Au Canada, une entreprise capture le C02 pour en faire de l’énergie

Cette nouvelle technologie permet d’aspirer le gaz carbonique présent dans l’atmosphère pour le transformer énergie. Un procédé présenté comme révolutionnaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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Ce mur géant constitué de ventilateurs absorbe le dioxyde de carbone et le transforme en carburant (Photo : Carbon Engineering)

Le gaz carbonique n’a jamais été aussi abondant dans l’air depuis 800 000 ans. Pour éviter que ce gaz à effet de serre ne dérègle irrémédiablement le climat, sa captation apparaît comme une solution possible. En théorie. Car en pratique, le défi scientifique et industriel est majeur.

Plusieurs sociétés expérimentent à ce jour différents procédés permettant de capturer du CO2, principale cause du changement climatique. Parmi elles, la société canadienne Carbon Engineering.

Fondée en 2009 par David Keith, un climatologue de l’université de Harvard, l’entreprise a inauguré vendredi 9 octobre son usine pilote à Squamish, en Colombie-Britannique.

Présentée comme un moyen de combattre le réchauffement climatique, la technologie développée consiste en premier lieu à capturer le C02 directement dans l’atmosphère à l’aide de ventilateurs géants. Une fois filtré et purifié, le composant est transformé en boulettes de combustible synthétique, qui peuvent enfin servir de carburant.

« Il est maintenant possible de prendre le Co2 de l’atmosphère et de l’utiliser comme un combustible qui, combiné à l’hydrogène, produit une énergie zéro émission », explique Adrian Cordless, PDG de Carbon Engineering, à l’AFP.

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Environnement: 16 000 scientifiques se mobilisent, un tiers des mammifères menacés en France, les émissions de C02 repartent à la hausse…

C’est une initiative sans précédent : plus de 16 000 scientifiques de 184 pays ont signé un appel paru ce lundi dans la revue Bioscience contre la dégradation catastrophique de l’environnement. Deux rapports parus cette semaine viennent conforter leur inquiétant constat.

« Mise en garde des scientifiques à l’humanité : deuxième avertissement. » C’est le titre de cet appel, paru 25 ans tout pile après le premier du genre lancé en 1992 après le Sommet de la Terre à Rio, et signé alors par 1700 chercheurs et plusieurs centaines de Prix Nobel. Ces 16 000 scientifiques formulent treize recommandations et enjoignent les décideurs politiques réunis en Suisse pour la COP23 à  «freiner la destruction de l’environnement. Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui.»

C’est l’écologue américain William B. Ripple qui, avec  sept autres auteurs principaux, a entrepris de faire le point sur toutes les tendances inquiétantes discernables en 1992, pour constater leur aggravation dramatique, (à l’exception de l’état de la couche d’ozone stratosphérique, en voie de guérison). C’est  Franck Courchamp, Directeur de Recherche au CNRS, à l’Institut National d’Ecologie et Environnement qui a diffusé l’appel en Europe.

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