D’ici 2050, 50 à 700 millions de personnes pourraient être forcées de migrer à cause… de l’état « critique » des sols

Par Aurélia Payelle

La détérioration des sols de la planète et la diminution de leur productivité rend les sociétés plus vulnérables à l’instabilité sociale explique une étude.

Les sols sont dans un état critique. C’est le constat alarmant publié dans une vaste étude, le lundi 26 mars 2018, à l’issu de la 6ème session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui avait lieu du 17 au 24 mars 2018 en Colombie, à Medellin. Ce rapport qui a demandé 3 ans de travail a impliqué pas moins de 3.000 scientifiques, gouvernements, indigènes et populations locales. Leurs observations, données et témoignages ont été décortiqués par une centaine de chercheurs venus de 45 pays différents, puis été regroupés dans un rapport d’un millier de pages. Il s’agit de la première étude mondiale sur l’état des sols. Et son constat est alarmant.

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Les travaux de la N58 vont pouvoir reprendre…

4,96 millions d’euros hors TVA

C’était le budget initial alloué par la SOFICO1,  pour la réfection des quatre voies de la N58 dont les travaux ont commencé le 13 novembre dernier. La première phase du chantier, qui visait à réhabiliter 8 km de la route nationale entre Frelinghien (BK 40,2)  et Warneton (BK 27,4), est achevée depuis le vendredi 22 décembre. Les voies ont ensuite été libérées.

Le 20 avril dernier, la Police de Comines-Warneton annonce que les travaux de réfection sur la N58 sont momentanément suspendus. En effet, le Service Public de Wallonie, responsable du chantier, cherche de nouveaux subsides auprès de la SOFICO afin de pouvoir refaire les fondations de la chaussée et ainsi garantir une durabilité dans le temps de la qualité des voies de circulation (nids de poule, affaissement).

Selon M. Vandeskelde (L’Avenir du 26/04/2018),  « Le problème est technique: on ne peut pas faire des sondages tous les mètres pour savoir si les fondations sont bonnes. Il s’est avéré, lors du chantier, qu’en deux endroits, entre Le Touquet et la sortie du Pont-Rouge, le coffre doit être refait si on veut une durabilité de la voie. Ce qui entraîne des frais supplémentaires. (…) « 

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Le sable, une ressource en voie d’épuisement

Par Camille Richer

Le sable, prisé par de multiples industries, est devenu si précieux que des trafiquants ont investi son marché. Mais nous épuisons cette ressource naturelle, ce qui a de graves conséquences notamment écologiques. L’infographie ci-dessous analyse la situation.

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Source de cette infographie : http://trademachines.fr/info/sable/

Chaque année dans le monde, 40 milliards de tonnes de sable sont extraites pour satisfaire en particulier les besoins de l’industrie de la construction. Cette ressource – si précieuse que les mafias en trafiquent – n’est pourtant pas infinie. Nous l’épuisons à grande vitesse, au risque de lourdes conséquences écologiques et économiques. Mais des solutions de substitution existent.

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Source : REPORTERRE.NET – 26 avril 2018

Articles connexes

Néonicotinoïdes : l’Europe cesse de jouer à la roulette ruche

Par Coralie Schaub

Les Etats membres ont voté vendredi une proposition de la Commission visant à interdire les trois principaux pesticides néonicotinoïdes sur toutes les cultures en plein champ.

C’est un vote historique. Et une énorme surprise. Vendredi, l’Europe a dit «non» aux trois principaux pesticides néonicotinoïdes dits «tueurs d’abeilles». Ces insecticides au nom si imprononçable qu’ils sont surnommés «néonics» ont été commercialisés dans les années 90 pour les grandes cultures, les céréales, les légumes mais aussi les fruits, et sont devenus les plus vendus au monde. A tel point qu’ils sont omniprésents dans l’eau, l’air, le sol, les plantes, jusqu’au contenu de nos assiettes et nos verres. Neurotoxiques, ils agissent sur le système nerveux central des insectes, provoquant une paralysie mortelle. Résultat, ils massacrent les «nuisibles» qu’ils visent, mais aussi les pollinisateurs (ils sont jusqu’à 10 000 fois plus toxiques pour les abeilles que le très décrié DDT), la faune du sol, de l’air et des rivières. Vers de terre, batraciens ou oiseaux, nul n’y échappe, directement ou indirectement. Pas même l’homme. Plusieurs études ont établi un lien entre ces pesticides et les maladies du spectre autistique, les malformations cardiaques… Ils sont aussi perturbateurs endocriniens, cancérigènes, et ont des effets sur la thyroïde, le foie et les testicules.

