Après le décès d’Alison Engrand à Clarebout, le procès a eu lieu

Par Claire Couillez-Brouet

Lundi à Ypres, s’est tenu le procès de la mort de la Mervilloise Alison Engrand en avril 2016. L’accident s’est produit, sur son lieu de travail : l’usine Clarebout à Neuve-Église (B), a eu lieu lundi à Ypres. Le verdict est attendu dans un mois, sauf prolongation.

YPRES (B). Comme le veut la procédure, c’est à Ypres et donc en flamand que s’est déroulée l’audience lundi. Un rendez-vous devant la justice qui avait été reporté une fois, en juin «  à la demande des avocats de la partie civile  », précise maître Yves De Coninck, l’avocat français de Sébastien Guille, l’ex-compagnon d’Alison Engrand, qui estime que cette demande était « classique et habituelle« .

« L’avocate belge de Sébastien Guille n’aura pas manqué d’évoquer le contexte d’insécurité plus large autour de l’entreprise Clarebout. »

Il y avait donc deux camps dans la salle du tribunal. D’un côté, celui de l’entreprise  Clarebout Potatoes et de l’autre, celui des parties civiles. Sébastien Guille et ses deux enfants étaient représentés par l’avocate belge. Le Mervillois n’était pas présent à l’audience, retenu en France pour s’occuper de ses deux enfants souffrants. « Son but essentiel, répète Me De Coninck, c’est de soutenir l’action publique. Il fait cela pour qu’enfin on prenne en compte la dangerosité de l’établissement« …

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Source : LA VOIX DU NORD – 6 février 2018

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Warneton (B) – Des plots en béton au Pont rouge

par Christelle Jeudy (Voix du Nord)

Au Pont-Rouge, des plots en béton ont été installés, transformant la chaussée en impasse.

Des plots en béton barrent dorénavant la route à hauteur du chemin de la Grande Haie et de l’usine Clarebout Potatoes. La chaussée du Pont Rouge est devenue, de fait, une impasse, une décision prise par la commune et appliquée depuis le 22 décembre. Explications de l’échevin, Didier Vandeskelde : « Au départ, les Voies navigables comptaient créer une nouvelle route du chemin de la grande haie jusqu’à la future plateforme portuaire du Pont-Rouge. Mais le carrefour a été jugé dangereux, il aurait fallu réaliser un feu rouge ou créer un stop ».

Le chemin de la Grande-Haie, nouvelle route créée pour que les camions se rendant chez Clarebout puissent facilement passer de la RN58 à l’usine, n’était de plus pas toujours utilisé par les poids lourds qui continuaient à passer par la chaussée du Pont-Rouge. « Les riverains se plaignaient du charroi, donc, pendant trois mois, nous avons décidé de mettre la rue en impasse et on fera le point après ». poursuit Didier Vandeskelde.

(…)

Source : NORD ECLAIR – 10 janvier 2018

Remarques des Amis de Warneton

  • Les explications de M. Vandeskelde confirment nos craintes d’une augmentation du nombre de camions et de tracteurs convergeant vers la future plateforme portuaire et l’usine Clarebout…
  • A notre connaissance, il est toujours prévu qu’une route relie la chaussée du Pont-Rouge à la plateforme portuaire via l’entrée du parking de l’usine Clarebout. Voir l’illustration ci-dessous.

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Parlement wallon – Question parlementaire sur le rejet d’huile de l’usine Clarebout dans la Lys

La présence de taches d’huile sur la Lys

  • Session : 2017-2018
  • Année : 2017
  • N° : 457 (2017-2018) 1

Question écrite du 07/12/2017

  • de VANDORPE Mathilde
  • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Des taches anormales flottaient sur la Lys, de quoi inquiéter les riverains. Il s’agissait d’huile utilisée par Clarebout qui affirme que le séparateur d’huile a été endommagé par les fortes pluies.

La police de l’environnement s’est rendue directement à Warneton pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés.

