Vers une guerre de la frite surgelée entre la Colombie et l’Europe?

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Photo : Flickr – cyclonebill

Bogota n’apprécie pas de voir son marché inondé de frites surgelées à prix cassés venues de trois pays européens et lance une enquête antidumping. La Belgique appelle l’Union européenne à défendre sa frite.

Voilà une guerre imprévue… Le conflit autour de la frite surgelée entre la Colombie et trois pays européens (Belgique, Allemagne et Pays-Bas) a été déclenché le 1er novembre quand Bogota a annoncé que le pays allait enquêter sur ces pratiques. Le gouvernement colombien pourrait appliquer des droits de douane supplémentaires aux importations de ce produit.
Le site potatopro.com révélait sur son site vendredi 2 novembre que l’organisme officiel colombien du comité des pratiques commerciales avait recommandé de mettre en place des taxes « antidumping » sur les frites surgelées importées depuis l’Europe. Une décision validée par le gouvernement.
La vice-ministre du Commerce extérieur, Laura Valdivieso Jiménez, a justifié cette décision adoptée « après une recherche minutieuse prenant en compte différentes variables de marché (internes et externes) et les éventuels dommages causés à ce secteur », précise un communiqué. « Avec ce type de mesures de défense commerciale, on cherche à rétablir les conditions de la concurrence sur le marché et à corriger les distorsions sur le marché national », a déclaré le vice-ministre.

La Belgique demande son aide à la Commission

D’après le quotidien Le Soir, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, demande que le sujet soit évoqué lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres en charge du Commerce vendredi. Il espère ainsi obtenir une intervention de la Commission européenne sur le sujet.
L’exécutif européen suit la procédure colombienne d’anti-dumping de très près. « Nous avons offert soutien et accompagnement aux producteurs européens concernés, comme cela est d’usage lors de chaque enquête anti-dumping ouverte contre des produits européens », a fait savoir jeudi la Commission.

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Source : OUEST-FRANCE.FR – 8 novembre 2018

Le réchauffement global influencerait aussi la santé mentale

Une étude publiée le 8 octobre dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) indique qu’une exposition à des températures élevées ou à des catastrophes naturelles extrêmes peut également affecter notre santé mentale. « Les augmentations exogènes de la température mensuelle et des jours de précipitation supplémentaire amplifient la probabilité d’avoir des problèmes de santé mentale en un mois », expliquent les scientifiques. Ils ont analysé l’état de santé mentale de deux millions d’Américains entre 2002 et 2012 comparé aux évolutions météorologiques.

« Le passage de températures mensuelles comprises entre 25 °C et 30 °C à plus de 30 °C augmente la probabilité de développer des problèmes de santé mentale de 0,5 % », indiquent les auteurs de l’étude. « Un degré Celsius de réchauffement sur 5 années est associé à une hausse de 2 % dans la fréquence des problèmes de santé mentale. »

Impacts sur la qualité du sommeil et le bien-être

La fréquence accrue et l’intensité des catastrophes naturelles peuvent générer une hausse des traumatismes, des situations de stress et de dépression, y compris chez les personnes qui ne sont pas directement touchées. Après le passage de l’ouragan Katrina en 2005 aux États-Unis, les troubles mentaux avaient augmenté de 4 %. Et la moitié des survivants a développé un syndrome de stress post-traumatique.

Les vagues de chaleur caniculaire engendrent également des troubles de l’humeur, une fatigue intense, un manque de concentration, de discernement et de motivation. La hausse des températures peut ainsi impacter la qualité du sommeil et donc le bien-être au travail, la productivité, la qualité des relations sociales. Les déplacements de population en raison de la montée des eaux par exemple est également à l’origine de troubles mentaux. De même, l’urbanisation accroît la schizophrénie.

Cet été, une autre équipe de scientifiques a démontré le lien entre changement climatique et suicides. Selon eux, une hausse de la température de 1°C engendrerait une augmentation des taux de suicides de 0,7 % aux États-Unis et de 2,1 % au Mexique. « Lorsque les températures sont élevées, les individus se comportent de façon plus désinhibée, agressive et violente, ce qui pourrait en retour augmenter la propension au suicide » explique Lisa Page, chercheuse en psychologie au King’s College de Londres.

