au fil de la Lys, Philippe Mouton explique, décrypte, enseigne l’histoire de Comines-Warneton à travers le paysage. Des traces visibles de loin à celles qu’il faut deviner, la balade nous fait remonter jusqu’à l’ère glaciaire pour s’achever de nos jours. ©Photo : A. P.

De la défense de mammouth aux vestiges des templiers, l’histoire est riche de traces à Warneton.

Ancien instituteur, Philippe Mouton aime faire découvrir l’histoire de Comines à ses habitants. Par plusieurs points de passage, il illustre, le long de la Lys, le passé cominois de l’ère glaciaire à aujourd’hui. Des balades qu’il effectue pour le compte de l’ASBL Écovie.

> 45.000 ans avant J.-C : La visite guidée débute aux briqueteries de Ploegsteert. « C’est un livre ouvert sur la préhistoire locale. Là, dans les argilières, on a fait des découvertes magnifiques » résume Philippe Mouton. Comme cette défense de mammouth de deux mètres de long, découverte en novembre 1997. « Plus on creuse, plus on remonte le temps. C’est d’autant plus fascinant qu’on a découvert un puits romain à une vingtaine de mètres de là. Cette carrière est un témoin privilégié de la faune et des civilisations qui ont peuplé Comines-Warneton. La balade commence ici de la plus belle des façons

> 30.000 ans avant J.-C. : Un champ en pente et en bordure de Lys a donné lieux à d’autres découvertes d’une grande richesse entre Warneton et Bas-Warneton. Une tribu du néolithique en a fait son cadre de vie, il y a 5.000 ans. « Ces gens-là représentent bien la mutation entre les chasseurs-cueilleurs et les éleveurs. Ils avaient la Lys en contre-bas pour pêcher, une partie de pâture humide où l’herbe poussait à foison, idéale pour les bêtes et une autre en aval, plus sèche pour les cultures. On y a retrouvé des outils en silex. »

Suivre ce lien pour lire la suite : http://www.nordeclair.be/archive/d-20180112-3K00UR

Source : NORD ECLAIR – 12 janvier 2018

Hubert Reeves : « Plus rien ne nous menace. Sauf nous ! »

Entretien avec Hubert Reeves

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L’homme a développé une intelligence bien supérieure à celle nécessaire à sa survie, explique l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves. Mais, aujourd’hui, cette qualité menace directement notre avenir alors que l’issue de la bataille entre la force de «détérioration» et celle de «restauration» est incertaine.

Reporterre – Comment les choses ont-elles évolué depuis 1989, quand vous aviez discuté avec le premier Reporterre? Dans le bon sens ou dans le mauvais ?

Hubert Reeves – Les deux. La détérioration de l’environnement se poursuit, la déforestation continue à très grande allure, la pollution s’aggrave. Mais, en parallèle, la prise de conscience, ce que l’on pourrait appeler le «réveil vert», se poursuit avec une égale intensité. On est dans une situation de conflit entre deux forces. Une force de détérioration, qui se poursuit à grande allure et une force de restauration, qui se développe peut-être plus vite. Mais elle avait du retard par rapport à l’autre, qui est beaucoup plus ancienne. Comment sera cette planète dans trente ans? Personne ne le sait. Cela pourrait être bien pire. Ou bien mieux.

Quels sont les signes positifs?

Par exemple, le développement des énergies renouvelables. Il y a trente ans, quand on en parlait, les gens disaient : «Vous rêvez». Aujourd’hui, des pays comme le Danemark ou d’autres envisagent d’atteindre 20% d’électricité produite par l’énergie renouvelable; ce n’est pas rien. On s’aperçoit qu’on peut compter sur ces énergies, elles sont entrées dans le domaine des possibilités.

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« Reconnaissons la nature comme sujet de droit »

Pour la juriste Valérie Cabanes, dans une tribune au « Monde », il faut redéfinir les valeurs pivots de notre système juridique afin d’affirmer nos liens d’interdépendance avec les autres formes de vie.

