Compte rendu de la réunion publique du 14/09/2018 à Deûlémont sur le projet de plateforme portuaire au Pont-Rouge à Warneton (B)

Par Guy Lauwarier

Cette réunion publique a été organisée conjointement par les communes françaises de Deûlémont, Frelinghien, Warneton et Comines et l’association Deûlémont Environnement dans le cadre de l’enquête publique française en cours.
Etaient bien entendu présents le maire de Deûlémont, les maires de Comines (F), de Warneton (F), de Frelinghien (F), un représentant du conseil départemental du Nord, le Directeur du SPW Voies hydrauliques de Tournai et la présidente du PACO (Port autonome du centre ouest) responsables du projet.

La salle Dekyndt était pleine et de nombreux Warnetonnois étaient présents. Par contre, aucun des élus cominois de la majorité n’était présent à cette réunion publique…

Questions (Q) et réponses (R)

(Q) Pourquoi la région wallonne veut-elle une plateforme bimodale.
(R) Pour utiliser un subside européen.

(Q) Pourquoi doit-elle se situer sur la Lys ?
(R) Parce que c’est la seule rivière wallonne qui n’en possède pas et qu’elle pourrait être reliée par un canal Seine Nord Europe (qui reste à creuser) à la région parisienne.

(Q)  Pourquoi avoir choisit le site du Pont Rouge à Warneton (B).
(R) Parce que l’écluse de Comines, où un quai existe déjà, on devrait empiéter sur le zoning existant.

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La plateforme portuaire bimodale de Comines. Transbordement de maïs par un engin de manutention de la sté Dufour dont les bêtiments se situent juste en face du quai. Photo : Denis Viaene (18/06/2018)

(Q) « Quelles sont les entreprises cominoises intéressées par ce projet de plateforme bimodale? »
(R) Pas Clarebout (c’est pourtant la seule entreprise sur place). Pour les autres, c’est confus et imprécis. Il y aurait bien Beaulieu mais on le cite pas car cette entreprise est justement localisée au zoning de Bas-Warneton, à proximité de l’écluse.

(Q) Les protestations des riverains deûlémontois ?
(R) Ils sont à 200m mais ils n’ont pas à s’en mêler. Ce sont des étrangers (tant pis pour l’Europe).

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L’écologie essentielle n’est pas une utopie, c’est une urgence

Par Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV)

Un an après son arrivée au pouvoir, le bilan écologique de Macron n’est pas au niveau de ses prises de position sur la scène internationale. Pour Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant, ce devrait pourtant être la priorité de tous les dirigeants face à la catastrophe annoncée.

L’IPBES1, le « GIEC2 de la biodiversité », a rendu sa synthèse en mars sur l’état actuel de la biodiversité planétaire, et ses conclusions sont sans appel : d’ici 2050, entre 38 et 46% des espèces animales et végétales risquent de totalement disparaître, tandis que la dégradation des sols et le changement climatique vont pousser entre 50 et 700 millions de personnes à migrer. Toujours en mars dernier, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS ont annoncé également les résultats de leurs études de suivi des oiseaux : en France, un tiers de leurs populations se sont réduites en quinze ans, phénomène attribué à l’intensification de pratiques agricoles comme la généralisation des néonicotinoïdes, ces pesticides neurotoxiques responsables du déclin des abeilles et de la disparition de l’ensemble des insectes. Une situation extrêmement préoccupante qui de plus, d’après les scientifiques, s’aggrave ces deux dernières années. D’après une autre étude récente publiée dans la très sérieuse revue Scientific Reports, le tristement fameux « continent de plastique » en plein cœur de l’océan Pacifique serait beaucoup plus grand que prévu, évalué à 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale ! Et il ne fait que s’étendre, semant la mort et la maladie parmi la faune et la flore océaniques. Le coût annuel global de la pollution au plastique a été évalué par les Nations unies à 7… trillions de dollars par an! Sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites entre 1950 et 2015, 6,3 milliards de tonnes, soit l’immense majorité, n’ont pas été recyclées et ont fini dans la nature, en particulier dans les océans où l’on continue à en déverser plus de 8 millions de tonnes chaque année.

