Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

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Nous voulons des Coquelicots
Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

* de synthèse

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Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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La ressource en eau à Comines-Warneton

Par Philippe Mouton

Quelques pistes de réflexion sur la gestion des sécheresses récurrentes dans nos régions.

L’eau de la Lys est retenue.
Il faut observer ce qui se trouve à notre portée pour admettre quelques constats de base et ébaucher des solutions. Il n’y a aucune profusion d’eau dans la Lys. Même si on voit beaucoup d’eau, on remarque vite qu’elle coule à peine. C’est le système d’écluses barragées qui retient l’eau artificiellement et lui seul. S’il n’y avait pas ces écluses et leurs barrages, il y aurait beaucoup moins d’eau dans la rivière. Pour la Lys, il y a de grandes différences de débit entre les périodes de crues et celles d’étiage. L’été est la période d’étiage normale.

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Bras mort de la Lys à Warneton – Photo : Patrick Maton (août 2017)

Reproduire à l’échelle locale ce qui existe dans l’ensemble de la vallée de la Lys.
Ce que l’on voit en grand dans la vallée de la Lys, il faudrait pouvoir le reproduire à petite échelle dans les petits bassins qui alimentent la rivière.
Le principe de ralentir le flux vers la rivière et d’en retenir une partie solutionnerait certains problèmes de sécheresse mais pas tous. Des intercommunales comme Ipalle préconisent cela pour limiter les inondations. Pourquoi ne pas songer à des moyens de retenir une partie de l’eau des crues et la stocker en des lieux adéquats pour s’abriter des sécheresses, cela se fait déjà en beaucoup d’endroits. Les bassins d’orage des zones industrielles pourraient aussi devenir des réserves d’eau pour l’agriculture.
Tout cela doit être considéré dans étude approfondie.

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Un terrible « effet domino » menace de transformer notre planète en une étuve

Par Sciences et Avenir avec AFP

Même si l’humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d’étuve, selon une étude publiée lundi 6 août 2018.

C’est un scénario catastrophe. Mais un scénario plausible. D’ici quelques années, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, bien au-delà de l’objectif de l’accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), révèle une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), publiée lundi 6 août 2018. Voici les grandes lignes de cette étude conduite par une équipe internationale de chercheurs.

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Protection des sols – Une pétition pour demander une directive-cadre

Plus de 400 organisations européennes issues de la société civile, dont France Nature Environnement, se mobilisent pour demander une protection juridique européenne des sols, au même titre que les directives-cadres sur l’eau et sur l’air.

Dans un communiqué diffusé le 31 août, France Nature Environnement annonce sa participation à l’Appel du Sol, sorte de « mégapétition » ouverte jusqu’au 11 septembre, visant à interpeller la Commission européenne afin de l’obliger à examiner la question de la rédaction d’une directive-cadre sur les sols.

«Reconnaître le sol comme une ressource à protéger»

L’association explique ainsi que l’activité humaine malmène les sols comme : l’étalement urbain et l’artificialisation des terres, les anciennes industries laissant des sols potentiellement pollués derrière elles, mais également l’«agriculture intensive qui appauvrit les ressources de la terre», selon FNE.

«Obtenir une directive sur les sols, c’est d’une part reconnaître le sol comme une ressource à protéger, mais également encadrer davantage ce genre de pratiques», explique France Nature Environnement.

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Terres agricoles : peut-on mettre fin au grignotage belge ?

Par Aude Deraedt

Des « verrous réglementaires ». C’est ce qu’a promis Emmanuel Macron, à la veille du Salon de l’agriculture en début de mois. L’annonce du président de la République vise à freiner l’augmentation du rachat de terres agricoles par des sociétés étrangères. Une situation qui, bien que naissante, concerne encore peu le Nord – Pas-de-Calais, plus touché par la sous-location de terres agricoles, notamment par les Belges. Une pratique illégale en plein essor.

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Tracteur de pommes de terre cultivées dans le Nord de la France traversant le centre de Warneton. Au moment de la récolte des pommes de terres cet agriculteur établi dans notre  région transporte ainsi une centaine de remorques à 3 essieux remplies de pommes de terre comme sur cette photo….

