Les oiseaux disparaissent de notre ciel

Nous publions en exclusivité les résultats alarmants de la toute première mesure de l’hécatombe dont sont victimes de nombreuses espèces d’oiseaux autrefois si communes. Le Nord – Pas-de-Calais perd ses petites ailes, une catastrophe pour sa biodiversité.

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Le troglodyte fait partie des espèces dont les effectifs diminuent dans notre région.

La moitié des espèces nicheuses des milieux agricoles a disparu en moins de vingt ans dans le Nord – Pas-de-Calais. La petite alouette des champs n’a pas résisté à l’intensification des pratiques agricoles. Elle est une nouvelle victime des pesticides-insecticides et de la disparition de son habitat naturel, on appelle pudiquement cela la «  transformation des paysages agricoles  ». Moins de haies, d’abris, d’insectes aussi pour se nourrir. Petite alouette : – 63 % depuis 1995.

Mais il y a pire situation. Le nombre de linottes mélodieuses dégringole de 82 %, celui du bruant jaune ou de la tourterelle des bois de 72 %, des espèces condamnées comme le si touchant petit Pipit farlouse (-76 %).

D’autres espèces ont un gros plomb dans l’aile. Le chardonneret, le si beau verdier, le coucou, la bergeronnette ou l’étourneau sansonnet sont en danger avec environ la moitié de leurs effectifs supprimés en un peu plus d’une génération…..

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http://www.lavoixdunord.fr/273961/article/2017-12-04/les-oiseaux-disparaissent-de-notre-ciel

Source : LA VOIX DU NORD – 4 décembre 2017

Pierre Rabhi : « Le comportement de l’humanité est inconscient »

France 2 – Journal 13h le 04/04/2017

L’essayiste, romancier, poète et agriculteur bio Pierre Rabhi est l’invité du 13 heures ce mardi 4 avril pour parler des deux premiers livres d’une nouvelle collection, « Carnets d’alerte ». Pierre Rabhi a trouvé refuge dans cette ferme, il y a 50 ans. Au cœur des Cévennes, bien loin du désert algérien où il est né. Ici, il pratique l’agroécologie, une culture raisonnée dans le respect de la nature. Le paysan est aussi philosophe et la société moderne l’interroge. La société heureuse, vivre avec peu, voilà son credo.

Les semences sont en train de disparaître
Invité du 13 heures ce mardi 4 avril, Pierre Rabhi se dit très inquiet « car le comportement de l’humanité aujourd’hui est inconscient. Nous avons ce trésor infini qui est cette planète et tout ce que nous savons faire, c’est piller, polluer. On la traite comme un gisement de ressources qu’il faut transformer en dollars ». Dans un de ses Carnets d’alerte, Pierre Rabhi explique que les trois quarts de variétés de semences ont disparu en 100 ans. « C’est extrêmement grave. C’est une richesse incroyable qui est aujourd’hui en train de disparaître et c’est irréparable », regrette Pierre Rabhi.

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Vandana Shiva : « L’idée que nous sommes maîtres de la nature n’est qu’une illusion »

Elle est l’auteure de plusieurs livres dénonçant les organismes génétiquement modifiés (OGM) et l’agriculture intensive. L’Indienne Vandana Shiva a fondé en 1991, dans le nord de son pays, le mouvement Navdanya (« Neuf semences ») qui enseigne l’agriculture biologique et a donné naissance à plus d’une soixantaine de banques de semences destinées à préserver les variétés locales. Agée de 64 ans, lauréate du prix Nobel alternatif en 1993, elle discutera, lors du Monde Festival – le 18 septembre à Paris – avec l’astrophysicien Etienne Klein, des relations entre science et progrès.

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Dr Vandana Shiva (Photo : http://klimaforum09.org)

D’ici à la fin du siècle, 10 milliards d’humains vivront sur Terre. Or la superficie des terres cultivées ne peut plus être augmentée, ou seulement marginalement. Comment nourrir la planète sans avoir recours aux biotechnologies et à la science ?

Avant de se lancer dans une grande avancée, on doit se poser les questions suivantes : est-ce nécessaire ? Existe-t-il d’autres moyens, plus faciles ou plus sûrs, que, par exemple, le recours aux pesticides pour que les plantes résistent mieux aux parasites et aux maladies ?