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En Inde, le Gange et l’un de ses affluents, la Yamuna, sont désormais des « entités vivantes ayant le statut de personne morale ». VALERIE CABANEE

Durant dix mille ans, nous avons prospéré en tant qu’espèce grâce à des conditions climatiques favorables et des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité. Mais l’industrie s’est dernièrement imposée sur les milieux naturels en occupant l’espace et en perturbant les équilibres de l’écosystème terrestre. Le climat s’est emballé, la biodiversité s’est effondrée, la pollution est omniprésente, et les conditions mêmes de la vie sur Terre commencent à être menacées. Nous ne pouvons plus rester spectateurs. Nos choix menacent aujourd’hui la paix et la sécurité humaines.

Il est encore temps de freiner les conséquences de l’anthropocène, cette ère géologique que l’homme a façonnée et qui menace les conditions d’existence des plus vulnérables d’entre nous et hypothèque les droits des générations à venir. La justice doit pouvoir s’appuyer sur un droit de la Terre pour être en mesure de maintenir les systèmes écologiques dont nous dépendons, car c’est ainsi que nous préserverons la dignité de l’humanité. Pour cela, il faut redéfinir les valeurs pivots de notre système juridique afin d’affirmer nos liens d’interdépendance avec les autres formes de vie.

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L’économie bleue : propositions concrètes de business models innovants, rentables et non polluants

Gunter Pauli, Fondateur et Directeur de la fondation ZERI  / Créateur et concepteur de The Blue Economy (TBE)

Après avoir dirigé la marque de détergents Ecover, Gunter Pauli l’a quittée quand il s’est rendu compte que l’huile de palme utilisée pour fabriquer ses produits avait provoqué la destruction d’un million d’hectares de forêt primaire, l’habitat des orangs-outans !

Qu’une entreprise soit exemplaire parce qu’elle diminue son impact environnemental à un endroit de la planète mais provoque des destructions irréversibles à l’autre bout du monde montre les limites de certaines solutions dites « durables ».

Il se retire alors au Japon et crée la ZERI (Zero Emission Research Initiative), une fondation consacrée à l’étude de solutions innovantes, avec l’aide de 3 000 chercheurs.

La fondation ZERI a répertorié plus de 2 200 initiatives et, en collaboration avec Janine Benyus, initiatrice du concept du biomimétisme, en a sélectionné 100 qui vont « changer le monde » : Nature’s 100 Best : World Changing Innovations Inspired By Nature.

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La bienveillance pour réconcilier l’économie à court terme, la qualité de vie à moyen terme et l’environnement à long terme

La question de l’environnement est complexe du point de vue scientifique, économique et politique. Mais en définitive il s’agit d’une opposition entre altruisme et égoïsme. Si nous ne nous soucions pas du destin des générations futures et des millions d’autres espèces qui sont nos concitoyens dans ce monde, nous n’avons guère de raison de nous inquiéter de la question de l’environnement : nous ne serons plus là dans une centaine d’années.

Nous devons donc comprendre que l’altruisme est le seul concept qui peut réconcilier à la fois les besoins de l’économie à court terme, la qualité de vie à moyen terme et l’environnement à long terme.

On peut supposer que la vaste majorité des gens sont de bonne volonté et ont le désir de bâtir un monde meilleur. Ce but peut être accompli grâce à la bienveillance. Si nous avons plus de considération pour l’autre, nous mettrons en place une économie solidaire, nous ferons de notre mieux pour remédier aux inégalités et promouvoir ainsi une meilleure harmonie dans la société. Nous ferons tout ce qu’il faut pour ne pas outrepasser les « limites planétaires » au sein de laquelle l’humanité et le reste de la biosphère pourraient continuer à prospérer.

Nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes fondamentalement interdépendants et nous avons donc besoin de rehausser le niveau de notre coopération et de notre solidarité.