Le lendemain, les riverains voyant des résidus qui stagnaient sur la Lys, ont fait part de leurs inquiétudes aux forces de l’ordre. Un barrage flottant a permis de récolter l’huile à la surface (environ 100 à 300 Litres).

Cet énième accident n’a pas manqué de faire réagir les opposants à l’entreprise. Trop de négligences sur le matériel : « ils ont de gros problèmes de maintenance, et de conclure c’est de la négligence pure et dure ».

Quand il y a un problème de ce genre, la police de l’environnement peut-elle contrôler le matériel qui a posé problème ?

Peut-on savoir précisément quelles seront les amendes ?

Peuvent-ils récidiver et s’exposer « juste » à des amendes administratives ou d’autres sanctions sont-elles prévues si récidive ?

Monsieur le Ministre pourrait-il donner les informations dont il dispose concernant cette pollution ?

Quelles sont les conséquences possibles en termes d’impact environnemental ?

Réponse du 21/12/2017

  • de DI ANTONIO Carlo

Le Département de la Police et des Contrôles (DPC) a été informé de ces déversements huileux dans la Lys le 27 novembre dernier.

Lors de son arrivée sur place, l’agent de garde SOS Environnement-Nature a constaté la présence de nappes d’huiles sur le cours d’eau. Les déversements provenant de l’entreprise étaient, à ce moment, normaux.

Des échantillons ont été déposés au laboratoire pour identification de l’origine des huiles. Le DPC est en attente des résultats des analyses.

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Pollution de la Lys à Comines: Clarebout risque une très grosse amende

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Photo prise le 27/11/2017 par un passant

Fin novembre des taches d’huile dans la Lys provenant de l’entreprise Clarebout à Warneton ont fait coulé beaucoup d’encre. L’entreprise a, dans un communiqué, affirmé que le séparateur d’huile aurait été endommagé par les fortes pluies et qu’ils seraient responsables de la situation. La police de l’environnement s’est alors rendue sur place pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés. La Protection civile et les pompiers de Comines-Warneton ont été appelés en renfort afin de confiner et de traiter la pollution. Carlo Di Antonio est prêt à infliger une très grosse amende à l’entreprise qui est dans son collimateur.

Cet énième accident n’a pas manqué de faire réagir les farouches opposants de l’entreprise flamande qui dénoncent un manque d’entretien du matériel et une surproduction.

Mathilde Vandorpe, députée mouscronnoise, a déposé une question écrite auprès du ministre Carlo Di Antonio pour connaître l’état actuel de la situation, les contrôles effectués et les potentielles amendes.

Dans sa réponse, le ministre a souligné que l’entreprise risquait une très grosse amende.

Source : NORD ECLAIR – 22 décembre 2017

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Les Amis de Warneton souhaiteraient une évaluation chiffrée des « avantages » de l’usine CL Warneton pour notre région

Voici pour les anciens élèves que nous somme tous, une anecdote de pure fiction qui leur rappelera de (bons) souvenirs mais qui devrait surtout réveiller leur conscience citoyenne devant une situation bien réelle que beaucoup d’entre eux subissent quotidiennement.

Examen de fin d’année – Epreuve d’étude du milieu

Question : Une entreprise industrielle s’installe dans votre commune. En comparant les avantages et les inconvénients produits par cette installation, dites si elle est utile ou pas.

Vous avez une heure !

Brouhaha dans la classe… Madame ! Madame ! « Débrouillez-vous et faites silence ! »

Les résultat sont catastrophiques, réponses incohérentes et hétéroclites et des copies blanches en grand nombre. Sur l’une d’elles une simple phrase : « réponse impossible, manque de données chiffrée ». C’est celle d’un élève plus malin ou plus impertinent que ses camarades.

Les anciens élèves de Maître Jean-Marie, de Monsieur Roland, de Monsieur Gérard et de Monsieur Maurice planchent depuis neuf ans sur le même problème.

