Environnement : les déodorants et produits ménagers polluent aussi l’atmosphère

Par Thibaut Deleaz

La proportion des émanations de produits chimiques tels que les parfums, déodorants ou produits ménagers représenteraient désormais près de la moitié de la pollution atmosphérique dans les villes industrialisées, selon une étude.

La proportion des émanations de produits chimiques dans la pollution atmosphérique a augmenté. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs américains qui ont mené une étude sur la ville de Los Angeles, publiée vendredi 16 février dans la revue Science.

Ils observent que les « produits chimiques volatils« , que l’on retrouve au quotidien dans les déodorants, les parfums, les produits de nettoyage ou encore les pesticides, « représentent désormais la moitié des émissions (…) dans les villes industrialisées ».

Les chercheurs notent surtout que leur proportion dans l’atmosphère « a augmenté à mesure que les émissions des transports aux États-Unis et en Europe ont diminué rapidement », même si les « combustibles fossiles demeurent des sources importantes de pollution de l’air urbain ».

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Pourquoi faut-il préserver les zones humides?

par EMMANUELLE RÉJU

Les opposants aux projets d’infrastructures tels que le barrage de Sivens ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes mettent en avant la destruction de zones humides.

EXPLICATIONS de Ghislain de Marsily, professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris, spécialisé en hydrologie.

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La zone humide de l’étang des Landes dans le Limousin. / Teytaud / Flickr / CC

« Les zones humides sont très riches en eau durant au moins une partie de l’année. S’y développent des écosystèmes, avec plantes et animaux, qui ne se trouvent pas ailleurs. Les marais en font partie, mais pas seulement. Il peut s’agir de prairies humides, de zones avec des mares ou des fossés. On les trouve sur des plateaux, le long des rivières, les deltas, les régions de lacs, etc.

Une extension de la définition en 2008

La définition légale des zones humides, qui figure dans le code de l’environnement, a été modifiée en 2008. Sont considérées comme des zones humides des endroits où le sol sous-jacent possède des traces d’hydromorphie, c’est-à-dire des traces d’une saturation régulière en eau.

En vertu de cette définition plus extensive que la définition précédente, les zones humides concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont par exemple passées de 150 à 700 hectares, soit la quasi-totalité du terrain du projet d’aéroport.

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Pollution sonore : les oiseaux ne s’entendent plus chanter

Par Frédéric Mouchon

C’est une des conséquences inattendues du bruit : le chant des oiseaux s’en trouve modifié avec un impact, notamment, sur leur reproduction.

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Lorsque vous ouvrez vos fenêtres chaque matin sur les bruits de la ville, adieu l’esprit champêtre. Le son strident des klaxons, le murmure de la circulation ou le vrombissement des usines ont tendance à masquer le gazouillis des oiseaux. Si votre âme de rat des champs en souffre, ce n’est rien à côté de ce que doivent subir les oiseaux victimes de cette pollution sonore. D’après une étude que vient de dévoiler l’Académie nationale des sciences américaine, certains volatiles sont tellement stressés par les bruits ambiants que cela influe sur leur reproduction et modifie leur façon de chanter !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont suivi à la loupe le comportement de trois espèces d’oiseaux qui avaient élu domicile non loin d’un site de production de pétrole et de gaz. Deux cent quarante nichoirs ont été étudiés. Les scientifiques ont constaté des taux d’éclosion réduits. Les analyses de sang réalisées sur les femelles ont montré qu’elles étaient beaucoup plus stressées : les sons des prédateurs approchant du nid étant étouffés par le bruit des machines, les oiseaux devaient rester en état constant de vigilance.

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Métaux rares : «Un véhicule électrique génère presque autant de carbone qu’un diesel»

Par Marine Ernoult

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Dans son dernier ouvrage, «La Guerre des métaux rares», Guillaume Pitron1 dénonce «la face cachée de la transition énergétique et numérique». Pour le journaliste, éoliennes, panneaux solaires et voitures électriques se contentent de déplacer la pollution à l’autre bout du monde.

Iridium, indium, platine, terres rares : ces métaux aux noms parfois méconnus sont essentiels pour les industries de pointe. Sans eux, pas de batteries électriques, d’éoliennes, de téléphones portables ou de fibre optique. Le journaliste Guillaume Pitron s’est intéressé aux conséquences environnementales et géopolitiques de l’extraction de ces métaux rares. A l’occasion de la sortie de son livre la Guerre des métaux rares, il revient sur six ans d’enquête à travers une douzaine de pays.

Les métaux rares, qu’est-ce que c’est ?

