Même depuis l’espace, on voit que la Belgique étouffe sous le dioxyde d’azote

La Belgique – et la région d’Anvers en particulier – est l’une des régions du monde les plus polluées par le dioxyde d’azote (NO2). C’est ce que révèlent les nouvelles données satellitaires de l’Agence spatiale européenne, analysées par Greenpeace.

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Le dioxyde d’azote au-dessus de la Belgique, des Pays-Bas et de la vallée de la Ruhr à travers les observations réalisées le 7 novembre dernier par Sentinel-5P (Document : ESA)

Un nouveau satellite de l’Agence spatiale européenne permet d’étudier et de comparer les sources d’émission de NO2 (dioxyde d’azote) les plus polluantes au monde.[1] Sur base de ces données, Greenpeace publie une carte interactive des 50 plus grands points chauds en matière de concentration en NO2 à travers le monde.[2] La région d’Anvers est l’un d’entre eux. La Belgique est l’une des régions les plus polluées par le dioxyde d’azote en Europe.[3]

À Anvers, l’industrie portuaire a une influence sur la pollution de l’air qu’on ne peut nier. “Mais les fortes concentrations en dioxyde d’azote au-dessus de grandes parties de notre pays s’expliquent bien sûr par le grand nombre de voitures diesel et la densité de notre réseau routier”, explique Joeri Thijs, expert en qualité de l’air chez Greenpeace. “Le trafic est le principal coupable des impacts sur notre santé, surtout sur celle de nos enfants. Nous sommes, en effet, exposés plus souvent et de beaucoup plus près à la pollution des pots d’échappement des voitures qu’à l’air vicié des cheminées du port d’Anvers.”

Après les résultats de Mon Air Ma Rue, qui ont révélé les hautes concentrations de NO2 dans six villes wallonnes, c’est un nouveau signal d’alarme pour les politiques.

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Source : GREENPEACE.ORG – 29 octobre 2018

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Plus de 90% des enfants dans le monde respirent chaque jour un air pollué

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Photo : MESSALA CIULLA (Pexels.com)

ONU Changements climatiques, 30 octobre 2018 – Un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la pollution de l’air et la santé des enfants, publié à l’occasion de sa première Conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé, montre que presque tous les enfants du monde sont exposés à des niveaux dangereux de pollution de l’air.

Le rapport constate que dans un monde de plus en plus peuplé et de plus en plus chaud, toujours fortement dépendant des technologies à base de carbone, l’air que nous respirons a de graves conséquences sur notre santé, représentant un tiers des décès dus aux accidents vasculaires cérébraux, au cancer du poumon et aux maladies cardiaques. La pollution de l’air est la menace pour la santé la plus grave liée a l’environnement, et les enfants sont les plus vulnérables.

« La pollution de l’air empoisonne des millions d’enfants et détruit leur vie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « C’est inexcusable. Chaque enfant doit être en mesure de respirer un air non pollué de façon à pouvoir grandir et s’épanouir pleinement. »

Chaque jour, environ 93 % des enfants de moins de 15 ans dans le monde (soit 1,8 milliard d’enfants) respirent un air si pollué que leur santé et leur développement sont gravement mis en danger, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Malheureusement, beaucoup d’entre eux meurent: l’OMS estime qu’en 2016, environ 600.000 décès chez des enfants de moins de 15 ans ont été attribués aux effets conjoints de la pollution de l’air ambiant et de l’air à l’intérieur des habitations.

Ce nouveau rapport de l’OMS sur la pollution de l’air et la santé de l’enfant (Prescribing clean air) révèle également que les femmes enceintes exposées à un air pollué risquent davantage d’accoucher prématurément et de donner naissance à des nouveau-nés de faible poids.

La pollution de l’air a aussi des répercussions sur le développement neurologique et les capacités cognitives, et peut provoquer de l’asthme et certains cancers de l’enfant. Les enfants qui ont été exposés à des niveaux élevés de pollution de l’air peuvent courir un risque élevé de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires plus tard au cours de leur vie.

