L’agriculture bio est plus efficace contre les maladies que les techniques conventionnelles

Par Marina Fabre

Les certitudes sont mises à mal. Des chercheurs de l’INRA et de l’université de Rennes viennent de démontrer que l’agriculture bio lutte plus efficacement contre les maladies que l’agriculture conventionnelle. Or, c’est justement pour lutter contre ces agents pathogènes que les agriculteurs utilisent des pesticides.

Ce sont des conclusions plutôt étonnantes qui viennent d’être publiées dans la revue Nature Substainability. Menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’université de Rennes, cette recherche montre que l’agriculture biologique résiste mieux aux maladies que la conventionnelle. « En utilisant deux méta-analyses distinctes, nous démontrons que par rapport aux systèmes de cultures conventionnels, l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire (…)« , expliquent les chercheurs.

Autrement dit, les pesticides, présentés comme nécessaires et efficaces contre les maladies, le sont en fait moins que l’agriculture bio qui n’utilise pas d’intrants chimiques. De quoi remettre en cause des certitudes ancrées depuis des décennies dans le monde agricole.

Plus de mauvaises herbes, moins de ravageurs et de maladies

Dans le détail, les chercheurs se sont focalisés sur trois catégories de bioagresseurs : les ravageurs (insectes, acariens, vers…), les agents pathogènes (champignons ou bactéries) et les plantes adventices, c’est-à-dire comme les mauvaises herbes. « Les systèmes de culture conduits en agriculture biologique subissent des niveaux d’infestations par des agents pathogènes plus faibles que ceux conduits en agriculture conventionnelle« , estiment les chercheurs.

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Source : NOVETHIC.FR – 16 août 2018

Semaine Bio du 2 au 10 juin 2018

Du samedi 02 au dimanche 10 juin 2018 se tient la Semaine de promotion de l’agriculture bio durant laquelle, le secteur bio vous invite à découvrir des produits de qualité certifiés 100% bio.

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Magasins et marchés, producteurs, transformateurs, distributeurs s’unissent au travers d’innombrables activités, telles que des dégustations, ateliers, débats et animations où que vous soyez en Wallonie, afin de vous initier aux valeurs défendues par le secteur BIO.

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Source : FILAGRI.BE

Zéro Phyto 100% Bio à Bailleul

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Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

SÉANCE-DÉBAT LE DIMANCHE 25 MARS À 18H30 dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Débat avec l’association Terre de Liens.
– lundi 26 mars 14H DERNIÈRE SÉANCE

Flyers et affiche à télécharger ici ►► www.dahu.bio/evenements/projections/429-zero-phyto-100-bio-a-bailleul

Nombreuses infos sur le site du cinéma http://flandria.cine.allocine.fr/
Sur le site du film www.0phyto-100pour100bio.fr
Toutes les projections www.dahu.bio/evenements

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Evaluer les services rendus par les écosystèmes pour mieux les gérer

Par Nicole Ladet – Anaïs Tibi – Bertrand Schmitt

Une étude novatrice réalisée par l’Inra a évalué finement les services écosystémiques que rendent à l’agriculteur et à la société les espaces dédiés à la production agricole. Ces nouvelles connaissances, présentées lors d’un colloque le 24 octobre 2017, devraient permettre de mieux gérer ces écosystèmes et de mieux baliser les pistes pour réduire l’utilisation d’intrants en agriculture.

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Les écosystèmes agricoles sont l’un des six volets de l’Evaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (EFESE), programme lancé en 2012 par le Ministère en charge de l’Environnement pour apporter des connaissances sur l’état actuel et l’utilisation durable des écosystèmes (voir encadré 2). En 2014, le Ministère de l’Environnement a sollicité l’Inra pour prendre en charge le volet relatif aux écosystèmes agricoles. Le programme fédérateur de recherche EcoSerV (Services rendus par les écosystèmes), lancé par l’Inra en 2013, a également soutenu cette étude qu’il va ensuite compléter et étendre.
L’écosystème agricole, vu comme l’ensemble des parcelles dédiées à la production de biomasse agricole, est configuré et géré par l’agriculteur qui combine, dans ses pratiques de production, processus écologiques et apports d’intrants exogènes. L’un des enjeux forts associés à l’analyse des services écosystémiques est la conception de systèmes de production reposant sur la valorisation de ces services, donc peu consommateurs en intrants exogènes et répondant aux enjeux de société tels que la conservation de la biodiversité ou la limitation des impacts environnementaux.

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« Le Champ des possibles » : les néopaysans creusent leur sillon

Par CHRISTINE ROUSSEAU

Ils ne sont encore qu’une poignée d’hommes et de femmes accrochés à leurs rêves et à leurs idéaux comme à leur terre, en quête d’une vie meilleure, respectueuse de l’environnement. Pourtant, et c’est l’une des forces de ce documentaire, on a envie de croire avec eux qu’un nouveau « champ des possibles » s’ouvre au sein d’un monde agricole enlisé dans la crise depuis des décennies. Afin de nous convaincre qu’une « révolution »s’opère, Marie-France Barrier est allée à la rencontre de ces néopaysans, mais pas seulement, qui non seulement repeuplent les campagnes, mais en redessinent par petites touches les contours.