L’accumulation de tous ces chiffres, qui n’émanent pas de groupuscules écologistes, mais d’études scientifiques indépendantes, sérieuses et objectives, donne le vertige. Ce devrait être LA priorité absolue qui nous mobilise tous, et en premier lieu nos dirigeants. On ne peut pas dire que ce soit le cas.

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Source (extrait de) : LIBERATION.FR – 7 mai 2018

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Notes :

  1. IPBES : Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques
  2. GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Source : RTBF.BE – 17 mai 2018

Articles connexes

 

Environnement : les déodorants et produits ménagers polluent aussi l’atmosphère

Par Thibaut Deleaz

La proportion des émanations de produits chimiques tels que les parfums, déodorants ou produits ménagers représenteraient désormais près de la moitié de la pollution atmosphérique dans les villes industrialisées, selon une étude.

La proportion des émanations de produits chimiques dans la pollution atmosphérique a augmenté. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs américains qui ont mené une étude sur la ville de Los Angeles, publiée vendredi 16 février dans la revue Science.

Ils observent que les « produits chimiques volatils« , que l’on retrouve au quotidien dans les déodorants, les parfums, les produits de nettoyage ou encore les pesticides, « représentent désormais la moitié des émissions (…) dans les villes industrialisées ».

Les chercheurs notent surtout que leur proportion dans l’atmosphère « a augmenté à mesure que les émissions des transports aux États-Unis et en Europe ont diminué rapidement », même si les « combustibles fossiles demeurent des sources importantes de pollution de l’air urbain ».

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A Fos-sur-Mer, la pollution industrielle contamine aussi les aliments

Par Stéphane Mandard

Une étude inédite révèle la présence importante de dioxines et de PCB dans la viande de taureau ou les moules. La mairie soutient le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Voisins d’une des plus grandes zones industrialo-portuaires (ZIP) d’Europe, les quelque 100 000 habitants du golfe de Fos savent depuis longtemps que l’air qu’ils respirent n’est pas le plus pur de France. Mais ils ne se doutent pas encore que la viande, les œufs et les moules qu’ils consomment localement sont aussi contaminés par la pollution.

C’est ce que révèle une étude que Le Monde a pu consulter et dont les résultats devaient être présentés, lundi 12 février au soir à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), par l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF). Ils constituent les derniers éléments d’un épais dossier que l’association, soutenue par la mairie de Fos-sur-Mer, a décidé, après quinze ans d’alertes, de transmettre à la justice avec le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

Entre 2009 et 2015, l’ADPLGF a piloté une campagne d’analyses sur des produits alimentaires du pourtour du golfe de Fos, qui compte une vingtaine d’installations industrielles classées Seveso : raffinerie, sidérurgie, chimie, incinérateur d’ordures… Des prélèvements ont été réalisés sur sept produits certifiés AOC (taureau de Camargue, mouton de Crau, fromages de chèvre, œufs de poules élevées en plein air, moules de Carteau à Port-Saint-Louis-du-Rhône, huile d’olive et foin de Crau) et des poissons du golfe. Deux laboratoires spécialisés (Carso, à Lyon, et Wessling, en Isère) ont recherché dans les échantillons une cinquantaine de composés chimiques. Et l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions, implanté à Fos et dont le conseil scientifique compte des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’INRA, a interprété les résultats.

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Source : LE MONDE – 12 février 2018

Les émissions de CO2 repartent à la hausse à cause de la chute du diesel

Par Florent Ferrière

La dégringolade des ventes de voitures à moteur diesel a pour conséquence l’augmentation des rejets moyens de CO2, les véhicules à bloc essence rejetant plus de dioxyde de carbone.

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Photo : ©Shutterstock

C’est une première depuis 23 ans : la moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France a progressé. Selon AAA Data, spécialiste des statistiques automobiles, elle était l’année dernière de 111 g/km, une hausse de 1 gramme par rapport à 2016. Voilà qui peut sembler étonnant, avec la progression régulière des immatriculations de véhicules écologiques. Hybrides et électriques ont représenté 5 % des livraisons en 2017, contre 4 % en 2016.

