Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Heureux comme une abeille en Slovénie

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Des abeilles reviennent à leur ruche à Pernica en Slovénie, le 7 mai 2018 AFP – JURE MAKOVEC

Décorer les ruches, placer les abeilles locales sous protection du gouvernement et même, s’endormir à leurs côtés, les apiculteurs slovènes se mettent en quatre pour bichonner leurs butineuses, considérées depuis des siècles comme un trésor national.

Leur dernière victoire: le 20 mai a été déclaré, sur initiative slovène, « journée mondiale des abeilles et des pollinisateurs » par les Nations Unies. La première édition de cette manifestation a lieu dimanche, avec l’objectif de sensibiliser le grand public à la cause des abeilles, touchées par une mortalité spectaculaire ces dernières années.

Consécration supplémentaire pour les apiculteurs slovènes, le 20 mai a été choisi en hommage à leur compatriote Anton Jansa (1734-1773), dont c’est la date de naissance. Considéré comme le père de l’apiculture moderne, ce fils de paysan fut le premier professeur d’apiculture de la cour d’Autriche, à l’époque où la Slovénie était une province de l’empire des Habsbourg.

Les héritiers de Jansa se comptent par milliers en Slovénie, l’un des plus petits pays de l’UE mais aussi celui qui compte le plus grand nombre d’apiculteurs rapporté à sa population, avec près de 5 propriétaires de ruches pour 1.000 habitants. C’est dix fois plus qu’en Espagne, premier producteur européen de miel.

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Source :  SCIENCESETAVENIR.FR – 19 mai 2018

Le cri de colère d’un apiculteur breton

« Ce ne sont plus des ruches, c’est un cimetière ! ». Apiculteur dans le Finistère, Sven Niel a découvert ses abeilles décimées, victimes des pesticides. Il a perdu 5 de ses 7 ruches, une mortalité encore jamais observée. Entre colère et désespoir, il a lancé un appel sur Facebook qui a déjà été vu plus d’un million de fois, un appel chargé d’émotion pour que les choses changent. Pour lui, l’interdiction des néonicotinoïdes est une urgence absolue.

Source : NOTRETERRE.ORG – 26 avril 2018

Remarques des Amis de Warneton

Selon Yves Van Parys, de l’asbl bruxelloise « M’abeille » : « Nous frôlons les 50% de mortalité ce qui veut dire que la moitié des colonies sont mortes pendant cet hiver à Bruxelles. Comparativement aux autres années, c’est presque un doublement. Ce sont des résultats qui n’ont encore jamais été atteints nulle part dans le monde« . Les chiffres concernant la Wallonie et la Flandre devront suivre prochainement, mais Yves Van Parys ne prévoit rien de positif. (Lu dans RTBF.BE – 20/05/2018)

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Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

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Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

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La Belgique prolonge les néonicotinoïdes

C’est confirmé: après avis juridiques, le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme (MR), a décidé de demander une dérogation pour l’utilisation de néonicotinoïdes pour les betteraviers.

L’article 53 du règlement européen sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques prévoit en effet que «dans des circonstances particulières, un État membre peut autoriser, pour une période n’excédant pas 120 jours, la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques en vue d’un usage limité et contrôlé, lorsqu’une telle mesure s’impose en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables».

Or, le ministre Ducarme, conforté par des avis scientifiques, a fait sienne la position des betteraviers qui disent ne pas avoir d’alternative pour lutter contre le puceron vecteur de la jaunisse de la betterave.

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Source : L’AVENIR – 16 mai 2018

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Néonicotinoïdes : l’interdiction confirmée

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Pour le Tribunal de l’Union européenne, c’est clair et net, il n’y a aucune raison de revenir sur l’interdiction partielle de trois néonicotinoïdes décidée en 2013. La justice européenne avait été saisie par le Suisse Syngenta et l’Allemand Bayer, deux groupes produisant des insecticides qui contiennent ces substances actives considérées comme nocives pour les abeilles. D’après diverses études, ces substances attaquent le système nerveux des insectes et les pollinisateurs sont en première ligne, les populations d’abeilles ne cessant de chuter en Europe.

Le moratoire a d’ailleurs été élargi fin avril. Il ne concernait au début que les cultures attirant le plus les abeilles comme le maïs ou le tournesol. L’interdiction s’applique désormais à toutes les cultures en plein air.

Source : EURONEWS – 17/05/2018

Articles connexes

Un apiculteur de la Vienne porte plainte après avoir découvert une hécatombe dans ses ruches

Un apiculteur de Monts-sur-Guesnes a porté plainte contre X à la gendarmerie après avoir retrouvé ses abeilles mortes dans 150 de ses ruches. Il souhaite connaître le responsable.

