Comines-Warneton : Clarebout Potatoes doit se mettre en ordre pour le 31 août

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Photo : Patrick Maton (Octobre 2015)

Police, parquet et auditorat du travail sont descendus vendredi dernier dans les installations de Clarebout Potatoes, révèle le quotidien français La Voix du Nord. L’objectif de cette visite surprise était de rappeler à l’ordre l’usine qui produit des frites surgelées.

Il est notamment reproché à Clarebout d’avoir construit un parking illégalement et de ne pas communiquer avec les pompiers pour la construction de sa nouvelle ligne de production1.

« L’usine a jusqu’au 31 août pour régler ces différents problèmes », confie Charles-Eric Clesse, auditeur du travail du Hainaut.

Source : RTBF.BE – 20 juin 2018

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Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

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Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

Par Jean-Joseph Boillot, Conseiller économique au club du CEPII

Alors qu’apporter une réponse économique à la crise climatique relève désormais de l’urgence absolue, les spécialistes persistent à se focaliser sur des indicateurs à la pertinence illusoire. Et les dirigeants se murent dans un «silence caniculaire».

Sur l’archipel arctique canadien en 2017. Photo: David Goldman. AP

«On entend l’arbre qui tombe mais pas la forêt qui pousse.» Ce proverbe africain bien connu peut être rangé au musée. Désormais, la forêt tombe sous l’effet du changement climatique et ce sont les économistes qu’on n’entend pas. Alors que les climatologues retiennent de plus en plus sérieusement le troisième scénario mis sous le tapis de l’accord de Paris d’une augmentation de 3 à 4 °C de la température de la planète d’ici à 2025-2030, les économistes se sont plutôt passionnés en juin pour la montée à 2 % de l’inflation en Europe, ou pour le demi-point de croissance mondiale que pourrait coûter la guerre commerciale déclenchée par Trump. Puis ils sont partis en vacances comme le Président et son gouvernement dont le seul devoir d’été est de préparer les «grandes» réformes de la rentrée dont le plan pauvreté et la Constitution.

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Gaz à effet de serre : 2017, l’année de tous les records

Par Nathalie Mayer

Dans son dernier « État du climat », l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA pose un diagnostic inquiétant. Les concentrations des principaux gaz à effet de serre dans notre atmosphère ont atteint des niveaux records en 2017.

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Source : Agence européenne de l’environnement

Depuis 1996, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) propose annuellement un « État du climat ». Pour 2017, ce rapport est basé sur les contributions de plus de 500 chercheurs répartis dans quelque 65 pays. Et ses conclusions sont alarmantes.

En 2017, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) a atteint une moyenne de 405 parties par million (ppm), soit 2,2 ppm de plus par rapport à 2016. Selon l’analyse de bulles d’air piégées dans la glace, il s’agit de la plus forte concentration enregistrée depuis 800.000 ans. Les concentrations en méthane (CH4) et en protoxyde d’azote (N2O), deux importants gaz à effet de serre, ont également atteint des records : 6,9 parties par milliard de plus par rapport à 2016 pour le premier et 0,9 partie par milliard de plus pour le second.

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Réaction des Amis de Warneton à la publication d’un article par le groupe Action de Comines-Warneton intitulé « Clarebout sous (vigilants) contrôles »

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Photo : Patrick Maton (octobre 2015)

Quels contrôles sont effectués ?
Sur le respect des normes et des exigences environnementales, des contrôles réguliers sont effectués par les services de la DGRN.

Amis de Warneton (ADW) : Pouvez-vous expliquer comment se déroulent les contrôles ?

Dès qu’une plainte est déposée (mais aussi de sa propre initiative), la Police de l’environnement intervient, effectue des prélèvements et des analyses.

