Vandana Shiva : « L’idée que nous sommes maîtres de la nature n’est qu’une illusion »

Elle est l’auteure de plusieurs livres dénonçant les organismes génétiquement modifiés (OGM) et l’agriculture intensive. L’Indienne Vandana Shiva a fondé en 1991, dans le nord de son pays, le mouvement Navdanya (« Neuf semences ») qui enseigne l’agriculture biologique et a donné naissance à plus d’une soixantaine de banques de semences destinées à préserver les variétés locales. Agée de 64 ans, lauréate du prix Nobel alternatif en 1993, elle discutera, lors du Monde Festival – le 18 septembre à Paris – avec l’astrophysicien Etienne Klein, des relations entre science et progrès.

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Dr Vandana Shiva (Photo : http://klimaforum09.org)

D’ici à la fin du siècle, 10 milliards d’humains vivront sur Terre. Or la superficie des terres cultivées ne peut plus être augmentée, ou seulement marginalement. Comment nourrir la planète sans avoir recours aux biotechnologies et à la science ?

Avant de se lancer dans une grande avancée, on doit se poser les questions suivantes : est-ce nécessaire ? Existe-t-il d’autres moyens, plus faciles ou plus sûrs, que, par exemple, le recours aux pesticides pour que les plantes résistent mieux aux parasites et aux maladies ?

Les partisans de l’agriculture intensive ont tort sur un principe au sujet duquel je travaille depuis trente ans : à savoir que l’on pourrait produire davantage de nourriture avec des produits chimiques. La révolution verte en Inde a permis de produire davantage de blé, bien sûr, mais en faisant disparaître les légumineuses et certaines semences !

L’Inde, qui était le plus grand producteur de graines d’oléagineux et de légumineuses, est devenue le plus grand importateur d’huile de palme, au prix de la destruction de forêts entières en Indonésie, et achète désormais des pois jaunes du Canada de médiocre qualité. Leur teneur en protéine est de 7 % contre 35 % chez ceux que l’on cultivait en Inde.

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Warneton : Pour le ministre Carlo Di Antonio, le refus du second frigo n’est pas définitif

Le dossier du second frigo de Clarebout Potatoes est lié à la plateforme portuaire. 

L’entreprise de transformation de pommes de terre Clarebout Potatoes à Warneton et son actualité font fréquemment l’objet de débats au conseil communal de Comines-Warneton. Le sujet arrive maintenant au parlement wallon.

Interpellé par le député wallon Philippe Bracaval (MR), le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH) est revenu sur la demande de permis de second frigo qu’il a refusée. « L’exploitant souhaite construire un second congélateur pour rationaliser les transports entre les sites de production et les stockages externes parce qu’actuellement, une partie de sa production est réalisée chez des tiers », indique Carlo Di Antonio. « Le but est de réduire ces trajets et donc leur coût économique journalier qui est conséquent. »

Pour le ministre, « à ce stade, le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site de Warneton, capacité qui avait déjà été augmentée en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réduction de gaz à effet de serre ».

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Environnement: 16 000 scientifiques se mobilisent, un tiers des mammifères menacés en France, les émissions de C02 repartent à la hausse…

C’est une initiative sans précédent : plus de 16 000 scientifiques de 184 pays ont signé un appel paru ce lundi dans la revue Bioscience contre la dégradation catastrophique de l’environnement. Deux rapports parus cette semaine viennent conforter leur inquiétant constat.

« Mise en garde des scientifiques à l’humanité : deuxième avertissement. » C’est le titre de cet appel, paru 25 ans tout pile après le premier du genre lancé en 1992 après le Sommet de la Terre à Rio, et signé alors par 1700 chercheurs et plusieurs centaines de Prix Nobel. Ces 16 000 scientifiques formulent treize recommandations et enjoignent les décideurs politiques réunis en Suisse pour la COP23 à  «freiner la destruction de l’environnement. Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui.»

