WARNETON (B) – Après l’accident du travail à Clarebout, une information judiciaire ouverte

Par Christelle Jeudy

Dimanche, un ouvrier de 24 ans, originaire d’Hazebrouck, a été brûlé au deuxième degré à l’usine Clarebout Potatoes de Warneton (B). L’Auditorat du travail de Tournai, le parquet spécialisé dans les affaires liées au travail, a ouvert une information judiciaire.

Ce nouvel accident du travail survenu dimanche, vers 10 h, à l’usine Clarebout Potatoes de Warneton (B), mobilise les services de l’Auditorat du travail, à Tournai. Et la substitut, Valérie Flamme, qui suit déjà l’enquête ouverte après l’accident mortel du 24 octobre dernier, où un salarié wattrelosien avait été écrasé par un monte-charge, est on ne peut plus claire : « Vu la répétition des événements dans cette entreprise, nous prenons les choses très au sérieux et une information judiciaire est de nouveau ouverte pour les faits de dimanche  ».

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article : http://www.lavoixdunord.fr/275393/article/2017-12-06/apres-l-accident-du-travail-clarebout-une-information-judiciaire-ouverte

Source : LA VOIX DU NORD – 6 décembre 2017

WARNETON (B) – À Clarebout Potatoes, un salarié « brûlé au deuxième degré »

Par Christelle Jeudy

Dimanche matin, un nouvel accident du travail s’est produit à l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes. Un salarié a été brûlé par de l’huile. « Un incident mineur » selon la direction.

Que s’est-il réellement passé dans la matinée(1) de dimanche, sur le site industriel du Pont Rouge, à Warneton (B) ? Deux ambulances(2) ont été appelées à l’usine Clarebout Potatoes et l’on a appris que les secours se sont en fait déplacés pour un nouvel accident du travail survenu sur l’une des lignes de production. Selon une source, un ouvrier serait « passé au mauvais moment au mauvais endroit », en l’occurrence sous une friteuse, et aurait reçu des projections d’huile chaude, provoquant des brûlures suffisamment importantes pour que le salarié soit hospitalisé après les faits.

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article : http://www.lavoixdunord.fr/279646/article/2017-12-05/clarebout-potatoes-un-salarie-brule-au-deuxieme-degre

Source : LA VOIX DU NORD – 5 décembre 2017

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Notes
1. Vers 10h30
2. Deux ambulances dont une du MUG / SMUR (équivalent SAMU)

Clarebout-Potatoes : le témoignage accablant d’un ancien salarié sur les conditions de travail

La semaine dernière, un homme originaire de Wattrelos a perdu la vie dans un accident du travail à l’usine Clarebout-Potatoes de Warneton (Belgique). L’un de ses anciens collègues a décidé de rendre publiques des photos mettant en cause les conditions de travail au sein de l’entreprise.

Reportage : Laura Lévy, Antoine Morvan, Marion Dubois

Les photos sont accablantes. Des sols gras, glissants, des frites agglomérées, de l’huile sur toutes les surfaces, des machines jamais nettoyées.

Les clichés ont été pris cet été par un ancien salarié de Clarebout-Potatoes. Il a voulu dénoncer les conditions d’hygiène et de sécurité dans l’entreprise belge de transformation de pommes de terre.

Lire la suite de l’article : FRANCE 3 – 1er novembre 2017

Clarebout Potatoes : « Jamais vu un tel laxisme »

Témoignage accablant d’un ancien ouvrier qui dénonce des problèmes d’hygiène et de sécurité au nom d’une production intensive.

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Pas évident d’éviter les chutes avec ce qui traîne sur le sol…

Chez Clarebout Potatoes la mort de Rachid a été un traumatisme pour beaucoup. Et les langues se délient…
C’est ainsi qu’un ancien travailleur, qui a quitté l’entreprise de son plein gré, a souhaité témoigner de ce qu’il a vécu. Fort opportunément, il a pris des photos de la situation telle qu’elle était en août dernier.
Nous l’avons rencontré à son domicile, dans la métropole lilloise, mais nous respectons son souhait de garder l’anonymat.
« J’ai travaillé dans d’autres usines; tout n’était pas parfait, mais je n’ai jamais vu un tel laxisme. Il y a plusieurs années, quand j’ai commencé chez Clarebout, tout était plus ou moins en ordre, propre. C’est lorsque l’usine a commencé à s’agrandir que l’unique mot d’ordre a été « production ». Partout, dès qu’il y avait un blocage, on avait l’ordre d’enlever la sécurité. »
Comme le nettoyage ne rapporte rien, on le néglige : « Nous étions toujours avertis des contrôles d’hygiène. Tous les deux ou trois mois, on faisait le grand nettoyage et tout était propre quand le contrôleur passait. Mais, entre deux, on ne fait pas grand-chose. »

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Clarebout : le travail a repris… sous conditions

Une sécurité accrue à Warneton

Chez Clarebout, les travailleurs ont repris le travail mercredi soir. Une réunion extraordinaire entre la direction et les travailleurs a débouché sur un accord. La production de pommes de terre a repris, mais sous certaines conditions.

