Une plainte pour inaction climatique jugée recevable : l’espoir d’ « une décision qui s’apparente à celle de Monsanto »

La justice européenne vient d’accepter d’examiner une plainte pour « inaction climatique » contre les Etats européens. Elle a été déposée par dix familles, dont un producteur de lavande installé dans la Drôme.

« Mes récoltes ont baissé en moyenne de 44% sur les dix dernières années, sans compter cette année« , déplore Maurice Freschet, un producteur de lavande de Grignan (Drôme). Il fait partie des dix familles qui ont saisi la justice européenne pour réduire davantage les émissions de CO2. La Cour de justice de l’Union européenne a annoncé, lundi 13 août, qu’elle acceptait d’examiner cette plainte pour « inaction climatique ». C’est la première fois qu’une telle assignation est jugée recevable en Europe.

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Des tonnes de pommes de terre sont épandues sur les champs et pourrissent à l’air libre

Par Nicolas Lejman

Si vous habitez à proximité d’un champ, vous avez peut-être senti de mauvaises odeurs ces derniers jours… D’où viennent ces odeurs ? De pommes de terre en décomposition.

De nombreux agriculteurs n’ont pas d’autre choix que d’épandre leur production de patates de l’année dernière. La récolte 2017 avait été exceptionnelle mais aujourd’hui, ils doivent se débarrasser des surplus.

Nous nous sommes rendus à Clavier, en province de Liège, dans une entreprise de biométhanisation qui utilise les pommes de terre pour en faire du gaz. Il y en a tellement que l’entreprise doit en refuser.

Sur le site, un monticule de pommes de terre est en train de pourrir au soleil. « Les pommes de terre noircissent et une odeur se dégage », précise Grégory Racelle.

L’odeur est difficilement soutenable. Le patron n’avait jamais été autant sollicité. « Cette année-ci, la pomme de terre nous a été proposée en grande quantité. Nous avons encore pas mal de tonnes en stock pour tenir près de deux mois. »

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Source : RTBF.BE – 2 août 2018

Agriculture : la fertilité des sols s’effondre à cause du labour

Ils sont de moins en moins fertiles. La fertilité des sols s’effondre. Le responsable pourrait bien être une pratique ancestrale. « C’est le labour, c’est le travail du sol qui est responsable. […] Quand on aura compris qu’il faut arrêter de labourer les sols, on aura fait un grand pas« , affirme Erwan Caradec, agriculteur.
Près de la moitié des sols de la planète est en mauvais état. La faute à l’érosion, au réchauffement climatique, à la pollution, mais aussi donc à certaines pratiques agricoles. Pourquoi labourer ? 95% des agriculteurs labourent. Pour Jean-Luc Pallin, agriculteur, labourer a un objectif principal : « Ça sert à décompacter légèrement la terre qui a passé tout l’hiver à se tasser, ça évite à l’herbe de pousser, on enfouit tout ce qui est graines de mauvaises herbes et tout ce qui est champignons. » Pourtant, certains céréaliers réussissent à semer et à produire autant sans retourner la terre. Depuis 50 ans, la matière organique qui fait la fertilité des sols est en voie de disparition à certains endroits. Sensibilisés à l’état de leurs sols, les agriculteurs français commencent à changer leurs pratiques.

Source : FRANCE 2 (Journal de 20h) – 23 mai 2016

Vers un changement de paradigme – De l’inéquité du monde moderne à un bien-être pour tous

La FAO estime qu’un milliard d’êtres humains sont privés d’eau potable et souffrent de sous-nutrition chronique, et que trois autres milliards souffrent de malnutrition malgré des ressources encore abondantes sur la planète. Pour répondre à cet enjeu, l’agriculture moderne s’était donnée comme mission de résoudre le problème de l’alimentation mondiale : non seulement elle a échoué mais elle l’a aggravé: l’agriculture occidentale, intensive et subventionnée crée des concurrences insoutenables pour les pays en développement, entraînant misères, indigence et dépendances. Les besoins vitaux de nombreuses populations de sont plus assurés. Les conséquences sur l’environnement ne sont plus à démontrer. Les difficultés d’accès à l’eau potable et à certaines ressources naturelles pourraient faire naître de nouveaux conflits armés. La situation est d’une gravité sans précédent.

