Le projet Corrid’Or, parc paysager transfrontalier de la vallée de la Lys

L’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai s’est associée au projet Interreg Corrid’Or, parc transfrontalier de la vallée de la Lys. Ce projet conçu sur 3 ans (mars 2011 – février 2014) vise à renforcer l’identité transfrontalière de la vallée de la Lys en créant un parc paysager transfrontalier.

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L’objectif est donc de développer une zone verte et un parc paysager transfrontalier en répondant aux défis de la préservation de la biodiversité et du développement de zones naturelles de valeur.

Pour ce faire les acteurs concernés, wallons, flamands et français, ont élaboré un projet commun d’actions publiques. Des activités transfrontalières et actions de sensibilisation sont également organisées pour impliquer les citoyens.

L’aménagement des terrains publics et semi-publics aux abords de la Lys prendra en compte l’agriculture urbaine de la zone, tout en portant une attention spécifique à l’aménagement écologique des zones les plus vulnérables.

Ce projet Interreg IV se compose de 4 actions :

  • Faire vivre le parc paysager en créant un sentiment d’appartenance au niveau politique
  • Faire vivre le parc paysager en créant un sentiment d’appartenance auprès du grand public
  • Identifier les instruments permettant l’aménagement et la gestion dans un partenariat public/privé
  • Aménager des terrains publics et semi-publics

10 partenaires se sont associés à ce projet commun afin de faire de la Vallée de la Lys le fer de lance de la trame verte et bleue de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai: la Province de Flandre Occidentale, Lille Métropole Communauté Urbaine, l’Intercommunale Leiedal, l’Agence de la Nature et de la Forêt, les villes de Comines, Wervick, Menin, Wevelgem, Courtrai et l’intercommunale MIROM Menen.

Source : FR.EUROMETROPOLIS.EU

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Les animaux d’eau douce disparaissent en silence

Par Aurélie Delmas et Julien Guillot

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Les animaux d’eau douce disparaissent en silence. Infographie Julien Guillot

Les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d’amphibiens et de reptiles chuter de 83% en un peu plus de 40 ans.

Les écosystèmes d’eau douce se dégradent effroyablement depuis 1970… et les populations de poissons s’effondrent. C’est un des constats mis en avant par l’«Indice planète vivante» publié cette semaine par le WWF, et dont on a surtout retenu un autre chiffre très alarmant : la baisse de 60% des vertébrés sauvages de la planète.

Ce rapport qui mesure l’évolution de la biodiversité entre 1970 et 2014 pointe que sur 880 espèces de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons observées, les populations ont dégringolé de 83%. Soit 4% par an en moyenne. Les zones tropicales sont celles où le déclin a été le plus marqué, notamment l’Amérique centrale et du Sud où on atteint une baisse de 94%. Des chiffres qui donnent le tournis.

Parmi les raisons avancées par les experts qui ont rédigé le rapport apparaissent la modification et la destruction de l’habitat, les espèces envahissantes, la surpêche, la pollution – notamment plastique – mais aussi les maladies et le dérèglement climatique. Des menaces qui se combinent souvent, entraînant une déclin de la biodiversité.

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Source : LIBERATION.FR – 1er novembre 2018

 

Le rapport Planète Vivante 2018 de la WWF

Le Rapport Planète Vivante présente, tous les deux ans depuis 1998, l’état de la biodiversité sur la planète. Vingt ans après la sortie du premier Rapport Planète Vivante, le constat est plus qu’alarmant. Inversons la tendance, maintenant.

La nature n’est pas qu’un simple décor

Elle nous approvisionne en eau, nourriture, médicaments et nous rend des services aussi précieux qu’irremplaçables. Les services de la nature sont estimés à environ 125.000 milliards de dollars (US) par an. Mais aujourd’hui, la stabilité des systèmes planétaires est mise en péril.

Nous vivons un phénomène inédit, la Grande Accélération : l’explosion démographique et la croissance économique entraînent des changements planétaires sans précédent en raison de la demande accrue en énergie, en terres et en eau.

Or, sans la nature, nous ne savons pas si l’espèce humaine pourra continuer à prospérer.

Les chiffres sont là, accablants. Selon l’IPV (Indice Planète Vivante), entre 1970 et 2014, l’effectif des populations de vertébrés sauvages a décliné de 60%. Surexploitation des ressources et activités agricoles demeurent les causes principales de cette érosion.

Pourtant, les décideurs ne semblent pas avoir pris conscience de la gravité de la situation. Ni les accords de politique internationale ni les résultats des recherches fondamentales n’ont permis d’enrayer l’appauvrissement de la biodiversité. Il nous faut être plus ambitieux afin de non seulement mettre un terme aux pertes, mais aussi d’inverser la courbe du déclin de la biodiversité.