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3 août 2018 – Alerte canicule/ozone

Le SPW – CRC, centre régional de crise de Wallonie, nous informait hier jeudi 2 août 2018 que la concentration d’ozone avait dépassé localement le seuil européen de tolérance : 180µg/m3.
Le CRC signale aussi que ce seuil sera dépassé aujourd’hui 3 août sur la majorité du pays…
Tout le monde sait que ce trioxygène (O3) agresse le système respiratoire et plus généralement toutes les cellules vivantes.
L’augmentation de la concentration de l’ozone est dû principalement aux fortes chaleurs, aux polluants industriels et aux gaz d’échappement des véhicules.
S’il est impossible d’agir sur les conditions météorologiques il est par contre parfaitement possible de freiner la pollution industrielle et celle des véhicules.
En ces jours de canicule on peut certes hydrater et refroidir les personnes âgées ou fragiles mais on ne peut pas les empêcher de respirer.
C’est aux pouvoirs publics d’agir.
Ils peuvent au moins faire appliquer l’interdiction au centre de nos villes aux plus de 3,5T.
Cela fait maintenant 2 ans qu’on nous promet l’installation de caméras verbalisantes aux centre de Warneton. On les attend toujours…
A quoi sert de nous informer des pics d’ozone si on ne fait rien pour les diminuer ? 

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Dégradation de l’air à Comines-Warneton entre 2010-2012 et 2012-2014, selon l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat (AWAC)

Un indicateur de qualité de l’air a été mis au point pour chaque commune wallonne. Cet outil fournit une information synthétique permettant de situer la qualité de l’air d’une commune par rapport à celle de l’ensemble de la Région.

Dans le graphique ci-dessous nous constatons que la qualité de l’air à Comines-Warneton s’est (sérieusement) dégradée au cours de ces dernières années….

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Source : Annexe E2 de l’étude d’incidences sur l’environnement du projet de plateforme bimodale au Pont Rouge à Warneton (B) – Pages 54 et 55

Quatre paramètres sont pris en compte dans le calcul de l’indicateur de qualité de l’air par commune, à savoir :

  • l’ozone (O3),
  • le dioxyde d’azote (NO2),
  • les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2.5 µm (PM2.5),
  • les particules dont le diamètre est compris entre 2.5 µm et 10 µm (PM10-2.5).

Les paramètres ci-dessus sont ceux qui permettent de mesurer la pollution de l’air par les gaz d’échappement des moteurs diesel… Ne pas oublier que les particules fines sont très nocives pour les voies respiratoires et cancérigènes. C’est scientifiquement prouvé.

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La voiture neuve moyenne vendue en France en 2017 consomme plus et coûte plus

Le bilan carbone de la voiture moyenne vendue en France se détériore en 2017. Un phénomène qui s’explique à la fois par l’engouement des français pour les SUV et leur désamour pour le diesel.

La lente agonie du diesel sera synonyme à court terme d’une augmentation des émissions de CO2. Tel est le constat que dresse le dernier portrait robot de la voiture moyenne neuve française réalisé par L’argus.

Pour l’expliquer, le titre spécialisé pointe dans l’édition 2017 de son analyse l’engouement des français pour les SUV. Au total 681.000 véhicules de ce segment ont totalisé « près d’un tiers du marché des véhicules neufs ». Cette tendance s’expliquerait à la fois par un gain de pouvoir d’achat suite à la reprise économique et une aspiration « pour des véhicules plus rassurants, plus solides d’apparence ».

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Source : L’USINE NOUVELLE – 23 juin 2018

Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Source : RTBF.BE – 17 mai 2018

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Particules fines: dépassement du seuil d’information dans les trois Régions

Le seuil d’information des particules fines, établi à 50 µg/m³, a été dépassé mardi dans les trois Régions du pays, a annoncé la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine).

Les conditions météorologiques deviendront lentement plus favorables mais on prévoit que les concentrations moyennes de particules fines dites PM10 sur 24 heures resteront encore supérieures à 50 µg/m³ mardi et une partie de la journée de mercredi, indique la cellule.

Le seuil d’information a été dépassé à 4h00 en Région bruxelloise, à 7h00 en Wallonie et à 11h00 en Flandre.