Source :  FRANCE3-REGIONS.FRANCETVINFO.FR – 12 mai 2018

Remarques des Amis de Warneton

Si des apiculteurs de Comines-Warneton souhaitent s’exprimer sur ce sujet, notre association est prête à les rencontrer et à publier leur témoignage dans notre site internet.

Articles connexes

Merbes-le-Château : des milliers d’abeilles décimées

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Le rucher pédagogique, situé en pleine réserve naturelle, ne compte plus d’abeilles dans ses ruches – © Vinciane Votron

Des abeilles mortes par milliers, c’est le triste constat que les apiculteurs de Merbes-le-château1 ont fait à la sortie de l’hiver… Dans le rucher pédagogique, une vingtaine de ruches ont été décimées. De quoi inquiéter les apiculteurs, comme Michel Wambach : « Il n’y a plus rien. On a des coquilles vides. C’est horrible, je suis frustré!« . Au pied des ruches, des cadavres d’abeilles noires. Un peu plus loin, des restes de cendres car comme l’explique Victor Matkovich-Ramirez, le président de la section locale de L’abeille de la Sambre : « On a dû brûler les cadres et la cire car c’est contagieux. Ca fait mal au coeur quand on pense à toutes les heures de travail. »

Positif au chlorprophame

Des analyses toxicologiques ont été effectuées sur un échantillon de 100 grammes d’abeilles mortes. Résultat positif au chlorprophame. Ce produit anti-germinatif est utilisé dans le stockage de pommes de terre. Et hasard ou non, l’entreprise Vervaecke a installé un entrepôt de pommes de terre sur le zoning de Solre-sur-Sambre, à quelques 300 mètres à vol d’oiseau. Pour Michel Wambach, cela ne signifie pas que ce produit est à l’origine de la mort des abeilles: « On ne sait pas dire exactement de quoi sont mortes ces abeilles. Notre but est d’alerter la population car les abeilles, ce sont un peu des sentinelles. Cela signifie qu’il y a du chlorprophame, en grande quantité dans l’air. »

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Néonicotinoïdes : l’Europe cesse de jouer à la roulette ruche

Par Coralie Schaub

Les Etats membres ont voté vendredi une proposition de la Commission visant à interdire les trois principaux pesticides néonicotinoïdes sur toutes les cultures en plein champ.

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Manifestation devant la Commission européenne à Bruxelles, vendredi. Photo Emmanuel Dunand. AFP

C’est un vote historique. Et une énorme surprise. Vendredi, l’Europe a dit «non» aux trois principaux pesticides néonicotinoïdes dits «tueurs d’abeilles». Ces insecticides au nom si imprononçable qu’ils sont surnommés «néonics» ont été commercialisés dans les années 90 pour les grandes cultures, les céréales, les légumes mais aussi les fruits, et sont devenus les plus vendus au monde. A tel point qu’ils sont omniprésents dans l’eau, l’air, le sol, les plantes, jusqu’au contenu de nos assiettes et nos verres. Neurotoxiques, ils agissent sur le système nerveux central des insectes, provoquant une paralysie mortelle. Résultat, ils massacrent les «nuisibles» qu’ils visent, mais aussi les pollinisateurs (ils sont jusqu’à 10 000 fois plus toxiques pour les abeilles que le très décrié DDT), la faune du sol, de l’air et des rivières. Vers de terre, batraciens ou oiseaux, nul n’y échappe, directement ou indirectement. Pas même l’homme. Plusieurs études ont établi un lien entre ces pesticides et les maladies du spectre autistique, les malformations cardiaques… Ils sont aussi perturbateurs endocriniens, cancérigènes, et ont des effets sur la thyroïde, le foie et les testicules.

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Le Parlement européen milite pour l’interdiction des néonicotinoïdes

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Les eurodéputés des principaux groupes politiques du Parlement européen ont adressé une lettre le 20 mars à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, et à Vytenis Andriukaitus, le commissaire européen à la santé. [Shutterstock]

Les législateurs européens ont appelé la Commission à convaincre les États membres de soutenir l’interdiction des néonicotinoïdes et éviter ainsi d’autres retards qui seraient nocifs pour l’environnement et les abeilles.

Les eurodéputés des principaux groupes politiques du Parlement européen ont adressé une lettre le 20 mars à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, et à Vytenis Andriukaitus, le commissaire européen à la santé.

Dans cette lettre, ils demandent à la Commission d’éviter de retarder davantage l’interdiction des néonicotinoïdes lors de la prochaine réunion du comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux (SCOPAFF) le 22 mars, estimant que cela serait nocif pour les abeilles et l’environnement.

« Un retard supplémentaire dans la prise de décision prolongera l’exposition des abeilles et des autres pollinisateurs aux toxines qui les tuent, avec des conséquences graves pour les produits alimentaires, en particulier le miel », ont averti les eurodéputés.

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