« Rendre la Terre plus belle »

A l’instar de Pierre, ancien pilote de ligne. En pleine reconversion, ce futur maraîcher bio a choisi de s’installer dans le bocage normand pour y bâtir lui-même une ferme de 3 hectares. « Je ne voulais pas seulement arrêter d’abîmer la planète, confie-t-il, je voulais en plus faire quelque chose pour la rendre plus belle. » Dans l’Eure, Linda (ex-agent immobilier) et son compagnon ont établi, en lisière des grandes plaines céréalières, leur petit « paradis ». Là, replantant près de 300 arbres, le jeune couple a fait le pari de « remettre la vie où elle n’était plus » grâce à l’agroforesterie. Un pari exigeant et d’autant plus difficile qu’il s’inscrit à contre-courant et, de ce fait, confie la jeune maraîchère, suscite l’hostilité des acteurs historiques.

Pour autant, parmi eux, certains agriculteurs formés au rendement intensif remettent en cause ce modèle dominant, soucieux de protéger l’environnement et de faire fructifier la terre autrement. Comme dans le pays de Caux, où Olivier, céréalier à la tête de 300 hectares, a mis fin, après vingt ans de pratique, au labour, après s’être rendu compte que celui-ci appauvrissait ses sols. Ou dans la Sarthe, Frédéric, éleveur de vaches laitières, qui, après avoir frôlé la faillite, a remisé soja et maïs qu’il cultivait pour ses bêtes, pour reprendre le chemin des pâturages, redessinant du même coup son horizon. A travers ces multiples parcours – dont certains trop brièvement esquissés, tel celui des bergères d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), auréolés d’une mise en image soignée, s’esquissent les contours d’un autre paysage agricole à taille humaine, pourvoyeur de sens et de lien social.

Documentaire diffusé sur FRANCE5 le 20 décembre 2017 à 20h55
de : Marie-France Barrier

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Pierre Rabhi : « Le comportement de l’humanité est inconscient »

France 2 – Journal 13h le 04/04/2017

L’essayiste, romancier, poète et agriculteur bio Pierre Rabhi est l’invité du 13 heures ce mardi 4 avril pour parler des deux premiers livres d’une nouvelle collection, « Carnets d’alerte ». Pierre Rabhi a trouvé refuge dans cette ferme, il y a 50 ans. Au cœur des Cévennes, bien loin du désert algérien où il est né. Ici, il pratique l’agroécologie, une culture raisonnée dans le respect de la nature. Le paysan est aussi philosophe et la société moderne l’interroge. La société heureuse, vivre avec peu, voilà son credo.

Les semences sont en train de disparaître
Invité du 13 heures ce mardi 4 avril, Pierre Rabhi se dit très inquiet « car le comportement de l’humanité aujourd’hui est inconscient. Nous avons ce trésor infini qui est cette planète et tout ce que nous savons faire, c’est piller, polluer. On la traite comme un gisement de ressources qu’il faut transformer en dollars ». Dans un de ses Carnets d’alerte, Pierre Rabhi explique que les trois quarts de variétés de semences ont disparu en 100 ans. « C’est extrêmement grave. C’est une richesse incroyable qui est aujourd’hui en train de disparaître et c’est irréparable », regrette Pierre Rabhi.

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Vandana Shiva : « L’idée que nous sommes maîtres de la nature n’est qu’une illusion »

Elle est l’auteure de plusieurs livres dénonçant les organismes génétiquement modifiés (OGM) et l’agriculture intensive. L’Indienne Vandana Shiva a fondé en 1991, dans le nord de son pays, le mouvement Navdanya (« Neuf semences ») qui enseigne l’agriculture biologique et a donné naissance à plus d’une soixantaine de banques de semences destinées à préserver les variétés locales. Agée de 64 ans, lauréate du prix Nobel alternatif en 1993, elle discutera, lors du Monde Festival – le 18 septembre à Paris – avec l’astrophysicien Etienne Klein, des relations entre science et progrès.

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Dr Vandana Shiva (Photo : http://klimaforum09.org)

D’ici à la fin du siècle, 10 milliards d’humains vivront sur Terre. Or la superficie des terres cultivées ne peut plus être augmentée, ou seulement marginalement. Comment nourrir la planète sans avoir recours aux biotechnologies et à la science ?

Avant de se lancer dans une grande avancée, on doit se poser les questions suivantes : est-ce nécessaire ? Existe-t-il d’autres moyens, plus faciles ou plus sûrs, que, par exemple, le recours aux pesticides pour que les plantes résistent mieux aux parasites et aux maladies ?

Les partisans de l’agriculture intensive ont tort sur un principe au sujet duquel je travaille depuis trente ans : à savoir que l’on pourrait produire davantage de nourriture avec des produits chimiques. La révolution verte en Inde a permis de produire davantage de blé, bien sûr, mais en faisant disparaître les légumineuses et certaines semences !

L’Inde, qui était le plus grand producteur de graines d’oléagineux et de légumineuses, est devenue le plus grand importateur d’huile de palme, au prix de la destruction de forêts entières en Indonésie, et achète désormais des pois jaunes du Canada de médiocre qualité. Leur teneur en protéine est de 7 % contre 35 % chez ceux que l’on cultivait en Inde.

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