Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

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Nous voulons des Coquelicots
Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

* de synthèse

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Compte rendu de la réunion publique du 14/09/2018 à Deûlémont sur le projet de plateforme portuaire au Pont-Rouge à Warneton (B)

Par Guy Lauwarier

Cette réunion publique a été organisée conjointement par les communes françaises de Deûlémont, Frelinghien, Warneton et Comines et l’association Deûlémont Environnement dans le cadre de l’enquête publique française en cours.
Etaient bien entendu présents le maire de Deûlémont, les maires de Comines (F), de Warneton (F), de Frelinghien (F), un représentant du conseil départemental du Nord, le Directeur du SPW Voies hydrauliques de Tournai et la présidente du PACO (Port autonome du centre ouest) responsables du projet.

La salle Dekyndt était pleine et de nombreux Warnetonnois étaient présents. Par contre, aucun des élus cominois de la majorité n’était présent à cette réunion publique…

Questions (Q) et réponses (R)

(Q) Pourquoi la région wallonne veut-elle une plateforme bimodale.
(R) Pour utiliser un subside européen.

(Q) Pourquoi doit-elle se situer sur la Lys ?
(R) Parce que c’est la seule rivière wallonne qui n’en possède pas et qu’elle pourrait être reliée par un canal Seine Nord Europe (qui reste à creuser) à la région parisienne.

(Q)  Pourquoi avoir choisit le site du Pont Rouge à Warneton (B).
(R) Parce que l’écluse de Comines, où un quai existe déjà, on devrait empiéter sur le zoning existant.

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La plateforme portuaire bimodale de Comines. Transbordement de maïs par un engin de manutention de la sté Dufour dont les bêtiments se situent juste en face du quai. Photo : Denis Viaene (18/06/2018)

(Q) « Quelles sont les entreprises cominoises intéressées par ce projet de plateforme bimodale? »
(R) Pas Clarebout (c’est pourtant la seule entreprise sur place). Pour les autres, c’est confus et imprécis. Il y aurait bien Beaulieu mais on le cite pas car cette entreprise est justement localisée au zoning de Bas-Warneton, à proximité de l’écluse.

(Q) Les protestations des riverains deûlémontois ?
(R) Ils sont à 200m mais ils n’ont pas à s’en mêler. Ce sont des étrangers (tant pis pour l’Europe).

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L’écologie essentielle n’est pas une utopie, c’est une urgence

Par Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV)

Un an après son arrivée au pouvoir, le bilan écologique de Macron n’est pas au niveau de ses prises de position sur la scène internationale. Pour Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant, ce devrait pourtant être la priorité de tous les dirigeants face à la catastrophe annoncée.

L’IPBES1, le « GIEC2 de la biodiversité », a rendu sa synthèse en mars sur l’état actuel de la biodiversité planétaire, et ses conclusions sont sans appel : d’ici 2050, entre 38 et 46% des espèces animales et végétales risquent de totalement disparaître, tandis que la dégradation des sols et le changement climatique vont pousser entre 50 et 700 millions de personnes à migrer. Toujours en mars dernier, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS ont annoncé également les résultats de leurs études de suivi des oiseaux : en France, un tiers de leurs populations se sont réduites en quinze ans, phénomène attribué à l’intensification de pratiques agricoles comme la généralisation des néonicotinoïdes, ces pesticides neurotoxiques responsables du déclin des abeilles et de la disparition de l’ensemble des insectes. Une situation extrêmement préoccupante qui de plus, d’après les scientifiques, s’aggrave ces deux dernières années. D’après une autre étude récente publiée dans la très sérieuse revue Scientific Reports, le tristement fameux « continent de plastique » en plein cœur de l’océan Pacifique serait beaucoup plus grand que prévu, évalué à 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale ! Et il ne fait que s’étendre, semant la mort et la maladie parmi la faune et la flore océaniques. Le coût annuel global de la pollution au plastique a été évalué par les Nations unies à 7… trillions de dollars par an! Sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites entre 1950 et 2015, 6,3 milliards de tonnes, soit l’immense majorité, n’ont pas été recyclées et ont fini dans la nature, en particulier dans les océans où l’on continue à en déverser plus de 8 millions de tonnes chaque année.

L’accumulation de tous ces chiffres, qui n’émanent pas de groupuscules écologistes, mais d’études scientifiques indépendantes, sérieuses et objectives, donne le vertige. Ce devrait être LA priorité absolue qui nous mobilise tous, et en premier lieu nos dirigeants. On ne peut pas dire que ce soit le cas.

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Source (extrait de) : LIBERATION.FR – 7 mai 2018

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Notes :

  1. IPBES : Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques
  2. GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

L’écologie, ce n’est pas une question de petites fleurs. C’est tenter d’empêcher l’extinction du vivant

L’écologie, ce n’est pas une question de petites fleurs. C’est tenter d’empêcher l’extinction du vivant.

Dominique Bourg est philosophe. Président du conseil scientifique de l’ex-Fondation Hulot, il enseigne à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Il a, entre autres, publié : Transcendance et discours (1985) ; L’Homme artifice (1996) ; Vers une démocratie écologique (avec K. Whiteside, 2010) et le Dictionnaire de la pensée écologique (avec A. Papaux, 2015).

Dominique Bourg est l’auteur du livre ‘Une nouvelle terre. Pour une relation au monde’, aux éditions Desclée de Brouwer.