Les partisans de l’agriculture intensive ont tort sur un principe au sujet duquel je travaille depuis trente ans : à savoir que l’on pourrait produire davantage de nourriture avec des produits chimiques. La révolution verte en Inde a permis de produire davantage de blé, bien sûr, mais en faisant disparaître les légumineuses et certaines semences !

L’Inde, qui était le plus grand producteur de graines d’oléagineux et de légumineuses, est devenue le plus grand importateur d’huile de palme, au prix de la destruction de forêts entières en Indonésie, et achète désormais des pois jaunes du Canada de médiocre qualité. Leur teneur en protéine est de 7 % contre 35 % chez ceux que l’on cultivait en Inde.

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Ecologie en résistance : Stratégies pour une Terre en péril (vol. 1)

ecologie-en-resistanceSi vous vous intéressez aux trois questions suivantes, ce livre est pour vous : « Peut-on résister ? Pourquoi résister ? Comment résister ? ».

La civilisation industrielle est en train de détruire la Terre ; le nier, c’est subir la domination d’une idéologie dont l’ambition est d’annihiler le vivant ou de le réduire en esclavage. Ce recueil de discussions porte sur le changement de stratégie et de tactiques qui doit se produire si nous voulons construire une résistance efficace. Il y est question d’interposer nos corps et nos existences entre le système industriel et toute vie sur la planète. Il y est question de contre-attaque.

Dans ce premier volume, vous trouverez des textes et discours de Vandana Shiva, Derrick Jensen, Stephanie McMillan, Lierre Keith et Aric McBay.

Livre de poche, 132 pages.
Editions : Editions Libre (association loi 1901)
Prix : 10€.

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Biodiversité: une course contre la montre

Les espèces animales et végétales reculent toujours plus vite et nécessitent des mesures fortes destinées à protéger la nature. Les politiques ont-elles la capacité de répondre à ce défi avant qu’il ne soit trop tard? On peut en douter.

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Tempus fugit. En plus de donner un petit air intello aux horloges, la maxime de Virgile a le mérite de dénoncer la procrastination(1), voire la paresse, qui nous fait perdre un temps précieux. Elle s’applique hélas dans le cas de la gestion de la planète, où les espèces vivantes disparaissent les unes après les autres sans attendre une hypothétique action politique forte en faveur de la biodiversité.

Dernier exemple en date, une étude parue en début de semaine dans la revue scientifique PNAS a dressé un constat terrifiant de l’état de la biodiversité mondiale. Elle conclut que près d’un tiers des 27 000 espèces de vertébrés examinées sont sur le déclin, d’un point de vue territorial et démographique. Les auteurs n’hésitent pas à parler d’«annihilation biologique», insistant sur le fait que cette sixième extinction de masse s’accélère et s’intensifie. Publiée dans la torpeur de l’été, l’étude n’a pas eu l’écho qu’elle mérite. Aurait-elle fait peser un dixième de ces menaces sur l’économie qu’elle serait aujourd’hui au centre de toutes les discussions. La nature n’a pas droit à tous ces égards. Réinventer notre modèle agricole, revoir notre rapport à la consommation, protéger le climat… Les remèdes à ce mal sont pourtant connus, mais leur application est sans cesse repoussée aux calendes grecques. Les horloges politique et biologique sont complètement désynchronisées.

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Environnement: 16 000 scientifiques se mobilisent, un tiers des mammifères menacés en France, les émissions de C02 repartent à la hausse…

C’est une initiative sans précédent : plus de 16 000 scientifiques de 184 pays ont signé un appel paru ce lundi dans la revue Bioscience contre la dégradation catastrophique de l’environnement. Deux rapports parus cette semaine viennent conforter leur inquiétant constat.

« Mise en garde des scientifiques à l’humanité : deuxième avertissement. » C’est le titre de cet appel, paru 25 ans tout pile après le premier du genre lancé en 1992 après le Sommet de la Terre à Rio, et signé alors par 1700 chercheurs et plusieurs centaines de Prix Nobel. Ces 16 000 scientifiques formulent treize recommandations et enjoignent les décideurs politiques réunis en Suisse pour la COP23 à  «freiner la destruction de l’environnement. Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui.»

C’est l’écologue américain William B. Ripple qui, avec  sept autres auteurs principaux, a entrepris de faire le point sur toutes les tendances inquiétantes discernables en 1992, pour constater leur aggravation dramatique, (à l’exception de l’état de la couche d’ozone stratosphérique, en voie de guérison). C’est  Franck Courchamp, Directeur de Recherche au CNRS, à l’Institut National d’Ecologie et Environnement qui a diffusé l’appel en Europe.

