Néonicotinoïdes : l’interdiction confirmée

shutterstock_440779777-800x450

Pour le Tribunal de l’Union européenne, c’est clair et net, il n’y a aucune raison de revenir sur l’interdiction partielle de trois néonicotinoïdes décidée en 2013. La justice européenne avait été saisie par le Suisse Syngenta et l’Allemand Bayer, deux groupes produisant des insecticides qui contiennent ces substances actives considérées comme nocives pour les abeilles. D’après diverses études, ces substances attaquent le système nerveux des insectes et les pollinisateurs sont en première ligne, les populations d’abeilles ne cessant de chuter en Europe.

Le moratoire a d’ailleurs été élargi fin avril. Il ne concernait au début que les cultures attirant le plus les abeilles comme le maïs ou le tournesol. L’interdiction s’applique désormais à toutes les cultures en plein air.

Source : EURONEWS – 17/05/2018

Articles connexes

Comines-Warneton, championne des émissions d’ammoniac…

Par Delphine Reuter1

Dans le cadre d’une enquête journalistique paneuropéenne, Le Vif/L’Express a investigué les émissions d’ammoniac d’exploitations agricoles belges. Consultables en ligne, ces données sont toutefois anonymisées. Un manque de transparence en contradiction avec les exigences que l’Europe s’est fixées en matière d’accès à l’information et de protection de l’environnement et de la santé.

Overview of Pigs in their Pens, Gaspor Farm, Mirabel, Quebec

Les déjections animales sont une des sources principales de la production d’ammoniac.

En 2015, 64 élevages porcins et de volailles belges ont émis chacun plus de dix tonnes d’ammoniac dans le cadre de leurs activités, selon le registre E-PRTR (European Pollutant Release and Transfer Register), tenu par l’Agence européenne pour l’environnement. Soit 1.311,8 tonnes d’ammoniac au total. Parmi ces 64 exploitations agricoles, 20 sont situées en Flandre et 44 en Wallonie. Les élevages wallons sont responsables de 79 % des émissions rapportées : tandis que les fermes du nord du pays ont émis 274,1 tonnes d’ammoniac en 2015, les wallonnes, elles, ont en émis 1.037,7. L’élevage wallon le plus polluant a émis 105 tonnes d’ammoniac, soit plus de dix fois le seuil de reporting du registre.

Lire la suite

Quels sont les intérêts des haies ?

Les haies sont des structures linéaires et arborées, associant des essences variées d’arbustes, de buissons, de cépées, d’arbres morts et d’arbres de haut jet qui se développent sur un tapis herbacé.

haies-02

Photo : Sillon belge

Extrait du livre « Les arbres entre visible et invisible » de Zürcher Ernst

(…) En ce qui concerne le microclimat, un système de haies peut réduire la force du vent jusqu’à 40% des valeurs en terrain ouvert. Il en résulte une baisse de l’évaporation au sol, une formation de rosée accrue, une légère augmentation de la température du sol, associée à une humidité plus élevée. Ces effets positifs pour le rendement agricole se font sentir jusqu’à une distance estimée à 30 fois la hauteur de la haie.

A ces effets s’ajoutent diverses fonctions écologiques : par exemple, du fait qu’elle hébergent une riche entomofaune naturelle (insectes) et ses prédateurs (oiseaux, mammifères, batraciens, autres insectes), elles constituent un élément essentiel de la protection biologique des cultures avoisinantes contre les parasites.

Lire la suite

Abeilles : les pesticides ne seront plus recherchés en cas de mortalités aigües et massives

Par Anne-Françoise Roger

Les apiculteurs critiquaient le gouvernement français pour les lacunes dans sa surveillance des mortalités d’abeilles aigües et massives. Saisie de l’affaire, l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a confirmé les critiques. Mais au lieu d’améliorer ses investigations, le gouvernement a l’intention ne plus rechercher systématiquement les résidus de pesticides dans ces cas-là. Une manière de les rendre invisibles ?

20450-152101856-650x0-2

 » Les indicateurs sont au rouge : 30% de mortalités annuelles des ruches, disparition de 80% de la biomasse volante en 25 ans… Et malgré cela, le ministère de l’agriculture persiste dans son refus de regarder l’impact des pesticides sur les ruches  » se désole Gilles Lanio, Président de l’UNAF, alors que le ministère vient d’annoncer vouloir revoir la méthode de surveillance des mortalités d’abeilles, mais sans prendre en compte la présence de résidus de pesticides.

Les apiculteurs avaient la désagréable impression que les gouvernements successifs cherchaient à incriminer leurs pratiques et les maladies des abeilles pour expliquer les mortalités massives et aigues constatées en France depuis l’apparition des néonicotinoïdes dans les années 1990.

