Di Antonio: « L’exposition aux pesticides pourrait être plus importante que suspecté »

Belga

5a3398facd70c7358c4e3b56

« L’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté », affirme vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio, qui annonce une étude pour en évaluer l’ampleur.

« Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses scientifiques pour valider les mesures de protection du public », indique le ministre cdH.

Il a confié une étude à l’échelle de la Wallonie à l’Institut scientifique de Service public (ISSeP), en collaboration avec le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et la faculté universitaire Gembloux Agro-Bio Tech (ULg).

Cette étude sera menée à partir du printemps 2018. Des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs. Les capteurs seront placés à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure.

Lire la suite

L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

Par Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre)

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.

arton9906-6f95b

Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation », dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides« Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

Lire la suite

Les zones humides : des réservoirs de biodiversité à préserver

inondation-mars-2016-vue-de-deulemont-photo04

Crue de la Lys débordant sur les prairies humides du Pont Rouge à Warneton (B).

À l’occasion du prochain rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité en Europe et en Asie Centrale, la FRB (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) donne chaque mois jusqu’à la sortie du rapport.
La parole à des chercheurs spécialistes de différents écosystèmes (marin, forestier, d’eau douce…) et de disciplines comme le droit, l’économie et la biologie de la conservation. Autant de domaines qui offrent chacun un éclairage précis sur les enjeux actuels pour la biodiversité en Europe.

Interview de Pierre Caessteker, chargé de mission zones humides à l’AFB

Dans le monde, 64 % des zones humides ont disparu depuis le début du XXe siècle.
Si les grands projets d’infrastructures et d’urbanisation ainsi que l’intensification de l’agriculture ont conduit à l’assèchement de ces zones, nos sociétés prennent aujourd’hui un peu plus conscience de la nécessité de les préserver. Ainsi, 74 % des Français se sont montrés favorables à l’abandon du projet d’aéroport à NotreDame-des-Landes, situé sur une zone humide. A l’occasion de la journée mondiale des zones humides et en lien avec le prochain rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité en Europe, Pierre Caessteker, chargé de mission à l’Agence française pour la biodiversité (AFB), revient sur les effets bénéfiques de ces écosystèmes, essentiels au cycle de l’eau et à la biodiversité.

Lire la suite

Soigneurs de terres, le choix de l’agro-écologie

De la forêt aux couverts végétaux : une nouvelle agriculture avec Claude et Lydia Bourguignon, Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Bady, paysan bio agroforestier dans le Gers. Extrait de « Soigneurs de terre », diffusion France 2, le 31 janvier 2016.

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance.

Lire la suite

TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

Lire la suite

La Wallonie veut voir à quel point les pesticides nous touchent

5a34f0bccd70c7358c53c977

Une étude va être menée au printemps prochain sur le territoire régional.

Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. »

Cette déclaration du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), faite vendredi par communiqué, rappelle, entre autres, l’inquiétante découverte faite au printemps 2016 par le professeur Bruno Schiffers, chef du laboratoire de phytopharmacie de Gembloux Agro-Bio Tech. Il avait installé des panneaux collecteurs de pesticides le long de la clôture qui sépare l’école primaire Saint-Martin de Cortil-Wodon (Fernelmont) des champs cultivés par un agriculteur. Des traces de quinze herbicides, sept fongicides, un insecticide et trois molécules non autorisées avaient été trouvées.

Jeudi, le gouvernement wallon a validé et budgétisé (à hauteur de 805 000 euros) une étude similaire mais à plus grande échelle. Elle sera menée en partenariat avec l’Institut scientifique de service public (Issep), le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux Agro-Bio Tech.

Lire la suite

Pierre Rabhi : « Le comportement de l’humanité est inconscient »

France 2 – Journal 13h le 04/04/2017

L’essayiste, romancier, poète et agriculteur bio Pierre Rabhi est l’invité du 13 heures ce mardi 4 avril pour parler des deux premiers livres d’une nouvelle collection, « Carnets d’alerte ». Pierre Rabhi a trouvé refuge dans cette ferme, il y a 50 ans. Au cœur des Cévennes, bien loin du désert algérien où il est né. Ici, il pratique l’agroécologie, une culture raisonnée dans le respect de la nature. Le paysan est aussi philosophe et la société moderne l’interroge. La société heureuse, vivre avec peu, voilà son credo.

