Plusieurs régions et zones urbaines du monde subissent la raréfaction de l’eau

Un récent rapport des Nations unies révèle que l’eau se raréfie dans diverses régions du monde. La situation ne fait qu’empirer et, à chaque minute qui passe, cinq personnes perdent la vie par manque d’accès à l’eau potable.

Les zones arides concernées

En Afrique du Sud, l’eau est devenue tellement rare qu’elle fait l’objet d’un rationnement. La ville du Cap approche du «jour zéro», ce qui signifie une pénurie d’eau pour plus de quatre millions de personnes. Au Mozambique, ce sont un million de personnes qui sont actuellement privées d’eau potable. Une eau qui est réservée à la production d’électricité et à l’agriculture. Le « jour zéro » menace également le Burkina Faso, la Sierra Leone, mais aussi la Bolivie et le Brésil.

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Clarebout Warneton – Emissions atmosphériques anormalement élevées et extrêmement bruyantes

Emissions atmosphériques anormalement élevées et extrêmement bruyantes de l’usine Clarebout de Warneton.

Cette vidéo a été enregistrée ce 16/02/2018 à 9h00 par le vice-président de l’association Deûlémont-Environnement à l’entrée de Deûlémont, côté Warneton (B), route de la Mine d’Or.

16/02/2018 (11h29) – Selon la Police de l’Environnement de Mons il y a eu ce dégagement de vapeur suite à un déclenchement de soupape de sécurité. Le problème devrait être réglé.

16/02/2018 (15h06) – Selon CL Warneton : « Bonjour, Concernant la plainte de “lâcher de vapeur”, nous avons eu un problème avec une sonde. Dû à ce problème, la vanne de sécurité s’est ouverte. La sonde a été changée dans les 15 minutes suivant l’incident. Est-il possible de nous avertir en cas de problèmes ? Ainsi nous pouvons effectuer une analyse et prendre des actions… »

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Renforcement de la filière agricole du Coeur du Hainaut au travers de l’implantation de la société Clarebout Potatoes à Frameries

La société Clarebout Potatoes vient de débuter il y a peu les travaux d’aménagement d’un centre de stockage et de pré-traitement de pommes de terre de plus de 9.000 m² au cœur de la zone d’activité économique de Frameries.

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L’entreprise a fait l’acquisition il y a peu d’un terrain de 4,14 ha pour ses deux premières phases et ambitionne, dans le cadre de la mise en œuvre de phases ultérieures, de faire l’acquisition d’un terrain de 6 ha.

Clarebout Potatoes, une entreprise familiale active dans la transformation de pommes de terre…

Depuis 1988, Clarebout Potatoes s’est développée pour devenir une entreprise de premier plan en Europe, spécialisée dans la transformation de pommes de terre. Elle produit des frites surgelées, des flocons et des produits pour les marques de distributeurs (private label).

L’acheminement et la sélection des pommes de terre font toujours partie intégrante de l’activité de l’entreprise dans le but de préserver la qualité et sa rentabilité. Grâce à la situation de l’entreprise au cœur de l’une des principales régions cultivables d’Europe pour les pommes de terre, elle peut compter sur une matière première fraîche de qualité supérieure via une collaboration étroite avec des agriculteurs-partenaires.

Le coeur du Hainaut, au centre du développement d’un hub transitoire pour le stockage de pommes de terre…

Clarebout Potatoes reste un groupe familial fortement intégré dans le monde agricole. Le groupe souhaitait réaliser une première étape vers un ancrage plus fort dans la région de Mons où, en raison des conditions climatiques et agronomiques, il existe un fort potentiel pour développer la culture et l’industrie de la pomme de terre et la mener à un niveau supérieur.

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Les émissions de CO2 repartent à la hausse à cause de la chute du diesel

Par Florent Ferrière

La dégringolade des ventes de voitures à moteur diesel a pour conséquence l’augmentation des rejets moyens de CO2, les véhicules à bloc essence rejetant plus de dioxyde de carbone.