C’est désormais plus qu’une impression. Un bilan officiel publié il y a un an estime que les maladies des abeilles sont la première cause de mortalité et les mauvaises pratiques des apiculteurs la seconde. Les pesticides sont quasiment hors de cause.
Comment une telle conclusion est-elle possible ? L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) s’est penchée sur le sujet et a observé que les mortalités d’abeilles sont sous-déclarées dans certaines régions, que les recherches de pesticides ne sont pas toujours réalisées et que des  » biais statistiques  » dans le bilan donne une importance exagérée aux maladies.

Lire la suite

Füdo, l’appli belge qui relie agriculteurs locaux et consomm’acteurs !

fudo-ulule

Et si internet permettait aux agriculteurs de se passer des intermédiaires ? C’est le pari de Rémy Bouckaert, jeune étudiant en marketing à Bruxelles et à l’origine de la plateforme Füdo. Grâce à un site qu’il espère lancer d’ici la fin de l’été, il veut convaincre agriculteurs et particuliers belges de vendre leurs produits en ligne en passant par un intermédiaire unique. En leur permettant de fixer eux-mêmes les prix, il souhaite leur offrir l’opportunité de gagner en indépendance, tout en encourageant la production locale, les circuits courts et la réduction du gaspillage alimentaire.

Füdo ? C’est une « plateforme d’achat et de vente de produits de fermes locales et de surplus de production de potagers de particuliers », explique Rémy Bouckaert, à l’origine du projet. Si le jeune homme revendique un attachement aux questions environnementales et sociales, il confie surtout avoir été inspiré par le film « Demain » de Cyril Dion qui « lui a remis les idées en place ». Décidé de « changer les choses avec ses moyens », il s’est lancé dans la concrétisation de Füdo après avoir présenté le projet au sein de son école.

Une plateforme de mise en relation entre producteurs et consommateurs

Le principe de Füdo est relativement simple. Agriculteurs locaux et citoyens peuvent proposer des produits frais à la vente sur le site : ils fixent les prix librement et « recevront la rémunération demandée », explique Rémy Bouckaert. Les visiteurs, pour leur part, découvrent les différentes annonces à proximité de chez eux et peuvent ainsi s’approvisionner facilement en produits frais et locaux, sans nourrir la grande distribution ou une quelconque multinationale. À Bruxelles, les fruits et légumes vendus par les particuliers seront même livrés à vélo.

Lire la suite

« Pesticides : notre santé en danger », demain mardi 27/02/2018 à 22h35 sur France 2

Les pesticides seraient responsables de la mort de 200 000 personnes par an dans le monde, selon un rapport des Nations unies. En France, les pesticides sont utilisés massivement dans l’agriculture. Il s’en est vendu 68 000 tonnes en 2016, rien que sur le territoire ! Autant qu’il y a trois ans !

14451410

Nous sommes bien loin des engagements pris devant Elise Lucet par le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, invité de « Cash Investigation » en février 2016 (replay du magazine). Que s’est-il passé depuis ? Le magazine « Cash Impact » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati) revient sur le dossier sensible de ces substances chimiques

Les pratiques ont-elles changé ?

La rédaction de « Cash » est repartie sur le terrain, à la rencontre des ouvriers agricoles, premières victimes de ces produits dangereux. La journaliste Elizabeth Drévillon a enquêté dans le vignoble bordelais et en Bourgogne pour savoir si les pratiques avaient changé, notamment aux abords des écoles et des habitations.

L’enquête a mis au jour que certains produits, interdits en France, sont fabriqués en toute légalité sur notre territoire et exportés vers d’autres pays européens moins regardants sur les impacts sanitaires. Un nouveau numéro de « Cash Impact » dans lequel victimes, fabricants de pesticides et viticulteurs répondent sur ce sujet d’intérêt public.

« Pesticides : notre santé en danger », une enquête d’Elizabeth Grévillon diffusée le 27 février 2018 sur France 2 à 22h35.

Source : FRANCE 2 – 20 février 2018

Di Antonio à la chasse aux pesticides

Une vaste étude sera lancée au printemps afin d’évaluer les dégâts des produits chimiques

Les pesticides sont-ils massivement présents dans l’air? Est-il dangereux de vivre aux abords des champs régulièrement pulvérisés? Autant de questions auxquelles le ministre Di Antonio compte répondre via une vaste étude environnementale qui sera lancée au printemps.

dm_vxcbwkaavk7p

Les pesticides sont au coeur de l’actualité depuis des mois. D’une part, certains agriculteurs qui estiment qu’ils restent essentiels pour assurer le développement des cultures; d’autre part, l’inquiétude, justifiée ou non, des citoyens face aux produits chimiques pulvérisés dans les champs. Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio va donc lancer au printemps prochain, une vaste étude sur l’exposition des citoyens aux pesticides. « Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. J’ai donc pris la décision de confier à l’ISSeP1, en collaboration avec le CRA-W2 et Gembloux AgroBioTech3, une étude à l’échelle de la Wallonie« , explique le ministre Di Antonio. Concrètement, des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans les cours d’écoles ou autres sites publics à proximité des champs. Les capteurs seront placés à différente distances, derrière des barrière physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure. Il y aura deux volets à cette étude de grande ampleur : un volet en conditions réelles, directement dans les champs et  un second en laboratoire, pour tester les différentes solutions que la Wallonie pourrait mettre en place pour endiguer les déperditions de produits chimiques.