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L’agroécologie peut nourrir la planète

L’agroécologie est une technique inspirée des lois de la nature. Elle considère que la pratique agricole ne doit pas se cantonner à une technique, mais envisager l’ensemble du milieu dans lequel elle s’inscrit avec une véritable écologie. Elle intègre la dimension de la gestion de l’eau, du reboisement, de la lutte contre l’érosion, de la biodiversité, du réchauffement climatique, du système économique et social, de la relation de l’humain avec son environnement… Elle est basée sur la recréation de l’humus comme force régénératrice des sols et sur la relocalisation de la production-transformation distribution-consommation comme élément moteur d’un nouveau paradigme social.

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Disparition des oiseaux de plaines : « L’ensemble de l’écosystème est en train de s’effondrer »

Par Marie Merdrignac

Le gouvernement annonce ce mercredi, par la voix de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, son « plan pour la Biodiversité ». Il est très attendu, notamment par les auteurs de deux études conjointes entre le Museum national d’histoire naturelle et le CNRS, qui alertaient, au printemps, de l’inquiétante disparition des oiseaux de plaines. Pour eux, il est temps de penser un autre modèle agricole, davantage centré sur la biodiversité.

C’est ce mercredi que le gouvernement va détailler son « plan pour la biodiversité ». Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé que ce serait «une grande mobilisation pour la nature».

Il s’agit aussi d’«une priorité absolue» pour Vincent Bretagnolle, écologue, directeur de recherche au CNRS, Chizé, Val-de-Sèvres, témoin depuis 25 ans, du déclin alarmant des oiseaux de plaines. Nous l’avons rencontré en juin, un mois avant les annonces du gouvernement.

Vous avez alerté en mars sur le déclin alarmant des populations d’oiseaux de plaine. Comment l’avez-vous observé ?

Dans la zone atelier du CNRS, à Chizé (Deux-Sèvres), nous avons mis en place un suivi depuis 1995. Nous avons gardé exactement les mêmes 160 sites de comptage et la même méthode depuis 25 ans. Sur la centaine d’espèces présentes dans cette zone de 450 km², on a perdu entre 35 et 40 % du nombre d’individus. L’année 2018, confirme totalement l’effondrement régulier des populations et probablement au-delà de ce qu’on avait imaginé.

La même chose est observée à l’échelle nationale et européenne, pour ce qu’on appelle les oiseaux de plaine qui vivent dans les plaine céréalière, en milieu intensif (alouette, perdrix, caille…), une quarantaine d’espèces dont les populations sont en baisse continue, à la même vitesse depuis 25 ans.

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Source : OUEST-FRANCE.FR – 4 juillet 2018

75% des sols de la planète sont dégradés selon le nouvel Atlas de la désertification

Par Fanny Rousset

 

Le Joint Research Centre (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a publié jeudi 21 juin une nouvelle édition de l’Atlas mondial de la désertification. Selon le document, plus de 75% de la surface de la Terre est déjà dégradée et plus de 90% pourrait l’être d’ici 2050. (…) 

Premier constat : « la croissance démographique et les changements d’habitudes de consommation ont mis une pression sans précédent sur les ressources naturelles de la planète ». L’Atlas 2018 indique aussi que, chaque année, 4,18 millions de km2 sont dégradés – soit une surface équivalente à la moitié de l’Union européenne -, principalement en Afrique et en Asie. Les récoltes pourraient ainsi être impactées d’une baisse de 10% d’ici 2050. Les effets du changement climatique seront aussi plus difficiles à atténuer en raison de la déforestation accélérée. Autre conséquence : les déplacements de populations, qui pourraient atteindre 700 millions de personnes en 2050. Sur le continent, c’est l’Europe du Sud, de l’Est et centrale qui sont les plus touchées par le phénomène. Le coût de la dégradation des sols pour l’Union européenne (UE) est estimé autour de 10 milliards d’euros par an.

Même si la dégradation des terres a lieu au niveau mondial, elle doit être prise en charge au niveau local, rappelle le JRC. Augmenter les rendements des terres agricoles existantes, passer à des régimes à base de plantes, consommer des protéines animales provenant de sources durables et réduire le gaspillage alimentaire sont les pistes préconisées par la Commission européenne.

Source : ACTU-ENVIRONNEMENT.COM – 25 juin 2018

Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue

Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?

C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

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Source : LIBERATION.FR – 19 juin 2018

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La Nature, une urgence à tous les niveaux!

Par Lionel Delvaux

Préserver la nature, c’est avant tout réduire notre empreinte sur la planète.

Au cours des soixante dernières années, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute autre période de l’histoire de l’humanité. La disparition de nombreuses espèces, la destruction des milieux naturels les plus riches de la planète et la dégradation générale de notre environnement ne font plus de doute. Les indicateurs de notre biodiversité sont passés de l’orange au rouge. Il ne s’agit plus de la disparition uniquement des espèces les plus spécialisées : nous assistons aujourd’hui à la régression quantitative d’espèces « ordinaires » de la biodiversité, qu’il s’agisse des oiseaux, des insectes ou des végétaux. Ces espèces « ordinaires » sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement des écosystèmes et les multiples services qu’ils nous rendent. L’enjeu n’est plus de transmettre un patrimoine mais bien de transmettre une planète viable à l’humanité. Il y a urgence !

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Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

Le résultat n’est donc guère encourageant: «La diversité des formes de vie sur terre continue de décliner significativement dans l’ensemble des régions du monde réduisant ainsi la capacité de la Nature à contribuer au bien-être des peuples», expliquent les rapports. «Cette tendance alarmiste met en danger l’économie, les modes de vie, la sécurité alimentaire et la qualité de vie partout dans le monde».

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Source : LE FIGARO – 23 mars 2018

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