Quand le productivisme nuit à l’agriculture

Par Laure Cailloce

Vincent Bretagnolle étudie les alternatives à l’agriculture intensive sur les 450 kilomètres carrés d’une zone agricole située au sud de Niort. Il explique à CNRS Le journal comment un moindre recours aux pesticides augmente les revenus des agriculteurs sans affecter leur production.

Conduire des expérimentations sur un territoire de 450 kilomètres carrés, comme vous le faites dans la zone atelier de Chizé, ce n’est pas banal. Pouvez-vous nous expliquer le principe de vos recherches ?

Vincent Bretagnolle : La zone atelier « Plaine et val de Sèvres » – c’est son nom officiel – a été créée en 1994 sur un constat : le modèle agricole productiviste est en bout de course. Il dégrade l’environnement et la biodiversité, a des conséquences délétères sur la santé humaine – au premier chef, sur celle des agriculteurs –, et n’est plus viable économiquement puisqu’on assiste à la baisse continue des revenus des mêmes agriculteurs. Face à ce constat, la question qui se pose est la suivante : quel modèle inventer pour l’agriculture de demain ? À Chizé, nous avons décidé d’explorer la piste de l’agroécologie, une agriculture durable qui utilise les ressources de la nature pour se développer. Mais, à la différence de la plupart des études basées sur des modèles théoriques ou menées dans des stations expérimentales hors-sol, nous testons toutes nos hypothèses en conditions réelles, grâce à la participation des agriculteurs : près de 200 exploitations ont ainsi accepté de collaborer ces dix dernières années.

À quoi ressemble votre zone d’étude, concrètement ?

V. B. : C’est une des grandes plaines céréalières de France où l’on cultive le blé, le colza, le tournesol, mais aussi le maïs ou la luzerne. Les terres y étant très pauvres, on y pratique encore beaucoup l’élevage, même si les prairies ont disparu au profit des stabulations, ces bâtiments où les animaux vivent à longueur d’année. 450 exploitations agricoles sont aujourd’hui présentes sur ce territoire, qui a la particularité d’être classé Natura 2000 du fait de la présence d’oiseaux protégés comme le busard ou l’outarde canepetière. On y trouve encore des haies, des petits bosquets, et quelques vignes dans le sud de la zone, mais ces éléments du paysage très prisés des insectes et des oiseaux disparaissent progressivement.

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Source : LEJOURNAL.CNRS.FR – 27 février 2018

En Suisse, les citoyens s’opposent à l’agriculture intensive

Par Mathilde Sallé de Chou

En Suisse, l’agriculture intensive pourrait bien disparaître dans les années à venir. C’est en tout cas le sens de cette initiative citoyenne. Explications.

Voilà un exemple de démocratie participative inspirant.

En Suisse, l’initiative populaire fédérale est un droit civique qui permet aux citoyens de proposer une modification totale ou partielle de la Constitution. Pour ce faire, il faut réunir le soutien d’au moins 100.000 citoyens ayant le droit de vote. C’est dans ce cadre que se sont exprimés nos voisins helvètes, déterminés à se battre « Pour une eau potable propre et une alimentation saine».

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Leur proposition : supprimer les subventions allouées aux exploitations qui utilisent des pesticides et des antibiotiques prophylactiques (préventifs) pour mettre un terme à une agriculture intensive. Soutenu par 114.420 citoyens, le projet de loi a été déposé à la Chancellerie fédérale le 18 janvier dernier.

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VIDÉO – Comment ralentir le réchauffement climatique en 5 gestes ?

Par Charlotte Hattenberger

Symbole de la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, les ours polaires sont une espèce particulièrement menacée. Principal danger : le réchauffement climatique qui empêche les ours de chasser et donc de se nourrir. Mais quels gestes peut-on faire au quotidien pour préserver la planète ?

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Symbole de la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, les ours polaires sont une espèce particulièrement menacée. Photo : ICEPEOPLE.NET

Trier ses déchets, soutenir les associations de protection de l’environnement, préférer les sacs réutilisables… Il existe de nombreux gestes et initiatives éco-responsables. Mais les connaissez-vous tous ? A l’occasion de la Journée internationale de l’ours polaire, France Bleu vous propose cinq gestes simples pour participer à notre échelle à la sauvegarde de la planète.

