Les agriculteurs wallons ne pourront plus tailler leurs haies du 1er avril au 31 juillet

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Les agriculteurs ne pourront désormais plus tailler leurs haies et leurs arbres du 1er avril au 31 juillet, une mesure décidée ce jeudi par le gouvernement wallon afin de favoriser la reproduction de certains oiseaux en Wallonie. Jusqu’à présent, cette interdiction ne s’appliquait que du 15 avril au 30 juin.

Cet allongement fait suite à une recommandation de la Commission européenne qui suggère de favoriser plus efficacement la reproduction et la nidification de certains oiseaux en Wallonie, la période d’interdiction prévue actuellement se situant au cœur de la période de reproduction des oiseaux nichant dans les haies, a expliqué René Collin (cdH), le ministre régional de l’Agriculture.

« Ce changement atteste du rôle prépondérant que remplissent nos agriculteurs dans la sauvegarde et la protection de notre biodiversité« , a-t-il ajouté.

Source : RTBF.BE – 7 juin 2018

La dégradation des terres a atteint un stade critique

Par Sylvie Burnouf

La détérioration systémique des sols met en péril la sécurité alimentaire, le climat et la stabilité des sociétés, alertent une centaine d’experts de 45 pays.

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C’est un signal d’alarme que lancent les experts de la biodiversité : l’activité humaine est à l’origine d’une détérioration massive – et lourde de conséquences – des terres à l’échelle planétaire. Les terres, ce sont les sols, mais aussi ce qui les recouvre : les forêts, les prairies ou encore les zones humides.

Leur constat découle d’un travail de longue haleine : pendant trois ans, une centaine d’experts de 45 pays ont décortiqué et analysé plus de 3.000 références sur la dégradation et la restauration des terres – des publications scientifiques, mais aussi des données provenant de sources gouvernementales et de savoirs indigènes et locaux. Leurs observations, qui constituent la première étude mondiale sur l’état des sols, ont été regroupées dans un rapport d’un millier de pages approuvé lors de la 6session plénière de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui s’est déroulée du 17 au 24 mars à Medellin (Colombie).

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Les plantes invasives, une menace pour la biodiversité.

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La renouée du Japon est une plante invasive très commune sur les bords de la Lys

La conservation de la biodiversité est un des enjeux majeurs de notre époque. La prolifération des plantes invasives (ou plantes exotiques envahissantes) apparaît aujourd’hui comme une nouvelle menace qui porte atteinte à la préservation des espèces et des habitats. Partout dans le monde, elles contribuent à la diminution de la biodiversité, à une dégradation du fonctionnement des écosystèmes, et peuvent générer des problèmes de santé publique, des dommages à l’agriculture ou aux infrastructures, avec des conséquences économiques importantes pour la société.

La plupart des plantes invasives ont été introduites volontairement par l’homme pour des usages horticoles. Aujourd’hui encore, elles sont disponibles sur le marché et plantées dans les parcs et jardins, bien souvent sans qu’on ait conscience des dommages environnementaux qu’elles peuvent causer lorsqu’elles se retrouvent dans les milieux naturels.

Pour réduire les risques liés à ces espèces, nous pouvons faire plusieurs choses : apprendre à mieux connaître les plantes que nous utilisons, éviter de planter des espèces invasives, choisir des plantes alternatives non invasives, favoriser les espèces indigènes et, de manière plus générale, laisser plus de place à la nature au jardin.

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La biodiversité wallonne est en danger

Si le dernier rapport sur l’état de l’environnement wallon fait état d’un air plus sain, il déplore l’état préoccupant de la biodiversité.

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© Getty Images/iStockphoto

L’état de la biodiversité wallonne est préoccupant. Selon le dernier rapport sur l’état de l’environnement wallon présenté mardi à Namur, son érosion est continue. Selon les listes rouges établies pour différents groupes d’espèces, près d’un tiers des espèces animales et végétales étudiées sont menacées de disparition à l’échelle de la Wallonie et 9% ont d’ores et déjà disparu du territoire.

L’objectif européen de stopper le déclin de la biodiversité à l’horizon 2010 n’a donc pas été atteint et ceux de la stratégie de la biodiversité pour 2020 ne semblent pas plus à portée de main.

