Le réchauffement va fragiliser la production mondiale d’électricité

Par Romain Loury

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Photo : rdmag.com

Le réchauffement menace aussi la production d’électricité mondiale, révèle un rapport publié mardi 19 juin par 4 associations, dont le C40 Cities Climate Leadership Group. D’ici à 2050, 270 centrales électriques, produisant un total de 183.000 mégawatts (MW), pourraient avoir les pieds dans l’eau.

C’est un avenir sombre qu’entrevoient le C401, le Global Covenant of Mayors for Climate & Energy, l’Urban Climate Change Research Network (UCCRN) et Acclimatise dans leur rapport, intitulé « The future we don’t want », qui dresse la situation guettant les grandes villes mondiales face au réchauffement.

Les auteurs du rapport prennent comme hypothèse la plus pessimiste, mais actuellement la plus probable, celle d’émissions de gaz à effet de serre toujours aussi élevées, selon l’un des scénarios RCP8.5 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

1,6 milliard de terriens sous régime caniculaire

Selon les calculs des auteurs, le réchauffement frappera la population urbaine de bien des manières: vagues de chaleur meurtrières (qui affecteront régulièrement 1,6 milliard de personnes en 2050, contre 200 millions actuellement), difficultés d’accès à l’eau potable, insécurité alimentaire. Quant à la hausse du niveau de la mer, elle devrait menacer 570 villes de plus de 100.000 habitants en 2050, pour une population estimée à plus de 800 millions de personnes.

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La voiture neuve moyenne vendue en France en 2017 consomme plus et coûte plus

Le bilan carbone de la voiture moyenne vendue en France se détériore en 2017. Un phénomène qui s’explique à la fois par l’engouement des français pour les SUV et leur désamour pour le diesel.

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Photo : Usine Nouvelle (DR)

La lente agonie du diesel sera synonyme à court terme d’une augmentation des émissions de CO2. Tel est le constat que dresse le dernier portrait robot de la voiture moyenne neuve française réalisé par L’argus.

Pour l’expliquer, le titre spécialisé pointe dans l’édition 2017 de son analyse l’engouement des français pour les SUV. Au total 681.000 véhicules de ce segment ont totalisé « près d’un tiers du marché des véhicules neufs ». Cette tendance s’expliquerait à la fois par un gain de pouvoir d’achat suite à la reprise économique et une aspiration « pour des véhicules plus rassurants, plus solides d’apparence ».

(…)

Une baisse du diesel synonyme de hausse d’émissions de CO2

Corollaire du phénomène, pour la première fois depuis 2008, la consommation de la voiture moyenne neuve a augmenté à 4,6 litres aux 100 km (+ 2,2% par rapport à 2016). Une conséquence du désamour confirmé des français vis à vis du diesel. Le carburant ne représente plus que 47% des immatriculations de voitures neuves (contre 52% en 2016). Avec « un pouvoir énergétique inférieur » au diesel, un plein d’essence permet donc de faire moins de kilomètres. Résultat, les émissions de CO2 suivent la même trajectoire et repartent à la hausse avec 111 grammes par kilomètre contre 109 grammes en 2016 (+1%). Selon L’argus, la courbe ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années.

Source : L’USINE NOUVELLE – 23 juin 2018

Greenpeace France – Verdict du procès de nos militants : pas de victoire pour EDF

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Photo : Elsa Palito / Greenpeace

Le verdict du procès de Privas, où Greenpeace France, un de ses salariés et 22 activistes étaient jugés le 17 mai à la suite d’une intrusion dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, est tombé hier après-midi.

Malgré la volonté d’EDF de s’en prendre à nos militantes et militants, aucun d’entre eux n’a été condamné à de la prison ferme. Et Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire poursuivi pour complicité, a été relaxé.

La stratégie d’EDF de réclamer des peines de prison plus lourdes et des dommages et intérêts colossaux à Greenpeace France pour nous dissuader de dénoncer le risque nucléaire, a donc échoué.

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La Nature, une urgence à tous les niveaux!

Par Lionel Delvaux

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Préserver la nature, c’est avant tout réduire notre empreinte sur la planète.

