L’écologie essentielle n’est pas une utopie, c’est une urgence

Par Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV)

Un an après son arrivée au pouvoir, le bilan écologique de Macron n’est pas au niveau de ses prises de position sur la scène internationale. Pour Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant, ce devrait pourtant être la priorité de tous les dirigeants face à la catastrophe annoncée.

L’IPBES1, le « GIEC2 de la biodiversité », a rendu sa synthèse en mars sur l’état actuel de la biodiversité planétaire, et ses conclusions sont sans appel : d’ici 2050, entre 38 et 46% des espèces animales et végétales risquent de totalement disparaître, tandis que la dégradation des sols et le changement climatique vont pousser entre 50 et 700 millions de personnes à migrer. Toujours en mars dernier, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS ont annoncé également les résultats de leurs études de suivi des oiseaux : en France, un tiers de leurs populations se sont réduites en quinze ans, phénomène attribué à l’intensification de pratiques agricoles comme la généralisation des néonicotinoïdes, ces pesticides neurotoxiques responsables du déclin des abeilles et de la disparition de l’ensemble des insectes. Une situation extrêmement préoccupante qui de plus, d’après les scientifiques, s’aggrave ces deux dernières années. D’après une autre étude récente publiée dans la très sérieuse revue Scientific Reports, le tristement fameux « continent de plastique » en plein cœur de l’océan Pacifique serait beaucoup plus grand que prévu, évalué à 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale ! Et il ne fait que s’étendre, semant la mort et la maladie parmi la faune et la flore océaniques. Le coût annuel global de la pollution au plastique a été évalué par les Nations unies à 7… trillions de dollars par an! Sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites entre 1950 et 2015, 6,3 milliards de tonnes, soit l’immense majorité, n’ont pas été recyclées et ont fini dans la nature, en particulier dans les océans où l’on continue à en déverser plus de 8 millions de tonnes chaque année.

L’accumulation de tous ces chiffres, qui n’émanent pas de groupuscules écologistes, mais d’études scientifiques indépendantes, sérieuses et objectives, donne le vertige. Ce devrait être LA priorité absolue qui nous mobilise tous, et en premier lieu nos dirigeants. On ne peut pas dire que ce soit le cas.

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L’écologie, ce n’est pas une question de petites fleurs. C’est tenter d’empêcher l’extinction du vivant

L’écologie, ce n’est pas une question de petites fleurs. C’est tenter d’empêcher l’extinction du vivant.

Dominique Bourg est philosophe. Président du conseil scientifique de l’ex-Fondation Hulot, il enseigne à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Il a, entre autres, publié : Transcendance et discours (1985) ; L’Homme artifice (1996) ; Vers une démocratie écologique (avec K. Whiteside, 2010) et le Dictionnaire de la pensée écologique (avec A. Papaux, 2015).

Dominique Bourg est l’auteur du livre ‘Une nouvelle terre. Pour une relation au monde’, aux éditions Desclée de Brouwer.

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Disparition des oiseaux de plaines : « L’ensemble de l’écosystème est en train de s’effondrer »

Par Marie Merdrignac

Le gouvernement annonce ce mercredi, par la voix de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, son « plan pour la Biodiversité ». Il est très attendu, notamment par les auteurs de deux études conjointes entre le Museum national d’histoire naturelle et le CNRS, qui alertaient, au printemps, de l’inquiétante disparition des oiseaux de plaines. Pour eux, il est temps de penser un autre modèle agricole, davantage centré sur la biodiversité.

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C’est ce mercredi que le gouvernement va détailler son « plan pour la biodiversité ». Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé que ce serait «une grande mobilisation pour la nature».

Il s’agit aussi d’«une priorité absolue» pour Vincent Bretagnolle, écologue, directeur de recherche au CNRS, Chizé, Val-de-Sèvres, témoin depuis 25 ans, du déclin alarmant des oiseaux de plaines. Nous l’avons rencontré en juin, un mois avant les annonces du gouvernement.

Vous avez alerté en mars sur le déclin alarmant des populations d’oiseaux de plaine. Comment l’avez-vous observé ?