Les habitats sont effectivement dans un état défavorable, bien qu’une évaluation de la tendance ne soit pas possible en raison d’une disparité des données. Les forêts wallonnes sont en tout cas en mauvaise santé et leur situation tend à s’empirer. A l’heure actuelle, 40% des feuillus sont défoliés. Selon les normes européennes, au-delà de 25% on estime que cette perte des feuilles/épines est anormale.

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Pour les défenseurs de l’environnement, la proposition de réforme de la PAC est un « désastre »

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Source : Financial Times

La proposition de réforme de la Politique agricole commune (PAC) présentée vendredi par la Commission européenne, est « un désastre pour l’environnement et le climat« , a estimé Greenpeace.

Ce projet « est catastrophique en l’état« , car il « laisse aux gouvernements la responsabilité de définir des plans nationaux pour l’agriculture sans aucune garantie que ces plans protégeront bien la santé publique, l’environnement et le climat« , souligne l’ONG dans un communiqué.

Pour le WWF, « ces mesures sont bien en deçà de l’ambition globale de l’UE de lutter contre la dégradation de la biodiversité et de l’environnement« .

« La proposition relative à la PAC est loin de l’ambition promise et ne tient pas compte de la nécessité de (…) transférer les ressources au soutien des agriculteurs dans la transition vers un système plus durable« , a dit Andrea Kohl, directeur intérimaire du WWF European Policy Office, dans un communiqué.

Pour Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France, le projet « place une fois encore les agriculteurs dans une position d’assistanat face aux subventions publiques, sans leur donner les moyens d’une réelle transition, pourtant cruciale et urgente« .

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Source : RTBF.BE – 2 juin 2018

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Semaine Bio du 2 au 10 juin 2018

Du samedi 02 au dimanche 10 juin 2018 se tient la Semaine de promotion de l’agriculture bio durant laquelle, le secteur bio vous invite à découvrir des produits de qualité certifiés 100% bio.

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Magasins et marchés, producteurs, transformateurs, distributeurs s’unissent au travers d’innombrables activités, telles que des dégustations, ateliers, débats et animations où que vous soyez en Wallonie, afin de vous initier aux valeurs défendues par le secteur BIO.

Télécharger le programme des activités

Source : FILAGRI.BE

Heureux comme une abeille en Slovénie

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Des abeilles reviennent à leur ruche à Pernica en Slovénie, le 7 mai 2018 AFP – JURE MAKOVEC

Décorer les ruches, placer les abeilles locales sous protection du gouvernement et même, s’endormir à leurs côtés, les apiculteurs slovènes se mettent en quatre pour bichonner leurs butineuses, considérées depuis des siècles comme un trésor national.

Leur dernière victoire: le 20 mai a été déclaré, sur initiative slovène, « journée mondiale des abeilles et des pollinisateurs » par les Nations Unies. La première édition de cette manifestation a lieu dimanche, avec l’objectif de sensibiliser le grand public à la cause des abeilles, touchées par une mortalité spectaculaire ces dernières années.

Consécration supplémentaire pour les apiculteurs slovènes, le 20 mai a été choisi en hommage à leur compatriote Anton Jansa (1734-1773), dont c’est la date de naissance. Considéré comme le père de l’apiculture moderne, ce fils de paysan fut le premier professeur d’apiculture de la cour d’Autriche, à l’époque où la Slovénie était une province de l’empire des Habsbourg.

Les héritiers de Jansa se comptent par milliers en Slovénie, l’un des plus petits pays de l’UE mais aussi celui qui compte le plus grand nombre d’apiculteurs rapporté à sa population, avec près de 5 propriétaires de ruches pour 1.000 habitants. C’est dix fois plus qu’en Espagne, premier producteur européen de miel.

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Source :  SCIENCESETAVENIR.FR – 19 mai 2018

La démocratie participative dans le domaine environnemental

Jean-Luc Pissaloux
Professeur de droit public à l’Université de Bourgogne

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Source : planetizen.com

La réalisation de grands projets d’aménagement ainsi que les applications de certaines avancées des sciences du vivant suscitent de plus en plus de réticences et de tensions, susceptibles même quelquefois de dégénérer en conflits. Cette hostilité s’explique non seulement par des préoccupations environnementales plus ou moins sincères mais aussi probablement par le rejet d’un mode de prise de décision considéré comme technocratique et n’incarnant plus – tout au moins à lui seul – l’intérêt général.