Source : WWF.FR

pdf-icone  Télécharger la synthèse du rapport Planète Vivante 2018

 

Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

Déforestation, acidification des océans, fonte des glaces, montée du niveau des océans, extinctions massives d’espèces animales, pollutions aussi diverses que destructrices, depuis l’avènement de l’ère industrielle, l’impact de nos activités sur l’environnement ne cesse de croître. Le développement récent de nos sociétés s’est fait sous un principe philosophique potentiellement problématique : l’homme doit dominer la Nature pour quitter l’état sauvage. Mais que faire aujourd’hui pour changer la donne ? Avons-nous des outils qui nous permettre de repenser notre relation à la Nature et plus globalement à la Terre sur laquelle nous vivons ? Pour Valérie Cabanes, juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme et le Droit humanitaire, le droit pourrait nous apporter une réponse.

Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

« Depuis la 1ère ère industrielle, nous avons agi comme des prédateurs sur Terre ». Pour Valérie Cabanes, le constat est sans appel. Cette juriste en droit international veut que la justice pénalise les atteintes à l’environnement en reconnaissant le crime « d’écocide ».

Des dommages impunis

« Comment se fait-il que ceux qui induisent, financent, décident, effectivement, de toutes les technologies qui détruisent l’atmosphère, la biodiversité et la biosphère soient, aujourd’hui, dans une totale impunité et puissent continuer à faire ce qu’ils font ? », se demande Valérie Cabanes. Une question qui mérite, selon elle, que la justice nationale, européenne et internationale se penche dessus. En effet, la juriste estime que « ceux qui commettent ce crime, détruisent les conditions vitales pour tous ».

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La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

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Photo : Nicolas Raymond (Freestock)

De 1970 à 2014, le nombre de vertébrés sauvages (mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens) s’est effondré de 60%, alerte WWF.

Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, dénonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan encore plus alarmant que le précédent.

Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons,
souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini.

Le WWF, créé en 1961, suit le déclin accéléré des populations animales sur Terre. Tous les deux ans, l’ONG publie un rapport « Planète vivante ». Voici les cinq grandes conclusions de la dernière édition, à laquelle ont contribué une cinquantaine d’experts et qui reprend aussi de grandes études scientifiques publiées sur le sujet.

1. Les effectifs de vertébrés s’effondrent

De 1970 à 2014, le nombre de vertébrés sauvages – mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens – s’est effondré de 60%. Le déclin des animaux d’eau douce atteint même 83%, en raison de la surexploitation, parfois involontaire comme pour les dauphins de rivière (prises accidentelles en filets), et de la perte des habitats.

Globalement la dégradation des habitats représente la menace la plus signalée.

Le rapport est basé sur le suivi de plus de 16.700 populations (4.000 espèces) : recensements par caméras (tapirs du Costa Rica, tigres en Inde), suivis des traces (lynx de Russie), programmes de recherche ou sciences participatives… Par exemple, la population d’éléphants dans les zones de Selous et Mikumi, en Tanzanie, a diminué de 66% entre 2009 et 2014. Depuis 1976, l’espèce a subi un déclin de 86%, en premier lieu en raison du braconnage.

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Source : NOUVELOBS.COM – 30 octobre 2018

Claude et Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort des hommes !

Lydia et Claude Bourguignon sont microbiologistes des sols. Ils sont parmi les premiers scientifiques, dans les années 1970, à avoir alerté l’opinion sur la dégradation rapide de la biomasse et de la richesse des sols en micro-organismes, ainsi que sur la perte d’humus et de capacité de productivité des sols agricoles européens. Ils ont contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces.

Que faire ? Par Claude et Lydia Bourguignon

Le paradoxe de l’agriculture intensive : nourrir l’humanité en détruisant le sol nourricier

En moyenne, un siècle est nécessaire à la formation d’un centimètre de sol. A l’échelle humaine, le sol est donc une ressource non renouvelable qu’il faut préserver pour nourrir l’humanité. Or, en 10 000 ans d’agriculture sédentarisée, l’être humain a créé 2 milliards d’hectares de désert, dont la moitié au 20e siècle. Depuis les années 60 et la révolution verte, l’agriculture intensive ne cesse de mettre à mal cette fine couche organique qui est pourtant garante de notre survie sur la planète.

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Photo : Pixabay

Le sol est une réserve unique de vie microbienne, végétale et animale. Ce milieu complexe nourrit les végétaux, qui à leur tour nourrissent la faune terrestre dont nous faisons partie. Il est donc à la base de la pyramide alimentaire. Cependant, le sol est perçu par certains comme un agrégat de terre sans vie. Cette vision, certes erronée, pourrait pour peu se confirmer.

Des techniques agricoles funestes

Les techniques agricoles telles que le labour profond, l’irrigation ou l’utilisation d’intrants chimiques épuisent le sol, le privent de sa biodiversité et provoquent sa mort. Un sol mort entraîne l’effondrement de l’écosystème qui l’entoure. Et « sans terre, sans sol, nous ne mangerons pas! ».

