Hubert Reeves veut faire battre le « coeur » des hommes pour sauver la Terre

« De plus en plus, les gens sont au courant du problème qui se pose de garder la planète habitable (…) mais l’important c’est que ça passe du cerveau au cœur: si on veut mobiliser les gens, il faut qu’ils se sentent impliqués affectivement« , estime l’astrophysicien franco-canadien lors d’un entretien avec l’AFP.

 

« L’écologie, ce n’est pas un grand problème, mais des millions de petits problèmes« , parfois quotidiens, alors il faut que les gens aient « envie de les aborder, et ça veut dire que ça vient du cœur« , insiste-t-il à quelques jours de la sortie en France d’un documentaire bâti autour de son engagement envers la biodiversité.

Rivières, forêts tropicales, banquises, ours polaires et caribous du Grand nord canadien: « La Terre vue du coeur » (sortie en salles le 23 mai) rend « hommage » à la splendeur de la nature pour « motiver à passer à l’action« , explique sa réalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol.

Il faut « agir par amour« , résume celle qui a choisi pour incarner ce message le scientifique de 85 ans, qui décrit d’abord une situation bien sombre.

 » Nous sommes responsables « 

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Origine des eaux utilisées par CL WARNETON

Attention ! Les chiffres ci-dessous correspondent à une production journalière de produits finis s’élevant à 1.140 tonnes/jour (tonnage officiel autorisé par le SPW)… Comme CL Warneton produit en réalité beaucoup plus, les chiffres ci-dessous sont à augmenter d’autant plus….

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L’établissement dispose de quatre sources d’approvisionnement en eau, à savoir:

  • de l’eau de distribution publique,
  • des eaux pluviales,
  • de l’eau de captage de la Lys,
  • de l’eau recyclée, issue de sa station d’épuration.

L’eau de distribution publique est essentiellement utilisée pour les usages domestiques de l’établissement. Elle peut également être utilisé dans les installations de production (blanchissement et lignes de flocons)

La consommation d’eau de distribution pour les usages industriels n’est pas fixe et varie selon les jours et les besoins. L’établissement dispose à cet effet d’un bassin de stockage d’une capacité de 500 m3 qu’il ponctionne en cas de nécessité. Cette consommation est actuellement estimée à 50.000 m3/an; le demandeur espère diminuer à 12.000 m3 en privilégiant d’autres sources d’approvisionnement.

Les eaux pluviales récoltées au niveau des toitures d’une partie des bâtiments sont utilisées dans les systèmes de refroidissement des unités logistiques du froid, mais également pour le triage et le lavage des pommes de terre.

L’eau issue des captages de la Lys est utilisée pour les parties suivantes du process :

  • blanchiment (frites et flocons);
  • passage des frites dans les bacs contenant du pyrophosphate;
  • refroidisseurs de la ligne de flocons;
  • préparation de polymère;
  • alimentation des chaudières à vapeur;
  • nettoyage à l’eau chaude.

L’eau captée dans la Lys subit un traitement par micro-filtration et d’osmose inversée. Le demandeur dispose actuellement d’une autorisation de captage de 45 m3/h, soit 394.200 m3/an. Il souhaite augmenter cette capacité à 100 m3/h ou encore 876.000 m3/an.

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Le CNRS et le Muséum démontrent une corrélation entre disparition des oiseaux et agriculture intensive

Par Laurent Radisson

Deux nouvelles études scientifiques révèlent une diminution d’un tiers des populations d’oiseaux vivant en milieu agricole depuis les années 1990. Cette diminution apparaît directement corrélée aux pratiques agricoles intensives.

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L’alouette des champs (Alauda arvensis) / Photo: Wikipedia/

Les chiffres révélés en ce premier jour du printemps par le Muséum d’histoire naturelle et le CNRS ont de quoi faire frémir. « Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans« , révèlent les organismes de recherche à travers deux études.

La première a été menée à l’échelle nationale grâce à un programme de sciences participatives porté par le Muséum. Elle met en évidence les pertes les plus importantes parmi les espèces spécialistes des milieux agricoles comme l’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan. Loin d’être enrayé, le déclin s’est même accéléré ces deux dernières années.