Pour essayer de concilier développement économique et protection environnementale et sociale, notamment dans la logique du développement durable, se sont développées au cours des dernières décennies – d’abord au niveau international et communautaire, puis au plan interne – de nouvelles formes de gouvernance, et en particulier de nouvelles formes d’implication du public.

Cette émergence et cet essor de la participation, spécialement dans le domaine de l’environnement, s’expliquent aussi – et peut-être même essentiellement – par la nature des problèmes environnementaux : ceux-ci sont tout à la fois complexes, controversés et parfois d’un impact très étendu ; leur solution passe par la mobilisation de très nombreux acteurs interagissant à de multiples échelles dépassant bien souvent les cadres institutionnels classiques. En outre, l’environnement apparaît lui-même porteur de valeurs favorables à la transparence et à la démocratie, et donc – de façon générale – à des formes d’action publique accordant une (plus) large place à la société civile.

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Vers un changement de paradigme – De l’inéquité du monde moderne à un bien-être pour tous

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« L’humain et la Nature sont indissociables. Changeons de paradigme en acceptant la performance de la simplicité, alors que nous sommes dans un monde de complexité », prône Pierre Rabhi, cofondateur et président d’honneur du mouvement Colibris. (Photo © P. Lazic)

La FAO estime qu’un milliard d’êtres humains sont privés d’eau potable et souffrent de sous-nutrition chronique, et que trois autres milliards souffrent de malnutrition malgré des ressources encore abondantes sur la planète. Pour répondre à cet enjeu, l’agriculture moderne s’était donnée comme mission de résoudre le problème de l’alimentation mondiale : non seulement elle a échoué mais elle l’a aggravé: l’agriculture occidentale, intensive et subventionnée crée des concurrences insoutenables pour les pays en développement, entraînant misères, indigence et dépendances. Les besoins vitaux de nombreuses populations de sont plus assurés. Les conséquences sur l’environnement ne sont plus à démontrer. Les difficultés d’accès à l’eau potable et à certaines ressources naturelles pourraient faire naître de nouveaux conflits armés. La situation est d’une gravité sans précédent.

L’inéquité du monde moderne

Prédateur majeur parmi toutes les êtres vivants, victime et bourreau de sa propre espèce, l’être humain moderne outrepasse plus que jamais ses besoins légitimes de s’alimenter, se vêtir, s’abriter et soigner ses maux. Il attend de la nature qu’elle assouvisse inexorablement ses superflus auxquels il ne sait plus donner de limite. Les cités urbaines dévorent le vivant sans l’entretenir ni le renouveler. Elles sont comme de gigantesques estomacs engloutissant des masses considérables de nourriture et générant des montagnes de déchets et de matière morte. L’insatisfaction accompagne sa dévorante aventure faite d’insécurité et d’angoisse.
Gaspillage éhonté d’un côté, famines de l’autre. L’injustice est à son comble. Pourant, la nature, selon les experts, pourrait nourrir 12 milliards de personnes sans pour autant ponctionner dans les réserves naturelles.

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Le biodiesel d’huile de palme: un remède pire que le mal

Alors que les ministres européens de l’énergie doivent débattre ce jeudi 19 avril de l’avenir de la politique de soutien aux agrocarburants, Inter-Environnement Wallonie, CNCD-11.11.11, Oxfam et FIAN présentent un rapport sur l’utilisation de l’huile de palme dans les agrocarburants consommés en Belgique. Il en ressort un constat accablant : une des principales mesures politiques censée rendre notre mobilité durable s’avère particulièrement nuisible à l’environnement et au climat.

Absente de nos moteurs jusqu’il y a quelques années, l’huile de palme est aujourd’hui brulée dans la quasi-totalité des moteurs diesels du royaume. Transformée en biodiesel, elle est mélangée au diesel d’origine fossile vendu à la pompe, en vertu d’une loi obligeant les distributeurs de carburants à procéder à l’incorporation d’agrocarburants dans les carburants.

Pour le consommateur, le mélange est « invisible », rien n’ayant changé dans la manière de faire le plein. Peu de citoyens sont d’ailleurs conscients de partiellement rouler avec des agrocarburants tels que l’huile de palme, de soja ou de colza.

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