Le paradoxe de la taxe écologique qui épargne les avions et les navires

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Photo : MESSALA CIULLA (Pexels.com)

Si les automobilistes grondent, le transport routier devrait se voir imposer une redevance européenne et la COP24 pourrait être (enfin) le lieu pour avancer sur l’aérien et le maritime, toujours exonérés de taxes, malgré leur forte contribution au réchauffement climatique et à la pollution.

Faire passer les camions à la caisse (et les automobiles) sur le principe du pollueur-payeur en augmentant les taxes sur le diesel et en imposant enfin une redevance, déjà présente dans plusieurs pays européens, fait son chemin en Europe, même si le gouvernement français est encore en pleine réflexion.

« Il faut taxer la route. Le Parlement européen a adopté l’euro redevance et la France va devoir la mettre en place. On n’a pas le choix, c’est un problème sanitaire. On doit s’attaquer à la pollution et au dérèglement climatique de front, martèle Karima Delli, députée européenne EELV et présidente de la Commission Transports du Parlement européen. Mais le gouvernement doit prévoir des dispositifs pour aider les habitants des zones rurales qui n’ont d’autres moyens que d’utiliser leur véhicule. A plus long terme, il faut absolument revoir la politique des transports publics et rouvrir les petites gares. La loi d’orientation des mobilités relance les débats pour avoir une mobilité bas carbone. Elle doit être inclusive. »

Le Parlement européen a, en effet, adopté le 24 mai dernier le principe d’une Euroredevance basée sur les kilomètres parcourus pour unifier les 14 taxes existant actuellement en Europe et pour enfin généraliser son application. Elles s’appliqueront au plus tard en 2023 pour les camions et les autobus et en 2026 pour les voitures. Rien de choquant à cela quand on sait le poids du transport dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de particules fines.

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Source : USINENOUVELLE.COM – 8 novembre 2018

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Etiquettes CO2 : l’art de la désinformation

A partir du premier septembre 2018, toutes les voitures neuves mises sur le marché de l’Union européenne seront testées selon une nouvelle procédure. Les émissions officielles de CO2 seront dès lors plus proches de la réalité, donc plus élevées qu’avec l’ancienne procédure de test. Différents outils (fiscaux et d’information) doivent être adaptés en conséquence. C’est le cas des étiquettes CO2 (avec code couleur) apposées dans les points de vente. Le surréalisme belge a encore frappé (à moins que ce ne soit le lobby automobile ?) : des voitures nettement plus polluantes que la moyenne bénéficieront dorénavant d’un label vert !

Des étiquettes CO2 pour des choix éclairés

label-co2L’arrêté royal du 05 septembre 2001 transposant la directive 1999/94/CE [1] établit en son article 3 que : «Toute personne qui propose à la vente ou en crédit-bail des voitures particulières neuves veille à ce qu’une étiquette de consommation de carburant, conforme aux exigences de l’annexe I, soit apposée sur chaque modèle concerné de voiture particulière neuve dans le point de vente, d’une manière clairement visible.» L’annexe I impose un modèle d’étiquette comprenant notamment un code couleurs en sept catégories, allant du vert foncé (pour les voitures les moins émettrices de CO2) au rouge (pour les voitures les plus émettrices), le jaune correspondant au milieu de l’échelle. Deux échelles sont définies : l’une pour les véhicules à essence, l’autre pour les véhicules diesel.

Une flèche indiquant la position des émissions de CO2 du véhicule concerné sur cette échelle permet à la personne regardant l’étiquette de directement se faire une idée des performances du véhicule par rapport à la moyenne. C’est pourquoi la case jaune a, en 2001, été centrée sur les émissions moyennes de l’époque. Soit 175 g/km pour les véhicules à essence neufs vendus en 2000, la case jaune s’étendant de 160 à 190 g/km, comme il apparaît sur la figure 1. La même logique s’appliquait pour les véhicules diesel, avec une case jaune centrée sur 160 g/km et s’étendant de 145 à 175.

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Source : IEW.BE – 8 février 2018

 

Inquiétudes face au nouveau record de concentration de CO2 dans l’atmosphère

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Photo : Pixabay

ONU Changements climatiques Actualités, Bonn, 30 oct. – La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère a atteint un nouveau record en 2016, niveau le plus élevé depuis 800.000 ans, avertit un nouveau rapport de l’ONU.