Source : CATNAT.NET – 5 novembre 2018

Le paradoxe de la taxe écologique qui épargne les avions et les navires

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Photo : MESSALA CIULLA (Pexels.com)

Si les automobilistes grondent, le transport routier devrait se voir imposer une redevance européenne et la COP24 pourrait être (enfin) le lieu pour avancer sur l’aérien et le maritime, toujours exonérés de taxes, malgré leur forte contribution au réchauffement climatique et à la pollution.

Faire passer les camions à la caisse (et les automobiles) sur le principe du pollueur-payeur en augmentant les taxes sur le diesel et en imposant enfin une redevance, déjà présente dans plusieurs pays européens, fait son chemin en Europe, même si le gouvernement français est encore en pleine réflexion.

« Il faut taxer la route. Le Parlement européen a adopté l’euro redevance et la France va devoir la mettre en place. On n’a pas le choix, c’est un problème sanitaire. On doit s’attaquer à la pollution et au dérèglement climatique de front, martèle Karima Delli, députée européenne EELV et présidente de la Commission Transports du Parlement européen. Mais le gouvernement doit prévoir des dispositifs pour aider les habitants des zones rurales qui n’ont d’autres moyens que d’utiliser leur véhicule. A plus long terme, il faut absolument revoir la politique des transports publics et rouvrir les petites gares. La loi d’orientation des mobilités relance les débats pour avoir une mobilité bas carbone. Elle doit être inclusive. »

Le Parlement européen a, en effet, adopté le 24 mai dernier le principe d’une Euroredevance basée sur les kilomètres parcourus pour unifier les 14 taxes existant actuellement en Europe et pour enfin généraliser son application. Elles s’appliqueront au plus tard en 2023 pour les camions et les autobus et en 2026 pour les voitures. Rien de choquant à cela quand on sait le poids du transport dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de particules fines.

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Source : USINENOUVELLE.COM – 8 novembre 2018

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Etiquettes CO2 : l’art de la désinformation

A partir du premier septembre 2018, toutes les voitures neuves mises sur le marché de l’Union européenne seront testées selon une nouvelle procédure. Les émissions officielles de CO2 seront dès lors plus proches de la réalité, donc plus élevées qu’avec l’ancienne procédure de test. Différents outils (fiscaux et d’information) doivent être adaptés en conséquence. C’est le cas des étiquettes CO2 (avec code couleur) apposées dans les points de vente. Le surréalisme belge a encore frappé (à moins que ce ne soit le lobby automobile ?) : des voitures nettement plus polluantes que la moyenne bénéficieront dorénavant d’un label vert !

Des étiquettes CO2 pour des choix éclairés

label-co2L’arrêté royal du 05 septembre 2001 transposant la directive 1999/94/CE [1] établit en son article 3 que : «Toute personne qui propose à la vente ou en crédit-bail des voitures particulières neuves veille à ce qu’une étiquette de consommation de carburant, conforme aux exigences de l’annexe I, soit apposée sur chaque modèle concerné de voiture particulière neuve dans le point de vente, d’une manière clairement visible.» L’annexe I impose un modèle d’étiquette comprenant notamment un code couleurs en sept catégories, allant du vert foncé (pour les voitures les moins émettrices de CO2) au rouge (pour les voitures les plus émettrices), le jaune correspondant au milieu de l’échelle. Deux échelles sont définies : l’une pour les véhicules à essence, l’autre pour les véhicules diesel.

Une flèche indiquant la position des émissions de CO2 du véhicule concerné sur cette échelle permet à la personne regardant l’étiquette de directement se faire une idée des performances du véhicule par rapport à la moyenne. C’est pourquoi la case jaune a, en 2001, été centrée sur les émissions moyennes de l’époque. Soit 175 g/km pour les véhicules à essence neufs vendus en 2000, la case jaune s’étendant de 160 à 190 g/km, comme il apparaît sur la figure 1. La même logique s’appliquait pour les véhicules diesel, avec une case jaune centrée sur 160 g/km et s’étendant de 145 à 175.

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Source : IEW.BE – 8 février 2018

 

«Une taxe sur les transactions financières pourrait remplacer tous les impôts actuels»

Dans son dernier ouvrage*, Marc Chesney dresse un parallèle entre la Première Guerre mondiale et la crise financière de 2008. Pour le professeur de finance de l’Université de Zurich, une société civilisée vacille dans les deux cas. Aujourd’hui, une aristocratie financière a pris le pouvoir au détriment du reste de la population, dénonce-t-il, tout en proposant des solutions. Entretien.

