Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

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Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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Protection des sols – Une pétition pour demander une directive-cadre

Plus de 400 organisations européennes issues de la société civile, dont France Nature Environnement, se mobilisent pour demander une protection juridique européenne des sols, au même titre que les directives-cadres sur l’eau et sur l’air.

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Photo : © C.Watier

Dans un communiqué diffusé le 31 août, France Nature Environnement annonce sa participation à l’Appel du Sol, sorte de « mégapétition » ouverte jusqu’au 11 septembre, visant à interpeller la Commission européenne afin de l’obliger à examiner la question de la rédaction d’une directive-cadre sur les sols.

«Reconnaître le sol comme une ressource à protéger»

L’association explique ainsi que l’activité humaine malmène les sols comme : l’étalement urbain et l’artificialisation des terres, les anciennes industries laissant des sols potentiellement pollués derrière elles, mais également l’«agriculture intensive qui appauvrit les ressources de la terre», selon FNE.

«Obtenir une directive sur les sols, c’est d’une part reconnaître le sol comme une ressource à protéger, mais également encadrer davantage ce genre de pratiques», explique France Nature Environnement.

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Terres agricoles : peut-on mettre fin au grignotage belge ?

Par Aude Deraedt

Des « verrous réglementaires ». C’est ce qu’a promis Emmanuel Macron, à la veille du Salon de l’agriculture en début de mois. L’annonce du président de la République vise à freiner l’augmentation du rachat de terres agricoles par des sociétés étrangères. Une situation qui, bien que naissante, concerne encore peu le Nord – Pas-de-Calais, plus touché par la sous-location de terres agricoles, notamment par les Belges. Une pratique illégale en plein essor.

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Tracteur de pommes de terre cultivées dans le Nord de la France traversant le centre de Warneton. Au moment de la récolte des pommes de terres cet agriculteur établi dans notre  région transporte ainsi une centaine de remorques à 3 essieux remplies de pommes de terre comme sur cette photo….

Quand sonne l’heure de la récolte, le bal commence. « Un bal de plaques rouges », qu’observe « depuis une dizaine d’années » Jean-Luc Bardel, agriculteur à Éringhem, en Flandres. Celles des tracteurs et des camions belges, qui arrivent en masse dès l’été pour récolter les pommes de terre, puis les choux de Bruxelles, semés par leurs soins sur les terres agricoles nordistes.

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Tracteur de choux de Bruxelles cultivées dans le Nord de la France traversant le centre de Warneton.

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La patate belge sème la discorde dans le Nord de la France

Par Olivier Rozencwajg

À la mi-septembre, quand sonne l’heure de la récolte, le bal commence. « On assiste à des convois de tracteurs, des Belges, qui ramènent leurs pommes de terre vers la Belgique, via cette départementale Douai-Tournai« , lance Antoine Jean, éleveur bovin, à Nomain, dans le Nord de la France.

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Des agriculteurs belges qui sèment et récoltent des patates dans le nord de la France. Le phénomène n’est pas récent, mais à en croire ce porte-parole local de la Confédération paysanne, il a pris ces dernières années une ampleur inédite : « Au départ, ils restaient le long de la frontière, sur de petits espaces, mais depuis quelques années ils s’installent de plus en plus loin, cinquante, soixante, soixante-dix kilomètres, on a l’impression qu’il n’y a plus de limite, qu’ils vont remonter jusqu’à Paris ! »

Des centaines, des milliers d’hectares, difficile d’estimer la surface exploitée par les Belges. Car des deux côtés de la frontière, le sujet est tabou. Pas question d’ébruiter un phénomène qui permet aux uns de produire plus, aux autres d’arrondir leurs fins de mois. « Ça se fait complètement en dehors des radars, via un mécanisme de sous-location illégal« , lâche Dominique Fosse, chef de service à la SAFER, l’organisme français en charge de la protection des terres agricoles.

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Ces agriculteurs flamands qui prennent le droit de pomper l’eau de la Lys à Bas-Warneton alors que c’est interdit en Flandre

Mise à jour: 18 juillet 2018

Il y a un an notre association signalait l’existence d’un trafic incessant d’engins agricoles flamands venant pomper illégalement l’eau de la Lys à Bas-Warneton.

Cette barrière, ces deux blocs de béton installés en travers du chemin du Prieuré près du cimetière à Bas-Warneton interdisent les tracteurs d’accéder au bord de la Lys. Photo: Patrick Maton (août 2017)

Les autorités communales avaient réagi un peu tardivement, avouons-le, en installant des barrières et des blocs de béton.

L’arrivée d’une période pluvieuse avait réglée le problème et mis fin aux dégradations des berges de la Lys et du chemin de halage non conçus pour accueillir des engins agricoles pesant des dizaines de tonnes….

Nous sommes en 2018, il n’a pas plu depuis plusieurs semaines et, de nouveau, le ballet des tracteurs reprend jour après jour.

Le 9 juillet, nous avons signalé cette atteinte à l’environnement à la police de Comines-Warneton. Cette information lui a été répétée le 11 et le 13 juillet. A ce jour, rien n’a changé alors que la Bourgmestre f. f. a été informée le 12/7. Le même jour, l’administration des voies hydrauliques avouait son impuissance…

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Le biodiesel d’huile de palme: un remède pire que le mal

Alors que les ministres européens de l’énergie doivent débattre ce jeudi 19 avril de l’avenir de la politique de soutien aux agrocarburants, Inter-Environnement Wallonie, CNCD-11.11.11, Oxfam et FIAN présentent un rapport sur l’utilisation de l’huile de palme dans les agrocarburants consommés en Belgique. Il en ressort un constat accablant : une des principales mesures politiques censée rendre notre mobilité durable s’avère particulièrement nuisible à l’environnement et au climat.

Absente de nos moteurs jusqu’il y a quelques années, l’huile de palme est aujourd’hui brulée dans la quasi-totalité des moteurs diesels du royaume. Transformée en biodiesel, elle est mélangée au diesel d’origine fossile vendu à la pompe, en vertu d’une loi obligeant les distributeurs de carburants à procéder à l’incorporation d’agrocarburants dans les carburants.

Pour le consommateur, le mélange est « invisible », rien n’ayant changé dans la manière de faire le plein. Peu de citoyens sont d’ailleurs conscients de partiellement rouler avec des agrocarburants tels que l’huile de palme, de soja ou de colza.

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Critères de qualité des eaux souterraines

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12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

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Surplus de pommes de terre: les prix s’effondrent, les producteurs belges dans la tourmente

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Centre de Warneton (B) – Transport de pommes de terre en provenance de France

La production de pommes de terre en Belgique n’a jamais été aussi importante et l’année 2017 a été un véritable record: 5 millions de tonnes de pommes de terres ont été produites. Comment expliquer cette explosion? En cinq ans, de nombreux producteurs belges se sont tournés vers la production de pommes de terre, plus rentable que celle de céréales.

Plusieurs nouveaux producteurs ont débarqué sur le marché donc on a presque atteint les 100.000 hectares en 2017 et le deuxième facteur était le temps, propice aux pommes de terre. Donc on se retrouve avec des volumes inespérés », explique Steve Vrancx, producteur dans la région de Charleroi.

Les prix s’effondrent

Conséquence directe: le prix est descendu en flèche. L’an dernier – grâce à la production de 2016 – une tonne de pommes de terre bintje était vendue 200 euros la tonne. Un an plus tard, elle est descendue à 20 euros la tonne, soit… dix fois moins.

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Source : RTBF.BE – 9 avril 2018

Articles connexes

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

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Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre à Godewaersvelde (Nord) le 30 mai 2012. (archives) Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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