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Photo : ©Shutterstock

C’est une première depuis 23 ans : la moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France a progressé. Selon AAA Data, spécialiste des statistiques automobiles, elle était l’année dernière de 111 g/km, une hausse de 1 gramme par rapport à 2016. Voilà qui peut sembler étonnant, avec la progression régulière des immatriculations de véhicules écologiques. Hybrides et électriques ont représenté 5 % des livraisons en 2017, contre 4 % en 2016.

Mais cette augmentation s’explique par la chute des ventes des voitures à moteur diesel, qui émettent moins de CO2 que les autos à bloc essence. La part de marché du gazole a encore chuté de 5 points pour tomber à 47,3 % l’année dernière. Et le recul se poursuit, avec seulement 41 % en janvier 2018 ! Les raisons sont désormais bien connues : scandales à répétition, offre qui se réduit avec des modèles sans diesel et resserrement des prix à la pompe.

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La pose de câbles à haute tension semble confirmer que CL Warneton s’apprête à augmenter illégalement sa production…

Des câbles haute-tension qui ont été posés entre le 21 septembre 2017 et le 19 janvier 2018 depuis la route express, le long de la route de Neuve-Eglise et la chaussée de Lille pour être raccordés dans l’usine. Les câbles ont été passées sous la chaussée de Lille (entre le n°69 et le n°174)

Selon une source sérieuse qui souhaite rester anonyme, les techniciens de la CERATEC ont été chargés de

  • l’électrification de la nouvelle ligne de production (n°7) à notre connaissance sans demande de permis ni enquête publique,
  • l’éclairage de cet atelier,
  • le montage mécanique  et électrification de la nouvelle tour qui doit permettre le chargement des camions à destination de frigos en dehors du site de Warneton,
  • l’adaptation des circuits de puissance,
  • travaux de maintenance continus tant électriques que mécaniques,

L’information qui nous est parvenue et selon laquelle la ligne n°7 sera mise en service en mars 2018 semble se confirmer.

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Vue aérienne (Google Maps)

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Di Antonio à la chasse aux pesticides

Une vaste étude sera lancée au printemps afin d’évaluer les dégâts des produits chimiques

Les pesticides sont-ils massivement présents dans l’air? Est-il dangereux de vivre aux abords des champs régulièrement pulvérisés? Autant de questions auxquelles le ministre Di Antonio compte répondre via une vaste étude environnementale qui sera lancée au printemps.

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Les pesticides sont au coeur de l’actualité depuis des mois. D’une part, certains agriculteurs qui estiment qu’ils restent essentiels pour assurer le développement des cultures; d’autre part, l’inquiétude, justifiée ou non, des citoyens face aux produits chimiques pulvérisés dans les champs. Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio va donc lancer au printemps prochain, une vaste étude sur l’exposition des citoyens aux pesticides. « Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. J’ai donc pris la décision de confier à l’ISSeP1, en collaboration avec le CRA-W2 et Gembloux AgroBioTech3, une étude à l’échelle de la Wallonie« , explique le ministre Di Antonio. Concrètement, des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans les cours d’écoles ou autres sites publics à proximité des champs. Les capteurs seront placés à différente distances, derrière des barrière physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure. Il y aura deux volets à cette étude de grande ampleur : un volet en conditions réelles, directement dans les champs et  un second en laboratoire, pour tester les différentes solutions que la Wallonie pourrait mettre en place pour endiguer les déperditions de produits chimiques.

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Le Roundup affecte la flore intestinale

Par le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique (CRIIGEN)

Même ingéré à petites doses, le Roundup altère l‘équilibre des bactéries qui résident dans les intestins des rats. Or, ce microbiote joue un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de l’organisme.

