La démocratie participative dans le domaine environnemental

Jean-Luc Pissaloux
Professeur de droit public à l’Université de Bourgogne

La réalisation de grands projets d’aménagement ainsi que les applications de certaines avancées des sciences du vivant suscitent de plus en plus de réticences et de tensions, susceptibles même quelquefois de dégénérer en conflits. Cette hostilité s’explique non seulement par des préoccupations environnementales plus ou moins sincères mais aussi probablement par le rejet d’un mode de prise de décision considéré comme technocratique et n’incarnant plus – tout au moins à lui seul – l’intérêt général.

Pour essayer de concilier développement économique et protection environnementale et sociale, notamment dans la logique du développement durable, se sont développées au cours des dernières décennies – d’abord au niveau international et communautaire, puis au plan interne – de nouvelles formes de gouvernance, et en particulier de nouvelles formes d’implication du public.

Cette émergence et cet essor de la participation, spécialement dans le domaine de l’environnement, s’expliquent aussi – et peut-être même essentiellement – par la nature des problèmes environnementaux : ceux-ci sont tout à la fois complexes, controversés et parfois d’un impact très étendu ; leur solution passe par la mobilisation de très nombreux acteurs interagissant à de multiples échelles dépassant bien souvent les cadres institutionnels classiques. En outre, l’environnement apparaît lui-même porteur de valeurs favorables à la transparence et à la démocratie, et donc – de façon générale – à des formes d’action publique accordant une (plus) large place à la société civile.

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Source : CAIRN.INFO

L’individualisme dans notre société

Par le Réseau Québécois de Villes et Villages en santé (RQVVS)1

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Dans notre société, l’individualisme marque fortement le rapport à l’autre; on semble avoir évincé le besoin naturel d’échange et de partage. La transaction a pris le pas sur la relation. À la solidarité familiale intergénérationnelle et aux solidarités de voisinage, fondements de la vie sociale, s’est progressivement substituée une solidarité collective et institutionnelle, bien sûr indispensable, mais ne pouvant répondre à tous les besoins.

« L’individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui prédispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis ; de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même »2.

L’individualisme peut difficilement être modifié à une aussi grande échelle, mais il est possible d’agir pour influencer les comportements, tel que plusieurs initiatives en participation citoyenne et en développement du bénévolat tentent de le faire.

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L’écolonomie : c’est entreprendre sans détruire

Emmanuel Druon, président de Pocheco, usine de fabrication d’enveloppes durables dans le Nord de la France, fait passer, avec succès, l’écologie et les emplois avant les profits. Il explique comment son entreprise a mis en place des « écolonomies », c’est-à-dire faire des économies en travaillant de façon écologique. Un devoir de citoyen selon lui et un exemple pour de nombreuses entreprises.

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Comment créer la résignation et la docilité dans une société ?

La psychologie sociale est un outil fascinant qui est malheureusement utilisé à mauvais escient par les puissants…

Saviez-vous qu’il suffisait de lire un magazine féminin pendant 15 minutes pour voir son estime de soi baisser de 30% ? On le sait, la société de consommation est une drogue douce, qui vend un rêve inaccessible au goût de poison. Frustration.

Pour réussir ce tour de force (ce n’est pas si facile de faire aimer le poison à des personnes de tous horizons, de toutes cultures etc.), il faut convaincre le futur empoisonné que sa vie sans poison ne vaut rien. Il faut inculquer la frustration, et à terme, la résignation.

Pour comprendre comment la résignation peut être inculquée à une population, la psychologue Charisse Nixon propose une expérience dans sa classe. Et prouve qu’en 5 minutes, on peut provoquer l’impuissance et la résignation à travers la frustration et la peur de l’échec. Saisissant.

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Effondrement de la civilisation ?

Interview de Pablo Servigne en direct le 23/02/2018

Pablo Servigne, né en 1978 à Versailles, est un chercheur français indépendant et transdisciplinaire.

Il est ingénieur agronome de Gembloux (Belgique) et docteur en sciences de l’Université libre de Bruxelles (ULB). En 2008, il quitte le monde universitaire pour se consacrer au mouvement de la transition écologique et s’intéresse à l’agriculture urbaine, la permaculture et l’agroécologie. Entre 2010 et 2014, Pablo Servigne travaille à l’association d’éducation populaire « Barricade » à Liège (appelé « éducation permanente » en Belgique).

Depuis 2010, il écrit pour deux journaux belges Imagine demain le monde (écologie) et Kairos (antiproductivisme).

