Les plantes invasives, une menace pour la biodiversité.

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La renouée du Japon est une plante invasive très commune sur les bords de la Lys

La conservation de la biodiversité est un des enjeux majeurs de notre époque. La prolifération des plantes invasives (ou plantes exotiques envahissantes) apparaît aujourd’hui comme une nouvelle menace qui porte atteinte à la préservation des espèces et des habitats. Partout dans le monde, elles contribuent à la diminution de la biodiversité, à une dégradation du fonctionnement des écosystèmes, et peuvent générer des problèmes de santé publique, des dommages à l’agriculture ou aux infrastructures, avec des conséquences économiques importantes pour la société.

La plupart des plantes invasives ont été introduites volontairement par l’homme pour des usages horticoles. Aujourd’hui encore, elles sont disponibles sur le marché et plantées dans les parcs et jardins, bien souvent sans qu’on ait conscience des dommages environnementaux qu’elles peuvent causer lorsqu’elles se retrouvent dans les milieux naturels.

Pour réduire les risques liés à ces espèces, nous pouvons faire plusieurs choses : apprendre à mieux connaître les plantes que nous utilisons, éviter de planter des espèces invasives, choisir des plantes alternatives non invasives, favoriser les espèces indigènes et, de manière plus générale, laisser plus de place à la nature au jardin.

Qu’est-ce qu’une plante invasive?

Depuis des siècles, l’homme importe des plantes des quatre coins du globe. La plupart de ces espèces ne posent aucun problème. Toutefois, une faible proportion d’entre-elles ont des impacts négatifs sur l’environnement. Introduites dans un nouveau territoire sans leur cortège de prédateurs naturels, elles se sont très bien adaptées à nos régions. Elles y grandissent très vite, se dispersent facilement et prolifèrent dans la nature de manière anarchique au détriment de la flore et de la faune indigène. Les plus connues se nomment berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya, cerisier tardif ou encore renouée du Japon. Mais il y en a bien d’autres. Ce sont les plantes invasives (ou plantes exotiques envahissantes).

Elles se trouvent partout : dans les villes, les forêts, les prairies, les étangs, les bords de routes et de cours d’eau… et même dans nos jardins.

Les scientifiques ont défini les plantes invasives selon des critères précis. Une plante invasive est une espèce végétale :

  •  introduite par l’homme de manière volontaire ou accidentelle en dehors de son aire de répartition naturelle (c’est une espèce dite « exotique ») ;
  • capable de maintenir des populations viables dans les milieux naturels ;
  • qui présente d’importantes capacités de dispersion conduisant à une expansion des populations ;
  • qui tend à former des populations denses qui dominent et éliminent progressivement les espèces indigènes.

Seules les espèces qui répondent à tous ces critères peuvent être qualifiées d’invasives.

Il ressort de cette définition que seul un petit nombre de plantes exotiques introduites deviennent réellement invasives. A l’heure actuelle, parmi les dizaines de milliers de plantes exotiques importées en Belgique, seule une soixantaine d’entre elles sont considérées comme invasives. Toutefois, le problème est sérieux et les impacts environnementaux sont importants. Chaque année, ces plantes progressent de plus en plus dans les milieux naturels.

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Source : HEALTH.BELGIUM.BE

Remarques des Amis de Warneton

L’hydrocotyle fausse renoncule est présente dans l’ancien méandre de la Lys mitoyenne à l’aval de l’embouchure de la Douve à Bas-Warneton (B).

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L’hydrocotyle fausse renoncule (Photo : Parc naturel régional de l’Avesnois)

L’hydrocotyle fausse-renoncule est une plante aquatique qui provient d’Amérique du Nord. En Belgique, elle est apparue très récemment en milieux naturels dans les environs de Gand. Elle figure aujourd’hui sur la liste noire des espèces invasives.

En conditions optimales, l’hydrocotyle fausse-renoncule peut croître de plus de 20 centimètres par jour et multiplier sa masse par deux en l’espace de 4 à 7 jours seulement. Elle est capable de former des herbiers denses qui étouffent les plantes natives de Belgique. Ces herbiers altèrent de manière importante la qualité et le fonctionnement écologique des milieux aquatiques tout en réduisant fortement leur valeur récréative (pêche, activités nautiques, etc.).

Il y a ponctuellement la « berce du Caucase » dangereuse pour la manipulation. Par exemple fonds de jardins chaussée de Wervicq à Comines (B) face au Collège St Henri.

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La berce du Caucase se reconnaît à sa grande taille, à son système racinaire puissant, ses feuilles découpées et ses larges ombelles.

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