L’inéquité du monde moderne

Prédateur majeur parmi toutes les êtres vivants, victime et bourreau de sa propre espèce, l’être humain moderne outrepasse plus que jamais ses besoins légitimes de s’alimenter, se vêtir, s’abriter et soigner ses maux. Il attend de la nature qu’elle assouvisse inexorablement ses superflus auxquels il ne sait plus donner de limite. Les cités urbaines dévorent le vivant sans l’entretenir ni le renouveler. Elles sont comme de gigantesques estomacs engloutissant des masses considérables de nourriture et générant des montagnes de déchets et de matière morte. L’insatisfaction accompagne sa dévorante aventure faite d’insécurité et d’angoisse.
Gaspillage éhonté d’un côté, famines de l’autre. L’injustice est à son comble. Pourant, la nature, selon les experts, pourrait nourrir 12 milliards de personnes sans pour autant ponctionner dans les réserves naturelles.

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Néonicotinoïdes : l’interdiction confirmée

Pour le Tribunal de l’Union européenne, c’est clair et net, il n’y a aucune raison de revenir sur l’interdiction partielle de trois néonicotinoïdes décidée en 2013. La justice européenne avait été saisie par le Suisse Syngenta et l’Allemand Bayer, deux groupes produisant des insecticides qui contiennent ces substances actives considérées comme nocives pour les abeilles. D’après diverses études, ces substances attaquent le système nerveux des insectes et les pollinisateurs sont en première ligne, les populations d’abeilles ne cessant de chuter en Europe.

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Source : EURONEWS – 17/05/2018

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Comines-Warneton, championne des émissions d’ammoniac…

Par Delphine Reuter1

Dans le cadre d’une enquête journalistique paneuropéenne, Le Vif/L’Express a investigué les émissions d’ammoniac d’exploitations agricoles belges. Consultables en ligne, ces données sont toutefois anonymisées. Un manque de transparence en contradiction avec les exigences que l’Europe s’est fixées en matière d’accès à l’information et de protection de l’environnement et de la santé.

En 2015, 64 élevages porcins et de volailles belges ont émis chacun plus de dix tonnes d’ammoniac dans le cadre de leurs activités, selon le registre E-PRTR (European Pollutant Release and Transfer Register), tenu par l’Agence européenne pour l’environnement. Soit 1.311,8 tonnes d’ammoniac au total. Parmi ces 64 exploitations agricoles, 20 sont situées en Flandre et 44 en Wallonie. Les élevages wallons sont responsables de 79 % des émissions rapportées : tandis que les fermes du nord du pays ont émis 274,1 tonnes d’ammoniac en 2015, les wallonnes, elles, ont en émis 1.037,7. L’élevage wallon le plus polluant a émis 105 tonnes d’ammoniac, soit plus de dix fois le seuil de reporting du registre.

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Quels sont les intérêts des haies ?

Les haies sont des structures linéaires et arborées, associant des essences variées d’arbustes, de buissons, de cépées, d’arbres morts et d’arbres de haut jet qui se développent sur un tapis herbacé.

Extrait du livre « Les arbres entre visible et invisible » de Zürcher Ernst

(…) En ce qui concerne le microclimat, un système de haies peut réduire la force du vent jusqu’à 40% des valeurs en terrain ouvert. Il en résulte une baisse de l’évaporation au sol, une formation de rosée accrue, une légère augmentation de la température du sol, associée à une humidité plus élevée. Ces effets positifs pour le rendement agricole se font sentir jusqu’à une distance estimée à 30 fois la hauteur de la haie.

A ces effets s’ajoutent diverses fonctions écologiques : par exemple, du fait qu’elle hébergent une riche entomofaune naturelle (insectes) et ses prédateurs (oiseaux, mammifères, batraciens, autres insectes), elles constituent un élément essentiel de la protection biologique des cultures avoisinantes contre les parasites.

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Abeilles : les pesticides ne seront plus recherchés en cas de mortalités aigües et massives

Par Anne-Françoise Roger

Les apiculteurs critiquaient le gouvernement français pour les lacunes dans sa surveillance des mortalités d’abeilles aigües et massives. Saisie de l’affaire, l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a confirmé les critiques. Mais au lieu d’améliorer ses investigations, le gouvernement a l’intention ne plus rechercher systématiquement les résidus de pesticides dans ces cas-là. Une manière de les rendre invisibles ?