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Source : FRANCEBLEU.FR – 27 février 2018

Climat : la Belgique sur la mauvaise pente

Par Cécile de Schoutheete

Le 15 janvier 2018, la Belgique a communiqué à la Commission européenne son Inventaire national des émissions de gaz à effet de serre (GES) portant sur les émissions 1990-2016. Les émissions de notre pays sont reparties à la hausse pour la deuxième année consécutive, mettant fin à une longue période de réduction depuis 2005 environ.

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Artificialisation des sols

En 32 ans, les terres artificialisées ont connu une croissance de 520 km2 en Wallonie ou une artificialisation moyenne de + 16,2 km2/an.

Gain/perte de superficies (annuelles) des principales utilisations du sol par période

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Sources : SPF-Finances/AGDP- Base de données Bodem/Sol aux 1er janvier ; Nomenclature CPDT-DGO3-IWEPS ; Calculs : IWEPS, 2017
Note : la dernière période du graphique représente une période de 2 ans plutôt que 5

La construction de bâtiments, d’infrastructures et d’équipements entraîne une artificialisation du territoire wallon. En 2017, les terrains artificialisés couvraient entre 1.780 et 1.600 km2, soit 11 à 15 % du territoire. Entre 1985 et 2017, les terrains artificialisés (sans les espaces non cadastrés) ont connu une croissance d’environ 520 km2, ce qui correspond à une artificialisation moyenne de 16,2 km2/an. Cette artificialisation s’est faite principalement au détriment des terres agricoles, avec, d’après des chiffres issus du cadastre, une perte de superficie de 567 km2 entre 1985 et 2017 (soit -6,1 % en 32 ans).

Durant cette période de 1985 à 2017, la croissance des terrains artificialisés a été la plus intense entre la fin des années 1980 et la fin des années 1990, avec une artificialisation moyenne de plus de 18 km2/an. Durant les années 2000, l’artificialisation est tombée à 16 km2/an et elle baisse encore entre 2010 et 2015 à 12,7 km2/an.

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Stop au bétonnage des terres – Journée des luttes paysannes

La Journée Internationale des luttes paysannes est l’occasion de s’engager auprès des paysan.ne.s du monde entier pour réclamer le respect de leurs droits (le droit à la terre, le droit aux semences ou le droit à un revenu décent) et renforcer les alternatives aux systèmes agro-industriels.

Grande mobilisation
le 15 avril 2018 (10h00-16h00)
Domaine de Cambron, 7940 Brugelette (Pairi Daiza), Belgique

Organisation : FIAN Belgium
Plan d’accès

A l’occasion de la journée internationale des luttes paysannes, plus de 30 organisations – collectifs citoyens, syndicats paysans, ONG, associations environnementalistes et militantes – mèneront une action pour protéger des terres agricoles menacées par un projet de route vers le parc Pairi Daiza. Rendez-vous pour une journée de mobilisation conviviale, festive et engagée.

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Une action symbolique à Brugelette

Les organisations participantes sont réunies au sein du Réseau de Soutien à l’Agriculture Paysanne (ReSAP) et du mouvement « pays vert et collines » afin de protéger les terres agricoles et défendre le développement de projets d’agriculture paysanne. Elles ont choisi de mener une action symbolique sur des terres menacées par la construction d’une route pour le parc Pairi Daiza.

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Zéro Phyto 100% Bio à Bailleul

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Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

SÉANCE-DÉBAT LE DIMANCHE 25 MARS À 18H30 dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Débat avec l’association Terre de Liens.
– lundi 26 mars 14H DERNIÈRE SÉANCE

Flyers et affiche à télécharger ici ►► www.dahu.bio/evenements/projections/429-zero-phyto-100-bio-a-bailleul

Nombreuses infos sur le site du cinéma http://flandria.cine.allocine.fr/
Sur le site du film www.0phyto-100pour100bio.fr
Toutes les projections www.dahu.bio/evenements

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Flandres : ces terres françaises louées à prix d’or

Par Suzanne URGACZ

Le phénomène est flagrant le long de la frontière. Et pour cause, les Belges sont prêts à louer dix fois plus cher les terres agricoles. Certains Nordistes cèdent…

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Warneton (B) – Un tracteur transportant des choux de Bruxelles provenant de France se dirige vers une exploitation belge…