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.

La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille…), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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75% des sols de la planète sont dégradés selon le nouvel Atlas de la désertification

Par Fanny Rousset

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Le Joint Research Centre (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a publié jeudi 21 juin une nouvelle édition de l’Atlas mondial de la désertification. Selon le document, plus de 75% de la surface de la Terre est déjà dégradée et plus de 90% pourrait l’être d’ici 2050. (…) 

Premier constat : « la croissance démographique et les changements d’habitudes de consommation ont mis une pression sans précédent sur les ressources naturelles de la planète ». L’Atlas 2018 indique aussi que, chaque année, 4,18 millions de km2 sont dégradés – soit une surface équivalente à la moitié de l’Union européenne -, principalement en Afrique et en Asie. Les récoltes pourraient ainsi être impactées d’une baisse de 10% d’ici 2050. Les effets du changement climatique seront aussi plus difficiles à atténuer en raison de la déforestation accélérée. Autre conséquence : les déplacements de populations, qui pourraient atteindre 700 millions de personnes en 2050. Sur le continent, c’est l’Europe du Sud, de l’Est et centrale qui sont les plus touchées par le phénomène. Le coût de la dégradation des sols pour l’Union européenne (UE) est estimé autour de 10 milliards d’euros par an.

Même si la dégradation des terres a lieu au niveau mondial, elle doit être prise en charge au niveau local, rappelle le JRC. Augmenter les rendements des terres agricoles existantes, passer à des régimes à base de plantes, consommer des protéines animales provenant de sources durables et réduire le gaspillage alimentaire sont les pistes préconisées par la Commission européenne.

Source : ACTU-ENVIRONNEMENT.COM – 25 juin 2018

Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue

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Depuis 2008-2009, le déclin des oiseaux des champs est de plus en plus marqué. Cela correspond à la flambée des cours du blé et à la généralisation des insecticides neurotoxiques très persistants. (Photo : Howard Booty / BBC.COM)

Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?

C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

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La Nature, une urgence à tous les niveaux!

Par Lionel Delvaux

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Préserver la nature, c’est avant tout réduire notre empreinte sur la planète.

Au cours des soixante dernières années, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute autre période de l’histoire de l’humanité. La disparition de nombreuses espèces, la destruction des milieux naturels les plus riches de la planète et la dégradation générale de notre environnement ne font plus de doute. Les indicateurs de notre biodiversité sont passés de l’orange au rouge. Il ne s’agit plus de la disparition uniquement des espèces les plus spécialisées : nous assistons aujourd’hui à la régression quantitative d’espèces « ordinaires » de la biodiversité, qu’il s’agisse des oiseaux, des insectes ou des végétaux. Ces espèces « ordinaires » sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement des écosystèmes et les multiples services qu’ils nous rendent. L’enjeu n’est plus de transmettre un patrimoine mais bien de transmettre une planète viable à l’humanité. Il y a urgence !

La raison principale de cette dégradation est notre incapacité à prendre en compte les limites de la planète et à remettre en cause un certain progrès. Préserver la biodiversité, c’est donc d’abord réduire drastiquement notre empreinte écologique et donc notre consommation de ressources non renouvelables et également renouvelables. C’est ensuite développer et soutenir des modes de production qui laissent de la place à la biodiversité et s’appuie sur ses services. Certes, il faut continuer à préserver les joyaux de notre biodiversité, à notre échelle, et redonner de la place à la biodiversité ordinaire mais les actions les plus pertinentes sont probablement celles qui permettent de vivre mieux avec moins et de produire autrement.

À ce titre l’échelle communale a un rôle essentiel. Les politiques de mobilité et d’aménagement du territoire sont déterminantes pour éviter l’artificialisation des sols et promouvoir la densification de l’habitat et l’adoption d’une mobilité active. La politique des déchets, inspirée du mouvement « zéro waste » ou les politiques visant à soutenir l’alimentation durable sont autant de levier important pour limiter le gaspillage des ressources, l’empreinte écologique et les émissions de GES. Ces actions transversales, qui ont des impacts sur la biodiversité hors de nos frontière ne nous dédouanent pas d’une responsabilité vis-à-vis de notre nature locale.