La concentration a atteint 403,3 parties par millions (ppm) en 2016 alors qu’elle était de 400 ppm en 2015, rapporte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a déclaré Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Publié une semaine avant que ne débutent les négociations sur le climat à Bonn (Allemagne), sous l’égide de l’ONU, le rapport démontre l’importance d’une réponse forte et urgente à l’échelle mondiale pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

« Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’Accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Selon l’Accord de Paris, les pays sont convenus de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et si possible à 1,5 °C, afin d’éviter les effets les plus néfastes du changement climatique. Il convient de rappeler que la température moyenne mondiale a déjà augmenté d’environ 1°C depuis lors.

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Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

Déforestation, acidification des océans, fonte des glaces, montée du niveau des océans, extinctions massives d’espèces animales, pollutions aussi diverses que destructrices, depuis l’avènement de l’ère industrielle, l’impact de nos activités sur l’environnement ne cesse de croître. Le développement récent de nos sociétés s’est fait sous un principe philosophique potentiellement problématique : l’homme doit dominer la Nature pour quitter l’état sauvage. Mais que faire aujourd’hui pour changer la donne ? Avons-nous des outils qui nous permettre de repenser notre relation à la Nature et plus globalement à la Terre sur laquelle nous vivons ? Pour Valérie Cabanes, juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme et le Droit humanitaire, le droit pourrait nous apporter une réponse.

Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

« Depuis la 1ère ère industrielle, nous avons agi comme des prédateurs sur Terre ». Pour Valérie Cabanes, le constat est sans appel. Cette juriste en droit international veut que la justice pénalise les atteintes à l’environnement en reconnaissant le crime « d’écocide ».

Des dommages impunis

« Comment se fait-il que ceux qui induisent, financent, décident, effectivement, de toutes les technologies qui détruisent l’atmosphère, la biodiversité et la biosphère soient, aujourd’hui, dans une totale impunité et puissent continuer à faire ce qu’ils font ? », se demande Valérie Cabanes. Une question qui mérite, selon elle, que la justice nationale, européenne et internationale se penche dessus. En effet, la juriste estime que « ceux qui commettent ce crime, détruisent les conditions vitales pour tous ».

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Plus que deux ans avant une « menace existentielle » : l’appel catastrophé de l’ONU pour le climat… et les humains

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Photo : Pixabay

PLANETE – Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique sinon il affrontera des « conséquences désastreuses », a averti l’ONU, en appelant la société civile à réclamer « des comptes » aux dirigeants de la planète.

C’est un compte à rebours qu’il a lancé. Et qui sonne comme une annonce de fin du monde. Lundi, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a prononcé un discours particulièrement alarmiste, autour de la question climatique. « Nous sommes confrontés à une menace existentielle directe« , dit-il. « Le changement climatique est la question déterminante de notre époque – et nous sommes à un moment décisif. Le changement climatique évolue plus vite que nous et sa rapidité a provoqué un séisme à travers le monde. »

Pour lui, c’est clair : « Si nous ne changeons pas de cap d’ici 2020, nous risquons de manquer le moment où nous pouvons éviter un changement climatique incontrôlé, avec des conséquences désastreuses pour les humains et tous les systèmes naturels qui nous soutiennent. »

Le secrétaire général de l’ONU dresse un bilan particulièrement inquiétant de l’état de la planète : « Nous connaissons des températures record dans le monde entier« , dit-il. « Selon l’Organisation météorologique mondiale, au cours des deux dernières décennies, 18 des années les plus chaudes depuis 1850 ont été enregistrées et cette année s’annonce comme la quatrième plus chaude. Les vagues de chaleur extrêmes, les incendies, les tempêtes et les inondations laissent une trace de mort et de dévastation. »

Trop de dirigeants ont refusé d’écouter
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Il estime encore que « nous avons été prévenus. Les scientifiques nous le disent depuis des décennies« , mais que « beaucoup trop de dirigeants ont refusé d’écouter. » Et selon lui, les résultats sont déjà visibles. « Dans certaines situations, ils ressemblent aux pires scénarios des scientifiques. »

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Source : LCI.FR – 21 septembre 2018

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On parle du changement climatique depuis plus de 30 ans. Pourquoi n’avons-nous rien fait ?

Par Andrew Revkin

Dans le temps qu’il a fallu pour justifier que le changement climatique est en grande partie lié à la pollution et l’activité humaine, la crise s’est profondément aggravée.

Il y a trente ans, l’impact potentiellement perturbateur des émissions carbone produites par la combustion fossile et la déforestation agressive qui commençait faisait la une de plusieurs journaux.