Il a participé aux réflexions du GIRAF (Groupe Interdisciplinaire de Recherche en Agroécologie du FNRS). Depuis 2013, il est membre de l’Institut Momentum (Paris) et depuis 2015, de l’Association Adrastia.

Aujourd’hui indépendant, il écrit des articles et des livres et donne des conférences et des formations

Dès le 6 mars, des comprimés d’iode seront disponibles pour tous les Belges en pharmacie

Par Pauline Gilles

La distribution à l’échelle nationale de boîtes de comprimés d’iode, pour se protéger en cas d’incident nucléaire, se concrétise. À partir du 6 mars, il sera possible pour les Belges habitant dans n’importe quelle commune de recevoir gratuitement une boîte de gélules.

Depuis plusieurs années, des plaquettes d’iode sont distribuées préventivement aux Belges habitant dans un rayon de 20 kilomètres autour d’une centrale nucléaire (Tihange ou Doel).

En avril 2016, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) avait annoncé que le rayon de distribution serait étendu à 100 kilomètres, dans le cadre d’une remise à jour du plan d’urgence nucléaire de la Belgique. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) était revenu à la charge en janvier 2017, programmant la grande distribution pour l’été. Mais depuis, le projet semblait être resté lettre morte, en tout cas jusqu’à aujourd’hui.

En effet, la grande opération de distribution des plaquettes d’iode débutera le 6 mars, dans une semaine exactement, annonce ce mardi La Capitale. Toutes les pharmacies du pays ont été (ou vont être) averties au moyen de directives très précises émanant du SPF Intérieur. En tout, 4,57 millions de boîtes contenant chacune dix capsules d’iode sont en cours d’acheminement vers les officines.

Dans toutes les communes

Concrètement, dès mardi prochain, il sera possible de vous en procurer dans n’importe quelle pharmacie, peu importe la distance à laquelle vous habitez des centrales nucléaires. Vous aurez simplement besoin de votre carte d’identité, et elles vous seront délivrées gratuitement. En même temps, vous recevrez une brochure contenant toutes les informations utiles, telles que des explications sur ce qu’est un accident nucléaire.

Lors d’une catastrophe nucléaire, un nuage radioactif se propage, laissant des particules radioactives se déposer un peu partout: dans le corps humain, mais aussi dans l’environnement. Or, ces particules nocives attaquent la thyroïde et causent à terme des cancers et d’autres maladies. Les comprimés d’iodure de potassium ont comme action de bloquer l’absorption des iodes radioactives par la thyroïde. Une fois la pilule ingérée, la thyroïde absorbe l’iode contenue à l’intérieur jusqu’à être saturée, et donc elle ne peut plus absorber le mauvais iode radioactif.

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Source : FR.EXPRESS.LIVE – 27 février 2018

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8 mars : journée internationale des femmes

Thème 2018 – «  L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes »

« L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux. » — Message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres

Cette année, la Journée internationale des femmes s’inscrit dans le fil d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. Le harcèlement sexuel, la violence et la discrimination à l’encontre des femmes ont fait la une des médias et ont fortement suscité un débat public stimulé par une détermination affirmée à instaurer un changement.

Dans le monde entier, des personnes se mobilisent pour un avenir plus équitable. Cette mobilisation a pris la forme de marches et de campagnes mondiales, dont la campagne #MeToo aux États-Unis d’Amérique et les actions équivalentes menées dans d’autres pays, protestant contre le harcèlement sexuel et la violence.

Faisant écho au thème prioritaire de la 62e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, la Journée internationale des femmes attirera également l’attention sur les droits et l’activisme des femmes rurales qui, bien qu’elles représentent plus d’un quart de la population mondiale, sont laissées pour compte dans chaque aspect de développement.

La Journée internationale des femmes 2018 est l’occasion de transformer cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes – ruraux et urbains – et de célébrer les activistes qui travaillent sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel. Le 8 mars, joignez-vous aux activistes du monde entier et à ONU Femmes pour saisir cette occasion de célébrer, d’agir et de transformer partout la vie des femmes. L’heure est venue.

Source : UN.ORG

97% des Français prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices

Selon une enquête révélée mercredi par franceinfo, la quasi totalité des Français attendent « des grands groupes qu’ils adoptent des pratiques sociales et environnementales responsables. »

Le résultat de cette étude est implacable. 97% des Français se disent prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices. Ce chiffre ressort d’une enquête* publiée mercredi 28 février révélée par franceinfo.

