La pomme de terre face au changement climatique

L’association européenne de recherche sur la pomme de terre tient congrès cette semaine à Versailles. L’occasion de faire le point sur une culture cruciale pour l’homme qui doit faire face aux défis du réchauffement climatique.

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La pomme de terre est cultivée dans 150 pays. La production dépasse les 370 millions de tonnes.

PATATE. En congrès à Versailles, 450 chercheurs de 51 pays vont phosphorer toute la semaine sur le devenir de la bonne vieille « patate ». Les membres de l‘EAPR (qui fête ses 60 ans) ont du pain sur la planche. La troisième plante alimentaire consommée au monde (derrière le blé et le riz) n’est pas en effet convoitée que par les hommes. Insectes et champignons la trouvent aussi très à leur goût. Par ailleurs, la hausse des températures malmène la physiologie d’un végétal qui a oublié depuis longtemps que ses origines sont tropicales. Tour d’horizon des problèmes d’un tubercule originaire du Pérou.

Quelle est son importance économique dans le monde ?

La pomme de terre est universelle. Elle est cultivée dans 150 pays. La production dépasse les 370 millions de tonnes. La Chine est le premier producteur devant l’Inde et la Russie. Une répartition mondiale très récente : jusqu’au début des années 1990, l’essentiel des pommes de terre était cultivé et consommé en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays de l’ex-Union Soviétique.

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La culture de pommes de terre a le vent en poupe

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La culture de pommes de terre se révèle rentable. De plus en plus d’agriculteurs font d’ailleurs le choix de la patate et de ses débouchés.

De 450 à 750 hectares

A vue d’oeil, les champs de pommes de terre se multiplient. Ce n’est pas une impression, c’est une réalité confirmée par Ulrick Smeysters, producteur de pommes de terre à Saint-Georges-sur-Meuse. En 2010, il cultivait 450 hectares de pommes de terre. Aujourd’hui, ses machines sont occupées sur 750 hectares. « La frite belge a vraiment le vent en poupe. Donc, nous sommes fort convoités par les industries pour cultiver la pomme de terre. On signe les contrats avant la plantation, un contrat « tonnage ». On cultive la pomme de terre, on fait une meilleure qualité possible, un meilleur rendement, un bon stockage et après, on achemine vers les usines ».

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