Certes, ils disposent d’informations chiffrées sur une situation qu’ils vivent jour après jours, nombre de plaintes enregistrées sur internet concernant les nuisances olfactives ou les retombées graisseuses, nombre journalier moyen de tracteurs et de poids lourds entrant et sortant de cette usine, hauteur et volume de bâtiments construits, surface des terres agricoles annexées, nombre d’espèces animales et végétales en voie de disparition à proximité du site, nombre d’accidents mortels ou pas occasionnés au personnel, contraintes sur la circulation d’une route qui n’a plus d’express que le nom, nombre de rejets accidentels colorés, toxiques ou graisseux dans la Lys. Pour connaître tous ces chiffres, il suffit de lire la presse quotidienne locale ou de surfer sur internet.

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WARNETON (B) – Le point sur les projets de plateforme portuaire et du second super congélateur de l’usine Clarebout

Par Guy Lauwarier
12 décembre 2017

La Lys prend sa source en France dans les collines de l’Artois. Elle s’écoule vers l’Est et sert de frontière franco-belge entre Armentières et Menin puis rejoint l’Escaut à Gand.
Son parcours en Wallonie est long de 12 km, soit en en bordure d’une unique ville wallonne : Comines-Warneton.

Le transport fluvial est le moyen le plus écologique de faire circuler des marchandises lourdes et volumineuses. La Wallonie peut bénéficier d’un subside pour créer une plateforme portuaire. Le PACO (Port Autonome du Centre et de l’Ouest) est chargé de sa réalisation. Il projette de la situer à Warneton au lieu-dit Pont-rouge.

La question que nous nous posons est simple : qui va profiter de cette implantation ?
A l’ensemble de la Région wallonne ?
Non, car celle-ci dispose de 2 liaisons fluviales directes et déjà aménagées : l’Escaut qui la relier à la France et à Anvers et la Meuse qui la relier à la France et aux Pays-Bas.
A la Wallonie picarde ?
Non, l’Escaut lui suffit et la ville WaPi la plus proche de Warneton est à 30 km.
Il reste la Région flamande est la petite ville de Comines-Warneton.
Pour ce qui est de la Flandre, il est difficile de comprendre que l’argent des contribuables wallons puisse servir à favoriser l’industrie flamande et en même temps, favoriser le transport routier flamand vers le centre de Comines-Warneton.
Pour ce qui est de Comines, les besoins sont faibles car cette ville n’a pratiquement pas d’industries lourdes.

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WARNETON – Le congélateur n’est que mis au frigo

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Le ministre Di Antonio a refusé l’implantation d’un deuxième congélateur à l’entreprise Clarebout. Mais sa décision n’est pas définitive.

Lors d’une question orale posée par le député mouscronnois, Philippe Bracaval (MR), au Parlement wallon concernant entreprise Clarebout, ses nuisances et ses accidents à répétition (53 ont été déclarés), le ministre Carlo Di Antonio est revenu sur les permis octroyés.

Le refus du congélateur est motivé parce que « le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site, capacité qui a déjà été augmenté en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réductions de gaz à effet de serre. » Toutefois, ajoute-t-il, « ce n’est pas un refus nécessairement définitif, parce que si un gain environnemental pouvait être développé, avec l’utilisation de la voie d’eau pour les transports, on pourrait sans doute augmenter la capacité et revoir cette décision concernant le congélateur ou d’autres infrastructures. La concrétisation de ce volet-là peut sans doute permettre de débloquer le reste beaucoup plus facilement. »

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Parlement wallon – Question orale de M. Bracaval (MR) à M. Di Antonio, ministre de l’environnement sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton »

Réf.: P.W.- C.R.I.C. N° 32 (2017-2018) – Lundi 13 novembre 2017  (page 39)

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de M. Bracaval à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings, sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton ».

La parole est à M. Bracaval pour poser sa question.

M. Bracaval (MR). – Monsieur le Ministre, j’ai toujours un peu de difficultés à poser des questions dont j’ai lu les réponses dans la presse le matin même. C’est le cas pour la question que je vais poser, mais plutôt que de la poser, je vais vous écouter.

