Particules fines: dépassement du seuil d’information dans les trois Régions

Le seuil d’information des particules fines, établi à 50 µg/m³, a été dépassé mardi dans les trois Régions du pays, a annoncé la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine).

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Les conditions météorologiques deviendront lentement plus favorables mais on prévoit que les concentrations moyennes de particules fines dites PM10 sur 24 heures resteront encore supérieures à 50 µg/m³ mardi et une partie de la journée de mercredi, indique la cellule.

Le seuil d’information a été dépassé à 04 h 00 en Région bruxelloise, à 07 h 00 en Wallonie et à 11 h 00 en Flandre.

Toute activité physique prolongée en plein air est déconseillée pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques, les asthmatiques, et les personnes âgées et les très jeunes enfants. Il est particulièrement conseillé de ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé, comme le jogging par exemple.

Afin de limiter la pollution, il est recommandé de réduire sa consommation d’énergie et de limiter l’utilisation de la voiture. Si le recours à la voiture est indispensable, il est conseillé aux automobilistes de respecter les limites de vitesse ou encore d’éviter de chauffer le moteur à l’arrêt.

Source : L’AVENIR – 15 mai 2018

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Pollution : le préfet du Nord abaisse les limitations de vitesse de 20 km/h

Le niveau 2 du plan de lutte contre la pollution a été enclenché par la préfecture pour tout le département du Nord ce vendredi. En conséquence, toutes les limitations de vitesse sont abaissées de 20 km/h de manière obligatoire. La pollution demeure ce samedi.

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Images d’illustration. / © MAXPPP

L’agence de surveillance de l’air, Atmo, déclenche ce samedi un niveau « d’alerte » aux particules en suspension dans le Nord, et un niveau « d’information et de recommandation » pour le Pas-de-Calais.

Pour lutter contre l’épisode de pollution atmosphérique qui s’installe dans notre département du Nord, la préfecture a décidé de mettre en place son plan de réductions des émissions de polluants. Lire la suite

Faire payer les compagnies pétrolières pour leur contribution aux changements climatiques

Par Christian Noël

Un député de Queen’s Park a déposé un projet de loi pour forcer les compagnies pétrolières à payer pour leur contribution aux changements climatiques et ainsi permettre aux villes ontariennes et à la province de récupérer des milliards de dollars dépensés pour réparer et prévenir leurs dégâts. Si ce projet de loi était adopté, il s’agirait d’une première mondiale.

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Des inondations à Toronto en 2013 Photo : La Presse canadienne/Frank Gunn

Des dizaines de voitures prisonnières des eaux sous les viaducs de Toronto, des couvercles de bouches d’égout projetés vers le ciel sous la force de la pression, des stations de métro inondées, des sous-sols de particuliers envahis par les eaux usées.

Durant l’été 2013 à Toronto, des pluies torrentielles ont causé des inondations monstres, qui ont coûté presque un milliard de dollars à la ville. L’hiver suivant, une tempête de verglas a causé des dommages de 400 millions de dollars.

« Les phénomènes météo extrêmes augmentent en fréquence, à cause des changements climatiques. Les gouvernements n’ont pas assez d’argent dans leurs coffres pour réparer et prévenir les dégâts », fait valoir le député néo-démocrate de Toronto Peter Tabuns, qui porte ce projet de loi.

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Pollution de l’air : impact sur la mémoire des enfants

Les enfants sont fortement exposés à la pollution lorsqu’ils marchent pour aller à l’école. Selon une étude, les particules fines qui polluent l’air ont un impact sur leur développement cognitif.

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Photo : Shutterstock

Les principaux facteurs de pollution

La pollution de l’air naît de multiples éléments. Les gaz émis par les échappements des véhicules sont évidemment en cause, sans parler des fumées qui s’échappent des sites industriels, etc. En se rendant à l’école en marchant, les enfants sont exposés à tous ces polluants. On sait déjà que la pollution nuit à la santé. Mais selon les résultats d’une étude, le cerveau des enfants en subit également les conséquences. La mémoire de travail est particulièrement mise à mal, toujours selon les études. Ces dernières ont été réalisées sur 1 an et sur 1 200 individus de 7 à 10 ans fréquentant 39 établissements scolaires différents.

Une mémoire de travail affaiblie de 4 à 5 %

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont effectué quatre prélèvements des particules polluantes tout au long de l’année de suivi. Ils se sont particulièrement intéressé aux PM2,5 qui sont des particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns.
Les enfants ont subi des tests portant à la fois sur l’attention et la mémoire. Les résultats ont démontré que l’exposition aux PM2,5 diminue les capacités de la mémoire de travail. L’impact de la pollution de l’air chiffre cette baisse entre 4 et 5 % des capacités de mémorisation chez l’enfant. Ces estimations ont été officiellement fournies par Mar Álvarez-Pedrerol qui est l’auteur principal de l’étude en question.
Il semble que les garçons sont plus vulnérables aux PM2,5. Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi les filles sont un peu moins sensibles aux conséquences de la pollution de l’air.
Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la capacité pulmonaire est affectée par la pollution. En étant exposés à de fortes concentrations de polluants, même à court terme, les enfants voient leur système pulmonaire s’affaiblir. La respiration se fait plus rapide. Ces informations résultent d’études expérimentales réalisées préalablement.