Au cours des soixante dernières années, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute autre période de l’histoire de l’humanité. La disparition de nombreuses espèces, la destruction des milieux naturels les plus riches de la planète et la dégradation générale de notre environnement ne font plus de doute. Les indicateurs de notre biodiversité sont passés de l’orange au rouge. Il ne s’agit plus de la disparition uniquement des espèces les plus spécialisées : nous assistons aujourd’hui à la régression quantitative d’espèces « ordinaires » de la biodiversité, qu’il s’agisse des oiseaux, des insectes ou des végétaux. Ces espèces « ordinaires » sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement des écosystèmes et les multiples services qu’ils nous rendent. L’enjeu n’est plus de transmettre un patrimoine mais bien de transmettre une planète viable à l’humanité. Il y a urgence !

La raison principale de cette dégradation est notre incapacité à prendre en compte les limites de la planète et à remettre en cause un certain progrès. Préserver la biodiversité, c’est donc d’abord réduire drastiquement notre empreinte écologique et donc notre consommation de ressources non renouvelables et également renouvelables. C’est ensuite développer et soutenir des modes de production qui laissent de la place à la biodiversité et s’appuie sur ses services. Certes, il faut continuer à préserver les joyaux de notre biodiversité, à notre échelle, et redonner de la place à la biodiversité ordinaire mais les actions les plus pertinentes sont probablement celles qui permettent de vivre mieux avec moins et de produire autrement.

À ce titre l’échelle communale a un rôle essentiel. Les politiques de mobilité et d’aménagement du territoire sont déterminantes pour éviter l’artificialisation des sols et promouvoir la densification de l’habitat et l’adoption d’une mobilité active. La politique des déchets, inspirée du mouvement « zéro waste » ou les politiques visant à soutenir l’alimentation durable sont autant de levier important pour limiter le gaspillage des ressources, l’empreinte écologique et les émissions de GES. Ces actions transversales, qui ont des impacts sur la biodiversité hors de nos frontière ne nous dédouanent pas d’une responsabilité vis-à-vis de notre nature locale.

Des leviers du côté de l’aménagement du territoire

Les communes en Plan Communal de Développement de la Nature disposent d’une cartographie de leur réseau écologique. Quelques rares communes ont utilisé cette cartographie du réseau écologique pour l’intégrer dans les plans ou schéma communaux. Il est essentiel que cette intégration soit réalisée de manière systématique, la réalisation de schéma de développement local prévu par le CoDT sera notamment l’occasion d’articuler cette cartographie au réseau écologique wallon inscrit dans le Schéma de Développement Territorial de la Wallonie. Ce dernier devrait être approuvé par le Gouvernement avant la fin de la législature.

La délivrance des permis est aussi l’occasion de prendre en compte la biodiversité à travers l’adoption de mesure de compensation pour la biodiversité ordinaire même si la priorité consiste à éviter l’artificialisation du territoire et son gaspillage et de maintenir les éléments de la biodiversité existant.

Des leviers en forêt

En forêt, les marges de progrès peuvent être importantes selon les situations locales et l’importance des propriétés de la commune. Le premier facteur impactant la biodiversité est, en Wallonie, le déséquilibre forêt-faune sauvage. Ce dernier doit atteindre un équilibre qui permette à la biodiversité d’exprimer son potentiel à travers la présence d’indicateurs tels que la présence de strates herbacées, de régénérations naturelles et d’essences accompagnatrices diversifiées. Quand ces conditions ne sont pas acquises, l’enjeu principal reste de réduire la pression de la grande faune (cervidés et sangliers) à travers les dispositions existantes du bail de chasse et l’interpellation des conseils cynégétiques concernés. En cas d’adoption de nouveaux baux de chasse, l’interdiction du nourrissage permet également de sélectionner des chasseurs moins enclins à conserver des densités importantes de gibier.

La promotion d’une gestion forestière respectueuse des processus naturels, de type « pro-sylva », est également l’opportunité de restaurer la biodiversité forestière, une circulaire balise son application et les communes peuvent inciter le DNF à l’appliquer plus largement quand ce n’est pas encore le cas. L’adoption de mesures complémentaires de la circulaire « biodiversité » permet également d’aller plus loin que les quelques mesures « biodiversité » inscrites au code forestier. A titre d’exemple, la création et la gestion de lisières forestières externes et internes, de manière volontaire et proactive, contribuera à la biodiversité des plaines agricoles et des forêts.