Il a fallu un siècle d’accumulation de faits scientifiques et une évolution majeure dans la perception de l’enjeu environnemental pour que cela se produise. Svante Arrhenius, scientifique suédois pionnier qui, en 1896, estimait pour la première fois l’ampleur du réchauffement dû à la combustion généralisée du charbon, voyait en ce changement une aubaine, une évolution vers «des climats plus équitables qui favorisera les climats terrestres les plus froids.»

Plusieurs reportages se sont succédé au fil des années, y compris un article remarquablement clair publié en 1956 dans le New York Times qui indiquait comment l’accumulation des émissions de gaz à effet de serre lié à la production d’énergie entraînerait des changements environnementaux durables. Dans sa conclusion, l’article prévoyait ce qui est devenu le principal obstacle à la lutte contre les émissions nocives : l’abondance des combustibles fossiles. «Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l’industrie aussi longtemps que cela sera rentable.»

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé à la fin de l’année 1988, après que divers facteurs ont mis en lumière l’effet de serre. Les grandes lignes d’une solution avaient été forgées un an plus tôt alors que les nations du monde entier se mettaient d’accord sur le Protocole de Montréal, qui fixait des mesures pour éliminer certains composés synthétiques mettant en péril la couche d’ozone.

Depuis, les détails ont changé, mais à bien des égards, les principaux problèmes demeurent à peu les mêmes que ceux que moi et d’autres journalistes pouvions déjà observer en 1988.

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Source : NATIONALGEOGRAPHIC.FR

Climat et effondrement : «Seule une insurrection des sociétés civiles peut nous permettre d’éviter le pire»

Par Yvan du Roy

Sommes-nous sous la menace d’un «effondrement» imminent, sous l’effet du réchauffement climatique et de la surexploitation des ressources ? Pour l’historien Christophe Bonneuil, la question n’est déjà plus là : des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs sont enclenchés et ne vont faire que s’accélérer. Il faut plutôt déplacer la question et produire une «pensée politique» de ce qui est en train de se passer : qui en seront les gagnants et les perdants ? Comment peser sur la nature de ces changements ? Migrations de masse, émergence d’un « capitalisme écofasciste », risque de conflits pour les ressources : malgré un constat brutal sur le monde qui se dessine, l’historien appelle à éviter le piège d’un «romantisme» de l’effondrement. «Une autre fin du monde est possible», affirme-t-il. Il revient aux sociétés civiles d’écrire le scénario final. Entretien.

Basta ! : Comment la situation climatique a-t-elle évolué depuis la signature des accords de Paris – dans le cadre de la Cop 21 -, à la fin de l’année 2015 ?

Christophe Bonneuil [1] : Les émission de gaz à effet de serre continuent d’augmenter partout, y compris en France. Au regard de la trajectoire des émissions mondiales, si nous continuons sans changer, nous prenons la direction d’une augmentation globale des températures d’au moins +3°C, bien avant la fin du siècle. Nous voyons là les limites du caractère facultatif de l’accord signé lors de la Conférence sur le climat de Paris, la COP 21, il y a trois ans. L’accord de Paris ressemble dangereusement aux accords de Munich en 1938 qui, croyant éviter une guerre mondiale, l’ont précipitée. Cet été, la concentration en CO2 de l’atmosphère a dépassé les 411 ppm (partie pour millions), un niveau inégalé depuis 800.000 ans à 4 millions d’années. Il faut être encore plus bête qu’un «munichois» pour croire que cela ne va pas avoir des conséquences d’ampleur géologique, ni provoquer des désastres humains et des bouleversements géopolitiques majeurs.

Quels sont les indicateurs et voyants qui montrent qu’un seuil fatidique, qui ouvrirait la voie à une «Terre étuve», pourrait être franchi dans les décennies à venir ?

Depuis l’ère quaternaire, la Terre oscille environ tous les 100.000 ans entre un état glaciaire et un état interglaciaire, entre deux périodes de glaciation. Ce qui nous menace c’est une sortie des limites de cette oscillation. La probabilité d’un scénario où la Terre basculerait vers un état d’étuve a été accrédité par un article paru en juillet dans la revue de l’Académie des sciences américaines [2]. En Inde, les projections des températures dans dix ou quinze ans montrent que certaines régions connaîtront des pics à plus de 50°C [3], ce qui pourrait arriver en France aussi à la fin du siècle [4]. Les corps ne pourront le supporter, des régions deviendront invivables, et les plus pauvres seront les plus touchés.