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Source : HAGERSERVICES.FR – 10 janvier 2018

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Appel aux ministres pour un air plus sain pour nos enfants (Greenpeace)

Faut-il encore rappeler que la qualité de l’air dans notre pays laisse à désirer? Presque partout, en ville et à la campagne, les gaz d’échappement polluent dangereusement l’air. Mais saviez-vous que les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact des particules fines et du dioxyde d’azote? Ils développent de plus en plus souvent de l’asthme et des infections pulmonaires, ou sont aux prises avec des problèmes de concentration à l’école en raison d’un manque d’air sain.

Cliquer sur le lien suivant pour signer l’appel de Greenpeace aux ministres régionaux de l’Environnement et de la Mobilité:

https://cleanairnow.greenpeace.be/fr/

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La pollution de l’air par le diesel provoque des infarctus

La pollution de l’air exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Les particules fines et le dioxyde d’azote contenus dans le diesel sont particulièrement nocifs. D’où l’importance de réduire la proportion de véhicules diesel et de les écarter autant que possible des centres urbains.

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La pollution de l’air, en particulier celle provenant du diesel, exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Telle est la conclusion d’une étude scientifique réalisée sous la direction du cardiologue Jean-François Argacha (UZ Brussel). Cette étude est présentée au Congrès de la Belgian Society of Cardiology (BSC) ce jeudi à Bruxelles.

La force de cette étude réside principalement dans son caractère multidisciplinaire, en associant à la fois des cardiologues, des biostatisticiens et des spécialistes de l’environnement. « La cardiologie environnementale est une discipline en plein développement », explique le professeur Argacha. Son étude dresse plusieurs constats interpellants.

Premier constat: la pollution de l’air attaque le cœur plutôt que les poumons.

La pollution a des effets pulmonaires et cancérologiques qui sont connus. Par contre, cela fait peu de temps que l’on s’intéresse aux effets cardiologiques. « Or, insiste le Dr Argacha, les affections qui résultent de la pollution de l’air sont pour 40% pulmonaires et pour 60% cardiovasculaires. Des dégradations rapides de la qualité de l’air s’avèrent avoir un impact direct sur la survenue d’infarctus. » Pourquoi? En raison du stress oxydatif que la pollution génère dans le sang. Les vaisseaux sanguins détestent cela et auront une réaction inflammatoire qui peut déclencher l’infarctus.

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Source : L’ECHO – 8 février 2018

Pollution de l’air : la Belgique, “prochain pays à se faire taper sur les doigts” selon Greenpeace

Ce mardi, la Commission européenne a convoqué neuf États membres de l’Union Européenne qui ne font pas assez d’efforts pour lutter contre la pollution de l’air. La Belgique n’en fait pas partie mais le pays pourrait être le prochain “à se faire taper sur les doigts” estime Greenpeace. L’organisation a d’ailleurs organisé une action ce mardi au rond-point Schuman.

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Des pays comme l’Allemagne, la France et l’Espagne ont été appelés à Bruxelles pour détailler leur plan d’action d’urgence. La Belgique n’en faisait pas partie mais cela ne saurait tarder pour Greenpeace. “Une procédure est en cours à l’encontre de notre pays tant pour le dioxyde d’azote (NO2) que pour les particules PM10 (particule inférieure à 10 micromètres) “, souligne l’organisation. La législation de l’Union européenne fixe des valeurs limites concernant les concentrations de PM10 et de NO2 dans l’air. Lorsque ces valeurs sont dépassées, les États sont tenus d’adopter des plans relatifs à la qualité de l’air et à veiller à ce que ceux-ci prévoient des mesures appropriées pour que les dépassements soient les plus brefs possibles. À ce jour, des actions en justice portant sur le NO2 ont été engagées par la Commission contre treize États membres, dont la Belgique. Cette dernière est également concernée, tout comme quinze autres pays européens, par des procédures devant la Cour de Justice de l’Union portant sur les particules PM10. Les neuf États convoqués mardi au sommet sur la qualité de l’air sont ceux qui ont déjà reçu un avis motivé et pour qui l’étape suivante, dans la procédure d’infraction, serait une saisie de la Cour de justice.