Les apiculteurs avaient la désagréable impression que les gouvernements successifs cherchaient à incriminer leurs pratiques et les maladies des abeilles pour expliquer les mortalités massives et aiguës constatées en France depuis l’apparition des néonicotinoïdes dans les années 1990.

C’est désormais plus qu’une impression. Un bilan officiel publié il y a un an estime que les maladies des abeilles sont la première cause de mortalité et les mauvaises pratiques des apiculteurs la seconde. Les pesticides sont quasiment hors de cause.
Comment une telle conclusion est-elle possible ? L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) s’est penchée sur le sujet et a observé que les mortalités d’abeilles sont sous-déclarées dans certaines régions, que les recherches de pesticides ne sont pas toujours réalisées et que des  » biais statistiques  » dans le bilan donne une importance exagérée aux maladies.

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Füdo, l’appli belge qui relie agriculteurs locaux et consomm’acteurs !

 

Et si internet permettait aux agriculteurs de se passer des intermédiaires ? C’est le pari de Rémy Bouckaert, jeune étudiant en marketing à Bruxelles et à l’origine de la plateforme Füdo. Grâce à un site qu’il espère lancer d’ici la fin de l’été, il veut convaincre agriculteurs et particuliers belges de vendre leurs produits en ligne en passant par un intermédiaire unique. En leur permettant de fixer eux-mêmes les prix, il souhaite leur offrir l’opportunité de gagner en indépendance, tout en encourageant la production locale, les circuits courts et la réduction du gaspillage alimentaire.

Füdo ? C’est une « plateforme d’achat et de vente de produits de fermes locales et de surplus de production de potagers de particuliers », explique Rémy Bouckaert, à l’origine du projet. Si le jeune homme revendique un attachement aux questions environnementales et sociales, il confie surtout avoir été inspiré par le film « Demain » de Cyril Dion qui « lui a remis les idées en place ». Décidé de « changer les choses avec ses moyens », il s’est lancé dans la concrétisation de Füdo après avoir présenté le projet au sein de son école.

Une plateforme de mise en relation entre producteurs et consommateurs

Le principe de Füdo est relativement simple. Agriculteurs locaux et citoyens peuvent proposer des produits frais à la vente sur le site : ils fixent les prix librement et « recevront la rémunération demandée », explique Rémy Bouckaert. Les visiteurs, pour leur part, découvrent les différentes annonces à proximité de chez eux et peuvent ainsi s’approvisionner facilement en produits frais et locaux, sans nourrir la grande distribution ou une quelconque multinationale. À Bruxelles, les fruits et légumes vendus par les particuliers seront même livrés à vélo.

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« Pesticides : notre santé en danger », demain mardi 27/02/2018 à 22h35 sur France 2

Les pesticides seraient responsables de la mort de 200 000 personnes par an dans le monde, selon un rapport des Nations unies. En France, les pesticides sont utilisés massivement dans l’agriculture. Il s’en est vendu 68 000 tonnes en 2016, rien que sur le territoire ! Autant qu’il y a trois ans !

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Nous sommes bien loin des engagements pris devant Elise Lucet par le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, invité de « Cash Investigation » en février 2016 (replay du magazine). Que s’est-il passé depuis ? Le magazine « Cash Impact » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati) revient sur le dossier sensible de ces substances chimiques

Les pratiques ont-elles changé ?

La rédaction de « Cash » est repartie sur le terrain, à la rencontre des ouvriers agricoles, premières victimes de ces produits dangereux. La journaliste Elizabeth Drévillon a enquêté dans le vignoble bordelais et en Bourgogne pour savoir si les pratiques avaient changé, notamment aux abords des écoles et des habitations.

L’enquête a mis au jour que certains produits, interdits en France, sont fabriqués en toute légalité sur notre territoire et exportés vers d’autres pays européens moins regardants sur les impacts sanitaires. Un nouveau numéro de « Cash Impact » dans lequel victimes, fabricants de pesticides et viticulteurs répondent sur ce sujet d’intérêt public.

« Pesticides : notre santé en danger », une enquête d’Elizabeth Grévillon diffusée le 27 février 2018 sur France 2 à 22h35.

Source : FRANCE 2 – 20 février 2018