Vers un changement de paradigme – De l’inéquité du monde moderne à un bien-être pour tous

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« L’humain et la Nature sont indissociables. Changeons de paradigme en acceptant la performance de la simplicité, alors que nous sommes dans un monde de complexité », prône Pierre Rabhi, cofondateur et président d’honneur du mouvement Colibris. (Photo © P. Lazic)

La FAO estime qu’un milliard d’êtres humains sont privés d’eau potable et souffrent de sous-nutrition chronique, et que trois autres milliards souffrent de malnutrition malgré des ressources encore abondantes sur la planète. Pour répondre à cet enjeu, l’agriculture moderne s’était donnée comme mission de résoudre le problème de l’alimentation mondiale : non seulement elle a échoué mais elle l’a aggravé: l’agriculture occidentale, intensive et subventionnée crée des concurrences insoutenables pour les pays en développement, entraînant misères, indigence et dépendances. Les besoins vitaux de nombreuses populations de sont plus assurés. Les conséquences sur l’environnement ne sont plus à démontrer. Les difficultés d’accès à l’eau potable et à certaines ressources naturelles pourraient faire naître de nouveaux conflits armés. La situation est d’une gravité sans précédent.

L’inéquité du monde moderne

Prédateur majeur parmi toutes les êtres vivants, victime et bourreau de sa propre espèce, l’être humain moderne outrepasse plus que jamais ses besoins légitimes de s’alimenter, se vêtir, s’abriter et soigner ses maux. Il attend de la nature qu’elle assouvisse inexorablement ses superflus auxquels il ne sait plus donner de limite. Les cités urbaines dévorent le vivant sans l’entretenir ni le renouveler. Elles sont comme de gigantesques estomacs engloutissant des masses considérables de nourriture et générant des montagnes de déchets et de matière morte. L’insatisfaction accompagne sa dévorante aventure faite d’insécurité et d’angoisse.
Gaspillage éhonté d’un côté, famines de l’autre. L’injustice est à son comble. Pourant, la nature, selon les experts, pourrait nourrir 12 milliards de personnes sans pour autant ponctionner dans les réserves naturelles.

Les 5 piliers du système alimentaire des pays riches

  • Une production intensive sur des terres performantes, avec abus d’engrais chimiques, de pesticides de synthèse, de semences sélectionnées, de mécanisation, plus l’irrigation outrancière et l’énergie combustible non renouvelable pour la production hors-sol et hors-saison.
  • Des transformations et des valeurs ajoutées industrialisées et conditionnées avec des emballages-déchets.
  • Des transports et transferts à l’échelle de la planète avec des pléthores et des pénuries artificielles (“Libre Echange”)
  • Des structures de distribution de masse (supermarchés) fondées sur la logique du profit financier.
  • Un système publicitaire disposant de mass-media, créant des besoins nouveaux, entretenant désir, frustration et dépendance au Sud comme au Nord.

 

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Source : PIERRERABHI.ORG

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