Toute activité physique prolongée en plein air est déconseillée pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques, les asthmatiques, et les personnes âgées et les très jeunes enfants. Il est particulièrement conseillé de ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé, comme le jogging par exemple.

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Source : L’AVENIR – 15 mai 2018

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Faire payer les compagnies pétrolières pour leur contribution aux changements climatiques

Par Christian Noël

Un député de Queen’s Park a déposé un projet de loi pour forcer les compagnies pétrolières à payer pour leur contribution aux changements climatiques et ainsi permettre aux villes ontariennes et à la province de récupérer des milliards de dollars dépensés pour réparer et prévenir leurs dégâts. Si ce projet de loi était adopté, il s’agirait d’une première mondiale.

Des dizaines de voitures prisonnières des eaux sous les viaducs de Toronto, des couvercles de bouches d’égout projetés vers le ciel sous la force de la pression, des stations de métro inondées, des sous-sols de particuliers envahis par les eaux usées.

Durant l’été 2013 à Toronto, des pluies torrentielles ont causé des inondations monstres, qui ont coûté presque un milliard de dollars à la ville. L’hiver suivant, une tempête de verglas a causé des dommages de 400 millions de dollars.

« Les phénomènes météo extrêmes augmentent en fréquence, à cause des changements climatiques. Les gouvernements n’ont pas assez d’argent dans leurs coffres pour réparer et prévenir les dégâts », fait valoir le député néo-démocrate de Toronto Peter Tabuns, qui porte ce projet de loi.

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Pollution de l’air : impact sur la mémoire des enfants

Les enfants sont fortement exposés à la pollution lorsqu’ils marchent pour aller à l’école. Selon une étude, les particules fines qui polluent l’air ont un impact sur leur développement cognitif.

Les principaux facteurs de pollution

La pollution de l’air naît de multiples éléments. Les gaz émis par les échappements des véhicules sont évidemment en cause, sans parler des fumées qui s’échappent des sites industriels, etc. En se rendant à l’école en marchant, les enfants sont exposés à tous ces polluants. On sait déjà que la pollution nuit à la santé. Mais selon les résultats d’une étude, le cerveau des enfants en subit également les conséquences. La mémoire de travail est particulièrement mise à mal, toujours selon les études. Ces dernières ont été réalisées sur 1 an et sur 1 200 individus de 7 à 10 ans fréquentant 39 établissements scolaires différents.

Une mémoire de travail affaiblie de 4 à 5 %

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont effectué quatre prélèvements des particules polluantes tout au long de l’année de suivi. Ils se sont particulièrement intéressé aux PM2,5 qui sont des particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns.
Les enfants ont subi des tests portant à la fois sur l’attention et la mémoire. Les résultats ont démontré que l’exposition aux PM2,5 diminue les capacités de la mémoire de travail. L’impact de la pollution de l’air chiffre cette baisse entre 4 et 5 % des capacités de mémorisation chez l’enfant. Ces estimations ont été officiellement fournies par Mar Álvarez-Pedrerol qui est l’auteur principal de l’étude en question.
Il semble que les garçons sont plus vulnérables aux PM2,5. Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi les filles sont un peu moins sensibles aux conséquences de la pollution de l’air.
Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la capacité pulmonaire est affectée par la pollution. En étant exposés à de fortes concentrations de polluants, même à court terme, les enfants voient leur système pulmonaire s’affaiblir. La respiration se fait plus rapide. Ces informations résultent d’études expérimentales réalisées préalablement.

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Source : HAGERSERVICES.FR – 10 janvier 2018

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Appel aux ministres pour un air plus sain pour nos enfants (Greenpeace)

Faut-il encore rappeler que la qualité de l’air dans notre pays laisse à désirer? Presque partout, en ville et à la campagne, les gaz d’échappement polluent dangereusement l’air. Mais saviez-vous que les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact des particules fines et du dioxyde d’azote? Ils développent de plus en plus souvent de l’asthme et des infections pulmonaires, ou sont aux prises avec des problèmes de concentration à l’école en raison d’un manque d’air sain.

Cliquer sur le lien suivant pour signer l’appel de Greenpeace aux ministres régionaux de l’Environnement et de la Mobilité:

https://cleanairnow.greenpeace.be/fr/

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