WARNETON – Le congélateur n’est que mis au frigo

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Le ministre Di Antonio a refusé l’implantation d’un deuxième congélateur à l’entreprise Clarebout. Mais sa décision n’est pas définitive.

Lors d’une question orale posée par le député mouscronnois, Philippe Bracaval (MR), au Parlement wallon concernant entreprise Clarebout, ses nuisances et ses accidents à répétition (53 ont été déclarés), le ministre Carlo Di Antonio est revenu sur les permis octroyés.

Le refus du congélateur est motivé parce que « le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site, capacité qui a déjà été augmenté en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réductions de gaz à effet de serre. » Toutefois, ajoute-t-il, « ce n’est pas un refus nécessairement définitif, parce que si un gain environnemental pouvait être développé, avec l’utilisation de la voie d’eau pour les transports, on pourrait sans doute augmenter la capacité et revoir cette décision concernant le congélateur ou d’autres infrastructures. La concrétisation de ce volet-là peut sans doute permettre de débloquer le reste beaucoup plus facilement. »

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Communiqué de presse de Ingrid Deregnaucourt, animatrice politique, Ecolo Picardie, concernant l’épidémie qui a sévi cet été sur le site de l’entreprise Clarebout Potatoes à Neuve-Eglise.

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Clarebout Potatoes. Toujours pas de communication officielle.

Durant l’été, plus d’une centaine de travailleurs sont tombés malades en quelques jours dans l’entreprise de transformation de pommes de terre, Clarebout Potatoes, située à Neuve-Eglise en Flandre Occidentale.

Depuis le début de cette épidémie, l’entreprise n’a que très peu répondu aux questions et craintes légitimes des travailleurs quant à l’origine et la nature de cette maladie. Clarebout Potatoes a tenté une première explication, la grippe. Mais cette hypothèse a très rapidement été écartée. Pour le reste, c’est le silence radio de la part de Clarebout Potatoes qui dit attendre les résultats. Communication cadenassée également vis-à-vis des autorités de Comines-Warneton, où se situe la seconde usine.

L’entreprise Clarebout Potatoes a procédé au remplacement des ouvriers malades par des intérimaires qui ont été soumis aux mêmes conditions de travail. Or, il est impossible que les intérimaires qui devaient remplacer les malades (plus de 100 !) aient eu le temps de se former convenablement dans des postes qui sont parfois dangereux.

Seules quelques mesures de précaution comme le port d’un masque par tous les ouvriers et l’élimination plus fréquente des particules dans l’atmosphère ont été prises par l’usine. La production n’a quant à elle pas été stoppée.

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Clarebout est dans la panade

Philippe Mouton charge violemment l’usine de pommes de terre

Après l’ASBL Les Amis de Warneton, c’est au tour de Philippe Mouton, conseiller communal du groupe ECOLO dans la cité frontalière de charger Clarebout et ses aménagements.

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L’opposition tire à boulets rouges sur Clarebout.

Si officiellement les aménagements autorisés par le collège communal de Comines-Warneton ne visent pas à augmenter la production chez Clarebout mais plutôt à réduire les nuisances, Philippe Mouton n’y croit pas trop.
Comme Patrick Maton, il y a quelques jours  dans nos pages, le membre du groupe Ecolo émet de gros doutes sur la gestion du cas Clarebout.

« J’ai peine à croire ce qu’indique la commune à propos de la non-augmentation de la production » relate Philippe Mouton. « En observant les choses, plusieurs indices vont dans le sens contraire à ce qu’ils communiquent. Les 200 fermiers de plus à Frameries qui cultivent des pommes de terre, la hausse de fréquentations des poids lourds et l’augmentation de 40% de la puissance de la station électrique qui alimente l’usine, ça me fait bondir. » Pour l’Ecolo, le risque de surproduction est réel. « L’usine est viable. Ce serait bien qu’elle respecte une fois pour toutes les normes de production. A l’heure actuelle, Jan Clarebout veut gagner plus d’argent, plus rapidement. J’imagine mal que ses considérations soient orientées vers la réduction des nuisances« .

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