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Source : BASTAMAG.NET – 16 octobre 2018

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Notes :

[1] Historien, directeur de recherche au CNRS, co-auteur de L’événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous (Seuil, « Points Histoire », 2016) et directeur de la collection « Anthropocène » aux Ed. du Seuil.

[2] Voir cet article : Trajectories of the Earth System in the Anthropocene (en anglais).

[3] Deadly heat waves could hit South Asia this century (en anglais).
[4] Lire cet article du Monde.

Les différents gaz à effet de serre

L’effet de serre est à l’origine un phénomène naturel : un certain nombre de gaz présents naturellement dans l’atmosphère absorbent en effet une partie de la chaleur émise par la Terre. Cependant, suite aux activités humaines, la concentration de certains de ces gaz augmente, ce qui renforce l’effet de serre naturel. De plus, l’homme a également créé des substances synthétiques qui occasionnent à leur tour un (puissant) effet de serre.

Tous ces gaz à effet de serre sont émis en concentrations variables et possèdent un « pouvoir de réchauffement global » (Global Warming Potential ou GWP) different, qui représente l’effet de ce gaz sur une période de 100 ans; le CO2 sert de reference à cet effet, c’est pourquoi il a reçu la valeur de 1. Afin d’être en mesure d’exprimer l’émission des gaz différents dans la même unité, et de calculer leur effet conjugué, les quantités ejectées sont converties en équivalents de CO2. Par exemple, le methane a un PRG de 25, l’émission de 1kg correspond donc à 25kg équivalent CO2.

Gaz à effet de serre naturels

1. La vapeur d’eau (H2O) :

  • le plus important des gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère.
  • est créé par l’évaporation de l’eau présente à la surface de la Terre.

2. Le dioxyde de carbone (CO2) :

  • est créé par la décomposition naturelle de matières animales ou végétales, mais est absorbé par les plantes au cours du processus de photosynthèse (transformation de CO2 et d’eau en sucres sous l’effet de la lumière solaire).
  • est créé en grandes quantités suite aux activités humaines, principalement :
    • la production d’énergie par la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel),
    • la déforestation, surtout dans les régions tropicales, pour la conversion des forêts en terres agricoles,
    • des processus industriels comme la production de ciment et de chaux,
    • certaines activités dans la pétrochimie et la sidérurgie.
  • la concentration en CO2 a augmenté d’environ 35 % depuis 1750, de 280 à 379 ppm en 2005 (ppm = parts per million – nombre de particules par million) ! Les émissions d’origine fossile ont augmenté entre 1990 et 2000-2005 de 6,4 à 7,2 GtC/an. C’est ce gaz qui exerce le rôle le plus important dans l’effet de serre actuel (plus de 50%).

3. Le méthane (CH4) :

  • est créé par la décomposition de matières végétales en milieux humides.
  • un peu plus de la moitié des émissions totales de méthane est provoquée par les activités humaines :
    • l’agriculture (rizières, fermentation dans l’intestin des ruminants, utilisation de fumier et de lisier),
    • le traitement des déchets ménagers (versages, compostage),
    • l’exploitation, la distribution et la consommation de gaz naturel (fuites, gaz insuffisamment ou non brûlé).
  • la concentration en méthane a augmenté de près de 150 % depuis 1750, de 700 à 1774 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; ce gaz est responsable d’environ 20 % de l’effet de serre actuel. Les émissions de méthane sont demeurées assez stables au cours de la dernière décennie.
  • le méthane a un “pouvoir de réchauffement global” (GWP = Global Warming Potential) 25 fois supérieur à celui du CO2.

4. Le protoxyde d’azote ou ‘gaz hilarant’ (N2O) :

  • les émissions de ce gaz à effet de serre suite aux activités humaines proviennent de:
    • l’agriculture (utilisation d’engrais contenant de l’azote),
    • l’industrie chimique (ex. production d’acide de salpêtre),
    • la combustion de combustibles fossiles pour le chauffage domestique et les transports.
  • la concentration actuelle est environ 16 % supérieure à celle de 1750, 319 au lieu de 270 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; le gaz hilarant est responsable d’environ 6 % de l’effet de serre actuel.
  • possède un “pouvoir de réchauffement global” 298 fois supérieur à celui du CO2 !

