WARNETON – Le congélateur n’est que mis au frigo

eaf69241-43ec-4617-9abb-2dffa0ecc47a_original

Le ministre Di Antonio a refusé l’implantation d’un deuxième congélateur à l’entreprise Clarebout. Mais sa décision n’est pas définitive.

Lors d’une question orale posée par le député mouscronnois, Philippe Bracaval (MR), au Parlement wallon concernant entreprise Clarebout, ses nuisances et ses accidents à répétition (53 ont été déclarés), le ministre Carlo Di Antonio est revenu sur les permis octroyés.

Le refus du congélateur est motivé parce que « le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site, capacité qui a déjà été augmenté en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réductions de gaz à effet de serre. » Toutefois, ajoute-t-il, « ce n’est pas un refus nécessairement définitif, parce que si un gain environnemental pouvait être développé, avec l’utilisation de la voie d’eau pour les transports, on pourrait sans doute augmenter la capacité et revoir cette décision concernant le congélateur ou d’autres infrastructures. La concrétisation de ce volet-là peut sans doute permettre de débloquer le reste beaucoup plus facilement. »

Lire la suite

Parlement wallon – Question orale de M. Bracaval (MR) à M. Di Antonio, ministre de l’environnement sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton »

Réf.: P.W.- C.R.I.C. N° 32 (2017-2018) – Lundi 13 novembre 2017  (page 39)

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de M. Bracaval à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings, sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton ».

La parole est à M. Bracaval pour poser sa question.

M. Bracaval (MR). – Monsieur le Ministre, j’ai toujours un peu de difficultés à poser des questions dont j’ai lu les réponses dans la presse le matin même. C’est le cas pour la question que je vais poser, mais plutôt que de la poser, je vais vous écouter.

L’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton spécialisée dans la production de produits à base de pommes de terre n’en finit pas de faire la une des journaux : nuisances olfactives et sonores, déversements douteux dans la Lys, RN58, manque de sécurité des ouvriers, épidémie de légionellose ayant touché plus d’une centaine de travailleurs cet été, incendies répétés. De nombreux riverains et politiques se relayent pour dénoncer les débordements de ces entreprises, si bien qu’aucun conseil communal à Comines-Warneton ne semble à présent échapper aux interrogations liées à CL Warneton.

En trois mois, 53 accidents de travail ont été déclarés, un bilan sombre alourdi par un décès survenu en avril 2016 et un deuxième le 24 octobre dernier. Je déplore cette situation qui met en cause, une fois de plus, la sécurité de l’entreprise et nous rappelle, si besoin en était, que le développement économique ne peut se faire au détriment du bien-être au travail et de la sécurité.

Lire la suite

Clarebout n’ira pas au Conseil d’État pour son second congélateur

Christelle JEUDY

L’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes pouvait aller jusqu’au conseil d’État pour construire un second congélateur géant sur son site de Warneton. Mais la direction a décidé d’arrêter les frais…

Le 10 novembre, on apprenait que le ministre de l’environnement wallon, Carlo Di Antonio, rejetait le recours déposé par Clarebout Potatoes pour ériger un second congélateur géant sur son site de Warneton (B). Depuis, on attendait la réaction de la direction de l’usine de frites surgelées : elle est tombée ce mercredi sous forme d’un communiqué qui rappelle les principales étapes du dossier, de la demande du permis de construire déposée fin 2016 auprès de la commune de Comines-Warneton (B) en passant par le refus de cette demande par les élus belges, en juillet dernier, jusqu’au fameux recours auprès du ministre.

« D’autres pistes » explorées

La direction de Clarebout pouvait encore contester la décision du ministre devant le conseil d’État. Ce qu’elle a décidé de ne pas faire après avoir « reçu et évalué la décision détaillée du ministre ». Pour autant, les responsables de l’usine affirment que « la nécessité de plus de possibilités de stockage reste réelle » et ajoute « explorer d’autres pistes ».

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article : http://www.lavoixdunord.fr/271010/article/2017-11-22/clarebout-n-ira-pas-au-conseil-d-etat-pour-son-second-congelateur

Source : LA VOIX DU NORD – 22 novembre 2017

Le ministre Carlo Di Antonio dit «non» au second congélateur de Clarebout Potatoes

clarebout-nouvelle-cheminee-20161126-06

par Christelle JEUDY

Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio, vient de refuser le recours déposé par l’usine Clarebout Potatoes pour ériger un congélateur géant sur son site de Warneton (B). L’entreprise peut encore contester la décision devant le conseil d’État.