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La sixième extinction de masse des animaux est sous-estimée

Par Xavier Demeersman

«La sixième extinction va se poursuivre si rien n’est fait» : c’est en substance ce que dit le dernier rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), une organisation intergouvernementale qui vient de terminer sa réunion annuelle ce 23 mars 2018. Ce terme de «sixième extinction» a été sujet à débat mais en juin 2016 une étude quantitative démontrait que le taux d’extinction actuel est effectivement supérieur à l’ordinaire (…). Plus récemment, trois spécialistes ont étudié l’évolution de la taille des populations de près de 30.000 vertébrés. Verdict : 32 % sont en recul. Pour ces chercheurs, «la réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique».

32 % des espèces étudiées sont en déclin

Les trois auteurs soulignent qu’ils n’ont pas voulu se concentrer exclusivement sur les espèces menacées. En effet, cette approche est, pour eux, trompeuse car elle «peut donner l’impression que le biote terrestre n’est pas immédiatement menacé mais qu’il entre juste lentement dans un épisode majeur de perte de biodiversité». Les chercheurs ont préféré mesurer les contractions de leurs populations, que ce soit pour les plus menacées identifiées par l’IUCN, comme pour celles dites «communes» et «peu concernées», car, rappellent-ils, « […] la disparition des populations est un prélude à celle des espèces ».

Ainsi ont-ils constaté qu’un tiers, 32 % (précisément 8.851 sur 27.600), des espèces qu’ils ont étudiées, lesquelles représentent environ la moitié de toutes celles connues, sont en déclin. Et cela, autant en effectifs qu’en d’aires de répartition. Pour ce qui est de l’échantillon de 177 mammifères dont les chercheurs précisent qu’ils disposent de données détaillées, les résultats montrent que tous ont perdu 30 % ou plus de leurs territoires et plus de 40 % ont subi de graves diminutions de leur population.

Parmi les exemples les plus représentatifs, citons les guépards, qui ne sont plus que 7.000 aujourd’hui (contre 100.000 en 1900). Les lions aussi : il y a 25 ans, ils étaient 43 % plus nombreux…, à présent, ils ne sont plus que 35.000… Et inutile de dire combien de royaumes cet animal a perdu en l’espace de quelques siècles. Les grands singes aussi sont en recul dont plusieurs comme l’orang-outan sont «en danger critique», la dernière étape avant l’extinction. Une étude publiée le 7 juillet dans Scientific Reports estime qu’à Bornéo, leur population a chuté de 25 % en dix ans seulement. Ils étaient encore 288.500 en 1973 et ne pourraient ne plus être que 47.000 en 2025, si rien n’est fait pour enrayer leur perte d’habitat et l’abattage (jusqu’à 2.500 orangs-outans sont tués chaque année).

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Source : FUTURA-SCIENCES.COM – 25 mars 2018

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

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Nous voulons des Coquelicots
Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

* de synthèse

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Compte rendu de la réunion publique du 14/09/2018 à Deûlémont sur le projet de plateforme portuaire au Pont-Rouge à Warneton (B)

Par Guy Lauwarier

Cette réunion publique a été organisée conjointement par les communes françaises de Deûlémont, Frelinghien, Warneton et Comines et l’association Deûlémont Environnement dans le cadre de l’enquête publique française en cours.
Etaient bien entendu présents le maire de Deûlémont, les maires de Comines (F), de Warneton (F), de Frelinghien (F), un représentant du conseil départemental du Nord, le Directeur du SPW Voies hydrauliques de Tournai et la présidente du PACO (Port autonome du centre ouest) responsables du projet.

La salle Dekyndt était pleine et de nombreux Warnetonnois étaient présents. Par contre, aucun des élus cominois de la majorité n’était présent à cette réunion publique…

Questions (Q) et réponses (R)

(Q) Pourquoi la région wallonne veut-elle une plateforme bimodale.
(R) Pour utiliser un subside européen.

(Q) Pourquoi doit-elle se situer sur la Lys ?
(R) Parce que c’est la seule rivière wallonne qui n’en possède pas et qu’elle pourrait être reliée par un canal Seine Nord Europe (qui reste à creuser) à la région parisienne.

(Q)  Pourquoi avoir choisit le site du Pont Rouge à Warneton (B).
(R) Parce que l’écluse de Comines, où un quai existe déjà, on devrait empiéter sur le zoning existant.

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La plateforme portuaire bimodale de Comines. Transbordement de maïs par un engin de manutention de la sté Dufour dont les bêtiments se situent juste en face du quai. Photo : Denis Viaene (18/06/2018)

(Q) « Quelles sont les entreprises cominoises intéressées par ce projet de plateforme bimodale? »
(R) Pas Clarebout (c’est pourtant la seule entreprise sur place). Pour les autres, c’est confus et imprécis. Il y aurait bien Beaulieu mais on le cite pas car cette entreprise est justement localisée au zoning de Bas-Warneton, à proximité de l’écluse.

(Q) Les protestations des riverains deûlémontois ?
(R) Ils sont à 200m mais ils n’ont pas à s’en mêler. Ce sont des étrangers (tant pis pour l’Europe).

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