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Le mystère des 180 000 tracteurs en circulation en pleine crise

par Catherine ERNENS

Entre 2012 et 2013, le nombre d’immatriculations de tracteurs en Wallonie a… triplé! Au total, 180 000 tracteurs sont sur nos routes! Comment expliquer ce nombre spectaculaire?

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En pleine crise agricole, le nombre de tracteurs a augmenté de manière spectaculaire. Nous vous en faisions part dans notre supplément consacré à l’agriculture, aux femmes et à l’innovation. Entre 2012 et 2013, le nombre d’immatriculations de tracteurs en Wallonie a… triplé! On répertorie, par ailleurs, 69 000 tracteurs en plus sur nos routes en 30 ans. Au total, 180 000 tracteurs sont sur nos routes! Comment expliquer ce nombre spectaculaire? Cinq réalités se cachent en réalité derrière ces statistiques.

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Pollution aux nitrates : une bombe à retardement dans nos sols

Les sols seraient gorgés de nitrates. Pire, les couches rocheuses, situées sous les exploitations agricoles, agiraient comme des éponges et stockeraient en profondeur les substances polluantes. Des scientifiques britanniques évoquent une «bombe à retardement de nitrates».

Selon le British Geological Survey, l’organisme britannique de recherche sur les sciences de la Terre, les sols seraient pollués, gorgés de nitrates due à l’utilisation excessive de fertilisants dans l’agriculture depuis des décennies. Et le pire de la pollution aux nitrates serait à venir.

Pollution aux nitrates, bombe à retardement pour l’environnement

Le British Geological Survey (BGS), organisme britannique de recherche sur les sciences de la Terre, alerte sur les taux de nitrates anormalement présents dans les sols. Les souterrains seraient ainsi gavés de fertilisants depuis la révolution agricole des années 1950. Le BGS n’hésite pas à employer le terme de « bombe à retardement de nitrates » sur le site de la BBC. Pour rappel, le nitrate est un composé chimique, présent dans les engrais.

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Les petits oiseaux

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Et, oui, on va encore dire que les « amis de Warneton » ne s’intéressent qu’aux petits oiseaux !

Je reprends ici l’information très sérieuse parue dans le journal Le Monde du 3/11/2017 et je vous expliquerai pourquoi il ne s’agit pas seulement de petits oiseaux.

« En 30 ans l’Europe a perdu 400 millions d’oiseaux et 80% d’insectes. »

Ce ne sont pas des politiciens ou des journalistes qui l’affirment mais des scientifiques qui, sur le terrain, par des méthodes précises et reconnues, ont établi ce constat.

Déjà les apiculteurs avaient tiré la sonnette d’alarme : la mortalité des abeilles s’accentue année après année.
Il faut savoir que tout cela est lié. Si les insectes disparaissent c’est parce qu’ils sont empoisonnés. Si les oiseaux disparaissent c’est parce qu’ils mangent des insectes empoisonnés ou des graines empoisonnées et qu’en plus leur habitat disparaît peu à peu.
Cela s’appelle la chaîne alimentaire.
Tout au début de la chaîne il y a le sol et l’eau puis viennent les végétaux.
Si les insectes puis les oiseaux sont empoisonnés c’est parce que les plantes, l’eau et le sol contiennent des poisons.
Ces poisons, c’est l’homme qui les fabrique et c’est lui qui les répand pour produire toujours plus comme c’est l’homme qui confisque des milieux naturels pour construire des usines et là encore pour produire plus.

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L’Europe a perdu plus de 400 millions d’oiseaux d’espèces communes en 30 ans

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La gestion actuelle de l’environnement apparaît incapable d’enrayer l’hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, selon une étude d’«Ecology Letters».

C’est une hécatombe : avec 421 millions d’oiseaux de moins en trente ans, la gestion actuelle de l’environnement en Europe apparaît incapable d’enrayer la disparition de nombreuses espèces récemment encore considérées comme communes, révèle une étude publiée, lundi 3 novembre, par le journal scientifique Ecology Letters, qui critique les méthodes modernes d’agriculture et la disparition de l’habitat.

A l’inverse du déclin, allant jusqu’à 90 %, enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l’alouette des champs, le moineau et l’étourneau, on note pendant la même période l’amélioration des effectifs de certaines espèces rares d’oiseaux grâce à des mesures de conservation, selon l’étude.

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