Origine des eaux utilisées par CL WARNETON

Attention ! Les chiffres ci-dessous correspondent à une production journalière de produits finis s’élevant à 1.140 tonnes/jour (tonnage officiel autorisé par le SPW)… Comme CL Warneton produit en réalité beaucoup plus, les chiffres ci-dessous sont à augmenter d’autant plus….

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L’établissement dispose de quatre sources d’approvisionnement en eau, à savoir:

  • de l’eau de distribution publique,
  • des eaux pluviales,
  • de l’eau de captage de la Lys,
  • de l’eau recyclée, issue de sa station d’épuration.

L’eau de distribution publique est essentiellement utilisée pour les usages domestiques de l’établissement. Elle peut également être utilisé dans les installations de production (blanchissement et lignes de flocons)

La consommation d’eau de distribution pour les usages industriels n’est pas fixe et varie selon les jours et les besoins. L’établissement dispose à cet effet d’un bassin de stockage d’une capacité de 500 m3 qu’il ponctionne en cas de nécessité. Cette consommation est actuellement estimée à 50.000 m3/an; le demandeur espère diminuer à 12.000 m3 en privilégiant d’autres sources d’approvisionnement.

Les eaux pluviales récoltées au niveau des toitures d’une partie des bâtiments sont utilisées dans les systèmes de refroidissement des unités logistiques du froid, mais également pour le triage et le lavage des pommes de terre.

L’eau issue des captages de la Lys est utilisée pour les parties suivantes du process :

  • blanchiment (frites et flocons);
  • passage des frites dans les bacs contenant du pyrophosphate;
  • refroidisseurs de la ligne de flocons;
  • préparation de polymère;
  • alimentation des chaudières à vapeur;
  • nettoyage à l’eau chaude.

L’eau captée dans la Lys subit un traitement par micro-filtration et d’osmose inversée. Le demandeur dispose actuellement d’une autorisation de captage de 45 m3/h, soit 394.200 m3/an. Il souhaite augmenter cette capacité à 100 m3/h ou encore 876.000 m3/an.

Enfin l’eau recyclée, issue de la station d’épuration est utilisée aux postes suivants :
lavage des pommes de terre;

  • triage;
  • bain de sel;
  • brossage après épluchage et coupes.

Type d’eaux usées déversées

L’établissement génère des eaux usées industrielles, des eaux usées domestiques et des eaux pluviales.

Les eaux usées industrielles issues des activités de l’établissement sont composées :

  • des eaux issues du lavage des pommes de terre, ce dernier étant réalisé en circuit fermé, mais nécessite des purges qui sont envoyées vers la station d’épuration de l’établissement;
  • des eaux issues des bains de sel;
  • des eaux issues de la production composées notamment de purges du système de coupe, des purges des blanchisseurs, de la concentration de la vapeur de pelage, des purges du système interne de transport du produit, des eaux de rinçage des trieurs optiques et des eaux de nettoyage;
  • des eaux issues de l’osmose inversé (traitement des eaux captées dans la Lys et des eaux issues de la STEP recyclées), ces dernière subissant un traitement physico-chimique de déphosphatation avant rejet;
  • des purges des systèmes de refroidissement;
  • des eaux pluviales contaminées ou potentiellement contaminées issues des zones de chargement de certains produits.

Les eaux usées industrielles présentent essentiellement une charge organique élevée.

Les eaux domestiques sont par ailleurs également gérées avec les eaux usées industrielles.

Epuration des eaux usées

L’établissement dispose d’une station d’épuration des eaux usées industrielles  composée comme suit :

  • tamis suivi d’une cuve de stockage (cuve 1);
  • séparateur à lamelles pour la décantation de l’amidon, suivi d’un second bassin tampon (cuve 2);
  • réacteur UASB (traitement anaérobie) avec unité de biométhanisation;
  • cuve aérobie assurant la nitrification et la dénitrification;
  • séparation des boues par système membranaire;
  • ultrafiltration et osmose inversé pour l’eau recyclée;
  • déphosphatation pour l’eau rejetée.

La capacité de la station d’épuration (STEP) passera de 35.000 à 200.000 EH (équivalent habitant).

Le traitement d’ultrafiltration et d’osmose inverse, complété par une désinfection complémentaire est destiné à assurer une qualité d’eau suffisante, en accord avec les normes de l’AFSCA, pour un recyclage dans la chaîne de production. Pour rappel, ce traitement est également appliqué aux eaux prélevées dans la Lys.

Les eaux chargées d’huiles et de graisses issues de la condensation des vapeurs de friteuses et du tunnel de réfrigération sont par ailleurs collectées séparément et traitées par un dégraisseur/déshuileur avec traitement final dans la station d’épuration.