Un vote crucial

C’est dire si le vote de ce vendredi était crucial. Il s’agissait, pour les vingt-huit Etats de l’UE, de décider du sort de trois néonics, la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame, déjà soumis depuis 2013 à un moratoire partiel s’appliquant aux cultures qui attirent les abeilles (comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol). La Commission européenne défendait l’élargissement de cette interdiction à toutes les cultures en plein champ, sur la base de l’avis scientifique de l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) – pourtant réputée plutôt proche des lobbies de l’agrochimie –, qui avait confirmé en février la dangerosité de ces substances.

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Source : LIBERATION.FR – 27 avril 2018

Le Parlement européen milite pour l’interdiction des néonicotinoïdes

Les législateurs européens ont appelé la Commission à convaincre les États membres de soutenir l’interdiction des néonicotinoïdes et éviter ainsi d’autres retards qui seraient nocifs pour l’environnement et les abeilles.

Les eurodéputés des principaux groupes politiques du Parlement européen ont adressé une lettre le 20 mars à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, et à Vytenis Andriukaitus, le commissaire européen à la santé.

Dans cette lettre, ils demandent à la Commission d’éviter de retarder davantage l’interdiction des néonicotinoïdes lors de la prochaine réunion du comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux (SCOPAFF) le 22 mars, estimant que cela serait nocif pour les abeilles et l’environnement.

« Un retard supplémentaire dans la prise de décision prolongera l’exposition des abeilles et des autres pollinisateurs aux toxines qui les tuent, avec des conséquences graves pour les produits alimentaires, en particulier le miel », ont averti les eurodéputés.

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Source : EURACTIV.FR – 22 mars 2018

La disparition des abeilles inquiète le secteur privé

PAr Sam Morgan

Le déclin des pollinisateurs pourrait nuire à la qualité des récoltes et à la quantité de matières premières, selon une étude des Nations Unies révélant que la plupart des entreprises ne savent pas comment lutter contre ce phénomène.

Les populations d’abeilles, de papillons et de moucherons sont en déclin dans le monde en raison de plusieurs facteurs, notamment l’utilisation intensive de pesticides et d’insecticides, ainsi que les maladies qui se transmettent des espèces domestiques à leurs cousines sauvages.

Plus d’un tiers des espèces d’abeilles sauvages et de papillons sont en voie d’extinction dans certaines régions. Une nouvelle étude menée par le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature (UNEP-WCMW) de l’ONU a révélé le coût que pourrait avoir cette disparition sur l’offre alimentaire.

Près des trois quarts des cultures vivrières dépendent de la pollinisation, un chiffre qui a augmenté de 400 % depuis les années 1960.

L’étude sur le déclin des pollinisateurs de l’UNEP-WCMW a révélé que les abeilles et les autres pollinisateurs représentent jusqu’à 468 milliards d’euros par an. Les pollinisateurs sauvages représentent la moitié de ce chiffre, leur disparition aurait donc des conséquences irréversibles sur la chaîne agroalimentaire.

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Source : EURACTIV.FR – 17 avril 2018

Inquiétude autour d’une classe de pesticides omniprésents dans les céréales et les fruits

Des chercheurs ont lancé une alerte sur les risques potentiels pour l’homme de pesticides utilisés à grande échelle en agriculture pour détruire les moisissures.

L’ONG Générations Futures a réclamé ce mardi la suspension de l’utilisation d’une classe de fongicides qui se retrouvent dans la nourriture, après l’alerte lancée par des scientifiques.

Le 15 avril, dans une tribune publiée dans Libération, des chercheurs (CNRS, INRA, Inserm) ont pointé du doigt les pesticides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), utilisés « à grande échelle » en agriculture pour détruire les moisissures qui se développent sur les céréales ou les fruits.

Cette substance vise « à bloquer une étape clé de la respiration des champignons. Or, les cellules de tous les êtres vivants respirent », expliquent-ils. Selon leurs travaux, le blocage de cette enzyme SDH peut « entraîner à long terme, un changement de la structure de notre ADN : ce sont des phénomènes de modifications épigénétiques », qui peuvent provoquer la survenue de cancers. Mais ces modifications « ne sont pas détectées, ni testées avant la mise sur le marché des pesticides », dénoncent-ils.