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Le microbiote intestinal (ou flore intestinale) est constitué de quelques 50 à 100 mille milliards de bactéries qui vivent dans notre intestin et jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre organisme. Source : smebiocta.fr

Aussi étrange que cela puisse paraître, seules 10 % des cellules qui nous composent sont humaines. Les 90 % restantes sont des bactéries. Une bonne partie d’entre-elles vivent en symbiose dans notre tractus digestif et, si elles profitent de nos résidus alimentaires, elles jouent surtout un rôle fondamental dans l’équilibre de notre organisme, au point que certains scientifiques suggèrent même de considérer cette entité comme un organe à part entière, qui aurait des implications physiologiques, digestives (intervenant notamment dans le contrôle de l’obésité ou du diabète) et immunitaires. Les recherches sur ce sujet, en plein essor depuis une dizaine d’années, n’en finissent pas de révéler le caractère primordial de ce microbiote.

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L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

Par Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre)

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.

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Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation », dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides« Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

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Les zones humides : des réservoirs de biodiversité à préserver

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Crue de la Lys débordant sur les prairies humides du Pont Rouge à Warneton (B).

À l’occasion du prochain rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité en Europe et en Asie Centrale, la FRB (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) donne chaque mois jusqu’à la sortie du rapport.
La parole à des chercheurs spécialistes de différents écosystèmes (marin, forestier, d’eau douce…) et de disciplines comme le droit, l’économie et la biologie de la conservation. Autant de domaines qui offrent chacun un éclairage précis sur les enjeux actuels pour la biodiversité en Europe.

Interview de Pierre Caessteker, chargé de mission zones humides à l’AFB

Dans le monde, 64 % des zones humides ont disparu depuis le début du XXe siècle.
Si les grands projets d’infrastructures et d’urbanisation ainsi que l’intensification de l’agriculture ont conduit à l’assèchement de ces zones, nos sociétés prennent aujourd’hui un peu plus conscience de la nécessité de les préserver. Ainsi, 74 % des Français se sont montrés favorables à l’abandon du projet d’aéroport à NotreDame-des-Landes, situé sur une zone humide. A l’occasion de la journée mondiale des zones humides et en lien avec le prochain rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité en Europe, Pierre Caessteker, chargé de mission à l’Agence française pour la biodiversité (AFB), revient sur les effets bénéfiques de ces écosystèmes, essentiels au cycle de l’eau et à la biodiversité.

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Les 5 atouts des zones humides face au dérèglement climatique

Les zones humides rendent bien des services au monde vivant. Parmi leur myriade de bienfaits, ces territoires de rencontre entre l’eau et la terre ont de sérieux atouts face au dérèglement climatique. Explications de France Nature Environnement.

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Débordement de la Lys dans les prairies humides du Pont-Rouge à Warneton (B) observé depuis Deûlémont (F)

2010 : 29 morts et disparus dans le Var. Automne 2014 : 17 morts et disparus dans le Sud-Est de la France. Octobre 2015 : 21 morts et disparus dans les Alpes-Maritimes… Derrière ces chiffres, des inondations d’une ampleur folle, meurtrière, dévastatrice dont la répétition est consternante.

Les fortes pluies liées au climat local du Sud-Est sont en cause. Avec le dérèglement climatique, ces intempéries risquent de devenir plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Mais à cette météo s’ajoute un facteur aggravant : une urbanisation irréfléchie. Étudiant les inondations du Var en 2010 et 2011, un rapport sénatorial de 2012 a d’ailleurs épinglé l’aménagement du territoire conduit dans ce département : il a amplifié les inondations et ses dégâts.

L’attrait touristique du Sud-Est de la France, particulièrement du littoral méditerranéen, a conduit à une forte urbanisation du territoire. Des zones humides et des terres agricoles ont été détruites pour de nouveaux bâtiments, de nouvelles infrastructures. Seulement, tous ces aménagements ont imperméabilisé les sols. Résultat : les sols n’absorbent plus l’eau, celle-ci ruisselle, et lors d’intempéries, les inondations prennent alors de l’ampleur conduisant à davantage de désastres humains et matériels.

Pourtant, ces drames ne sont pas une fatalité. En tenant compte de la valeur des zones humides, certains territoires ont atténué les effets des inondations.

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