Des leviers du côté de l’aménagement du territoire

Les communes en Plan Communal de Développement de la Nature disposent d’une cartographie de leur réseau écologique. Quelques rares communes ont utilisé cette cartographie du réseau écologique pour l’intégrer dans les plans ou schéma communaux. Il est essentiel que cette intégration soit réalisée de manière systématique, la réalisation de schéma de développement local prévu par le CoDT sera notamment l’occasion d’articuler cette cartographie au réseau écologique wallon inscrit dans le Schéma de Développement Territorial de la Wallonie. Ce dernier devrait être approuvé par le Gouvernement avant la fin de la législature.

La délivrance des permis est aussi l’occasion de prendre en compte la biodiversité à travers l’adoption de mesure de compensation pour la biodiversité ordinaire même si la priorité consiste à éviter l’artificialisation du territoire et son gaspillage et de maintenir les éléments de la biodiversité existant.

Des leviers en forêt

En forêt, les marges de progrès peuvent être importantes selon les situations locales et l’importance des propriétés de la commune. Le premier facteur impactant la biodiversité est, en Wallonie, le déséquilibre forêt-faune sauvage. Ce dernier doit atteindre un équilibre qui permette à la biodiversité d’exprimer son potentiel à travers la présence d’indicateurs tels que la présence de strates herbacées, de régénérations naturelles et d’essences accompagnatrices diversifiées. Quand ces conditions ne sont pas acquises, l’enjeu principal reste de réduire la pression de la grande faune (cervidés et sangliers) à travers les dispositions existantes du bail de chasse et l’interpellation des conseils cynégétiques concernés. En cas d’adoption de nouveaux baux de chasse, l’interdiction du nourrissage permet également de sélectionner des chasseurs moins enclins à conserver des densités importantes de gibier.

La promotion d’une gestion forestière respectueuse des processus naturels, de type « pro-sylva », est également l’opportunité de restaurer la biodiversité forestière, une circulaire balise son application et les communes peuvent inciter le DNF à l’appliquer plus largement quand ce n’est pas encore le cas. L’adoption de mesures complémentaires de la circulaire « biodiversité » permet également d’aller plus loin que les quelques mesures « biodiversité » inscrites au code forestier. A titre d’exemple, la création et la gestion de lisières forestières externes et internes, de manière volontaire et proactive, contribuera à la biodiversité des plaines agricoles et des forêts.

Enfin, certaines communes réaliseront leur plan d’aménagement forestier, l’occasion unique d’impliquer les citoyens dans la gestion des forêts communales. Pour ce faire, il ne faut pas se contenter des procédures légales mais créer une vraie dynamique de concertation avec la population.

Des espaces publics ré-ouverts à la nature

2019 est déjà placée sous le sceau de la nature ordinaire, celle qui s’est insidieusement immiscée dans nos centres-villes, sur les places, les trottoirs et les espaces de parking depuis l’introduction des restrictions d’utilisation des herbicides en 2014. En juin 2019, les communes entreront dans le « zéro phyto » après 5 années de transitions pour certaines d’entre elles. Fini donc les dérogations, la règle sera claire pour toutes les communes et la gestion différenciée sera la priorité. Et ce n’est pas tout : dès janvier 2019 la nature ordinaire rejaillira spontanément sur les allées et dans les gazons anglais de nos concitoyens grâce à l’interdiction de ventes des herbicides pour les particuliers. La nature reprendra spontanément un (petit) peu de terrain.

Des espaces publics soumis à de multiples pressions

Les réseaux linéaires sont particulièrement importants pour la nature. Ces réseaux sont principalement constitués des berges de cours d’eau, des bords de voiries, en ce compris les réseaux de chemins et sentiers. La Commune peut veiller à ce que ces parties du domaine public, essentielles pour la nature ordinaire, ne soient pas spoliées ou littéralement maltraitée (en recourant à des herbicides) par certains riverains et agriculteurs (labours, dérives de pulvérisation sur le domaine public). Par ailleurs, l’adoption de la charte « fauchage tardif » est une mesure adoptée par la majorité des communes wallonnes, mais quel en est le sens quand ces abords sont dégradés.