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Source : SUDOUEST.FR – 24 avril 2018

Wallonie – Conserver des terres agricoles

par Janine Kievits

Alors que les autorités wallonnes aiment à présenter leur Région comme disposant d’importantes réserves foncières propres à accueillir de nouvelles activités économiques, les surfaces agricoles fondent. Une évolution inquiétante à plus d’un titre.

Article réalisé dans le cadre du dossier « Y a-t-il un pilote dans la grue ? »
à lire dans le n°55 de la revue « Politique »

En Belgique, bon an, mal an, c’est à peu près un terrain de football qui est urbanisé toutes les heures. Faut-il s’en étonner ? Mille raisons convergent pour pousser l’autorité publique et le citoyen à urbaniser les terres.

La plus-value d’urbanisme d’abord, sur laquelle peuvent se bâtir de véritables fortunes. En Wallonie, un terrain constructible vaut quasiment quinze fois plus qu’une terre agricole, en Flandre près de cinquante fois plus [1] ! Dans ces conditions, comment s’étonner que tant de particuliers se pressent au portillon du ministre responsable dans l’espoir de voir « passer leur terrain en zone rouge » (c’est à dire de la zone agricole le plus souvent, à la zone d’habitat) ?

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Réforme de la Politique Agricole Commune – la société civile se mobilise

Le système agricole et alimentaire européen est en faillite : il ne profite qu’à une minorité, au détriment des consommateurs, de l’agriculture familiale et locale et de l’environnement. Une consultation sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) est en cours. La société civile est bien décidée à se faire entendre. Et appelle les citoyens à s’exprimer.

Les débats sur la PAC sont habituellement confinés, et soumis à une pression intensive du lobby agro-alimentaire. Mais, jusqu’au 2 mai, la Commission Européenne consulte les citoyens. Une telle opportunité ne se représentera peut-être plus. Or, vu qu’elle touche à l’alimentation, la santé, la biodiversité et les paysages, l’agriculture est typiquement une politique sur laquelle doit pouvoir s’exprimer le plus grand nombre.

Réunis en plateforme commune en Belgique, Natagora, Natuurpunt, le WWF-Belgique, Inter Environnement Wallonie et Bond Beter Leefmilieu ont mis en place un outil pour permettre aux citoyens de s’exprimer de façon simple et rapide à cette consultation. Les associations appellent un maximum de personnes à se faire entendre. L’outil est disponible sur natagora.be/pac et wwf.be/fr/livingland. Une cinquantaine d’ONG dans toute l’Europe mobilisent leurs concitoyens à participer à la consultation également. L’enjeu est local mais aussi véritablement européen.

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Enquête : quand la PAC finance la pollution

Où va l’argent de la Politique agricole commune (PAC) ? C’est à cette question que nous avons voulu répondre en commandant une enquête à Mark Lee Hunter, journaliste d’investigation, afin de déterminer si les exploitations agricoles qui polluent le plus recevaient des subventions européennes de la PAC. Mettons tout de suite fin au suspense : la réponse est oui.

 

Les pollutions environnementales sont très mal surveillées

Afin d’arriver à cette conclusion, deux jeux de données ont été croisés : la liste des bénéficiaires des aides PAC et les montants alloués, et la liste qui répertorie les émissions d’ammoniac par ferme (c’est la seule pollution qui soit suivie à l’échelle des exploitations). Nous avons ainsi effectué un classement des exploitations qui polluent le plus alors qu’elles reçoivent beaucoup de subventions. L’ammoniac est un composé chimique dont l’odeur âcre est caractéristique et il provient principalement des activités agricoles. Il peut impacter sévèrement la santé humaine et la vie sauvage lorsqu’il est relâché dans l’environnement.

Sauf que nous nous sommes vite rendus compte que ce système de suivi des émissions d’ammoniac était loin d’être sérieux et suffisant. A peine 3% des émissions d’ammoniac liées à l’élevage sont répertoriées dans cette base de données, alors que l’élevage représente 64% des émissions d’ammoniac en France. Par ailleurs, il existe 31 000 fermes porcines et/ou avicoles en France, seules 727 d’entre elles figurent dans la base de données ! Sans compter que les fermes bovines n’y figurent même pas alors qu’elles sont de grosses contributrices.

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