L’origine du problème

«Je ne veux pas faire d’anti-Belge – on a tous un ancêtre flamand, surtout par chez nous –, mais ce que je peux dire, c’est que très peu de Français cultivent en Belgique en proportion !» C’est par cette phrase que Francis Vermersch, agriculteur retraité d’Uxem, président de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles du Nord (FDSEA) et membre de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), évoque le phénomène qu’il connaît bien. Il est la résultante de plusieurs choses : le coût des terres en Belgique d’abord. Selon qu’on soit d’un côté ou de l’autre de la frontière, les prix flambent. «En France, un hectare se vend entre 15.000 et 18.000 euros. En Belgique, on est entre 50.000 et 70.000 euros ! Les Belges ont un peu de terrain autour de leur ferme, mais ils le consacrent à l’élevage. C’est difficile pour eux d’avoir une grosse exploitation agricole.» En France, 70 à 80 % des terres sont en fermage (contrat qui lie un propriétaire à un agriculteur), l’agriculteur est protégé par ce statut. Ce n’est pas le cas en Belgique où le fermage n’existe pas. Tous les ans, les sujets du royaume se mettent donc en quête de terre et sont prêts à payer le tarif appliqué chez eux mais pour la location : 1.000 à 1.500 euros par hectare et par an. « En France, le prix est de 150 euros…» D’où la tentation de certains propriétaires d’accueillir ces exilés agricoles. Et on touche la deuxième explication : les retraites des agriculteurs – 1.000 euros en moyenne par mois après 40 ans de labeur et de labour – les poussent à contractualiser avec les Belges pour mettre du beurre dans les épinards.

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Ces agriculteurs belges qui sèment l’inquiétude dans le Nord

Par Bertrand Verfaillie

Distorsion de concurrence, location de terres dans des conditions douteuses, voire utilisation de pesticides interdits… La présence de cultivateurs belges dans le Nord de la France suscite de plus en plus de questions. Ont-ils donc le champ libre ? Mediacités a mené l’enquête.

“Au moins cent hectares dans la seule vallée de la Lys ! » « Je n’ose dire des milliers d’hectares dans le département du Nord, mais sûrement plusieurs centaines. » « Des milliers et des milliers d’hectares tout au long de la frontière, des Flandres aux Ardennes ». Ce qu’évoquent – sur le ton de l’alarme – ces agriculteurs de la région interrogés par Mediacités, ce sont les champs loués et cultivés chez nous par leurs homologues belges. Certes, les estimations sont floues. Mais elles sont si nombreuses et récurrentes que le phénomène ne peut être nié.

« Il y a longtemps que des Flamands ou des Wallons viennent chercher chez nous les terres qui leur manquent. Je pense néanmoins que la pratique se développe », indique Dominique Fosse, chef de service à la Safer Hauts-de-France, organisme chargé des questions foncières agricoles. « Nous ne connaissons pas les surfaces et les Douanes ne sont pas capables de nous renseigner sur les volumes de pommes de terre et de légumes produits sous ce régime », déplore le président de la Chambre d’agriculture Nord – Pas de Calais, Jean-Bernard Bayard.

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L’entreprise CL Warneton agrandit ses parkings sans permis.

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Philippe Mouton

Je demande à ce que le Collège Echevinal
– fasse le point sur le rapport des agents constatateurs,
– fasse stopper de nouveaux travaux exécutés sans permis,
– exige une demande de permis,
– organise une enquête publique,

Comment se fait-il que les ouvriers communaux en charge du trottoir dans la chaussée de Lille soient au courant qu’une route arrivera des parkings de Clarebout jusqu’à hauteur du Ravel (juste après la dernière maison de la Chaussée de Lille) ?
Le fonctionnaire de la ville qui me répond à ce sujet me signale qu’aucune demande n’a été faite par l’entreprise pour des travaux de construction de parkings mais en vérité ceux-ci sont en cours.
Je m’interroge donc sur la communication entre les services de la commune.
Quand on sait la vitesse d’exécution des précédents travaux sans permis chez Clarebout, il y a urgence.

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Vue aérienne : Google Maps

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Philippe Mouton
Conseiller Communal Ecolo à Comines-Warneton.
26 février 2018