Enfin, certaines communes réaliseront leur plan d’aménagement forestier, l’occasion unique d’impliquer les citoyens dans la gestion des forêts communales. Pour ce faire, il ne faut pas se contenter des procédures légales mais créer une vraie dynamique de concertation avec la population.

Des espaces publics ré-ouverts à la nature

2019 est déjà placée sous le sceau de la nature ordinaire, celle qui s’est insidieusement immiscée dans nos centres-villes, sur les places, les trottoirs et les espaces de parking depuis l’introduction des restrictions d’utilisation des herbicides en 2014. En juin 2019, les communes entreront dans le « zéro phyto » après 5 années de transitions pour certaines d’entre elles. Fini donc les dérogations, la règle sera claire pour toutes les communes et la gestion différenciée sera la priorité. Et ce n’est pas tout : dès janvier 2019 la nature ordinaire rejaillira spontanément sur les allées et dans les gazons anglais de nos concitoyens grâce à l’interdiction de ventes des herbicides pour les particuliers. La nature reprendra spontanément un (petit) peu de terrain.

Des espaces publics soumis à de multiples pressions

Les réseaux linéaires sont particulièrement importants pour la nature. Ces réseaux sont principalement constitués des berges de cours d’eau, des bords de voiries, en ce compris les réseaux de chemins et sentiers. La Commune peut veiller à ce que ces parties du domaine public, essentielles pour la nature ordinaire, ne soient pas spoliées ou littéralement maltraitée (en recourant à des herbicides) par certains riverains et agriculteurs (labours, dérives de pulvérisation sur le domaine public). Par ailleurs, l’adoption de la charte « fauchage tardif » est une mesure adoptée par la majorité des communes wallonnes, mais quel en est le sens quand ces abords sont dégradés.

Préserver les sites de grand intérêt biologiques et le réseau écologique
L’existence de Sites de Grand Intérêt Biologique (SGIB) sur la commune peut aussi être l’occasion d’envisager des mesures plus actives de protection et de gestion voire d’information des propriétaires dès lors que des espèces protégées sont concernées. La prise en compte de ces sites est également essentielle pour les plan et schéma communaux.

La Commune peut compléter la protection assurée à certains éléments du paysage qui ne sont pas pris en compte par le Code de développement territorial. Elle peut surtout veiller (pro)activement à ce que la protection de ces éléments soit effective. Les plaintes de citoyens, envoyées aux éco-conseillers ou aux échevins, sont rarement suivies d’effet. Étant informés, il leur appartient pourtant d’assurer la défense de ces biens communs en assurant un suivi via une plainte formelle.

La Nature, un enjeu fédérateur

Restaurer la biodiversité au départ des spécificités d’un territoire est mobilisateur et fédérateur comme l’illustre le succès de certains projets élaborés dans le cadre des PCDN. Il est cependant important que la commune ait une démarche cohérente et ait une approche transversale de la biodiversité, se limiter à un projet de communication ne convainc plus les citoyens. Il faut également soutenir la démarche plus participative, y mettre des moyens financiers et humains et éviter de l’instrumentaliser.

Source : FEDERATION INTER-ENVIRONNEMENT – 28 juin 2018

Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

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Plateforme bimodale à Warneton: de 25 à 110 camions au quotidien

Mis à jour : 27 juin 2018

par Marie-France Philippo

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Le plan tel qu’il est présenté, avec le quai et la voirie de 620 mètres qui mène à la chaussée du Pont Rouge

La plateforme bimodale, eau et route, occupe près d’1,5 ha en bordure de Lys, près de l’entreprise Clarebout. Avec un impact réel sur la nature.

Le Service Public de Wallonie, département des voies hydrauliques de l’Escaut, a fait parvenir une demande de permis d’urbanisme au fonctionnaire délégué relative à l’aménagement d’une plateforme bimodale au Pont Rouge.

