Tournai : Des riverains se plaignent du bruit des bateaux

Par Vincent Dubois

Des riverains du quai du Luchet d’Antoing, à Tournai, se plaignent du bruit provoqué par les péniches qui se garent en face la nuit. La réponse des voies hydrauliques…

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Certains riverains du quai du Luchet d’Antoing se sont plaints auprès du bourgmestre ff de Tournai, Paul-Olivier Delannois, des nuisances sonores provoquées par des péniches qui stationneraient le long du quai durant la nuit.
Ils pointent notamment du doigt le vrombissement des groupes électrogènes utilisés par les bateliers. « De surcroît, souligne l’un de ces interlocuteurs, des péniches stationnent à la hauteur d’un panneau indiquant une interdiction de stationner à cet endroit… »

Du côté des Voies hydrauliques, la réponse ne s’est pas fait attendre. Elle est signée par Christophe Vanmuysen, inspecteur général au SPW, à la Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques (département des études et de l’appui à la gestion), pour être tout à fait complet.

« Sur le trajet d’Antoing à Tournai, il n’existe malheureusement que très peu de points d’amarrage, écrit l’inspecteur général. Une péniche, même stoppée l’espace d’une nuit avant la réouverture des écluses et les premières manœuvres du pont Notre-Dame, ne peut jeter l’ancre n’importe où au milieu de la passe navigable de l’Escaut. Et les horaires de l’alternat à Tournai l’amènent à stopper son trajet vers 22h, et à remettre en marche ses machines vers 5h30.
Nous devons en effet à ce titre mentionner la différence « légale » qui existe entre arrêt et stationnement, en termes de navigation, tout comme dans le code de la route. Une péniche en attente de la première ouverture d’écluse le matin est considérée comme à l’arrêt et non en stationnement. Elle est dès lors autorisée à s’amarrer sur les bollards tel qu’au Luchet d’Antoing.

En ce qui concerne les groupes électrogènes, à défaut de possibilité de se brancher au réseau électrique au niveau de ces bollards, ils constituent les seules solutions techniques que les bateliers peuvent utiliser afin de se chauffer, s’éclairer et faire fonctionner les différents appareillages indispensables à ce qui constitue à la fois leur lieu de vie et de travail.
Sachez que les normes de bruit et de pollution appliquées sur les groupes et les motorisations de péniches sont de plus en plus drastiques, mais aussi et surtout que les bateliers, pour qui ces groupes et moteurs fonctionnent à proximité immédiate de leurs chambres, sont les premiers à souhaiter qu’ils soient le plus silencieux ! A fortiori sur une structure constituée majoritairement d’acier, et donc aisément sujette aux vibrations.
Hormis ces explications, nous ne pouvons malheureusement pas apporter de solution pérenne à la situation que vous évoquez en ce qu’elle ne relève d’aucune infraction aux règles de la navigation. La Direction des Voies hydrauliques de Tournai va cependant rappeler aux bateliers les règles élémentaires de bon voisinage lorsqu’ils stationnent leur péniche au bas d’immeubles habités. »

Bref, quand on s’installe au bord d’un fleuve, c’est un peu comme quand on aménage à la campagne, là où sonne l’Angelus, chantent les coqs, caquettent les poules et travaillent les tracteurs dans les champs…

Source : L’AVENIR – 27 janvier 2018

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