L’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton spécialisée dans la production de produits à base de pommes de terre n’en finit pas de faire la une des journaux : nuisances olfactives et sonores, déversements douteux dans la Lys, RN58, manque de sécurité des ouvriers, épidémie de légionellose ayant touché plus d’une centaine de travailleurs cet été, incendies répétés. De nombreux riverains et politiques se relayent pour dénoncer les débordements de ces entreprises, si bien qu’aucun conseil communal à Comines-Warneton ne semble à présent échapper aux interrogations liées à CL Warneton.

En trois mois, 53 accidents de travail ont été déclarés, un bilan sombre alourdi par un décès survenu en avril 2016 et un deuxième le 24 octobre dernier. Je déplore cette situation qui met en cause, une fois de plus, la sécurité de l’entreprise et nous rappelle, si besoin en était, que le développement économique ne peut se faire au détriment du bien-être au travail et de la sécurité.

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Clarebout n’ira pas au Conseil d’État pour son second congélateur

Christelle JEUDY

L’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes pouvait aller jusqu’au conseil d’État pour construire un second congélateur géant sur son site de Warneton. Mais la direction a décidé d’arrêter les frais…

Le 10 novembre, on apprenait que le ministre de l’environnement wallon, Carlo Di Antonio, rejetait le recours déposé par Clarebout Potatoes pour ériger un second congélateur géant sur son site de Warneton (B). Depuis, on attendait la réaction de la direction de l’usine de frites surgelées : elle est tombée ce mercredi sous forme d’un communiqué qui rappelle les principales étapes du dossier, de la demande du permis de construire déposée fin 2016 auprès de la commune de Comines-Warneton (B) en passant par le refus de cette demande par les élus belges, en juillet dernier, jusqu’au fameux recours auprès du ministre.

« D’autres pistes » explorées

La direction de Clarebout pouvait encore contester la décision du ministre devant le conseil d’État. Ce qu’elle a décidé de ne pas faire après avoir « reçu et évalué la décision détaillée du ministre ». Pour autant, les responsables de l’usine affirment que « la nécessité de plus de possibilités de stockage reste réelle » et ajoute « explorer d’autres pistes ».

Suivre ce lien pour lire la suite de l’article : http://www.lavoixdunord.fr/271010/article/2017-11-22/clarebout-n-ira-pas-au-conseil-d-etat-pour-son-second-congelateur

Source : LA VOIX DU NORD – 22 novembre 2017

Le ministre Carlo Di Antonio dit «non» au second congélateur de Clarebout Potatoes

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par Christelle JEUDY

Le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio, vient de refuser le recours déposé par l’usine Clarebout Potatoes pour ériger un congélateur géant sur son site de Warneton (B). L’entreprise peut encore contester la décision devant le conseil d’État.

La décision du ministre belge était très attendue à Warneton, tant par les dirigeants de Clarebout Potatoes que par les associations de défense de l’environnement, qui se battaient depuis longtemps contre le projet de second congélateur. Refusé une première fois par le fonctionnaire délégué de la région wallonne, cet été, le dossier avait également été recalé par les élus du conseil communal de Comines-Warneton, même si ces derniers avaient cependant autorisé l’entreprise à plusieurs extensions d’installations, en interne. Extensions sur lesquelles le ministre ne revient pas.

La direction de Clarebout Potatoes avait alors introduit un recours auprès du ministre de l’Environnement, afin de pouvoir ériger ce bâtiment aussi grand qu’un terrain de foot et haut de 33 mètres. La décision du ministre est tombée, c’est non à ce second congélateur qui aurait permis, selon l’entreprise de frites surgelées, de réduire les transports et donc, nuisances pour les riverains.

Cliquer sur ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/262796/article/2017-11-10/le-ministre-carlo-di-antonio-dit-non-au-second-congelateur-de-clarebout-potatoes

Source : LA VOIX DU NORD – 10 novembre 2017

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