Ces agriculteurs flamands qui prennent le droit de pomper l’eau de la Lys à Bas-Warneton alors que c’est interdit en Flandre

Mise à jour: 18 juillet 2018

Il y a un an notre association signalait l’existence d’un trafic incessant d’engins agricoles flamands venant pomper illégalement l’eau de la Lys à Bas-Warneton.

Cette barrière, ces deux blocs de béton installés en travers du chemin du Prieuré près du cimetière à Bas-Warneton interdisent les tracteurs d’accéder au bord de la Lys. Photo: Patrick Maton (août 2017)

Les autorités communales avaient réagi un peu tardivement, avouons-le, en installant des barrières et des blocs de béton.

L’arrivée d’une période pluvieuse avait réglée le problème et mis fin aux dégradations des berges de la Lys et du chemin de halage non conçus pour accueillir des engins agricoles pesant des dizaines de tonnes….

Nous sommes en 2018, il n’a pas plu depuis plusieurs semaines et, de nouveau, le ballet des tracteurs reprend jour après jour.

Le 9 juillet, nous avons signalé cette atteinte à l’environnement à la police de Comines-Warneton. Cette information lui a été répétée le 11 et le 13 juillet. A ce jour, rien n’a changé alors que la Bourgmestre f. f. a été informée le 12/7. Le même jour, l’administration des voies hydrauliques avouait son impuissance…

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Réactions des associations Deûlémont Environnement et Les Amis de Warneton suite à la publication du magazine « Actualités riverains – Eté 2018 » distribué en toutes boîtes à Warneton (B), Warneton (F) et à Deûlémont.

Les commentaires ci-dessous sont communes aux associations Deûlémont Environnement et Les Amis de Warneton

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1) 
La procédure de communication
Faux! Madame Belpaire dit venir avec des experts en nez et qu’il n’y avait pas d’odeur, sûrement des voisins qui faisaient des frites. (Un répondeur ferait le même travail). Des riverains ayant signalé des mauvaises odeurs ont attendu les contrôleurs sans jamais voir arriver ces fameux contrôleurs…
M. Deconinck, quant à lui, sent le feu de bois. Seul M. Doolaghe a reconnu un problème le 17 juin 2018.
Avant la mise en ligne de nos formulaires de signalement de nuisances de CL Warneton, les plaignants téléphonaient directement à l’usine. A chaque fois, leur interlocuteur les assurait qu’il avait bien enregistré leur plainte et leur promettait tout serait entrepris rapidement pour y remédier. En vain, puisque leurs réclamations restaient sans suite ….
Avec nos formulaires, les plaintes postées par les riverains sont entre autres adressés automatiquement à Mme Aline Belpaire, responsable de l’environnement et M. Franky Deconninck, responsable de la sécurité, ainsi qu’à la Police de l’environnement de Mons.
C’est un fait que si des riverains téléphonent directement à l’usine pour se plaindre de telle ou telle nuisance, nos associations et la Police de l’environnement n’en seront pas informées. Ne serait pas la vraie motivation de la procédure de communication préconisée par CL Warneton ? Que nos associations et la Police de l’Environnement ne soient plus informées ?

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72 nuisances olfactives et sonores de CL Warneton signalées en avril, mai et juin 2018

Mise à jour le 12 juillet 2018

Entre le 1er avril et le 30 juin 2018, notre association a enregistré 72 nuisances sonores et olfactives signalées par des habitants de Deûlémont et de Warneton.

Pour mémoire, les signalements de nuisances effectués via notre site internet sont automatiquement envoyés aux dirigeants de cette usine et, notamment, à Mme Aline Belpaire, responsable de l’environnement et à M. Franky Deconninck, responsable de la sécurité ainsi qu’à la Police de l’environnement de Mons et au service environnement de Comines-Warneton.

Aussi, nous regrettons qu’il n’y ait aucune mention des plaintes répétées des riverains concernant les mauvaises odeurs et les nuisances sonores récurrentes dans le livret (de propagande) intitulé « Actualités riverains » que CL Warneton a fait distribuer en toutes boîtes à Deûlémont, Warneton France et Warneton Belgique…

De même, nous déplorons la teneur des accusés de réception que la responsable environnement de CL Warneton adresse par courriel aux plaignants. Selon elle, des contrôleurs de son entreprise sont rapidement dépêchés sur les lieux où des nuisances olfactives ont été signalées sans rien constater… De telles réponses persuadent la plupart des riverains plaignants et nos associations que CL Warneton n’envoie personne… Plus d’un riverain ayant signalé une nuisance olfactive a en effet attendu ces fameux contrôleurs sans jamais les voir arriver… Dès lors, nous pensons que Mme Belpaire et de la direction de CL Warneton cherchent à décrédibiliser les riverains qui se plaignent et nos associations, Deûlémont Environnement et Les Amis de Warneton… Ce manque de considération de leur part constitue un argument de plus qui tend à démontrer une fois de plus que CL Warneton est bel et bien un « envahisseur » qui n’en a rien à f#§%*!$ des habitants de notre région.

N’hésitez pas à réagir en postant un commentaire dans le formulaire situé en bas de page.

pdf-iconeTélécharger le tableau récapitulatif (format PDF)

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Samedi 7/07/2018 – CL Warneton – Rejets d’effluents industriels polluants dans la Lys.