L’enquête établit du 28 juin au 27 août, avec une pause entre le 16 juillet et le 15 août. Nous avons parcouru le dossier, consultable au service Urbanisme. L’auteur de l’étude d’incidences est la s.a. CSD Ingénieurs Conseils, aidée par le bureau d’ingénierie et d’architecture Greisch.

L’intérêt du site? Via la N58, la plateforme bénéficiera d’une bonne connexion aux réseaux routiers européens, car située à la croisée de l’axe Dunkerque-Ruhr sur l’E42 et Anvers-Paris, sur l’E17-E25.

Le site d’implantation du projet est repris en zone agricole, au plan de secteur du 17 janvier 1979. Une dérogation doit donc être sollicitée «pour la construction destinée à une activité à finalité d’intérêt général.»

Lors de la phase de consultation préalable, une réunion d’information s’est tenue le 28 novembre 2016 au centre culturel: 180 personnes y ont assisté; par ailleurs, 45 courriers individuels et 114 courriers identiques sont parvenus à l’administration.

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Source : L’AVENIR – 26 juin 2018

Quel est l’impact d’un tel projet sur la biodiversité?

Selon les scientifiques, l’artificialisation ou la bétonisation des terres est une des principales causes de la sixième extinction de masse qui est en cours. Force est de constater que les décideurs qui projettent cette plateforme bimodale au Pont-Rouge n’ont pas conscience de cette situation ou alors qu’ils font mine de l’ignorer, ce qui nous paraîtrait vraiment dramatique si tel était le cas…
Ces « gens-là », ces cadres du PACO, des Voies hydrauliques et du SPW et de la majorité qui « gouverne » Comines-Warneton doivent se dire que bétonner 1,5 hectare de terre pour implanter cette plateforme ce n’est pas si grave que ça et que sur le plan national et planétaire ce projet est un tout petit projet… Or, il y a sur cette planète des millions de cadres au même profil pensent la même chose. Et c’est cela qui est dramatique, car mis bout à bout ces projets qui artificialisent les terres font disparaître la biodiversité au point que les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour dénoncer la sixième extinction de masse qui est en cours.
De plus, ce projet de plateforme portuaire au Pont-Rouge se situe sur une zone inondable qui contribue à alimenter la nappe phréatique et à lutter contre le réchauffement climatique (les experts affirment que les zones inondables sont de véritables « puits à CO2 ») et que la zone inondable du Pont-Rouge contribue à absorber les crues de la Lys et des ruisseaux qui s’y déversent. Enfin, que dire de ce projet de plateforme qui va à l’encontre du projet transfrontalier LINBATYS de lutte contre les inondations dans la vallée de la Lys qui va coûter 1 609 616,45 € aux contribuables…!

Suivre les liens ci-dessous pour en savoir plus sur la sixième extinction de masse qui est en cours :

Articles connexes

Future plateforme portuaire : « C’est pas nous », clame la bourgmestre

Mise à jour le 29 juin 2018

Par Christelle Jeudy

Le dossier de la future plateforme portuaire prévue à Warneton, au Pont Rouge, s’est invité au conseil communal belge vendredi soir. Mais les questions des élus de l’opposition à la majorité restent sans réponses.

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Inhabituellement programmé à 18 h vendredi soir, le conseil communal belge s’est malgré tout étiré en longueur au gré des quarante délibérations. Rien dans celles-ci sur la future plateforme bimodale prévue au Pont Rouge par le Port autonome du centre et de l’Ouest (PACO), un dossier revenu dans l’actualité ces derniers jours, avec le lancement annoncé de l’enquête publique, côté belge, le 28 juin. Un coup de massue pour les habitants de Deûlémont et les élus du village français, qui se battent contre ce projet depuis son annonce, fin 2016. (…)
L’élu Ecolo, Philippe Mouton, a regretté que « les autorités françaises n’aient pas été informées et aient été de nouveau oubliées » et rappelant les multiples raisons qui le poussent à « avoir peur » de cette plateforme, annonciatrice pour lui et d’autres d’une « zone industrielle » à venir au Pont Rouge.
« On n’a jamais été contre le développement de la voie d’eau, mais là, on est contre« , a-t-il lancé, reliant la plateforme à la future « extension de Clarebout Potatoes » et déplorant  « les tergiversations de Carlo Di Antonio (le ministre wallon de l’environnement) sur ce dossier…. » (…)
Mais on n’en saura pas plus sur ce qu’en pense la majorité. « C’est un projet du PACO, c’est pas nous« , s’est défendu Marie-Eve Desbuquoit…..