Le Temps: Vous comparez la crise financière et la Première Guerre mondiale, n’est-ce pas exagéré?

Marc Chesney: Il s’agit uniquement de comparer l’Europe de 1914 à celle d’aujourd’hui. A l’époque, une société civilisée a subitement basculé dans la barbarie. Actuellement, la société vacille sur elle-même, tremble sur ses fondations, confrontée qu’elle est à une crise d’une grande ampleur, une crise aux dimensions non seulement financières, mais aussi économiques, sociales, politiques et environnementales. Une aristocratie financière a pris le pouvoir. Elle se drape dans les habits du libéralisme, mais sa pratique quotidienne contredit souvent les principes de base. Cette aristocratie arrive à imposer sa politique et ses intérêts. Ceux-ci ont provoqué la crise et nuisent aux perspectives d’amélioration. Si les dégâts causés par la crise sont d’une autre nature que ceux de la Grande Guerre, ils sont néanmoins dévastateurs.

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Fête des Mountches – Samedi 1er décembre 2018 à partir de 17h00

En 1138, fut fondée l’abbaye de Warneton soumise à l’autorité de l’abbaye mère sise à Arrouaise et dédiée à saint-Nicolas.

On raconte qu’à l’occasion de la fête de Saint-Nicolas, les moines de Warneton parcouraient, à dos d’âne ou de mulet, les ruelles étroites et les rues de la ville, distribuant à leurs ouailles : pains, gâteaux et friandises.

Aujourd’hui encore, chaque année, le premier samedi du mois de décembre, les petits Mountches habillés de blanc dansent autour de leur grand géant nommé frère Jehan, afin que la tradition soit respectée.

Ce jour-là, notre belle église de Warneton appelée aussi « Cathédrale de la Lys  » perd la tête en voyant tous ces braves gens qui vivent à l’ombre de son clocher et qui s’habillent de la cape et du capuchon des moines de l’antique abbaye. Ceux qu’on appelait jadis « les moines blancs ».

Cette fête folklorique unique en son genre par son déroulement nocturne s’anime autour d’un cortège à la fois pittoresque et endiablé, illuminé de feux de Bengale, tandis que des dizaines de Mountches dansent de folles farandoles sur le son entraînant de l’ « Canson des Mountches » qu’interprète l’Harmonie Royale de Warneton.

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Le projet Corrid’Or, parc paysager transfrontalier de la vallée de la Lys

L’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai s’est associée au projet Interreg Corrid’Or, parc transfrontalier de la vallée de la Lys. Ce projet conçu sur 3 ans (mars 2011 – février 2014) vise à renforcer l’identité transfrontalière de la vallée de la Lys en créant un parc paysager transfrontalier.

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L’objectif est donc de développer une zone verte et un parc paysager transfrontalier en répondant aux défis de la préservation de la biodiversité et du développement de zones naturelles de valeur.

Pour ce faire les acteurs concernés, wallons, flamands et français, ont élaboré un projet commun d’actions publiques. Des activités transfrontalières et actions de sensibilisation sont également organisées pour impliquer les citoyens.

L’aménagement des terrains publics et semi-publics aux abords de la Lys prendra en compte l’agriculture urbaine de la zone, tout en portant une attention spécifique à l’aménagement écologique des zones les plus vulnérables.

Ce projet Interreg IV se compose de 4 actions :

  • Faire vivre le parc paysager en créant un sentiment d’appartenance au niveau politique
  • Faire vivre le parc paysager en créant un sentiment d’appartenance auprès du grand public
  • Identifier les instruments permettant l’aménagement et la gestion dans un partenariat public/privé
  • Aménager des terrains publics et semi-publics

10 partenaires se sont associés à ce projet commun afin de faire de la Vallée de la Lys le fer de lance de la trame verte et bleue de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai: la Province de Flandre Occidentale, Lille Métropole Communauté Urbaine, l’Intercommunale Leiedal, l’Agence de la Nature et de la Forêt, les villes de Comines, Wervick, Menin, Wevelgem, Courtrai et l’intercommunale MIROM Menen.

Source : FR.EUROMETROPOLIS.EU

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Changement climatique : «Les autres combats n’ont aucun sens si celui-là est perdu»

Par Laure Equy et Coralie Schaub

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Aurélien Barrau lors d’une conférence à l’IHÉS (Paris) – Photo: Wikipedia

Aurélien Barrau, astrophysicien, a enflammé les réseaux sociaux avec un discours lucide et saisissant sur le réchauffement et la responsabilité de l’humanité dans sa propre destruction.