Préserver les sites de grand intérêt biologiques et le réseau écologique
L’existence de Sites de Grand Intérêt Biologique (SGIB) sur la commune peut aussi être l’occasion d’envisager des mesures plus actives de protection et de gestion voire d’information des propriétaires dès lors que des espèces protégées sont concernées. La prise en compte de ces sites est également essentielle pour les plan et schéma communaux.

La Commune peut compléter la protection assurée à certains éléments du paysage qui ne sont pas pris en compte par le Code de développement territorial. Elle peut surtout veiller (pro)activement à ce que la protection de ces éléments soit effective. Les plaintes de citoyens, envoyées aux éco-conseillers ou aux échevins, sont rarement suivies d’effet. Étant informés, il leur appartient pourtant d’assurer la défense de ces biens communs en assurant un suivi via une plainte formelle.

La Nature, un enjeu fédérateur

Restaurer la biodiversité au départ des spécificités d’un territoire est mobilisateur et fédérateur comme l’illustre le succès de certains projets élaborés dans le cadre des PCDN. Il est cependant important que la commune ait une démarche cohérente et ait une approche transversale de la biodiversité, se limiter à un projet de communication ne convainc plus les citoyens. Il faut également soutenir la démarche plus participative, y mettre des moyens financiers et humains et éviter de l’instrumentaliser.

Source : FEDERATION INTER-ENVIRONNEMENT – 28 juin 2018

Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

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Agriculture : la fertilité des sols s’effondre à cause du labour

Ils sont de moins en moins fertiles. La fertilité des sols s’effondre. Le responsable pourrait bien être une pratique ancestrale. « C’est le labour, c’est le travail du sol qui est responsable. […] Quand on aura compris qu’il faut arrêter de labourer les sols, on aura fait un grand pas« , affirme Erwan Caradec, agriculteur.
Près de la moitié des sols de la planète est en mauvais état. La faute à l’érosion, au réchauffement climatique, à la pollution, mais aussi donc à certaines pratiques agricoles. Pourquoi labourer ? 95% des agriculteurs labourent. Pour Jean-Luc Pallin, agriculteur, labourer a un objectif principal : « Ça sert à décompacter légèrement la terre qui a passé tout l’hiver à se tasser, ça évite à l’herbe de pousser, on enfouit tout ce qui est graines de mauvaises herbes et tout ce qui est champignons. » Pourtant, certains céréaliers réussissent à semer et à produire autant sans retourner la terre. Depuis 50 ans, la matière organique qui fait la fertilité des sols est en voie de disparition à certains endroits. Sensibilisés à l’état de leurs sols, les agriculteurs français commencent à changer leurs pratiques.

Source : FRANCE 2 (Journal de 20h) – 23 mai 2016

Les agriculteurs wallons ne pourront plus tailler leurs haies du 1er avril au 31 juillet

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Les agriculteurs ne pourront désormais plus tailler leurs haies et leurs arbres du 1er avril au 31 juillet, une mesure décidée ce jeudi par le gouvernement wallon afin de favoriser la reproduction de certains oiseaux en Wallonie. Jusqu’à présent, cette interdiction ne s’appliquait que du 15 avril au 30 juin.

Cet allongement fait suite à une recommandation de la Commission européenne qui suggère de favoriser plus efficacement la reproduction et la nidification de certains oiseaux en Wallonie, la période d’interdiction prévue actuellement se situant au cœur de la période de reproduction des oiseaux nichant dans les haies, a expliqué René Collin (cdH), le ministre régional de l’Agriculture.

« Ce changement atteste du rôle prépondérant que remplissent nos agriculteurs dans la sauvegarde et la protection de notre biodiversité« , a-t-il ajouté.

Source : RTBF.BE – 7 juin 2018