Les semences sont en train de disparaître
Invité du 13 heures ce mardi 4 avril, Pierre Rabhi se dit très inquiet « car le comportement de l’humanité aujourd’hui est inconscient. Nous avons ce trésor infini qui est cette planète et tout ce que nous savons faire, c’est piller, polluer. On la traite comme un gisement de ressources qu’il faut transformer en dollars ». Dans un de ses Carnets d’alerte, Pierre Rabhi explique que les trois quarts de variétés de semences ont disparu en 100 ans. « C’est extrêmement grave. C’est une richesse incroyable qui est aujourd’hui en train de disparaître et c’est irréparable », regrette Pierre Rabhi.

Lire la suite

Les petits oiseaux

cyanistescaeruleuswithforage

Et, oui, on va encore dire que les « amis de Warneton » ne s’intéressent qu’aux petits oiseaux !

Je reprends ici l’information très sérieuse parue dans le journal Le Monde du 3/11/2017 et je vous expliquerai pourquoi il ne s’agit pas seulement de petits oiseaux.

« En 30 ans l’Europe a perdu 400 millions d’oiseaux et 80% d’insectes. »

Ce ne sont pas des politiciens ou des journalistes qui l’affirment mais des scientifiques qui, sur le terrain, par des méthodes précises et reconnues, ont établi ce constat.

Déjà les apiculteurs avaient tiré la sonnette d’alarme : la mortalité des abeilles s’accentue année après année.
Il faut savoir que tout cela est lié. Si les insectes disparaissent c’est parce qu’ils sont empoisonnés. Si les oiseaux disparaissent c’est parce qu’ils mangent des insectes empoisonnés ou des graines empoisonnées et qu’en plus leur habitat disparaît peu à peu.
Cela s’appelle la chaîne alimentaire.
Tout au début de la chaîne il y a le sol et l’eau puis viennent les végétaux.
Si les insectes puis les oiseaux sont empoisonnés c’est parce que les plantes, l’eau et le sol contiennent des poisons.
Ces poisons, c’est l’homme qui les fabrique et c’est lui qui les répand pour produire toujours plus comme c’est l’homme qui confisque des milieux naturels pour construire des usines et là encore pour produire plus.

Lire la suite

La culture de pommes de terre a le vent en poupe

d538cd7955006c029d7937154e44b874-1493385031

La culture de pommes de terre se révèle rentable. De plus en plus d’agriculteurs font d’ailleurs le choix de la patate et de ses débouchés.

De 450 à 750 hectares

A vue d’oeil, les champs de pommes de terre se multiplient. Ce n’est pas une impression, c’est une réalité confirmée par Ulrick Smeysters, producteur de pommes de terre à Saint-Georges-sur-Meuse. En 2010, il cultivait 450 hectares de pommes de terre. Aujourd’hui, ses machines sont occupées sur 750 hectares. « La frite belge a vraiment le vent en poupe. Donc, nous sommes fort convoités par les industries pour cultiver la pomme de terre. On signe les contrats avant la plantation, un contrat « tonnage ». On cultive la pomme de terre, on fait une meilleure qualité possible, un meilleur rendement, un bon stockage et après, on achemine vers les usines ».

Lire la suite

Les Belges à l’assaut des terres agricoles frontalières

Pour se rendre sur leurs exploitations agricoles situées près de la frontière en France les agriculteurs flamands et leur matériel (tracteurs, remorques, plateformes, moissoneuses-batteuses, ensileuses, pulvérisateurs, produits phytosanitaires, etc.) doivent traverser le centre de Warneton suivant l’axe nord-sud (Pont de la Lys vers Chaussée d’Ypres et inversement)…

amisedewarneton-voixdunord-20170217Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Source : La Voix du Nord – 17 février 2017

Vidéo illustrant le charroi agricole traversant le centre de Warneton