ADW : Quand notre association signale une anomalie par téléphone à SOS Environnement, il faut 1 heure avant que l’inspecteur de la Police de l’Environnement de Mons n’arrive sur les lieux…
La dernière fois, c’était le 13 mai 2018, quand l’inspecteur est arrivé les rejets polluants dans la Lys que nous avions signalés (et filmés) étaient quasiment terminés… Voir la vidéo.
Quand nous envoyons des vidéos par courriel au SPW Police de l’Environnement, nous n’avons jamais de réponse, pas même un accusé de réception !
Nous trouvons que les autorités wallonnes sont extrêmement bienveillantes à l’égard de l’entreprise Clarebout. Nous nous demandons ce qui peut justifier une telle bienveillance….

L’inspection du travail vérifie, préventivement et lors de chaque accident, que la législation très stricte en la matière est respectée.

ADW : Comment pouvez-vous avoir la preuve que tous les accidents sont déclarés?
Comment expliquez-vous qu’un accident grave au mois de mai 2018 n’ait pas été relaté dans la presse?
Le dernier accident grave en mai dernier a nécessité la présence des pompiers, du SMUR et de la Police. Depuis, il y aurait eu une dizaine d’accidentés (brûlures)….

Est-il vrai que les pompiers et les ambulances éteignent leur sirène à l’approche de l’usine?

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La ressource en eau à Comines-Warneton

Par Philippe Mouton

Quelques pistes de réflexion sur la gestion des sécheresses récurrentes dans nos régions.

L’eau de la Lys est retenue.
Il faut observer ce qui se trouve à notre portée pour admettre quelques constats de base et ébaucher des solutions. Il n’y a aucune profusion d’eau dans la Lys. Même si on voit beaucoup d’eau, on remarque vite qu’elle coule à peine. C’est le système d’écluses barragées qui retient l’eau artificiellement et lui seul. S’il n’y avait pas ces écluses et leurs barrages, il y aurait beaucoup moins d’eau dans la rivière. Pour la Lys, il y a de grandes différences de débit entre les périodes de crues et celles d’étiage. L’été est la période d’étiage normale.

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Bras mort de la Lys à Warneton – Photo : Patrick Maton (août 2017)

Reproduire à l’échelle locale ce qui existe dans l’ensemble de la vallée de la Lys.
Ce que l’on voit en grand dans la vallée de la Lys, il faudrait pouvoir le reproduire à petite échelle dans les petits bassins qui alimentent la rivière.
Le principe de ralentir le flux vers la rivière et d’en retenir une partie solutionnerait certains problèmes de sécheresse mais pas tous. Des intercommunales comme Ipalle préconisent cela pour limiter les inondations. Pourquoi ne pas songer à des moyens de retenir une partie de l’eau des crues et la stocker en des lieux adéquats pour s’abriter des sécheresses, cela se fait déjà en beaucoup d’endroits. Les bassins d’orage des zones industrielles pourraient aussi devenir des réserves d’eau pour l’agriculture.
Tout cela doit être considéré dans étude approfondie.

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Le canal Seine-Nord Europe verra le jour en 2027

VALIDATION. Le projet du canal Seine-Nord Europe, dans les tuyaux depuis des décennies, va enfin se concrétiser. Le Premier ministre a confirmé en personne la construction de ce barreau fluvial de 107 kilomètres entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut. La société de pilotage du projet va être créée, les financements ont été clarifiés, le calendrier a été arrêté. La livraison de l’ouvrage est prévue pour 2027.

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Source : CCI Hauts de France

On n’y croyait plus ! Le projet du canal Seine-Nord Europe va enfin voir le jour. Après avoir enduré des décennies (il était dans les tuyaux depuis les années 1990) de déboires politiciens et financiers, ce barreau fluvial long de 107 kilomètres qui doit relier Compiègne, dans l’Oise, au canal Dunkerque-Escaut, va sortir de terre à l’horizon de 2027. C’est Edouard Philippe, le Premier ministre, qui a en personne annoncé la nouvelle aux élus de la région Hauts-de-France lors d’une visite à Lille le 28 juin dernier, rapportent Les Echos. A cette occasion, le chef du gouvernement a confirmé que la société de pilotage du projet ne serait pas sous contrôle de l’Etat, mais sous celui des collectivités territoriales. Cette structure aura le statut « [d’]établissement public local à caractère industriel et commercial«  et sera créée par le projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM), prévu pour la fin de l’été 2018. La société de pilotage devrait ainsi réunir les régions Ile-de-France et Hauts-de-France, ainsi que les départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme.

