Di Antonio à la chasse aux pesticides

Une vaste étude sera lancée au printemps afin d’évaluer les dégâts des produits chimiques

Les pesticides sont-ils massivement présents dans l’air? Est-il dangereux de vivre aux abords des champs régulièrement pulvérisés? Autant de questions auxquelles le ministre Di Antonio compte répondre via une vaste étude environnementale qui sera lancée au printemps.

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Les pesticides sont au coeur de l’actualité depuis des mois. D’une part, certains agriculteurs qui estiment qu’ils restent essentiels pour assurer le développement des cultures; d’autre part, l’inquiétude, justifiée ou non, des citoyens face aux produits chimiques pulvérisés dans les champs. Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio va donc lancer au printemps prochain, une vaste étude sur l’exposition des citoyens aux pesticides. « Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. J’ai donc pris la décision de confier à l’ISSeP1, en collaboration avec le CRA-W2 et Gembloux AgroBioTech3, une étude à l’échelle de la Wallonie« , explique le ministre Di Antonio. Concrètement, des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans les cours d’écoles ou autres sites publics à proximité des champs. Les capteurs seront placés à différente distances, derrière des barrière physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure. Il y aura deux volets à cette étude de grande ampleur : un volet en conditions réelles, directement dans les champs et  un second en laboratoire, pour tester les différentes solutions que la Wallonie pourrait mettre en place pour endiguer les déperditions de produits chimiques.

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Di Antonio: « L’exposition aux pesticides pourrait être plus importante que suspecté »

Belga

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« L’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté », affirme vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio, qui annonce une étude pour en évaluer l’ampleur.

« Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses scientifiques pour valider les mesures de protection du public », indique le ministre cdH.

Il a confié une étude à l’échelle de la Wallonie à l’Institut scientifique de Service public (ISSeP), en collaboration avec le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et la faculté universitaire Gembloux Agro-Bio Tech (ULg).

Cette étude sera menée à partir du printemps 2018. Des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs. Les capteurs seront placés à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure.

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Le Roundup affecte la flore intestinale

Par le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique (CRIIGEN)

Même ingéré à petites doses, le Roundup altère l‘équilibre des bactéries qui résident dans les intestins des rats. Or, ce microbiote joue un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de l’organisme.

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Le microbiote intestinal (ou flore intestinale) est constitué de quelques 50 à 100 mille milliards de bactéries qui vivent dans notre intestin et jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre organisme. Source : smebiocta.fr

Aussi étrange que cela puisse paraître, seules 10 % des cellules qui nous composent sont humaines. Les 90 % restantes sont des bactéries. Une bonne partie d’entre-elles vivent en symbiose dans notre tractus digestif et, si elles profitent de nos résidus alimentaires, elles jouent surtout un rôle fondamental dans l’équilibre de notre organisme, au point que certains scientifiques suggèrent même de considérer cette entité comme un organe à part entière, qui aurait des implications physiologiques, digestives (intervenant notamment dans le contrôle de l’obésité ou du diabète) et immunitaires. Les recherches sur ce sujet, en plein essor depuis une dizaine d’années, n’en finissent pas de révéler le caractère primordial de ce microbiote.

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L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

Par Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre)

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.

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Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation », dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides« Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

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Soigneurs de terres, le choix de l’agro-écologie

De la forêt aux couverts végétaux : une nouvelle agriculture avec Claude et Lydia Bourguignon, Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Bady, paysan bio agroforestier dans le Gers. Extrait de « Soigneurs de terre », diffusion France 2, le 31 janvier 2016.

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance.

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TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

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La Wallonie veut voir à quel point les pesticides nous touchent

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Une étude va être menée au printemps prochain sur le territoire régional.

Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. »

Cette déclaration du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), faite vendredi par communiqué, rappelle, entre autres, l’inquiétante découverte faite au printemps 2016 par le professeur Bruno Schiffers, chef du laboratoire de phytopharmacie de Gembloux Agro-Bio Tech. Il avait installé des panneaux collecteurs de pesticides le long de la clôture qui sépare l’école primaire Saint-Martin de Cortil-Wodon (Fernelmont) des champs cultivés par un agriculteur. Des traces de quinze herbicides, sept fongicides, un insecticide et trois molécules non autorisées avaient été trouvées.

Jeudi, le gouvernement wallon a validé et budgétisé (à hauteur de 805 000 euros) une étude similaire mais à plus grande échelle. Elle sera menée en partenariat avec l’Institut scientifique de service public (Issep), le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux Agro-Bio Tech.

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Toujours plus d’assassinats de défenseurs de l’environnement, rapporte Amnesty international

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Presque partout dans le monde, des activistes manifestant pacifiquement contre le développement effréné d’industries qui détruisent et polluent la nature, sont assassinés. Le nombre de meurtres et de « disparitions forcées », de menaces et d’attaques, ne cesse d’augmenter globalement, ainsi que celui des pays qui laissent la violence s’installer sur leur territoire. On estime qu’environ 3 500 défenseurs des droits humains ont été tués dans le monde depuis l’adoption de la Déclaration sur les défenseurs des droits humains en 1998.

Qu’elles soient touristiques, minières, électriques, nucléaires, gazières ou pétrolières, les industries extractives sont souvent complices de ces homicides.

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Les oiseaux disparaissent de notre ciel

Nous publions en exclusivité les résultats alarmants de la toute première mesure de l’hécatombe dont sont victimes de nombreuses espèces d’oiseaux autrefois si communes. Le Nord – Pas-de-Calais perd ses petites ailes, une catastrophe pour sa biodiversité.

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Le troglodyte fait partie des espèces dont les effectifs diminuent dans notre région.

La moitié des espèces nicheuses des milieux agricoles a disparu en moins de vingt ans dans le Nord – Pas-de-Calais. La petite alouette des champs n’a pas résisté à l’intensification des pratiques agricoles. Elle est une nouvelle victime des pesticides-insecticides et de la disparition de son habitat naturel, on appelle pudiquement cela la «  transformation des paysages agricoles  ». Moins de haies, d’abris, d’insectes aussi pour se nourrir. Petite alouette : – 63 % depuis 1995.

Mais il y a pire situation. Le nombre de linottes mélodieuses dégringole de 82 %, celui du bruant jaune ou de la tourterelle des bois de 72 %, des espèces condamnées comme le si touchant petit Pipit farlouse (-76 %).

D’autres espèces ont un gros plomb dans l’aile. Le chardonneret, le si beau verdier, le coucou, la bergeronnette ou l’étourneau sansonnet sont en danger avec environ la moitié de leurs effectifs supprimés en un peu plus d’une génération…..

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http://www.lavoixdunord.fr/273961/article/2017-12-04/les-oiseaux-disparaissent-de-notre-ciel

Source : LA VOIX DU NORD – 4 décembre 2017