C’est l’écologue américain William B. Ripple qui, avec  sept autres auteurs principaux, a entrepris de faire le point sur toutes les tendances inquiétantes discernables en 1992, pour constater leur aggravation dramatique, (à l’exception de l’état de la couche d’ozone stratosphérique, en voie de guérison). C’est  Franck Courchamp, Directeur de Recherche au CNRS, à l’Institut National d’Ecologie et Environnement qui a diffusé l’appel en Europe.

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Réaction au communiqué de l’entreprise Clarebout Potatoes

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6/11/2017 – Nous avons pris connaissance du communiqué émis par l’entreprise et nous espérons qu’à l’avenir les efforts décrits porteront leurs fruits.

Nous sommes néanmoins étonnés par la lenteur de la réaction de l’entreprise après la mort d’un de ses ouvriers. Nous sommes aussi  étonnés par ce qui est mis en évidence dans le communiqué et qui ne correspond pas aux témoignages relatés dans la presse depuis douze jours. Nous pensons qu’il ne suffit pas de sous-estimer l’importance de photos explicites. Nous pensons qu’il a fallu du courage aux ouvriers qui ont dénoncé ce qu’ils vivaient au quotidien et que cela mérite le respect.

Après une déclaration aussi dithyrambique comment l’entreprise peut-elle expliquer sa proposition d’augmentation de 150% de la journée de travail à des personnes révoltées par la mort de leur compagnon ? Comment l’entreprise peut-elle subtilement induire la responsabilité individuelle alors qu’elle prône autant l’aspect collectif du travail ? Comment l’entreprise explique-t-elle les grillages dressés autour des groupes d’ouvriers au demeurant calmes ? Comment l’entreprise peut-elle expliquer le maintien de la production à Nieuwkerke  au plus fort de l’épidémie de cet été ? Comment à cette période l’entreprise a-t-elle pu former des dizaines d’intérimaires en quelques jours dans des fonctions et des postes dangereux et complexes ? Enfin, comment explique-t-elle les incendies de ces dernières années ?

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Accident du travail mortel à Clarebout-Potatoes : les salariés refusent de reprendre le travail (France 3)

France 3 (25/10/2017) – Les salariés de Clarebout-Potatoes à Comines-Warneton se sont rassemblés devant l’usine ce mercredi matin au lendemain de l’accident du travail qui a coûté la vie à un salarié originaire de Wattrelos. Ils refusent pour l’instant de reprendre le travail. Reportage : Florence Mabille de Poncheville, Antoine Morvan

Accident mortel chez Clarebout : « Rachid avait des projets »

Il avait 42 ans et était père de deux enfants

Un accident s’est produit mardi après-midi dans la société Clarebout Potatoes à Warneton où une personne a été coincée sous un chariot élévateur. L’homme de 42 ans, habitant Roubaix, est décédé suite à ses blessures.

Les services de secours de Comines ont été alertés mardi vers 15h45 qu’un accident s’était produit au sein de l’entreprise Clarebout Potatoes implantée le long de la chaussée de Lille à Warneton. Aux ordres du lieutenant Michaux, plusieurs véhicules d’intervention ont été dépêchés sur les lieux. Ils sont rapidement intervenus dans l’usine et ont découvert un ouvrier, du nom de Rachid, bloqué sous un chariot élévateur. Ils ont tout fait pour extirper ce père de famille de 42 ans. Il a été transporté à Ypres dans un état grave. Les ambulanciers ont tout tenté pour le secourir, dans leur véhicule et à l’hôpital. En vain.

D’après Charles-Eric Clesse, de l’auditoriat du travail, l’inspection est descendu sur place.  » Il devait nettoyer une partie des lignes de réfrigération. Il est parti tout seul et a été écrasé par un élévateur « .

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WARNETON (B) –  Des salariés de Clarebout refusent de reprendre le travail après la mort d’un collègue

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Ce 25/10/2017 à 13h15. (Photo: Association Deûlémont Environnement)

Un salarié de l’usine de pommes de terre précuites Clarebout, chaussée du Pont-Rouge à Warneton (B), est décédé mardi, suite à un accident du travail. Nous avons eu un de ses collègues au téléphone ce mercredi matin. Comme les autres salariés, il refuse de reprendre le travail.