Début septembre, Aurélien Barrau, 45 ans, astrophysicien à l’université Grenoble-Alpes, lançait avec l’actrice Juliette Binoche un appel pour une action politique «ferme et immédiate» face au changement climatique, signé par 200 personnalités et publié en une du Monde. Quelques jours plus tard, invité du festival Climax, à l’Ecosystème Darwin, à Bordeaux, il enfonçait le clou, avec un discours limpide et percutant qui a enflammé les réseaux sociaux – vu près de 4 millions de fois sur Facebook. Devenu malgré lui une figure médiatique, il souhaite désormais «retourner à ses recherches».

Vous n’êtes ni climatologue ni spécialiste de la biodiversité. Qu’est-ce qui vous a amené à sonner l’alerte sur l’écologie ?
Je n’ai pas de compétence particulière dans ce domaine et je ne masque pas cette ignorance. C’est un cri d’alarme que je pousse en tant que citoyen, en tant que vivant. Mais comme scientifique je sais néanmoins deux choses : d’abord qu’une croissance exponentielle, dans un monde de taille finie, est impossible durablement, et ensuite que si les prédictions climatiques ont pu être un peu aléatoires, elles sont désormais extrêmement fiables. Il est aujourd’hui impossible d’être climatosceptique.

Vous parlez de «crash du système planétaire», d’«atrophie des espaces de vie». Même de «fin du monde»…
En tant qu’astrophysicien, je peux confirmer que la Terre continuera de tourner autour du Soleil. L’expression semble donc exagérée. Mais quelle est la spécificité de notre monde ? C’est cette richesse du vivant, cet équilibre subtil et fragile gagné après des millions d’années d’évolution. Si notre planète se dépeuplait de l’essentiel des vivants, en quoi serait-elle encore miraculeuse, merveilleuse, magique ? En quoi mériterait-elle encore d’être sauvée ? Voilà pourquoi je crois qu’on peut parler de fin possible du monde.

Votre constat rejoint celui du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon lequel le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à affronter des «conséquences désastreuses». N’est-il pas déjà trop tard ?
Il est trop tard pour que rien de grave n’ait lieu. On le voit déjà : 60 % des populations de vertébrés ont disparu en quarante ans. L’Europe a perdu, en trente ans, plus de 400 millions d’oiseaux et 80 % des insectes volants. Et au niveau humain, on commence déjà à observer des déplacés climatiques et des pandémies. La catastrophe a déjà lieu. En ce sens, c’est vrai, il est trop tard. Mais ça pourrait être bien pire. Dans un système aussi complexe que la Terre, il y a des paliers. Ce que met en exergue l’ONU, c’est que si on ne fait rien de drastique d’ici quelques années, on passera un palier. Ensuite, même si on est exemplaire, il faudra des temps gigantesques pour inverser la tendance.

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Source : LIBERATION.FR – 2 octobre 2018

Projet de plateforme bimodale au Pont-Rouge à Warneton (B) – Avis défavorable de la Commissaire Enquêtrice suite à l’enquête publique française

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Extrait des conclusions et avis de Mme Jacqueline Huart, Commissaire enquêtrice

1. Conclusions de la Commissaire Enquêtrice

(…)

On peut regretter qu’il n’y ait pas eu de concertation avec les Services concernées en France avant l’élaboration du projet et la constitution du dossier présenté à l’enquête publique.
Ce projet de plateforme est situé en zone marécageuse bénéficiant d’un véritable potentiel de biodiversité. Il est localisé en zone inondable, avec imperméabilisation des sols situés en zone humide et se trouve en contradiction avec la Convention d’Espoo et les accords signés.

2. Avis de la Commissaire Enquêtrice

En conséquence, pour l’ensemble des motifs exposés ci-dessus, et considérant les manquements aux dispositions de la Convention d’Espoo concernant la protection de l’environnement sur l’Etat français, et ratifiées par l’Etat belge le 2 juillet 1999, j’émets

un avis défavorable

au projet d’implantation d’une plateforme bimodale à proximité de la frontière française par la Direction des Voies Hydrauliques de Tournai en collaboration avec le Port Autonome du Centre Ouest (PACO), enquête publique à caractère transfrontalier située sur la commune de Deûlémont.

Jacqueline Huart,
Commissaire Enquêtrice,
15 octobre 2018

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