Menée par la société d’expertise comptable, de conseil et d’audit Denjean & Associés, cette enquête analyse la responsabilité sociale et environnementale des grandes entreprises vue par les Français. Elle met en évidence que nos compatriotes « attendent aujourd’hui des grands groupes qu’ils adoptent des pratiques sociales et environnementales responsables. » S’ils ne tenaient pas compte de cette attente, les grands groupes « risquent de connaître de graves difficultés, aussi bien pour développer leur chiffre d’affaires que pour recruter de nouveaux talents », assurent les auteurs de l’enquête.

Les mauvaises pratiques pointées

Parmi les mauvaises pratiques des entreprises figure le fait de faire travailler des sous-traitants qui emploient des enfants dans un pays étranger. Cela révolte près de 8 Français sur 10 (78%). 19% se déclarent choqués. Les sondés réagissent aussi nettement au cas où une entreprise n’assurerait pas la sécurité des salariés qui manipulent des produits toxiques ou qui travaillent sur des chantiers de construction. Cela suscite le rejet de 71% des personnes interrogées. Les entreprises qui mettent sous pressions leurs collaborateurs, quitte à les faire « craquer » ou les mener à la dépression, sont aussi jugées révoltantes par les deux tiers des Français (66%). Parmi les autres pratiques qui provoquent de forts rejets des personnes interrogées, on trouve également le fait de confier à des stagiaires des travaux qui reviennent à des salariés en CDI.

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La peur, source de pouvoir

par Serge Rouleau1

La peur est une émotion causée par un danger anticipé. Elle est essentielle à la survie de l’espèce humaine. Elle nous permet de rapidement identifier les dangers qui menacent notre bien-être et parfois nos vies. Elle nous protège en nous obligeant à évaluer la situation à laquelle nous sommes confrontés et à choisir le meilleur moyen de se protéger.

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Si nous ignorons la peur, nous nous exposons à des dangers dont les conséquences peuvent être dramatiques. Notre code génétique nous prédispose à craindre les dangers réels ou imaginaires.

Les politiciens, mieux que tout autre, comprennent cette caractéristique fondamentale de l’être humain. Ils la cultivent et l’exploitent à satiété. Que ce soit un État impérialiste, comme les États-Unis, ou un État-providence, comme la France ou le Québec, l’un et l’autre exploitent la peur pour soumettre leur population. S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.

Machiavel a très bien exprimé ce principe: «Puisque l’amour et la peur peuvent difficilement coexister, si nous devons choisir, il est préférable d’être craint que d’être aimé

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Alain Deneault: la médiocratie rend médiocre

Par Julien MCEVOY (La Presse)

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Prolifique essayiste qui sait viser là où ça fait mal, Alain Deneault vient de publier La médiocratie, un essai qui diffère de ses précédents comme Paradis fiscaux – La filière canadienne ou Noir Canada. Ici, nous ne sommes pas dans un ouvrage de recherche pur jus, avec démonstrations, résultats et thèse à l’appui, mais plutôt dans un récit qui brosse le sombre portrait de notre époque. Plusieurs thèmes y passent, que ce soit le piètre état de la recherche universitaire, la perversion du langage, le règne des experts ou encore la résistance. Explications de l’auteur.

« La question de la médiocrité n’est pas intéressante, lance d’emblée l’auteur. C’est celle de la médiocratie qui l’est. » D’accord, mais sommes-nous tous médiocres pour autant? « Être médiocre, ce n’est pas un anathème, explique-t-il. La médiocrité est le mot neutre par excellence: c’est la moyenne. »

Où est le problème, alors? À force de nous maintenir dans la moyenne, poursuit M. Deneault, on devient insignifiants. « On nous demande de n’être rien de plus qu’un portrait-robot. De n’avoir rien de plus à afficher, à affirmer, à manifester qu’une activité moyenne, qu’une connaissance moyenne, qu’un désir moyen. Il faut être paramétrable. »

La médiocratie est donc l’incarnation de ce qui est moyen, ce qui pousse l’auteur et philosophe à tremper sa plume dans le vitriol, car « face aux défis historiques qui nous accablent, on ne peut se permettre le luxe de la médiocratie ». Le système actuel n’est simplement pas viable. « Face à un ordre qui met en péril 80 % des écosystèmes, qui permet à 1 % des plus riches d’avoir 50 % des actifs mondiaux, qui détruit sous nos yeux l’état social, on ne peut pas se permettre de continuer à jouer le jeu, de faire nos trucs dans notre petit coin, de monnayer nos petits avantages en pensant à la petite semaine. »

La médiocratie est né d’une inquiétude, d’un sentiment de nécessité, celui de résister.

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