La décision du ministre belge était très attendue à Warneton, tant par les dirigeants de Clarebout Potatoes que par les associations de défense de l’environnement, qui se battaient depuis longtemps contre le projet de second congélateur. Refusé une première fois par le fonctionnaire délégué de la région wallonne, cet été, le dossier avait également été recalé par les élus du conseil communal de Comines-Warneton, même si ces derniers avaient cependant autorisé l’entreprise à plusieurs extensions d’installations, en interne. Extensions sur lesquelles le ministre ne revient pas.

La direction de Clarebout Potatoes avait alors introduit un recours auprès du ministre de l’Environnement, afin de pouvoir ériger ce bâtiment aussi grand qu’un terrain de foot et haut de 33 mètres. La décision du ministre est tombée, c’est non à ce second congélateur qui aurait permis, selon l’entreprise de frites surgelées, de réduire les transports et donc, nuisances pour les riverains.

Cliquer sur ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/262796/article/2017-11-10/le-ministre-carlo-di-antonio-dit-non-au-second-congelateur-de-clarebout-potatoes

Source : LA VOIX DU NORD – 10 novembre 2017

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Réaction au communiqué de l’entreprise Clarebout Potatoes

clarebout-nouvelle-cheminee-20161126-06

6/11/2017 – Nous avons pris connaissance du communiqué émis par l’entreprise et nous espérons qu’à l’avenir les efforts décrits porteront leurs fruits.

Nous sommes néanmoins étonnés par la lenteur de la réaction de l’entreprise après la mort d’un de ses ouvriers. Nous sommes aussi  étonnés par ce qui est mis en évidence dans le communiqué et qui ne correspond pas aux témoignages relatés dans la presse depuis douze jours. Nous pensons qu’il ne suffit pas de sous-estimer l’importance de photos explicites. Nous pensons qu’il a fallu du courage aux ouvriers qui ont dénoncé ce qu’ils vivaient au quotidien et que cela mérite le respect.

Après une déclaration aussi dithyrambique comment l’entreprise peut-elle expliquer sa proposition d’augmentation de 150% de la journée de travail à des personnes révoltées par la mort de leur compagnon ? Comment l’entreprise peut-elle subtilement induire la responsabilité individuelle alors qu’elle prône autant l’aspect collectif du travail ? Comment l’entreprise explique-t-elle les grillages dressés autour des groupes d’ouvriers au demeurant calmes ? Comment l’entreprise peut-elle expliquer le maintien de la production à Nieuwkerke  au plus fort de l’épidémie de cet été ? Comment à cette période l’entreprise a-t-elle pu former des dizaines d’intérimaires en quelques jours dans des fonctions et des postes dangereux et complexes ? Enfin, comment explique-t-elle les incendies de ces dernières années ?

Lire la suite

Clarebout-Potatoes : le témoignage accablant d’un ancien salarié sur les conditions de travail

La semaine dernière, un homme originaire de Wattrelos a perdu la vie dans un accident du travail à l’usine Clarebout-Potatoes de Warneton (Belgique). L’un de ses anciens collègues a décidé de rendre publiques des photos mettant en cause les conditions de travail au sein de l’entreprise.

Reportage : Laura Lévy, Antoine Morvan, Marion Dubois

Les photos sont accablantes. Des sols gras, glissants, des frites agglomérées, de l’huile sur toutes les surfaces, des machines jamais nettoyées.

Les clichés ont été pris cet été par un ancien salarié de Clarebout-Potatoes. Il a voulu dénoncer les conditions d’hygiène et de sécurité dans l’entreprise belge de transformation de pommes de terre.