“La Belgique est la prochaine qui se fera taper sur les doigts”, estime cependant Joeri Thijs, expert qualité de l’air et mobilité chez Greenpeace Belgique. “Nous réclamons à pleins poumons à nos politiciens de prendre rapidement au sérieux ce problème de pollution de l’air qui tue prématurément plus de 400.000 Européens. Pour protéger les citoyens, il faut qu’ils dressent d’urgence un plan d’action ambitieux, certainement contre la pollution au dioxyde d’azote, et mesurent convenablement la problématique”, ajoute-t-il.

Avec Belga

Source : BX1 – 30 janvier 2018

« Pesticides : notre santé en danger », demain mardi 27/02/2018 à 22h35 sur France 2

Les pesticides seraient responsables de la mort de 200 000 personnes par an dans le monde, selon un rapport des Nations unies. En France, les pesticides sont utilisés massivement dans l’agriculture. Il s’en est vendu 68 000 tonnes en 2016, rien que sur le territoire ! Autant qu’il y a trois ans !

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Nous sommes bien loin des engagements pris devant Elise Lucet par le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, invité de « Cash Investigation » en février 2016 (replay du magazine). Que s’est-il passé depuis ? Le magazine « Cash Impact » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati) revient sur le dossier sensible de ces substances chimiques

Les pratiques ont-elles changé ?

La rédaction de « Cash » est repartie sur le terrain, à la rencontre des ouvriers agricoles, premières victimes de ces produits dangereux. La journaliste Elizabeth Drévillon a enquêté dans le vignoble bordelais et en Bourgogne pour savoir si les pratiques avaient changé, notamment aux abords des écoles et des habitations.

L’enquête a mis au jour que certains produits, interdits en France, sont fabriqués en toute légalité sur notre territoire et exportés vers d’autres pays européens moins regardants sur les impacts sanitaires. Un nouveau numéro de « Cash Impact » dans lequel victimes, fabricants de pesticides et viticulteurs répondent sur ce sujet d’intérêt public.

« Pesticides : notre santé en danger », une enquête d’Elizabeth Grévillon diffusée le 27 février 2018 sur France 2 à 22h35.

Source : FRANCE 2 – 20 février 2018

Environnement : les déodorants et produits ménagers polluent aussi l’atmosphère

Par Thibaut Deleaz

La proportion des émanations de produits chimiques tels que les parfums, déodorants ou produits ménagers représenteraient désormais près de la moitié de la pollution atmosphérique dans les villes industrialisées, selon une étude.

La proportion des émanations de produits chimiques dans la pollution atmosphérique a augmenté. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs américains qui ont mené une étude sur la ville de Los Angeles, publiée vendredi 16 février dans la revue Science.

Ils observent que les « produits chimiques volatils« , que l’on retrouve au quotidien dans les déodorants, les parfums, les produits de nettoyage ou encore les pesticides, « représentent désormais la moitié des émissions (…) dans les villes industrialisées ».

Les chercheurs notent surtout que leur proportion dans l’atmosphère « a augmenté à mesure que les émissions des transports aux États-Unis et en Europe ont diminué rapidement », même si les « combustibles fossiles demeurent des sources importantes de pollution de l’air urbain ».

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A Fos-sur-Mer, la pollution industrielle contamine aussi les aliments

Par Stéphane Mandard

Une étude inédite révèle la présence importante de dioxines et de PCB dans la viande de taureau ou les moules. La mairie soutient le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Voisins d’une des plus grandes zones industrialo-portuaires (ZIP) d’Europe, les quelque 100 000 habitants du golfe de Fos savent depuis longtemps que l’air qu’ils respirent n’est pas le plus pur de France. Mais ils ne se doutent pas encore que la viande, les œufs et les moules qu’ils consomment localement sont aussi contaminés par la pollution.

C’est ce que révèle une étude que Le Monde a pu consulter et dont les résultats devaient être présentés, lundi 12 février au soir à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), par l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF). Ils constituent les derniers éléments d’un épais dossier que l’association, soutenue par la mairie de Fos-sur-Mer, a décidé, après quinze ans d’alertes, de transmettre à la justice avec le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Entre 2009 et 2015, l’ADPLGF a piloté une campagne d’analyses sur des produits alimentaires du pourtour du golfe de Fos, qui compte une vingtaine d’installations industrielles classées Seveso : raffinerie, sidérurgie, chimie, incinérateur d’ordures… Des prélèvements ont été réalisés sur sept produits certifiés AOC (taureau de Camargue, mouton de Crau, fromages de chèvre, œufs de poules élevées en plein air, moules de Carteau à Port-Saint-Louis-du-Rhône, huile d’olive et foin de Crau) et des poissons du golfe. Deux laboratoires spécialisés (Carso, à Lyon, et Wessling, en Isère) ont recherché dans les échantillons une cinquantaine de composés chimiques. Et l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions, implanté à Fos et dont le conseil scientifique compte des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’INRA, a interprété les résultats.

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Source : LE MONDE – 12 février 2018