Mais cette augmentation s’explique par la chute des ventes des voitures à moteur diesel, qui émettent moins de CO2 que les autos à bloc essence. La part de marché du gazole a encore chuté de 5 points pour tomber à 47,3 % l’année dernière. Et le recul se poursuit, avec seulement 41 % en janvier 2018 ! Les raisons sont désormais bien connues : scandales à répétition, offre qui se réduit avec des modèles sans diesel et resserrement des prix à la pompe.

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Di Antonio à la chasse aux pesticides

Une vaste étude sera lancée au printemps afin d’évaluer les dégâts des produits chimiques

Les pesticides sont-ils massivement présents dans l’air? Est-il dangereux de vivre aux abords des champs régulièrement pulvérisés? Autant de questions auxquelles le ministre Di Antonio compte répondre via une vaste étude environnementale qui sera lancée au printemps.

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Les pesticides sont au coeur de l’actualité depuis des mois. D’une part, certains agriculteurs qui estiment qu’ils restent essentiels pour assurer le développement des cultures; d’autre part, l’inquiétude, justifiée ou non, des citoyens face aux produits chimiques pulvérisés dans les champs. Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio va donc lancer au printemps prochain, une vaste étude sur l’exposition des citoyens aux pesticides. « Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. J’ai donc pris la décision de confier à l’ISSeP1, en collaboration avec le CRA-W2 et Gembloux AgroBioTech3, une étude à l’échelle de la Wallonie« , explique le ministre Di Antonio. Concrètement, des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans les cours d’écoles ou autres sites publics à proximité des champs. Les capteurs seront placés à différente distances, derrière des barrière physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure. Il y aura deux volets à cette étude de grande ampleur : un volet en conditions réelles, directement dans les champs et  un second en laboratoire, pour tester les différentes solutions que la Wallonie pourrait mettre en place pour endiguer les déperditions de produits chimiques.

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Di Antonio: « L’exposition aux pesticides pourrait être plus importante que suspecté »

Belga

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« L’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté », affirme vendredi le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio, qui annonce une étude pour en évaluer l’ampleur.

« Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses scientifiques pour valider les mesures de protection du public », indique le ministre cdH.

Il a confié une étude à l’échelle de la Wallonie à l’Institut scientifique de Service public (ISSeP), en collaboration avec le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et la faculté universitaire Gembloux Agro-Bio Tech (ULg).

Cette étude sera menée à partir du printemps 2018. Des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs. Les capteurs seront placés à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de différentes conditions climatiques, afin de tenir compte du maximum de cas de figure.

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TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

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Le plus grand purificateur d’air au monde commence à faire ses preuves en Chine

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Près d’une année après son inauguration, le purificateur géant situé dans le centre de la Chine a livré un premier bilan encourageant, mais à prendre toutefois avec des pincettes.

Ce plus grand purificateur d’air au monde prend la forme d’une immense tour de 100 mètres de hauteur située dans la province du Shaaxi, dans le centre du pays. Comme l’explique le quotidien South China Morning Post, des chercheurs de l’Institut de l’environnement de l’Académie chinoise des sciences ont récemment mené une étude afin d’évaluer la viabilité du rendement du purificateur.

Mais comment fonctionne cette tour ? Autour du bâtiment, des serres se chargent d’aspirer l’air pollué et le réchauffent grâce à l’énergie solaire. Ensuite, l’air chaud traverse plusieurs couches composées de filtres purifiants avant de ressortir par le sommet.

Principal meneur de l’étude, le professeur Cao Junji indique que dans une zone de 10 km² autour du site, une amélioration de la qualité de l’air a été observée grâce à une douzaine de capteurs installés à des fins de contrôle. Selon l’intéressé, la tour a depuis son inauguration produit plus de 10 millions de mètres cubes d’air pur par jour et a fait baissé de 15 % le taux de particules fines durant les pics de pollution dans la ville de Xi’an (10 millions d’habitants).

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