Di Antonio: « L’exposition aux pesticides pourrait être plus importante que suspecté »

Belga

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« L’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté », affirme vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio, qui annonce une étude pour en évaluer l’ampleur.

« Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses scientifiques pour valider les mesures de protection du public », indique le ministre cdH.

Il a confié une étude à l’échelle de la Wallonie à l’Institut scientifique de Service public (ISSeP), en collaboration avec le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et la faculté universitaire Gembloux Agro-Bio Tech (ULg).

Cette étude sera menée à partir du printemps 2018. Des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs. Les capteurs seront placés à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure.

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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

Par Laura Parker

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

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Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage. Photo : ©Ethan Daniels, Alamy

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

«Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. «Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage

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La Wallonie veut voir à quel point les pesticides nous touchent

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Une étude va être menée au printemps prochain sur le territoire régional.

Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. »

Cette déclaration du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), faite vendredi par communiqué, rappelle, entre autres, l’inquiétante découverte faite au printemps 2016 par le professeur Bruno Schiffers, chef du laboratoire de phytopharmacie de Gembloux Agro-Bio Tech. Il avait installé des panneaux collecteurs de pesticides le long de la clôture qui sépare l’école primaire Saint-Martin de Cortil-Wodon (Fernelmont) des champs cultivés par un agriculteur. Des traces de quinze herbicides, sept fongicides, un insecticide et trois molécules non autorisées avaient été trouvées.

Jeudi, le gouvernement wallon a validé et budgétisé (à hauteur de 805 000 euros) une étude similaire mais à plus grande échelle. Elle sera menée en partenariat avec l’Institut scientifique de service public (Issep), le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux Agro-Bio Tech.

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Parlement wallon – Question parlementaire sur le rejet d’huile de l’usine Clarebout dans la Lys

La présence de taches d’huile sur la Lys

  • Session : 2017-2018
  • Année : 2017
  • N° : 457 (2017-2018) 1

Question écrite du 07/12/2017

  • de VANDORPE Mathilde
  • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Des taches anormales flottaient sur la Lys, de quoi inquiéter les riverains. Il s’agissait d’huile utilisée par Clarebout qui affirme que le séparateur d’huile a été endommagé par les fortes pluies.

La police de l’environnement s’est rendue directement à Warneton pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés.

Le lendemain, les riverains voyant des résidus qui stagnaient sur la Lys, ont fait part de leurs inquiétudes aux forces de l’ordre. Un barrage flottant a permis de récolter l’huile à la surface (environ 100 à 300 Litres).

Cet énième accident n’a pas manqué de faire réagir les opposants à l’entreprise. Trop de négligences sur le matériel : « ils ont de gros problèmes de maintenance, et de conclure c’est de la négligence pure et dure ».

Quand il y a un problème de ce genre, la police de l’environnement peut-elle contrôler le matériel qui a posé problème ?

Peut-on savoir précisément quelles seront les amendes ?

Peuvent-ils récidiver et s’exposer « juste » à des amendes administratives ou d’autres sanctions sont-elles prévues si récidive ?

Monsieur le Ministre pourrait-il donner les informations dont il dispose concernant cette pollution ?

Quelles sont les conséquences possibles en termes d’impact environnemental ?

Réponse du 21/12/2017

  • de DI ANTONIO Carlo

Le Département de la Police et des Contrôles (DPC) a été informé de ces déversements huileux dans la Lys le 27 novembre dernier.

Lors de son arrivée sur place, l’agent de garde SOS Environnement-Nature a constaté la présence de nappes d’huiles sur le cours d’eau. Les déversements provenant de l’entreprise étaient, à ce moment, normaux.

Des échantillons ont été déposés au laboratoire pour identification de l’origine des huiles. Le DPC est en attente des résultats des analyses.

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Pollution de la Lys à Comines: Clarebout risque une très grosse amende

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Photo prise le 27/11/2017 par un passant

Fin novembre des taches d’huile dans la Lys provenant de l’entreprise Clarebout à Warneton ont fait coulé beaucoup d’encre. L’entreprise a, dans un communiqué, affirmé que le séparateur d’huile aurait été endommagé par les fortes pluies et qu’ils seraient responsables de la situation. La police de l’environnement s’est alors rendue sur place pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés. La Protection civile et les pompiers de Comines-Warneton ont été appelés en renfort afin de confiner et de traiter la pollution. Carlo Di Antonio est prêt à infliger une très grosse amende à l’entreprise qui est dans son collimateur.

Cet énième accident n’a pas manqué de faire réagir les farouches opposants de l’entreprise flamande qui dénoncent un manque d’entretien du matériel et une surproduction.

Mathilde Vandorpe, députée mouscronnoise, a déposé une question écrite auprès du ministre Carlo Di Antonio pour connaître l’état actuel de la situation, les contrôles effectués et les potentielles amendes.

Dans sa réponse, le ministre a souligné que l’entreprise risquait une très grosse amende.

Source : NORD ECLAIR – 22 décembre 2017

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Bruxelles tarde à agir contre la pollution de l’eau par les médicaments

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En Europe, le vieillissement de la population entraîne une consommation accrue de médicaments, dont les résidus finissent dans les eaux usées. Une pollution aquatique sur laquelle Bruxelles tarde à légiférer.

Si la société consomme de plus en plus de médicaments, les incertitudes sur l’impact de cette surconsommation sur la santé persistent et la Commission est déjà en retard sur son programme.