Quand sonne l’heure de la récolte, le bal commence. « Un bal de plaques rouges », qu’observe « depuis une dizaine d’années » Jean-Luc Bardel, agriculteur à Éringhem, en Flandres. Celles des tracteurs et des camions belges, qui arrivent en masse dès l’été pour récolter les pommes de terre, puis les choux de Bruxelles, semés par leurs soins sur les terres agricoles nordistes.

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Tracteur de choux de Bruxelles cultivées dans le Nord de la France traversant le centre de Warneton.

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La patate belge sème la discorde dans le Nord de la France

Par Olivier Rozencwajg

À la mi-septembre, quand sonne l’heure de la récolte, le bal commence. « On assiste à des convois de tracteurs, des Belges, qui ramènent leurs pommes de terre vers la Belgique, via cette départementale Douai-Tournai« , lance Antoine Jean, éleveur bovin, à Nomain, dans le Nord de la France.

Des agriculteurs belges qui sèment et récoltent des patates dans le nord de la France. Le phénomène n’est pas récent, mais à en croire ce porte-parole local de la Confédération paysanne, il a pris ces dernières années une ampleur inédite : « Au départ, ils restaient le long de la frontière, sur de petits espaces, mais depuis quelques années ils s’installent de plus en plus loin, cinquante, soixante, soixante-dix kilomètres, on a l’impression qu’il n’y a plus de limite, qu’ils vont remonter jusqu’à Paris !« 

Des centaines, des milliers d’hectares, difficile d’estimer la surface exploitée par les Belges. Car des deux côtés de la frontière, le sujet est tabou. Pas question d’ébruiter un phénomène qui permet aux uns de produire plus, aux autres d’arrondir leurs fins de mois. « Ça se fait complètement en dehors des radars, via un mécanisme de sous-location illégal« , lâche Dominique Fosse, chef de service à la SAFER, l’organisme français en charge de la protection des terres agricoles.

« Ils gagnent 20.000 euros sans rien faire »

La sous-location, illégale dans le domaine agricole, permet à un exploitant belge de jouir, le temps d’une saison, d’une parcelle déjà louée par un agriculteur français. Explication de texte de M. Fosse: « En France il y a des bonnes terres, exploitées par des agriculteurs qui de temps en temps sont en fin de carrière ou ont des difficultés financières, et qui ont tout intérêt à faire exploiter ces terres par des Belges qui leur proposent 1000 à 1500 euros l’hectare, alors qu’eux-mêmes en tant que locataires ne paient que 200 euros de l’hectare, donc la plus-value est de 1000 euros l’hectare, s’ils sous louent 20 hectares sur une année, ils gagnent 20.000 euros sans rien faire. »

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Source : RTBF.BE – 27 juillet 2018

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Disparition des oiseaux de plaines : « L’ensemble de l’écosystème est en train de s’effondrer »

Par Marie Merdrignac

Le gouvernement annonce ce mercredi, par la voix de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, son « plan pour la Biodiversité ». Il est très attendu, notamment par les auteurs de deux études conjointes entre le Museum national d’histoire naturelle et le CNRS, qui alertaient, au printemps, de l’inquiétante disparition des oiseaux de plaines. Pour eux, il est temps de penser un autre modèle agricole, davantage centré sur la biodiversité.

C’est ce mercredi que le gouvernement va détailler son « plan pour la biodiversité ». Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé que ce serait «une grande mobilisation pour la nature».

Il s’agit aussi d’«une priorité absolue» pour Vincent Bretagnolle, écologue, directeur de recherche au CNRS, Chizé, Val-de-Sèvres, témoin depuis 25 ans, du déclin alarmant des oiseaux de plaines. Nous l’avons rencontré en juin, un mois avant les annonces du gouvernement.

Vous avez alerté en mars sur le déclin alarmant des populations d’oiseaux de plaine. Comment l’avez-vous observé ?

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.

La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille…), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.

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Source : OUEST-FRANCE.FR – 4 juillet 2018

Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

Le résultat n’est donc guère encourageant: «La diversité des formes de vie sur terre continue de décliner significativement dans l’ensemble des régions du monde réduisant ainsi la capacité de la Nature à contribuer au bien-être des peuples», expliquent les rapports. «Cette tendance alarmiste met en danger l’économie, les modes de vie, la sécurité alimentaire et la qualité de vie partout dans le monde».

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Source : LE FIGARO – 23 mars 2018

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