3 août 2018 – Alerte canicule/ozone

Le SPW – CRC, centre régional de crise de Wallonie, nous informait hier jeudi 2 août 2018 que la concentration d’ozone avait dépassé localement le seuil européen de tolérance : 180µg/m3.
Le CRC signale aussi que ce seuil sera dépassé aujourd’hui 3 août sur la majorité du pays…
Tout le monde sait que ce trioxygène (O3) agresse le système respiratoire et plus généralement toutes les cellules vivantes.
L’augmentation de la concentration de l’ozone est dû principalement aux fortes chaleurs, aux polluants industriels et aux gaz d’échappement des véhicules.
S’il est impossible d’agir sur les conditions météorologiques il est par contre parfaitement possible de freiner la pollution industrielle et celle des véhicules.
En ces jours de canicule on peut certes hydrater et refroidir les personnes âgées ou fragiles mais on ne peut pas les empêcher de respirer.
C’est aux pouvoirs publics d’agir.
Ils peuvent au moins faire appliquer l’interdiction au centre de nos villes aux plus de 3,5T.
Cela fait maintenant 2 ans qu’on nous promet l’installation de caméras verbalisantes aux centre de Warneton. On les attend toujours…
A quoi sert de nous informer des pics d’ozone si on ne fait rien pour les diminuer ? 

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Dégradation de l’air à Comines-Warneton entre 2010-2012 et 2012-2014, selon l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat (AWAC)

Un indicateur de qualité de l’air a été mis au point pour chaque commune wallonne. Cet outil fournit une information synthétique permettant de situer la qualité de l’air d’une commune par rapport à celle de l’ensemble de la Région.

Dans le graphique ci-dessous nous constatons que la qualité de l’air à Comines-Warneton s’est (sérieusement) dégradée au cours de ces dernières années….

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Source : Annexe E2 de l’étude d’incidences sur l’environnement du projet de plateforme bimodale au Pont Rouge à Warneton (B) – Pages 54 et 55

Quatre paramètres sont pris en compte dans le calcul de l’indicateur de qualité de l’air par commune, à savoir :

  • l’ozone (O3),
  • le dioxyde d’azote (NO2),
  • les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2.5 µm (PM2.5),
  • les particules dont le diamètre est compris entre 2.5 µm et 10 µm (PM10-2.5).

Les paramètres ci-dessus sont ceux qui permettent de mesurer la pollution de l’air par les gaz d’échappement des moteurs diesel… Ne pas oublier que les particules fines sont très nocives pour les voies respiratoires et cancérigènes. C’est scientifiquement prouvé.

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La voiture neuve moyenne vendue en France en 2017 consomme plus et coûte plus

Le bilan carbone de la voiture moyenne vendue en France se détériore en 2017. Un phénomène qui s’explique à la fois par l’engouement des français pour les SUV et leur désamour pour le diesel.

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Photo : Usine Nouvelle (DR)

La lente agonie du diesel sera synonyme à court terme d’une augmentation des émissions de CO2. Tel est le constat que dresse le dernier portrait robot de la voiture moyenne neuve française réalisé par L’argus.

Pour l’expliquer, le titre spécialisé pointe dans l’édition 2017 de son analyse l’engouement des français pour les SUV. Au total 681.000 véhicules de ce segment ont totalisé « près d’un tiers du marché des véhicules neufs ». Cette tendance s’expliquerait à la fois par un gain de pouvoir d’achat suite à la reprise économique et une aspiration « pour des véhicules plus rassurants, plus solides d’apparence ».

(…)

Une baisse du diesel synonyme de hausse d’émissions de CO2

Corollaire du phénomène, pour la première fois depuis 2008, la consommation de la voiture moyenne neuve a augmenté à 4,6 litres aux 100 km (+ 2,2% par rapport à 2016). Une conséquence du désamour confirmé des français vis à vis du diesel. Le carburant ne représente plus que 47% des immatriculations de voitures neuves (contre 52% en 2016). Avec « un pouvoir énergétique inférieur » au diesel, un plein d’essence permet donc de faire moins de kilomètres. Résultat, les émissions de CO2 suivent la même trajectoire et repartent à la hausse avec 111 grammes par kilomètre contre 109 grammes en 2016 (+1%). Selon L’argus, la courbe ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années.

