Disparition des oiseaux de plaines : « L’ensemble de l’écosystème est en train de s’effondrer »

Par Marie Merdrignac

Le gouvernement annonce ce mercredi, par la voix de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, son « plan pour la Biodiversité ». Il est très attendu, notamment par les auteurs de deux études conjointes entre le Museum national d’histoire naturelle et le CNRS, qui alertaient, au printemps, de l’inquiétante disparition des oiseaux de plaines. Pour eux, il est temps de penser un autre modèle agricole, davantage centré sur la biodiversité.

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C’est ce mercredi que le gouvernement va détailler son « plan pour la biodiversité ». Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé que ce serait «une grande mobilisation pour la nature».

Il s’agit aussi d’«une priorité absolue» pour Vincent Bretagnolle, écologue, directeur de recherche au CNRS, Chizé, Val-de-Sèvres, témoin depuis 25 ans, du déclin alarmant des oiseaux de plaines. Nous l’avons rencontré en juin, un mois avant les annonces du gouvernement.

Vous avez alerté en mars sur le déclin alarmant des populations d’oiseaux de plaine. Comment l’avez-vous observé ?

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.

La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille…), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

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Surplus de pommes de terre: les prix s’effondrent, les producteurs belges dans la tourmente

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Centre de Warneton (B) – Transport de pommes de terre en provenance de France

La production de pommes de terre en Belgique n’a jamais été aussi importante et l’année 2017 a été un véritable record: 5 millions de tonnes de pommes de terres ont été produites. Comment expliquer cette explosion? En cinq ans, de nombreux producteurs belges se sont tournés vers la production de pommes de terre, plus rentable que celle de céréales.

Plusieurs nouveaux producteurs ont débarqué sur le marché donc on a presque atteint les 100.000 hectares en 2017 et le deuxième facteur était le temps, propice aux pommes de terre. Donc on se retrouve avec des volumes inespérés », explique Steve Vrancx, producteur dans la région de Charleroi.

Les prix s’effondrent

Conséquence directe: le prix est descendu en flèche. L’an dernier – grâce à la production de 2016 – une tonne de pommes de terre bintje était vendue 200 euros la tonne. Un an plus tard, elle est descendue à 20 euros la tonne, soit… dix fois moins.

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Source : RTBF.BE – 9 avril 2018

Articles connexes

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

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Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre à Godewaersvelde (Nord) le 30 mai 2012. (archives) Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

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Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

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La Belgique prolonge les néonicotinoïdes

C’est confirmé: après avis juridiques, le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme (MR), a décidé de demander une dérogation pour l’utilisation de néonicotinoïdes pour les betteraviers.

L’article 53 du règlement européen sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques prévoit en effet que «dans des circonstances particulières, un État membre peut autoriser, pour une période n’excédant pas 120 jours, la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques en vue d’un usage limité et contrôlé, lorsqu’une telle mesure s’impose en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables».

Or, le ministre Ducarme, conforté par des avis scientifiques, a fait sienne la position des betteraviers qui disent ne pas avoir d’alternative pour lutter contre le puceron vecteur de la jaunisse de la betterave.

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Source : L’AVENIR – 16 mai 2018

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Un apiculteur de la Vienne porte plainte après avoir découvert une hécatombe dans ses ruches

Un apiculteur de Monts-sur-Guesnes a porté plainte contre X à la gendarmerie après avoir retrouvé ses abeilles mortes dans 150 de ses ruches. Il souhaite connaître le responsable.

Source :  FRANCE3-REGIONS.FRANCETVINFO.FR – 12 mai 2018

Remarques des Amis de Warneton

Si des apiculteurs de Comines-Warneton souhaitent s’exprimer sur ce sujet, notre association est prête à les rencontrer et à publier leur témoignage dans notre site internet.

Articles connexes

Quand nos animaux disparaissent…

par Envoyé spécial
3 mai 2018

En Alsace, Jean-Paul se dévoue au grand hamster décimé par la culture intensive de maïs; à Lyon, des chercheurs étudient les grenouilles stressées par l’éclairage public et le trafic routier… « Envoyé spécial » a rencontré ceux qui se battent pour sauvegarder nos animaux familiers.

Entendrez-vous encore longtemps l’alouette chanter dans la prairie d’à côté ? Et aurez-vous la chance de voir un jour le hamster sauvage gambader dans les plaines d’Alsace ? Pas si sûr ! Les animaux du quotidien, ceux que l’on croise dans nos campagnes, sont eux aussi en voie d’extinction.

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