Bonne Année 2018 et « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde! »

Interview imaginaire de l’apôtre de la non-violence faite à partir de citations exactes.

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Mahatma Gandhi (1869-1948).

Avant d’être assassiné en 1948 par un fanatique hindou, à 80 ans, le Mahatma Gandhi ( “La Grande Âme ”) eut le temps de beaucoup s’exprimer sur la désobéissance civile et la non-violence comme moyen d’action politique. Écoutons comment il lutta… en paroles, son arme préférée.

Pourquoi pensez-vous que la non-violence peut venir à bout de toute les servitudes du monde ? Ce serait la force suprême ?

La force ne vient pas des capacités physiques. Elle vient d’une indomptable volonté. La non-violence est mon premier article de foi. C’est aussi le dernier article de mon credo. Je ne suis pas visionnaire. Je prétends être un idéaliste pratique. La religion de la non-violence n’est pas réservée aux saints ; elle est aussi destinée à l’homme moyen. La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.

Mais comment rester serein et maître de soi ?

Le courage n’est rien sans la sérénité. Le seul tyran que j’accepte en ce monde est la calme voix intérieure. On ne peut battre son adversaire que par l’amour et non la haine. La haine est la forme la plus subtile de la violence. Le vrai démocrate est celui qui, grâce à des moyens purement non-violents, défend sa liberté, par conséquent celle de son pays et finalement celle de l’humanité tout entière.

Ce qui triomphe avec vous, ce serait la vérité et la discipline qui permettraient de briser les chaînes du travail… Êtes-vous réellement l’apôtre de la résistance passive ?

La vérité est dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher. Je me considère comme un soldat, toutefois un soldat de la paix. Je connais la valeur de la discipline et de la vérité. Il existe dans toutes les langues un mot généralement très bref : « Non ! » A la minute même où les travailleurs comprennent que le choix leur est offert de dire oui quand ils pensent oui et non quand ils pensent non, le travailleur devient le maître et le capital, l’esclave.

L’homme libre pense librement ?

Il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement que de s’aventurer dans l’indépendance intellectuelle. En fait, ce n’est pas l’opposition mais le conformisme et l’inertie qui ont de tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution des consciences. Ma vie est mon seul enseignement. Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ! Le bonheur, c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.

Vous avez fait plier l’empire britannique et arraché l’indépendance : vous vous êtes battu autrement !

Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance. Pour progresser, il ne faut pas répéter l’histoire mais en produire une nouvelle. Il faut ajouter à l’héritage que nous ont laissé nos ancêtres. Nous devenons ce qui est l’objet de nos aspirations les plus profondes. Nul être humain n’est trop mauvais pour être sauvé. Œil pour œil et le monde deviendra aveugle.

Source : LE SOIR – 17 juin 2016

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