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Warneton (B) – Des plots en béton au Pont rouge

par Christelle Jeudy (Voix du Nord)

Au Pont-Rouge, des plots en béton ont été installés, transformant la chaussée en impasse.

Des plots en béton barrent dorénavant la route à hauteur du chemin de la Grande Haie et de l’usine Clarebout Potatoes. La chaussée du Pont Rouge est devenue, de fait, une impasse, une décision prise par la commune et appliquée depuis le 22 décembre. Explications de l’échevin, Didier Vandeskelde : « Au départ, les Voies navigables comptaient créer une nouvelle route du chemin de la grande haie jusqu’à la future plateforme portuaire du Pont-Rouge. Mais le carrefour a été jugé dangereux, il aurait fallu réaliser un feu rouge ou créer un stop ».

Le chemin de la Grande-Haie, nouvelle route créée pour que les camions se rendant chez Clarebout puissent facilement passer de la RN58 à l’usine, n’était de plus pas toujours utilisé par les poids lourds qui continuaient à passer par la chaussée du Pont-Rouge. « Les riverains se plaignaient du charroi, donc, pendant trois mois, nous avons décidé de mettre la rue en impasse et on fera le point après ». poursuit Didier Vandeskelde.

(…)

Source : NORD ECLAIR – 10 janvier 2018

Remarques des Amis de Warneton

  • Les explications de M. Vandeskelde confirment nos craintes d’une augmentation du nombre de camions et de tracteurs convergeant vers la future plateforme portuaire et l’usine Clarebout…
  • A notre connaissance, il est toujours prévu qu’une route relie la chaussée du Pont-Rouge à la plateforme portuaire via l’entrée du parking de l’usine Clarebout. Voir l’illustration ci-dessous.

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Articles connexes

N58 – Réfection du revêtement entre Frelinghien et Comines

Ce chantier a débuté le 13 novembre dernier et vise à réhabiliter le revêtement de la N58 entre Frelinghien (BK 40.2) et Comines-Warneton (BK 27.4) soit sur environ 13 km, dans les deux sens de circulation.

Depuis le vendredi 22 décembre, la première phase du chantier, qui visait à réhabiliter 8 km de la nationale depuis la frontière française, vers la Flandre est achevée. Les voies ont été libérées.

Vers la France, par contre, une seule voie reste disponible cet hiver depuis le lieu-dit du « Cœur joyeux » : la bande de circulation qui a accueilli le trafic pendant le chantier devra faire l’objet d’une rénovation au printemps prochain, lors de la poursuite du chantier, avant de pouvoir être à nouveau empruntée en toute sécurité par les usagers. Il est impossible de réaliser ces travaux pendant l’hiver. Cette rénovation des voies vers la France était déjà programmée initialement.

Source : NORD ECLAIR – 3 janvier 2018

Panique en Occident : La Chine arrête d’importer nos déchets

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L’année passée la Chine a décidé de mettre fin à toutes ses importations de déchets plastiques. L’interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2018 et il y a déjà des répercussions dans les ‘pays développés’. La Chine était le plus gros importateur mondial de matériaux recyclables.

Au mois de juillet la Chine a notifié l’Organisation mondiale du commerce de sa décision d’arrêter complètement l’importation de 24 catégories de matières recyclables. Cette interdiction contre les déchets étrangers s’applique au textile, au plastique et au papier. La Chine compte remplacer les matériaux importés par les matériaux collectés et recyclés par son propre marché domestique.

L’impact de cette décision aura des conséquences sérieuses dans les pays qui ont développé l’habitude d’exporter leurs déchets. L’Union Européenne exporte environs 87% du plastique collecté vers la Chine. La situation des États-Unis, du Royaume-Uni et du Japon est la même, ces pays dépendent presque exclusivement de leurs exportations de matières recyclables.  Ces pays n’ont pas développé l’infrastructure nécessaire pour gérer leurs propres déchets. Où est-ce que tous ces déchets vont aller ? Est-ce qu’on va se retrouver avec des montagnes de plastique ?

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