5. L’ozone (O3) :

  • l’ozone est naturellement présent dans la stratosphère (à une altitude de 10-15 km) : il protège la planète contre les dangereux rayons UV. L’affaiblissement des concentrations en ozone stratosphérique (le célèbre “trou dans la couche d’ozone”) est provoqué par des substances produites par l’homme et qui désintègrent l’ozone à ces altitudes, comme par exemple un certain nombre de composés fluorés (ex. les gaz propulseurs dans les aérosols).
  • mais l’ozone est également créé dans la troposphère (le milieu de vie de l’homme) suite à une réaction chimique – sous l’effet d’une lumière solaire intense – entre des substances résultant de la pollution de l’air. L’ozone, gaz très réactif, est nuisible pour la santé, exerce un impact négatif sur le rendement des cultures agricoles, etc. Aux basses altitudes, l’ozone renforce également l’effet de serre.

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Source : CLIMAT.BE 

Le CO2, matière première la plus performante sur 2018

Le prix du carbone a bondi de plus de 300 % en un an, et pourrait atteindre 35 à 40 euros par d’ici 2023 après la dernière réforme du marché européen. Une situation qui remet en cause la viabilité économique des centrales à charbon après 2021.

Selon un rapport de Carbon Tracker, le prix de la tonne de CO2 devrait atteindre 25 euros fin 2018, et grimper à 40 euros d’ici 2023, le marché anticipant une raréfaction de l’offre de quotas. Les secteurs de l’énergie et de l’aviation notamment seront théoriquement confrontés à un déficit d’environ 1,4 milliard de tonnes de quotas.

L’initiative Carbon Tracker est constituée de spécialistes de la finance qui entendent traduire le risque climatique réel sur les marchés financiers d’aujourd’hui.

La Banque mondiale, ainsi que des groupes d’entreprises et des investisseurs, appellent aussi à un soutien plus large à la tarification du carbone afin de réduire les émissions et d’investir dans des technologies plus propres.

La discussion prend de l’ampleur alors que les pays se réuniront lors de la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat (COP 24) du 3 au 14 décembre à Katowice (Pologne). Une rencontre qui revêt une importance cruciale, puisqu’elle constitue la date limite pour la présentation d’un ensemble de règles qui régiront l’accord de Paris, parmi lesquelles la possibilité de fixer un prix pour le carbone.

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Source : EURACTIV.FR – 21 août 2018

Comment évoluent actuellement les émissions de gaz à effet de serre ?

Un peu de CO2 pour commencer

Depuis que Denis Papin et James Watt nous ont fait découvrir les joies de la machine à vapeur, la croissance de la production industrielle – qui, en volume, augmente sans discontinuer depuis cette époque, la « dématérialisation » n’étant qu’un terme à la mode – les émissions de CO2 – le principal gaz à effet de serre d’origine humaine – augmentent, et non seulement elles augmentent, mais elles ont même tendance à augmenter de plus en plus vite, comme on peut facilement le constater ci-dessous.

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Evolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 provenant des combustibles fossiles, de 1870 à 2000, en millions de tonnes de carbone (rappel : une tonne de carbone = 3,67 tonnes de CO2).
Le lien entre développement industriel et émissions de CO2 est manifeste, et fonctionne dans les deux sens : la récession qui a frappé les pays de l’Est après la chute du Mur de Berlin a engendré une baisse massive de leurs émissions (Eastern Europe sur le graphique).
Source : Marland, G., TA. Boden, and R. J. Andres, 2003. Global, Regional, and National Fossil Fuel C02 Emissions. In Trends: A Compendium of Data on Global Change. Carbon Dioxide Information Analysis Center, Oak Ridge National Laboratory, U.S. Department of Energy, Oak Ridge, Tenn., United States

Ce constat commence avec les émissions provenant des combustibles fossiles, que nous présentons ci-dessous discriminées par zone d’émission.

Mais il n’y a pas que les combustibles fossiles qui contribuent aux émissions de CO2 : c’est aussi le cas de la déforestation et de la production de ciment. Dans le premier ce qui cause les émissions est le fait de couper puis brûler les arbres pour défricher des forêts et les transformer en surfaces agricoles (ce qui provoque l’essentiel de la déforestation), et dans le deuxième le CO2 provient de la réduction du carbonate de calcium (composant essentiel du calcaire), CaCO3, pour le transformer en chaux vive sous l’effet de la chaleur dans de grands fours à environ 1000 °C (le ciment est en effet un composé proche de la chaux vive).

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Source : JANCOVICI.COM – 1er août 2013