Une étude de Civity Management Consultants, commanditée par l’association allemande des industries de l’eau et de l’énergie (BDEW), prédit que la consommation de médicament augmentera de 70 % en Allemagne dans les 30 ans à venir.

Une hausse de 70%

Les prévisions de l’étude sont basées sur les tendances de consommation de médicaments, en hausse, et une population vieillissante. Les octogénaires consomment en effet 20 fois plus de médicaments que les jeunes de 20 ans.

Selon les auteurs du rapport, les médicaments destinés aux humains finissent relativement facilement dans les eaux usées, via les excrétions humaines ou leur élimination erronée dans les toilettes ou les éviers. De là, ces résidus médicamenteux se dispersent dans l’environnement aquatique.

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Clarebout Warneton – Une erreur humaine à l’origine du rejet d’huile dans la Lys

Titre original de l’article : « Il s’agit d’une erreur humaine » (Rédaction : Marie-France Philippo).

Patrick Maton, des «Amis de Warneton», a mené l’enquête sur le rejet d’huile dans la Lys par l’usine Clarebout, ce lundi.

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Photo prise lundi 27/11/2017 par un passant

«Les responsables se sont justifiés par un problème avec le séparateur d’huile. À cause des pluies abondantes, de l’huile s’est retrouvée dans le circuit des eaux de pluie. C’est vraiment n’importe quoi…»

Et de transférer un message qu’il a reçu d’un témoin: «C’est en vidangeant de l’huile usagée dans une cuve ouverte à l’extérieur que de l’eau est arrivée par erreur dans cette cuve en fin de vidange. Comme cette huile était encore assez chaude, elle s’est ravivée au contact de l’eau et l’a fait déborder pour inonder une bonne partie de la voie principale. Toutes les bouches d’égout ont été remplies! Ce sont des techniciens d’une société de sous-traitance qui ont vu cette catastrophe. Ils auraient pu être brûlés si l’incident s’était produit au moment où ils passaient sous cette cuve qui a débordé et dont la hauteur avoisine les six à sept mètres. Cette fois-ci, pas de blessés mais une belle pollution.»

«Il s’agit simplement d’une erreur humaine, conclut Patrick Maton. Comme il manque de personnel, les travailleurs doivent courir à gauche et à droite et, fatalement, des erreurs surviennent!»

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavenir.net/cnt/dmf20171201_01093247/il-s-agit-d-une-erreur-humaine

L’usine Clarebout Potatoes à l’origine d’une pollution de la Lys ce lundi

par Christelle Jeudy

Lundi soir, une importante nappe d’huile a été détectée sur la Lys, à Warneton (B). Un barrage absorbant a été installé mardi par les secours et doit être démonté ce mercredi. La pollution, elle, venait bien de l’usine Clarebout Potatoes.

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Photo prise le 27/11/2017 par un passant

C’est un passant qui a repéré, lundi soir, des nappes d’huile graisseuse flottant sur la Lys. Et au niveau du cimetière du Bas-Warneton (B), la nappe était «  assez importante  », explique Patrick Malingreau, de la police de l’environnement de Mons. Les autorités belges ont été alertées par l’association Deûlémont défense de l’environnement et aussitôt des mesures ont été prises, même s’il ne s’agissait que d’une «  huile alimentaire, non toxique  », ajoute le fonctionnaire. Un barrage absorbant censé piéger la nappe d’huile dans le bras mort de la Lys, et éviter ainsi sa propagation, a été posé mardi par la protection civile et les sapeurs-pompiers.

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/275637/article/2017-11-29/l-usine-clarebout-potatoes-l-origine-d-une-pollution-de-la-lys-ce-lundi

Source : LA VOIX DU NORD – 29 novembre 2017

Communiqué du Groupe ECOLO de Comines-Warneton

Le groupe Ecolo de Comines-Warneton avait déjà fait des recommandations dans les rapports d’enquêtes publiques.
Nous signalions « qu’une sous estimation de la vitesse et de la quantité des eaux de pluie à gérer présente le risque accru de l’inondation dans les locaux mêmes de l’entreprise ainsi que des risques de pollution conséquents pour la collectivité. »
Il faut un nouvel « incident », une énième pollution pour que l’entreprise Cl Warneton promette des mesures de « prévention »… Nous espérons que l’entreprise ne s’en tiendra pas à des paroles, mais qu’elle aménagera un bassin d’orage efficace.

Source : https://www.facebook.com/search/top/?q=ecolo%20comines-warneton

Warneton: l’usine Clarebout Potatoes a laissé échapper de l’huile dans la Lys

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Photo prise par un riverain lundi 27/11/2017

La pollution détectée, ce mardi, dans la Lys, à Warneton, provient bien de l’usine de pommes de terres Clarebout Potatoes. « Un incident technique s’est produit au niveau du séparateur d’hydrocarbures (NDLR : un mécanisme qui permet de séparer l’eau des boues et de l’huile), explique Nicolas Yernaux, porte-parole au Service public de Wallonie pour la police de l’environnement. Entre 100 et 300 litres d’huile végétale se sont donc retrouvés dans la Lys, la rivière qui coule à proximité de l’usine. » 

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article:
https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_warneton-la-pollution-sur-la-lys-vient-elle-de-chez-clarebout-potatoes?id=9775807

Source : RTBF.BE – 29 novembre 2017

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