«Anthropocène»: le cri d’agonie d’une terre violée

Par Odile Tremblay

Jamais un documentaire abordant les méfaits de la race humaine contre son propre habitat ne sera tombé aussi à pic. Depuis le temps que les scientifiques et les environnementalistes jouaient aux prophètes de l’Apocalypse devant des audiences en général aveugles et sourdes, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié le 8 octobre dernier a frappé les esprits en montrant les impacts catastrophiques actuels et futurs du réchauffement planétaire. Il a confondu les sceptiques (sauf Trump, les multinationales, l’Arabie saoudite et d’autres défenseurs du capitalisme sauvage).

Anthropocène est réalisé par un trio canadien : Jennifer Baichwal, Nick de Pencier et Edward Burtynsky. Les regards de ces derniers se posent sur la transformation du paysage planétaire à travers des images d’une beauté et d’une monstruosité affolantes.

Anthropocène (terme recouvrant la nouvelle ère, sous modification environnementale de main humaine), avec l’appui de scientifiques, dresse un constat implacable de destruction et, en ce sens, donne froid dans le dos. La force du film, comme dans Manufactured Landscapes et Watermark, les oeuvres précédentes du trio, réside dans son approche contemplative.

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Source : LEDEVOIR.COM – 20 octobre 2018

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