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Un terrible « effet domino » menace de transformer notre planète en une étuve

Par Sciences et Avenir avec AFP

Même si l’humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d’étuve, selon une étude publiée lundi 6 août 2018.

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Image d’artiste de la Terre, pour moitié sans eau.
©MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / SCIENCE PHOTO LIBRARY/AFP

C’est un scénario catastrophe. Mais un scénario plausible. D’ici quelques années, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, bien au-delà de l’objectif de l’accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), révèle une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), publiée lundi 6 août 2018. Voici les grandes lignes de cette étude conduite par une équipe internationale de chercheurs.

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Stocker plus de carbone dans les sols : un enjeu pour le climat et pour l’alimentation

Par M. Roland Courteau, Sénateur français, Vice-président

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Flux et stocks de carbone

Contexte de la note

Les questions de réchauffement climatique et de sécurité alimentaire sont brûlantes. Or les sols, importants réservoirs de carbone (C) sous la forme de matière organique (MO), représentent un élément essentiel, bien que longtemps sous-estimé, de ces deux sujets. En effet, bien que les sols soient trop souvent vus comme de simples surfaces, ils forment des volumes aux propriétés physico-chimiques complexes et nécessaires à la vie. Ainsi, leur préservation est importante non seulement à l’échelon local car des évolutions, mêmes faibles, du stock de carbone des sols ont des effets majeurs sur leur fertilité, et donc sur la productivité agricole, mais aussi au niveau global, à travers le cycle mondial des gaz à effet de serre (GES). Le sol est émetteur de GES, sous la forme de dioxyde de carbone (CO2), lorsque les matières organiques s’y dégradent mais, en même temps, il contribue au stockage de carbone lorsqu’elles s’y accumulent, la matière organique des sols étant constituée pour plus de 50 % de carbone.
Dans certaines conditions, le sol peut stocker plus qu’il n’émet. Il y a, au total, plus de carbone dans le sol que dans la végétation qui le recouvre et l’atmosphère réunies, puisqu’il s’agit d’un minimum estimé de 1.500 milliards de tonnes de carbone dans la matière organique des sols mondiaux, soit plus de deux fois le carbone du CO2 atmosphérique.
Le rapport de l’OPECST «De la biomasse à la bioéconomie : une stratégie pour la France»(1) appelait en 2015 une poursuite des investigations sur la question des relations entre sols et carbone, et tout particulièrement sur les enjeux du stockage de carbone dans les sols(2). C’est l’objet de la présente note.

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Protection des sols – Une pétition pour demander une directive-cadre

Plus de 400 organisations européennes issues de la société civile, dont France Nature Environnement, se mobilisent pour demander une protection juridique européenne des sols, au même titre que les directives-cadres sur l’eau et sur l’air.

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Photo : © C.Watier

Dans un communiqué diffusé le 31 août, France Nature Environnement annonce sa participation à l’Appel du Sol, sorte de « mégapétition » ouverte jusqu’au 11 septembre, visant à interpeller la Commission européenne afin de l’obliger à examiner la question de la rédaction d’une directive-cadre sur les sols.

«Reconnaître le sol comme une ressource à protéger»

L’association explique ainsi que l’activité humaine malmène les sols comme : l’étalement urbain et l’artificialisation des terres, les anciennes industries laissant des sols potentiellement pollués derrière elles, mais également l’«agriculture intensive qui appauvrit les ressources de la terre», selon FNE.

«Obtenir une directive sur les sols, c’est d’une part reconnaître le sol comme une ressource à protéger, mais également encadrer davantage ce genre de pratiques», explique France Nature Environnement.

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