Lire la suite de l’article : FRANCE 3 – 1er novembre 2017

Clarebout Potatoes : « Jamais vu un tel laxisme »

Témoignage accablant d’un ancien ouvrier qui dénonce des problèmes d’hygiène et de sécurité au nom d’une production intensive.

c7996781-3735-4307-9fc9-41b8dc5a4559_original

Pas évident d’éviter les chutes avec ce qui traîne sur le sol…

Chez Clarebout Potatoes la mort de Rachid a été un traumatisme pour beaucoup. Et les langues se délient…
C’est ainsi qu’un ancien travailleur, qui a quitté l’entreprise de son plein gré, a souhaité témoigner de ce qu’il a vécu. Fort opportunément, il a pris des photos de la situation telle qu’elle était en août dernier.
Nous l’avons rencontré à son domicile, dans la métropole lilloise, mais nous respectons son souhait de garder l’anonymat.
« J’ai travaillé dans d’autres usines; tout n’était pas parfait, mais je n’ai jamais vu un tel laxisme. Il y a plusieurs années, quand j’ai commencé chez Clarebout, tout était plus ou moins en ordre, propre. C’est lorsque l’usine a commencé à s’agrandir que l’unique mot d’ordre a été « production ». Partout, dès qu’il y avait un blocage, on avait l’ordre d’enlever la sécurité. »
Comme le nettoyage ne rapporte rien, on le néglige : « Nous étions toujours avertis des contrôles d’hygiène. Tous les deux ou trois mois, on faisait le grand nettoyage et tout était propre quand le contrôleur passait. Mais, entre deux, on ne fait pas grand-chose. »

Lire la suite

Clarebout : le travail a repris… sous conditions

Une sécurité accrue à Warneton

Chez Clarebout, les travailleurs ont repris le travail mercredi soir. Une réunion extraordinaire entre la direction et les travailleurs a débouché sur un accord. La production de pommes de terre a repris, mais sous certaines conditions.

b9713619871z-1_20171025203321_0002bguma1oscf-2-0

Le quotidien des 400 travailleurs de Clarebout a repris mercredi soir, mais il ne sera plus jamais le même. Au terme d’une réunion houleuse, les travailleurs et la direction se sont mis d’accord pour que la production reprenne. (…)

En conclusion de cette réunion au sommet, l’entreprise devra respecter trois points essentiels : la mise en place d’un tutorat pour former les nouveaux travailleurs, la création d’une charte liée à la sécurité pour empêcher les intérimaires d’effectuer des tâches sous la pression de leurs supérieurs et un renfort de personnel….

Lire la suite de l’article : NORD ECLAIR – 27 octobre 2017

A la suite du drame à Clarebout Potatoes, des élus belges expriment leur consternation

L’accident mortel du travail survenu mardi à l’usine belge aura des conséquences : la bourgmestre de Comines-Warneton (B) ne veut pas du second congélateur prévu par Clarebout Potatoes et elle le dira au ministre en charge du dossier.

WARNETON (B) – À Comines-Warneton, le dossier Clarebout Potatoes alimente régulièrement les discussions et prises de becs entre élus belges… sauf lundi soir, au conseil communal. Bizarrement, le sujet n’a été évoqué par personne, alors que pèse toujours la menace de construction d’un second congélateur géant, projet pour lequel l’usine de frites surgelées a déposé un recours auprès du ministre Carlo Di Antonio.

« Il est temps, quand on parle de cette usine, que l’on mette de côté la fatalité qui frappe ici trop fort et trop souvent. »

L’accident mortel de mardi n’a pas manqué de faire réagir les élus, l’écologiste Philippe Mouton en première ligne, que nous avons contacté.

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 27 octobre 2017

 

La révolte gronde chez Clarebout

200  travailleurs se sont réunis sur le parking et ont débrayé pendant plusieurs heures mercredi.

Pour beaucoup de travailleurs, c’est l’accident de trop. Rachid, un Nordiste de 42 ans originaire de Wattrelos est décédé, mardi après-midi après un accident de travail. Mercredi matin, plus de 200 travailleurs se sont réunis devant le site de Warneton et ont refusé de travailler jusqu’à près de 20h hier soir. Tous ont une pensée émue pour leur collègue tragiquement disparu.

Décédé tragiquement mardi après avoir été écrasé par un monte-charge, Rachid travaillait chez Clarebout depuis un peu plus d’un an. Ses collègues se sont réunis sur la parking de l’usine et ont refusé de reprendre le travail. La production a été arrêtée durant toute la journée…..

Lire la suite de l’article : NORD ECLAIR – 26 octobre 2017