Lire la suite

Patatistes de tout le pays, unissez-vous à Liège !

Aux organisations et membres ou proches du ReSAP (Réseau de soutien à l’agriculture paysanne), aux activistes et toutes les personnes engagées dans les luttes paysannes…
Ça y est c’est parti ! Une proposition de mobilisation rassembleuse – avec de l’action concrète – est lancée…

patatisme

Ce 17 avril, ce sera la journée internationale des luttes paysannes. À cette occasion, plus de 30 organisations – syndicats paysans, ONG, associations environnementalistes et militants altermondialistes – mèneront une mobilisation pour un meilleur accès à la terre et contre l’artificialisation des terres agricoles. L’action aura lieu sur des terres agricoles menacées par l’extension de la prison de Lantin. Voir le dossier de presse en pièce-jointe.

Comme en 2014 à Haren et en 2017 à Perwez, nous réaffirmerons l’importance du respect des droits des paysans du Nord et du Sud et la nécessité de défendre l’accès et la préservation des terres agricoles, si on entend soutenir l’agroécologie et la souveraineté alimentaire en Belgique, en Europe et partout sur la planète.

Lire la suite

Evaluer les services rendus par les écosystèmes pour mieux les gérer

Par Nicole Ladet – Anaïs Tibi – Bertrand Schmitt

Une étude novatrice réalisée par l’Inra a évalué finement les services écosystémiques que rendent à l’agriculteur et à la société les espaces dédiés à la production agricole. Ces nouvelles connaissances, présentées lors d’un colloque le 24 octobre 2017, devraient permettre de mieux gérer ces écosystèmes et de mieux baliser les pistes pour réduire l’utilisation d’intrants en agriculture.

415428-2bfce-picture_client_format_2-culture-de-pommes-de-terre

Les écosystèmes agricoles sont l’un des six volets de l’Evaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (EFESE), programme lancé en 2012 par le Ministère en charge de l’Environnement pour apporter des connaissances sur l’état actuel et l’utilisation durable des écosystèmes (voir encadré 2). En 2014, le Ministère de l’Environnement a sollicité l’Inra pour prendre en charge le volet relatif aux écosystèmes agricoles. Le programme fédérateur de recherche EcoSerV (Services rendus par les écosystèmes), lancé par l’Inra en 2013, a également soutenu cette étude qu’il va ensuite compléter et étendre.
L’écosystème agricole, vu comme l’ensemble des parcelles dédiées à la production de biomasse agricole, est configuré et géré par l’agriculteur qui combine, dans ses pratiques de production, processus écologiques et apports d’intrants exogènes. L’un des enjeux forts associés à l’analyse des services écosystémiques est la conception de systèmes de production reposant sur la valorisation de ces services, donc peu consommateurs en intrants exogènes et répondant aux enjeux de société tels que la conservation de la biodiversité ou la limitation des impacts environnementaux.

Lire la suite

Les oiseaux disparaissent de notre ciel

Nous publions en exclusivité les résultats alarmants de la toute première mesure de l’hécatombe dont sont victimes de nombreuses espèces d’oiseaux autrefois si communes. Le Nord – Pas-de-Calais perd ses petites ailes, une catastrophe pour sa biodiversité.

b9714022993z-1_20171204164232_0002bggma99rvu-1-0

Le troglodyte fait partie des espèces dont les effectifs diminuent dans notre région.

La moitié des espèces nicheuses des milieux agricoles a disparu en moins de vingt ans dans le Nord – Pas-de-Calais. La petite alouette des champs n’a pas résisté à l’intensification des pratiques agricoles. Elle est une nouvelle victime des pesticides-insecticides et de la disparition de son habitat naturel, on appelle pudiquement cela la «  transformation des paysages agricoles  ». Moins de haies, d’abris, d’insectes aussi pour se nourrir. Petite alouette : – 63 % depuis 1995.

Mais il y a pire situation. Le nombre de linottes mélodieuses dégringole de 82 %, celui du bruant jaune ou de la tourterelle des bois de 72 %, des espèces condamnées comme le si touchant petit Pipit farlouse (-76 %).

D’autres espèces ont un gros plomb dans l’aile. Le chardonneret, le si beau verdier, le coucou, la bergeronnette ou l’étourneau sansonnet sont en danger avec environ la moitié de leurs effectifs supprimés en un peu plus d’une génération…..

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/273961/article/2017-12-04/les-oiseaux-disparaissent-de-notre-ciel

Source : LA VOIX DU NORD – 4 décembre 2017