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Source : LA VOIX DU NORD  – 23 juin 2018

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CL Warneton – Rejet dans la Lys des eaux industrielles traitées par la station d’épuration (23/06/2018)

Cette vidéo du rejet R1 de la station d’épuration de l’usine Clarebout de Warneton (durée ±2mn) est fort intéressante car elle nous montre que l’eau rejetée dans la Lys peut être claire et, ce, avec un débit normal quand la station d’épuration fonctionne correctement…

N’oublions pas que CL Warneton vient d’augmenter la capacité de traitement des effluents industriels avec

  • la transformation du digesteur (production de biogaz) en bassin aérobie ,
  • l’installation de blowers (souffleurs) pour l’oxygénation de ce bassin et
  • d’un nouveau BRM (Bio Béacteur à Membrane).

Ces modifications de la STEP n’auraient pas été nécessaires si CL Warneton respectait les 1.140 tonnes de production journalière autorisées par le permis que SPW lui a accordé.

Dans le permis unique accordé par le SPW en 2012, la capacité de traitement de la STEP est en effet de 200.000 équivalents-habitants, ce qui correspond à une production journalière de 1.140 tonnes, et, ce, pour un total de 5 lignes de production (3, 4, 5, 6 et 7) et 2 lignes de flocons…

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Les élus deûlémontois contre la plateforme portuaire belge

Par Christelle Jeudy

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En sommeil depuis plus d’un an, le projet de plaforme bimodale prévu côté belge, au Pont rouge, revient dans l’actualité : l’enquête publie débutera le 28 juin à Comines-Warneton (B) et lundi soir, les élus de Deûlémont ont redit leur « totale opposition » à cet équipement.

Le maire de Deûlémont a eu beau interpeller durant de longs mois (quasiment plus d’un an) les autorités belges sur ce projet de plateforme portuaire, il n’a obtenu en guise de réponse qu’un énorme silence. Alors samedi, quand des membres de l’association Deûlémont Environnement ont découvert l’annonce du lancement de l’enquête publique sur la plateforme, affichée à la mairie de Comines (B), son sang n’a fait qu’un tour. « Les Belges ne ne nous ont pas prévenus. Sur tous leurs plans, notre village de Deûlémont n’existe pas« , regrette Christophe Liénard, qui a donc ajouté en urgence une délibération au conseil municipal de ce lundi soir….

(…) Mais Christophe Liénard n’a pas attendu la séance de lundi pour avertir la préfecture où l’on estime que les Belges tentent de « prendre les Français de court. »

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Source : LA VOIX DU NORD – 20 juin 2018

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Rejets d’effluents industriels polluant la Lys par CL Warneton (vidéos filmées entre le 25/05 et le 17/06/2018)

Montage de 10 vidéos filmées entre le 25 mai 2018 et le 17 juin 2018 montrant des rejets polluants d’effluents industriels dans la Lys par la station d’épuration (STEP) de l’usine Clarebout de Warneton.

Suite au permis accordé en 2012 par la région wallonne, la capacité de traitement de la STEP est de 200.000 EH (équivalent habitant), ce qui correspond à la population de Roubaix et Tourcoing ou celle de Charleroi…
Les eaux usées traitées par la STEP déversées dans la Lys devraient être claires comme de l’eau du robinet, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
La couleur, l’opacité et le débit important des effluents rejetés mis en évidence dans ce montage laissent penser que CL Warneton est en train de vider un des bassins de la STEP dans la Lys.
Selon nos informations, c’est l’ordre qui serait donné aux opérateurs de la STEP quand un bassin est sur le point de déborder… La surproduction et le manque de formation du personnel seraient la cause de la saturation de la station d’épuration et des rejets polluants qui en résultent. D’où l’augmentation de la capacité de traitement de la STEP en cours avec la transformation du digesteur1 en bassin aérobie, l’installation d’un biréacteur à membrane2 (dans le nouveau bâtiment B33) et de blowers (dans l’extension du bâtiment B21),…

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