Les vidéos contenus dans ce montage ont été filmées entre 8h02 et 8h25 (durée : 2:56).

Anomalies constatées

– le débit est trop important à la sortie d’un des deux tuyaux, ce qui nous fait penser que CL Warneton a fait ouvrir une vanne de la station d’épuration et qu’il est en train de vider un des bassins dans la Lys (comme cela a déjà été constaté et filmé à de multiples reprises).
– Le débit n’est pas continu. Des « paquets de matière solide » (de boue ?) interrompant ponctuellemment le débit de l’eau sont rejetés par le tuyau au débit est anormalement élevé…  Pour mémoire, notre vidéo du 23/06 dernier montre que l’eau traitée rejetée dans la Lys peut être claire et, ce, avec un débit normal quand la station d’épuration fonctionne correctement…
– Les effluents rejetés dans la Lys ont tendance à mousser…

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L’agroécologie peut nourrir la planète

L’agroécologie est une technique inspirée des lois de la nature. Elle considère que la pratique agricole ne doit pas se cantonner à une technique, mais envisager l’ensemble du milieu dans lequel elle s’inscrit avec une véritable écologie. Elle intègre la dimension de la gestion de l’eau, du reboisement, de la lutte contre l’érosion, de la biodiversité, du réchauffement climatique, du système économique et social, de la relation de l’humain avec son environnement… Elle est basée sur la recréation de l’humus comme force régénératrice des sols et sur la relocalisation de la production-transformation distribution-consommation comme élément moteur d’un nouveau paradigme social.

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Disparition des oiseaux de plaines : « L’ensemble de l’écosystème est en train de s’effondrer »

Par Marie Merdrignac

Le gouvernement annonce ce mercredi, par la voix de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, son « plan pour la Biodiversité ». Il est très attendu, notamment par les auteurs de deux études conjointes entre le Museum national d’histoire naturelle et le CNRS, qui alertaient, au printemps, de l’inquiétante disparition des oiseaux de plaines. Pour eux, il est temps de penser un autre modèle agricole, davantage centré sur la biodiversité.

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C’est ce mercredi que le gouvernement va détailler son « plan pour la biodiversité ». Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé que ce serait «une grande mobilisation pour la nature».

Il s’agit aussi d’«une priorité absolue» pour Vincent Bretagnolle, écologue, directeur de recherche au CNRS, Chizé, Val-de-Sèvres, témoin depuis 25 ans, du déclin alarmant des oiseaux de plaines. Nous l’avons rencontré en juin, un mois avant les annonces du gouvernement.

Vous avez alerté en mars sur le déclin alarmant des populations d’oiseaux de plaine. Comment l’avez-vous observé ?

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.

La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille…), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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75% des sols de la planète sont dégradés selon le nouvel Atlas de la désertification

Par Fanny Rousset

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Le Joint Research Centre (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a publié jeudi 21 juin une nouvelle édition de l’Atlas mondial de la désertification. Selon le document, plus de 75% de la surface de la Terre est déjà dégradée et plus de 90% pourrait l’être d’ici 2050. (…) 

Premier constat : « la croissance démographique et les changements d’habitudes de consommation ont mis une pression sans précédent sur les ressources naturelles de la planète ». L’Atlas 2018 indique aussi que, chaque année, 4,18 millions de km2 sont dégradés – soit une surface équivalente à la moitié de l’Union européenne -, principalement en Afrique et en Asie. Les récoltes pourraient ainsi être impactées d’une baisse de 10% d’ici 2050. Les effets du changement climatique seront aussi plus difficiles à atténuer en raison de la déforestation accélérée. Autre conséquence : les déplacements de populations, qui pourraient atteindre 700 millions de personnes en 2050. Sur le continent, c’est l’Europe du Sud, de l’Est et centrale qui sont les plus touchées par le phénomène. Le coût de la dégradation des sols pour l’Union européenne (UE) est estimé autour de 10 milliards d’euros par an.

Même si la dégradation des terres a lieu au niveau mondial, elle doit être prise en charge au niveau local, rappelle le JRC. Augmenter les rendements des terres agricoles existantes, passer à des régimes à base de plantes, consommer des protéines animales provenant de sources durables et réduire le gaspillage alimentaire sont les pistes préconisées par la Commission européenne.

Source : ACTU-ENVIRONNEMENT.COM – 25 juin 2018

1/07/2018 – Rejets d’effluents industriels polluants dans la Lys par CL Warneton

Prises de vue réalisées entre 9h55 et 10h03 au rejet R1.

Si la station d’épuration de CL Warneton fonctionnait correctement, l’eau déversé dans la Lys par le rejet R1 devrait être claire comme de l’eau du robinet, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas…

A noter que cette pollution se produit une quinzaine de jours après
– le contrôle multidisciplinaire non-annoncé effectué au sein de CL Warneton du 15/06/2018 et
– le rejet polluant de CL Warneton le 26/06/2018 (au rejet d’eaux pluviales R2) que nous avons signalé le jour-même par courriel à M. Malingreau, de la Police de l’Environnement de Mons (voir ci-dessous).

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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue

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Depuis 2008-2009, le déclin des oiseaux des champs est de plus en plus marqué. Cela correspond à la flambée des cours du blé et à la généralisation des insecticides neurotoxiques très persistants. (Photo : Howard Booty / BBC.COM)

Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?

C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

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