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Le quotidien des 400 travailleurs de Clarebout a repris mercredi soir, mais il ne sera plus jamais le même. Au terme d’une réunion houleuse, les travailleurs et la direction se sont mis d’accord pour que la production reprenne. (…)

En conclusion de cette réunion au sommet, l’entreprise devra respecter trois points essentiels : la mise en place d’un tutorat pour former les nouveaux travailleurs, la création d’une charte liée à la sécurité pour empêcher les intérimaires d’effectuer des tâches sous la pression de leurs supérieurs et un renfort de personnel….

Lire la suite de l’article : NORD ECLAIR – 27 octobre 2017

A la suite du drame à Clarebout Potatoes, des élus belges expriment leur consternation

L’accident mortel du travail survenu mardi à l’usine belge aura des conséquences : la bourgmestre de Comines-Warneton (B) ne veut pas du second congélateur prévu par Clarebout Potatoes et elle le dira au ministre en charge du dossier.

WARNETON (B) – À Comines-Warneton, le dossier Clarebout Potatoes alimente régulièrement les discussions et prises de becs entre élus belges… sauf lundi soir, au conseil communal. Bizarrement, le sujet n’a été évoqué par personne, alors que pèse toujours la menace de construction d’un second congélateur géant, projet pour lequel l’usine de frites surgelées a déposé un recours auprès du ministre Carlo Di Antonio.

« Il est temps, quand on parle de cette usine, que l’on mette de côté la fatalité qui frappe ici trop fort et trop souvent. »

L’accident mortel de mardi n’a pas manqué de faire réagir les élus, l’écologiste Philippe Mouton en première ligne, que nous avons contacté.

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 27 octobre 2017

 

La révolte gronde chez Clarebout

200  travailleurs se sont réunis sur le parking et ont débrayé pendant plusieurs heures mercredi.

Pour beaucoup de travailleurs, c’est l’accident de trop. Rachid, un Nordiste de 42 ans originaire de Wattrelos est décédé, mardi après-midi après un accident de travail. Mercredi matin, plus de 200 travailleurs se sont réunis devant le site de Warneton et ont refusé de travailler jusqu’à près de 20h hier soir. Tous ont une pensée émue pour leur collègue tragiquement disparu.

Décédé tragiquement mardi après avoir été écrasé par un monte-charge, Rachid travaillait chez Clarebout depuis un peu plus d’un an. Ses collègues se sont réunis sur la parking de l’usine et ont refusé de reprendre le travail. La production a été arrêtée durant toute la journée…..

Lire la suite de l’article : NORD ECLAIR – 26 octobre 2017

Warneton (B) – Clarebout: travailler pour gagner sa vie, pas pour la perdre

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Le décès de leur collègue a été ressenti comme un vrai traumatisme. La solidarité a été totale. (Photo : L’Avenir)

25/10/2017 (21h31) – Sous le choc de la mort d’un des leurs, les salariés n’ont pas repris le travail. Après discussions, ils ont regagné leur poste peu avant 20 h.

Ce mardi, en fin d’après-midi, Rachid, un ouvrier de 42 ans et père de deux enfants, est décédé dans un accident du travail, à l’entreprise Clarebout Potatoes. Ce citoyen de Wattrelos, était occupé d’enlever une boîte quand il est resté coincé sous un monte-charge en fonctionnement. La médecine et l’inspection du travail sont descendues ce mercredi, à 14h, sur le site.

L’entreprise a été mise à l’arrêt en soirée et durant la nuit. Toutefois, l’équipe du matin a refusé de reprendre le travail, entre émotion et colère, dénonçant un laxisme sur la sécurité. Au-delà de la peine liée à la perte d’un collègue, cet accident est la goutte qui a fait déborder le vase. Leur argument: les ouvriers viennent au travail pour gagner leur vie, pas pour la perdre. Leurs chefs leur ont bien proposé 150% du salaire, mais la solidarité a joué et personne n’a repris son poste.

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Accident du travail mortel à Clarebout-Potatoes : les salariés refusent de reprendre le travail (France 3)

France 3 (25/10/2017) – Les salariés de Clarebout-Potatoes à Comines-Warneton se sont rassemblés devant l’usine ce mercredi matin au lendemain de l’accident du travail qui a coûté la vie à un salarié originaire de Wattrelos. Ils refusent pour l’instant de reprendre le travail. Reportage : Florence Mabille de Poncheville, Antoine Morvan

WARNETON (B) – Le point sur l’enquête au lendemain de l’accident mortel chez Clarebout potatoes

Ce mardi peu avant 16 h, Rachid, cariste wattrelosien dans l’usine de pommes de terre précuites, est mort au travail. Vingt-quatre heures après le drame, où en est l’enquête ?

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Ce mercredi matin, les salariés de Clarebout était rassemblés sur le parking de l’usine, chaussée du Pont-rouge à Warneton (B). PHOTO LA VOIX DU NORD.

Que s’est-il passé ?

Valérie Flamme est substitut à l’auditorat du Travail, chargé de l’enquête. C’est, en Belgique, comme un parquet chargé exclusivement des affaires liées au travail. Mardi, sur place, la police locale de Comines-Warneton (B) a « gelé les lieux et assisté l’inspection du bien-être (l’équivalent d’une police judiciaire juste pour le monde du travail) pour effectuer les premières constatations  ». Selon les premiers éléments, Rachid, 42 ans, a été écrasé par le contre-poids d’un monte-charge. Le système n’avait pas été neutralisé, c’est-à-dire que le contre-poids n’avait pas été bloqué afin de l’empêcher de tomber

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 25 octobre 2017