Milieu récepteur et identification des rejets et déversements

(…) Les eaux issues de l’établissement sont évacuées par 4 points de rejet identifiés comme suit :

  • Rejet R1 : déversement d’eaux usées industrielles issues de la station d’épuration;
  • Rejet R2 : rejet d’eaux pluviales;
  • Rejet R3 : rejet d’eaux pluviales;
  • Rejet R4 : rejet d’eaux pluviales;

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Le 3 février 2012, le Conseil communal de Comines-Warneton DECIDE, par 15 voix pour, 1 abstention et 7 voix contre :

Article 1 : La SA CL WARNETON, chaussée de Lille, 61 à 7784 Warneton, est autorisée à procéder à l’extension et la transformation de l’établissement CL WARNETON situé chaussée de Lille, 61 à 7784 Warneton aux fins d’augmenter la capacité de production et de stockage de produits transformés de pommes de terre, de sorte que la capacité de production envisagée passe de 266 à 1.140 tonnes/jour par :

  • l’extension de la fabrication de frites sur la ligne existante, de 250 t/j à 432 t/j par l’augmentation de la capacité du tunnel de congélation et les installations d’emballages et l’ouverture d’une nouvelle ligne de fabrication de 432 t/j;
  • l’extension de la fabrication de flocons sur la ligne existante, de 16t/j à 30 t/j et ouverture d’une nouvelle ligne de fabrication de 30 t/j;
  • ouverture de 3 nouvelles lignes de fabrication de spécialités de 72 t/j par ligne, soit une capacité totale de 216 t/j (croquettes à base de purée de pommes de terre, etc…)
    (…)

Le présent permis porte également sur :

  • l’extension de la station d’épuration, pour passer de 35.000 à 200.000 EH;
  • l’extension des utilitaires techniques, notamment, l’ajout d’une chaudière à vapeur, une chaudière à huile, d’une unité de cogénération, ajout de compresseur et de 8 tours de refroidissement, augmentation de la capacité de combustion de la torchère;
  • la construction de nouveaux halls de stockage;
  • l’installation d’un congélateur automatique d’une capacité de 65.520 palettes réunissant la production de Warneton et une partie de celle de Neuve-Eglise (70%)

(…)

Conditions de déversement relatives au rejet R1 – Rejet d’eaux industrielles.

(…)

Article 6. Conditions relatives au rejet R1 – rejet d’eaux usées industrielles

Les conditions relatives au rejet R1 – rejet d’eaux industrielles, sont les suivantes :

  1. le volume journalier des eaux déversées ne peut dépasser 1.920 m3/j;
  2. le débit instantané des eaux déversées ne peut excéder 90 l/sec;
  3. la température des eaux déversées ne peut excéder 30°C;
  4. le pH des eaux déversées ne peut être inférieur à 6,5;
  5. le pH des eaux déversées ne peut être supérieur à 9;
  6. le pH naturel de l’eau de surface prélevée peut, s’il est supérieur à 9 ou inférieur à 6,5, être admis comme valeur limite du pH;
  7. la teneur en matières en suspension des eaux déversées ne peut excéder 30 mg/l;
  8. la dimension des matières en suspension ne peut être supérieure à 2 mm;
  9. la teneur en matières sédimentables des eaux déversées ne peut excéder 1,5ml/l au cours d’une sédimentation statique de deux heures;
  10. la demande biochimique en oxygène en cinq jours à 20°C et en présence et en présence d’allyle thio-urée des eaux déversées ne peut excéder 15 mg O2/l;
  11. la demande chimique en oxygène des eaux déversées ne peut excéder 135 mg/l;
  12. la teneur en azote ammoniacal des eaux déversées ne peut excéder 5 mg N/l;
  13. la teneur en nitrites des eaux déversées ne peut excéder 1 mg N/l;
  14. la teneur en nitrates des eaux déversées ne peut excéder 15 mg N/l;
  15. la teneur en azote total des eaux déversées ne peut excéder 20 mg N/l;
  16. la teneur en azote total des eaux déversées ne peut excéder 15 mg N/l en moyenne annuelle;
  17. la teneur en phosphore total des eaux déversées ne peut excéder 10 mg P/l;
  18. les eaux déversées ne peuvent contenir des huiles, des graisses ou autres matières flottantes en quantité telles qu’une couche flottante puisse être constatée de manière non équivoque.
  19. la teneur en détergents anioniques, cationiques et non ioniques des eaux déversées ne peut excéder 3 mg:l;
  20. la teneur en indice hydrocarbures C10-C40 des eaux déversées ne peut dépasser 5 mg/l;
  21. la teneur en chlorprophame des eaux déversées ne peut excéder 0,5 mg/l;
  22. la teneur en chlorures des eaux déversées ne peut excéder 500 mg Cl/l durant les mois de juillet à septembre inclus;
  23. la teneur en chlorures des eaux déversées ne peut excéder 1.000 mg Cl/l durant les mois d’octobre à juin inclus;
  24. les eaux déversées ne peuvent, dans autorisation expresse, contenir les substances visées aux articles R.131 à R.141 e annexes I et VII du Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’eau.

A suivre…

 

 

Source : Extrait du registre aux délibérations du Conseil Communal – Séance du 3 février 2012 (p. 38 à 40 et 92 à 95). 

 

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