L’Union européenne fournit une liste de 27 matières premières rares (phosphore, cobalt, hélium, etc.), dont de nombreux métaux. Ce sont des minerais présents en quantité infime dans la croûte terrestre. Ils sont naturellement mélangés à d’autres métaux plus abondants (fer, aluminium, etc.). Pour en obtenir quelques kilos, il faut extraire des tonnes de terre. Les scientifiques parlent de rareté géologique mais aussi industrielle. Certains métaux abondants peuvent devenir rares si la demande explose.

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Les zones humides : un écosystème menacé (Vidéo)

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Cliquer sur l’image pour visionner le reportage de Notélé (Durée : 2:51)

Depuis vingt ans, le 2 février est consacré à la journée internationale des zones humides. Ces précieux écosystèmes sont souvent mal connus du grand public ou considérés comme inutiles. La région de Comines regorge encore de ces rares biotopes, et les naturalistes locaux se battent pour les protéger de l’urbanisation croissante.

Interviennent dans ce reportage sur les zones humides des Bas Prés et Kortekeer à Comines et du Pont-Rouge à Warneton :
– Martin WINDELS, Guide Nature,
– Marie-Laure JOLY, Secrétaire du collectif « Lys-Deûle Environnement »,
– Philippe MOUTON, Vice-Président du du collectif « Lys-Deûle Environnement ».

Source : NOTELE.BE – 3 février 2018

Zones humides : l’Agence de l’eau rappelle son engagement

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Le Parc régional de la Brenne (Photo : MH Guy)

La Journée mondiale des zones humides est célébrée aujourd’hui. A cette occasion, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne rappelle qu’elle est intervenue dans la signature, le 12 septembre dernier, d’un contrat territorial jusqu’en 2021 pour restaurer les zones humides du Parc naturel de la Brenne.
Les zones humides représentent en effet 20 à 30 % de la surface de ce territoire, soit entre 40.000 et 50.000 ha, dont 4.234 plans d’eau pour 9.224 ha. Façonnées par l’homme au cours des siècles, les zones humides sont imbriquées dans une mosaïque de milieux composés de prairies, landes, boisements, étangs. Un programme de quarante-quatre actions est prévu sur la durée du contrat, qui ont pour objectifs de restaurer les zones humides et les secteurs dégradés, lutter contre les espèces envahissantes, accompagner et valoriser les pratiques éco-responsables pour l’eau comme pour la biodiversité, maintenir des haies, acquérir des sites à haute valeur environnementale ou hydrologique, animer, sensibiliser, communiquer.
Pour les actions éligibles aux aides de l’agence de l’eau, le coût prévisionnel du contrat s’élève à 4,49 M€, financé à 58,4 % par l’agence de l’eau.

Source : LANOUVELLEREPUBLIQUE.FR – 2 février 2018

La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

Par Laura Parker

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

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Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage. Photo : ©Ethan Daniels, Alamy

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

«Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. «Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage

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Qu’est-ce que l’agro-écologie ?

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L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes.

Qu’est-ce que l’agro-écologie ?

L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Elle implique le recours à un ensemble de techniques qui considèrent l’exploitation agricole dans son ensemble. C’est grâce à cette approche systémique que les résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en améliorant les performances environnementales.

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TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

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Le 2 février : « Journée des zones humides. » Quand Paris mouille ses pieds dans la Seine.

Trois grands projets à Comines-Warneton. La transformation des Bas-Prés à Comines, le Projet Kortekeer, le projet de plate-forme portuaire au Pont-Rouge.

La vallée de la Lys est en pleine mutation industrielle et urbanistique. Si on laisse tout faire ce sera une catastrophe. Les projets d’urbanisation de toutes natures s’imposent sans qu’aucune vision globale ne les harmonise ni entre eux, ni avec les éléments paysagers existants, ni avec ceux de la Flandre ou de la France. Quand je souligne l’absence d’harmonie dans les espaces, je dois ajouter l’absence de logique dans le temps. On pouvait dans un contexte de projets si anciens, espérer qu’un air de modernité souffle le long de la Lys. Je regrette de le dire, mais jamais, ni en écrit, ni en paroles pendant les dizaines d’années de luttes pour une prise en compte des éléments que j’ai cités plus haut, la majorité de Comines-Warneton n’a fait le moindre signe pour défendre les Bas-Prés de Comines ou ceux de Warneton ni les habitants qui vivent autour, au contraire.

Philippe Mouton & Frank Efesotti
Conseillers Communaux Ecolo à Comines-Warneton.
28 janvier 2018

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