La deuxième étude a été menée à une échelle locale par le CNRS dans une zone atelier située dans les Deux-Sèvres. « En 23 ans, toutes les espèces d’oiseaux de plaine ont vu leurs populations fondre : l’alouette perd plus d’un individu sur trois (-35%) ; avec huit individus disparus sur dix, les perdrix sont presque décimées« , révèle le CNRS.

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Source : ACTU-ENVIRONNEMENT.COM – 20 mars 2018

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On a 20 ans pour changer le monde

Ce documentaire d’Hélène Médigue part d’un constat sans appel : le modèle agricole développé depuis les années 60 consomme beaucoup plus qu’il ne produit. Il coûte très cher à la société et a des conséquences désastreuses sur l’environnement et sur notre santé. Pourtant, un autre monde est possible et c’est exactement ce que veut nous prouver le documentaire.

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D’ici 2050, 50 à 700 millions de personnes pourraient être forcées de migrer à cause… de l’état « critique » des sols

Par Aurélia Payelle

La détérioration des sols de la planète et la diminution de leur productivité rend les sociétés plus vulnérables à l’instabilité sociale explique une étude.

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La déforestation fait partie des causes de la dégradation des sols
© CARL DE SOUZA / AFP

Les sols sont dans un état critique. C’est le constat alarmant publié dans une vaste étude, le lundi 26 mars 2018, à l’issu de la 6ème session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui avait lieu du 17 au 24 mars 2018 en Colombie, à Medellin. Ce rapport qui a demandé 3 ans de travail a impliqué pas moins de 3.000 scientifiques, gouvernements, indigènes et populations locales. Leurs observations, données et témoignages ont été décortiqués par une centaine de chercheurs venus de 45 pays différents, puis été regroupés dans un rapport d’un millier de pages. Il s’agit de la première étude mondiale sur l’état des sols. Et son constat est alarmant.

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Réforme de la Politique Agricole Commune – la société civile se mobilise

Le système agricole et alimentaire européen est en faillite : il ne profite qu’à une minorité, au détriment des consommateurs, de l’agriculture familiale et locale et de l’environnement. Une consultation sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) est en cours. La société civile est bien décidée à se faire entendre. Et appelle les citoyens à s’exprimer.

Les débats sur la PAC sont habituellement confinés, et soumis à une pression intensive du lobby agro-alimentaire. Mais, jusqu’au 2 mai, la Commission Européenne consulte les citoyens. Une telle opportunité ne se représentera peut-être plus. Or, vu qu’elle touche à l’alimentation, la santé, la biodiversité et les paysages, l’agriculture est typiquement une politique sur laquelle doit pouvoir s’exprimer le plus grand nombre.

Réunis en plateforme commune en Belgique, Natagora, Natuurpunt, le WWF-Belgique, Inter Environnement Wallonie et Bond Beter Leefmilieu ont mis en place un outil pour permettre aux citoyens de s’exprimer de façon simple et rapide à cette consultation. Les associations appellent un maximum de personnes à se faire entendre. L’outil est disponible sur natagora.be/pac et wwf.be/fr/livingland. Une cinquantaine d’ONG dans toute l’Europe mobilisent leurs concitoyens à participer à la consultation également. L’enjeu est local mais aussi véritablement européen.

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Comment évaluer l’impact visuel d’une éolienne ?

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  1. munissez-vous d’une tige (crayon, latte ou règle graduée) d’une vingtaine de centimètre
  2. tenez-le dans votre poing et laissez dépasser 21 centimètres au-dessus du pouce
  3. tendez votre bras à l’horizontale face à vous (en direction de l’emplacement présumé d’une éolienne), de façon à ce que la tige soit verticale et que sa base (le haut de votre poing) se trouve à l’horizontale de vos yeux
  4. observez le sommet de la tige : celui-ci indique grosso modo l’espace occupé par une pale d’éolienne terrestre de 180 m. (soit les plus hautes) dans sa position supérieure ; si un obstacle naturel (forêt, haie, végétation) ou non (maison, hangar) se trouve dans votre champ de vision, il est fort probable que celui-ci cachera l’éolienne

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Interdire le glyphosate ? « Impossible »

La France ne peut pas déroger au principe de « coopération réglementaire » du Ceta pour interdire le désherbant.