Source : L’USINE NOUVELLE – 23 juin 2018

Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Particules fines: dépassement du seuil d’information dans les trois Régions

Le seuil d’information des particules fines, établi à 50 µg/m³, a été dépassé mardi dans les trois Régions du pays, a annoncé la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine).

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Les conditions météorologiques deviendront lentement plus favorables mais on prévoit que les concentrations moyennes de particules fines dites PM10 sur 24 heures resteront encore supérieures à 50 µg/m³ mardi et une partie de la journée de mercredi, indique la cellule.

Le seuil d’information a été dépassé à 04 h 00 en Région bruxelloise, à 07 h 00 en Wallonie et à 11 h 00 en Flandre.

Toute activité physique prolongée en plein air est déconseillée pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques, les asthmatiques, et les personnes âgées et les très jeunes enfants. Il est particulièrement conseillé de ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé, comme le jogging par exemple.

Afin de limiter la pollution, il est recommandé de réduire sa consommation d’énergie et de limiter l’utilisation de la voiture. Si le recours à la voiture est indispensable, il est conseillé aux automobilistes de respecter les limites de vitesse ou encore d’éviter de chauffer le moteur à l’arrêt.

Source : L’AVENIR – 15 mai 2018

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Pollution : le préfet du Nord abaisse les limitations de vitesse de 20 km/h

Le niveau 2 du plan de lutte contre la pollution a été enclenché par la préfecture pour tout le département du Nord ce vendredi. En conséquence, toutes les limitations de vitesse sont abaissées de 20 km/h de manière obligatoire. La pollution demeure ce samedi.

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Images d’illustration. / © MAXPPP

L’agence de surveillance de l’air, Atmo, déclenche ce samedi un niveau « d’alerte » aux particules en suspension dans le Nord, et un niveau « d’information et de recommandation » pour le Pas-de-Calais.

Pour lutter contre l’épisode de pollution atmosphérique qui s’installe dans notre département du Nord, la préfecture a décidé de mettre en place son plan de réductions des émissions de polluants. Lire la suite

Faire payer les compagnies pétrolières pour leur contribution aux changements climatiques

Par Christian Noël

Un député de Queen’s Park a déposé un projet de loi pour forcer les compagnies pétrolières à payer pour leur contribution aux changements climatiques et ainsi permettre aux villes ontariennes et à la province de récupérer des milliards de dollars dépensés pour réparer et prévenir leurs dégâts. Si ce projet de loi était adopté, il s’agirait d’une première mondiale.

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Des inondations à Toronto en 2013 Photo : La Presse canadienne/Frank Gunn

Des dizaines de voitures prisonnières des eaux sous les viaducs de Toronto, des couvercles de bouches d’égout projetés vers le ciel sous la force de la pression, des stations de métro inondées, des sous-sols de particuliers envahis par les eaux usées.

Durant l’été 2013 à Toronto, des pluies torrentielles ont causé des inondations monstres, qui ont coûté presque un milliard de dollars à la ville. L’hiver suivant, une tempête de verglas a causé des dommages de 400 millions de dollars.

« Les phénomènes météo extrêmes augmentent en fréquence, à cause des changements climatiques. Les gouvernements n’ont pas assez d’argent dans leurs coffres pour réparer et prévenir les dégâts », fait valoir le député néo-démocrate de Toronto Peter Tabuns, qui porte ce projet de loi.

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Pollution de l’air : impact sur la mémoire des enfants

Les enfants sont fortement exposés à la pollution lorsqu’ils marchent pour aller à l’école. Selon une étude, les particules fines qui polluent l’air ont un impact sur leur développement cognitif.