L’homme souhaite rester anonyme. «  Ici c’est l’omerta qui règne. Nous sommes un bon 200 personnes dehors, sur le parking de l’usine. Mais la direction ne veut tellement pas qu’on parle aux journalistes qu’elle nous autorise même à fumer sur le parking, alors que c’est interdit !  » Selon le salarié que nous avons pu contacter par téléphone, les journalistes sont tenus à bonne distance des ouvriers, par des agents de sécurité.

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Hospitalisation de salariés de Clarebout Potatoes – Coup de gueule de Guy Lauwarier

Warneton, jeudi 27/07/2017 (21h00) – Sur le Parking d’une maison de repos, un homme est affalé sur le volant de sa voiture, il est blanc comme un linge, il suffoque.

Il est venu chercher de l’aide auprès de sa fille, soignante dans cette maison de repos. Elle lui dit d’aller à l’hôpital. Il refuse car demain il doit aller travailler et il a peur de perdre son emploi. Cet homme, Monsieur X, est employé à la maintenance chez Clarebout Potatoes.

Il y a des dizaines de Monsieur X dans cette usine. Les 3000 habitants de Warneton ne suffoquent pas, ils ont de la chance, l’air qu’ils respirent ne les empoisonne qu’à petites doses. Leur espérance de vie sera un peu plus longue que celle de Monsieur X.

Et pendant ce temps-là le Conseil communal de Comines-Warneton continue de croire, naïvement que ce fut une bonne chose d’autoriser l’installation de cette usine à Warneton même si, devant une caméra, on avoue  » qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs « .

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Une trentaine de salariés d’une usine de pommes de terre hospitalisés dans le Nord pour une « maladie inconnue »

FRANCEINFO – FRANCE TELEVISIONS (28/07/2017) – Une maladie inconnue. Trente-et-un salariés de Clarebout Potatoes, une entreprise belge à la frontière spécialisée dans la production de surgelés à base de pomme de terre, ont été hospitalisés à Armentières (Nord) pour des syndromes de fièvre, jeudi 27 juillet. Onze se trouvent encore dans le centre hospitalier de la ville, vendredi en fin d’après-midi, selon un bilan communiqué par le porte-parole de l’agence de soin et de santé du gouvernement flamand, qui supervise l’affaire, communiqué à franceinfo.

 » Il y en a certainement plus qui sont touchées, car d’autres personnes sont allées voir leur propre médecin. »
– Joris Moonsens
à franceinfo

« Les salariés sont assez malades pendant une courte durée, deux à trois jours, puis ils guérissent. Pour l’instant, nous ne savons pas quelle maladie ils ont », ajoute Joris Moonsens. Une seule certitude : la cause de cette maladie est interne à l’entreprise. « Car seuls les salariés ont été touchés », souligne le porte-parole belge. « Il s’agit de salariés chargés de trier et laver les pommes de terre sur le site de Neuve-Eglise », une ville belge située près de la frontière avec la France, selon La Voix du Nord.

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Un belvédère de 100 000 euros avec vue sur la Lys… et l’usine Clarebout

DEULEMONT – Deûle et Lys en fête, qui vient de se terminer, a encore prouvé que le secteur est riche en sites à fort potentiel touristique. Dans le cadre des festivités, un belvédère aménagé à la confluence de la Deûle et de la Lys, à Deûlémont, a été inauguré. Un aménagement des Voies navigables de France qui fait débat.

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La coupole de bois a fière allure sur les rives : à gauche, vue sur le port de Deûlémont et, au fond, sur l’usine Clarebout.

Le belvédère financé par Voies navigables de France (VNF) a fière allure… Samedi, le maire de Deûlémont, Christophe Liénart, a invité habitants et élus à découvrir cet aménagement. De fait, un joli point d’observation «  de la biodiversité, recrée ici dans le cadre de la trame verte et bleue  », a-t-il souligné. VNF a aussi aménagé des lagunes dans le secteur (à Quesnoy-sur-Deûle et Wambrechies), dont deux à Deûlémont. Non loin du belvédère, dans un bras mort de la lys, une zone humide a été recréée, les terres remodelées et des plantes aquatiques installées, faisant revenir la faune et la flore.

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