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PHOTO : JOHN THYS / AFP

Et si la France interdisait le glyphosate, cet herbicide cancérigène connu également sous le nom de « Roundup », comme elle affirme vouloir le faire avant 2021 ? C’est Marielle de Sarnez, présidente (MoDem) de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, qui pose la question, le 10 avril, à la commissaire européenne au Commerce. Cecilia Malmström est auditionnée à propos des CetaMercosur, Jefta et autres gigantesques accords de libre-échange dont l’Europe est devenue boulimique.

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Où sont passés les oiseaux des champs?

Par Laurianne Geffroy

L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans.

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En France, le nombre de pipits farlouses, des passereaux qui se nourrissent d’invertébrés, a diminué de 68 % en 17 ans.

« Nous pulvérisons les ormes, et aux printemps suivants nul merle ne chante, s’alarmait l’écologiste américaine Rachel Carson en 1962 alors que le DDT, un puissant insecticide, décimait les populations d’oiseaux aux États-Unis, non qu’ils aient été touchés directement mais parce que le poison a fait son chemin, pas à pas, de la feuille de l’orme au ver, puis du ver au merle ». Depuis, la responsabilité du DDT dans la mortalité accrue des oiseaux a été démontrée et le « poison » interdit dans de nombreux pays. Mais le problème est loin d’être réglé.

Toutes les espèces sont concernées

Les études pointant du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides sur la biodiversité se multiplient. Deux d’entre elles, menées récemment par le Muséum national d’histoire naturelle sur tout le territoire français et par le CNRS à l’échelle locale, présentent à leur tour un bilan inquiétant : en 17 ans, un tiers des oiseaux ont disparu des campagnes françaises.

« La situation est catastrophique, se désole Benoît Fontaine, biologiste de la conservation au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Cesco) du Muséum national d’histoire naturelle. Nos campagnes sont en train de devenir de véritables déserts. » « Les populations d’oiseaux s’effondrent littéralement dans les plaines céréalières, et cela concerne toutes les espèces, renchérit Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologiques de Chizé et directeur de la zone atelier « Plaine et val de Sèvre »Les perdrix se sont presque éteintes de notre zone d’étude…

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Abeilles : les pesticides ne seront plus recherchés en cas de mortalités aigües et massives

Par Anne-Françoise Roger

Les apiculteurs critiquaient le gouvernement français pour les lacunes dans sa surveillance des mortalités d’abeilles aigües et massives. Saisie de l’affaire, l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a confirmé les critiques. Mais au lieu d’améliorer ses investigations, le gouvernement a l’intention ne plus rechercher systématiquement les résidus de pesticides dans ces cas-là. Une manière de les rendre invisibles ?

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 » Les indicateurs sont au rouge : 30% de mortalités annuelles des ruches, disparition de 80% de la biomasse volante en 25 ans… Et malgré cela, le ministère de l’agriculture persiste dans son refus de regarder l’impact des pesticides sur les ruches  » se désole Gilles Lanio, Président de l’UNAF, alors que le ministère vient d’annoncer vouloir revoir la méthode de surveillance des mortalités d’abeilles, mais sans prendre en compte la présence de résidus de pesticides.

Les apiculteurs avaient la désagréable impression que les gouvernements successifs cherchaient à incriminer leurs pratiques et les maladies des abeilles pour expliquer les mortalités massives et aigues constatées en France depuis l’apparition des néonicotinoïdes dans les années 1990.

C’est désormais plus qu’une impression. Un bilan officiel publié il y a un an estime que les maladies des abeilles sont la première cause de mortalité et les mauvaises pratiques des apiculteurs la seconde. Les pesticides sont quasiment hors de cause.
Comment une telle conclusion est-elle possible ? L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) s’est penchée sur le sujet et a observé que les mortalités d’abeilles sont sous-déclarées dans certaines régions, que les recherches de pesticides ne sont pas toujours réalisées et que des  » biais statistiques  » dans le bilan donne une importance exagérée aux maladies.

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