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Photo : Shutterstock

Les principaux facteurs de pollution

La pollution de l’air naît de multiples éléments. Les gaz émis par les échappements des véhicules sont évidemment en cause, sans parler des fumées qui s’échappent des sites industriels, etc. En se rendant à l’école en marchant, les enfants sont exposés à tous ces polluants. On sait déjà que la pollution nuit à la santé. Mais selon les résultats d’une étude, le cerveau des enfants en subit également les conséquences. La mémoire de travail est particulièrement mise à mal, toujours selon les études. Ces dernières ont été réalisées sur 1 an et sur 1 200 individus de 7 à 10 ans fréquentant 39 établissements scolaires différents.

Une mémoire de travail affaiblie de 4 à 5 %

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont effectué quatre prélèvements des particules polluantes tout au long de l’année de suivi. Ils se sont particulièrement intéressé aux PM2,5 qui sont des particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns.
Les enfants ont subi des tests portant à la fois sur l’attention et la mémoire. Les résultats ont démontré que l’exposition aux PM2,5 diminue les capacités de la mémoire de travail. L’impact de la pollution de l’air chiffre cette baisse entre 4 et 5 % des capacités de mémorisation chez l’enfant. Ces estimations ont été officiellement fournies par Mar Álvarez-Pedrerol qui est l’auteur principal de l’étude en question.
Il semble que les garçons sont plus vulnérables aux PM2,5. Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi les filles sont un peu moins sensibles aux conséquences de la pollution de l’air.
Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la capacité pulmonaire est affectée par la pollution. En étant exposés à de fortes concentrations de polluants, même à court terme, les enfants voient leur système pulmonaire s’affaiblir. La respiration se fait plus rapide. Ces informations résultent d’études expérimentales réalisées préalablement.

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Source : HAGERSERVICES.FR – 10 janvier 2018

Articles connexes

Appel aux ministres pour un air plus sain pour nos enfants (Greenpeace)

Faut-il encore rappeler que la qualité de l’air dans notre pays laisse à désirer? Presque partout, en ville et à la campagne, les gaz d’échappement polluent dangereusement l’air. Mais saviez-vous que les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact des particules fines et du dioxyde d’azote? Ils développent de plus en plus souvent de l’asthme et des infections pulmonaires, ou sont aux prises avec des problèmes de concentration à l’école en raison d’un manque d’air sain.

Cliquer sur le lien suivant pour signer l’appel de Greenpeace aux ministres régionaux de l’Environnement et de la Mobilité:

https://cleanairnow.greenpeace.be/fr/

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La pollution de l’air par le diesel provoque des infarctus

La pollution de l’air exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Les particules fines et le dioxyde d’azote contenus dans le diesel sont particulièrement nocifs. D’où l’importance de réduire la proportion de véhicules diesel et de les écarter autant que possible des centres urbains.

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La pollution de l’air, en particulier celle provenant du diesel, exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Telle est la conclusion d’une étude scientifique réalisée sous la direction du cardiologue Jean-François Argacha (UZ Brussel). Cette étude est présentée au Congrès de la Belgian Society of Cardiology (BSC) ce jeudi à Bruxelles.

La force de cette étude réside principalement dans son caractère multidisciplinaire, en associant à la fois des cardiologues, des biostatisticiens et des spécialistes de l’environnement. « La cardiologie environnementale est une discipline en plein développement », explique le professeur Argacha. Son étude dresse plusieurs constats interpellants.

Premier constat: la pollution de l’air attaque le cœur plutôt que les poumons.

La pollution a des effets pulmonaires et cancérologiques qui sont connus. Par contre, cela fait peu de temps que l’on s’intéresse aux effets cardiologiques. « Or, insiste le Dr Argacha, les affections qui résultent de la pollution de l’air sont pour 40% pulmonaires et pour 60% cardiovasculaires. Des dégradations rapides de la qualité de l’air s’avèrent avoir un impact direct sur la survenue d’infarctus. » Pourquoi? En raison du stress oxydatif que la pollution génère dans le sang. Les vaisseaux sanguins détestent cela et auront une réaction inflammatoire qui peut déclencher l’infarctus.

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Source : L’ECHO – 8 février 2018