Clarebout vivement critiqué à Comines

Publié la semaine dernière après dix jours de silence, le communiqué de presse de Clarebout Potatoes suite au drame n’a pas tardé à faire réagir. Philippe Mouton, conseiller communal (Écolo) et Patrick Maton (les Amis de Warneton) chargent l’entreprise flamande.

C’est à grand renfort de justifications et de chiffres plaidant pour la sécurité dans l’entreprise que Clarebout Potatoes s’est dédouané de l’accident dramatique qui a eu lieu le 24 octobre dernier. Après dix jours de silence, la direction est sortie de son silence pour rappeler qu’elle mettait tout en œuvre pour la sécurité dans l’entreprise.
À Warneton, de nombreuses réactions n’ont pas tardé à éclore, dont celle du conseiller communal Philippe Mouton. « Nous sommes étonnés par la lenteur de la réaction de l’entreprise après la mort d’un de ses ouvriers » a souligné le conseiller Écolo dans une déclaration cosignée avec Patrick Maton et Elisabeth Dumoulin (Deûlémont Défense de l’Environnement). « Nous sommes aussi étonnés par ce qui est mis en évidence dans le communiqué et qui ne correspond pas aux témoignages des ouvriers depuis douze jours. Nous pensons qu’il leur a fallu du courage pour dénoncer ce qu’ils vivaient au quotidien. Cela mérite le respect. »

Lire dans la suite de cet article : http://mouscron.nordeclair.be/152063/article/2017-11-13/clarebout-vivement-critique-comines

Source : NORD ECLAIR – 13 novembre 2017

Réaction au communiqué de l’entreprise Clarebout Potatoes

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6/11/2017 – Nous avons pris connaissance du communiqué émis par l’entreprise et nous espérons qu’à l’avenir les efforts décrits porteront leurs fruits.

Nous sommes néanmoins étonnés par la lenteur de la réaction de l’entreprise après la mort d’un de ses ouvriers. Nous sommes aussi  étonnés par ce qui est mis en évidence dans le communiqué et qui ne correspond pas aux témoignages relatés dans la presse depuis douze jours. Nous pensons qu’il ne suffit pas de sous-estimer l’importance de photos explicites. Nous pensons qu’il a fallu du courage aux ouvriers qui ont dénoncé ce qu’ils vivaient au quotidien et que cela mérite le respect.

Après une déclaration aussi dithyrambique comment l’entreprise peut-elle expliquer sa proposition d’augmentation de 150% de la journée de travail à des personnes révoltées par la mort de leur compagnon ? Comment l’entreprise peut-elle subtilement induire la responsabilité individuelle alors qu’elle prône autant l’aspect collectif du travail ? Comment l’entreprise explique-t-elle les grillages dressés autour des groupes d’ouvriers au demeurant calmes ? Comment l’entreprise peut-elle expliquer le maintien de la production à Nieuwkerke  au plus fort de l’épidémie de cet été ? Comment à cette période l’entreprise a-t-elle pu former des dizaines d’intérimaires en quelques jours dans des fonctions et des postes dangereux et complexes ? Enfin, comment explique-t-elle les incendies de ces dernières années ?

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Clarebout-Potatoes : le témoignage accablant d’un ancien salarié sur les conditions de travail

La semaine dernière, un homme originaire de Wattrelos a perdu la vie dans un accident du travail à l’usine Clarebout-Potatoes de Warneton (Belgique). L’un de ses anciens collègues a décidé de rendre publiques des photos mettant en cause les conditions de travail au sein de l’entreprise.

Reportage : Laura Lévy, Antoine Morvan, Marion Dubois

Les photos sont accablantes. Des sols gras, glissants, des frites agglomérées, de l’huile sur toutes les surfaces, des machines jamais nettoyées.

Les clichés ont été pris cet été par un ancien salarié de Clarebout-Potatoes. Il a voulu dénoncer les conditions d’hygiène et de sécurité dans l’entreprise belge de transformation de pommes de terre.

Lire la suite de l’article : FRANCE 3 – 1er novembre 2017

Clarebout Potatoes : « Jamais vu un tel laxisme »

Témoignage accablant d’un ancien ouvrier qui dénonce des problèmes d’hygiène et de sécurité au nom d’une production intensive.

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Pas évident d’éviter les chutes avec ce qui traîne sur le sol…

Chez Clarebout Potatoes la mort de Rachid a été un traumatisme pour beaucoup. Et les langues se délient…
C’est ainsi qu’un ancien travailleur, qui a quitté l’entreprise de son plein gré, a souhaité témoigner de ce qu’il a vécu. Fort opportunément, il a pris des photos de la situation telle qu’elle était en août dernier.
Nous l’avons rencontré à son domicile, dans la métropole lilloise, mais nous respectons son souhait de garder l’anonymat.
« J’ai travaillé dans d’autres usines; tout n’était pas parfait, mais je n’ai jamais vu un tel laxisme. Il y a plusieurs années, quand j’ai commencé chez Clarebout, tout était plus ou moins en ordre, propre. C’est lorsque l’usine a commencé à s’agrandir que l’unique mot d’ordre a été « production ». Partout, dès qu’il y avait un blocage, on avait l’ordre d’enlever la sécurité. »
Comme le nettoyage ne rapporte rien, on le néglige : « Nous étions toujours avertis des contrôles d’hygiène. Tous les deux ou trois mois, on faisait le grand nettoyage et tout était propre quand le contrôleur passait. Mais, entre deux, on ne fait pas grand-chose. »

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Communication verrouillée sur la maladie des employés de l’usine de pommes de terre belge

pommes_de_terreL’épidémie pourrait être une fièvre de Pontiac ou syndrome toxique des poussières organiques.
Les autorités refusent pour l’heure de donner la moindre information sur l’épidémie qui a touché en une semaine, 85 salariés d’une usine de Neuve-Eglise en Belgique.

Le 26 juillet dernier, une quinzaine de personnes étaient admis au Centre hospitalier d’Armentières, pour des symptômes respiratoires, des courbatures et de la fièvre. Tous étaient salariés de l’entreprise Clarebout Potatoes, qui conditionne des pommes de terre en frites surgelées. Une semaine plus tard, le jeudi 3 août, le bilan atteignait 85 salariés contaminés.

Si une grande partie des patients sont renvoyés chez eux avec des médicaments contre la fièvre, certains restent hospitalisés ou en isolement par précaution. Des analyses sont également réalisées afin de déterminer l’infection. Si les résultats devaient arriver vendredi dernier selon le directeur de garde d’Armentières, Claude Decrock, interviewé par la Voix du Nord, il n’en est toujours rien ce dimanche 6 août. D’ailleurs la communication autour de la mystérieuse épidémie, semble verrouillée à tous les niveaux.

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Des techniciens de Tacquet industries, victimes oubliées de Clarebout Potatoes ?

C’est ce qu’affirme le patron de cette entreprise carvinoise dont quatre techniciens, après être intervenus, fin juillet, sur le site industriel belge touché par une infection, ont été malades et sont, pour deux d’entre eux, toujours en arrêt.

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Jean-Pierre TACQUET, le PDG.

Tacquet industries est spécialisée en usinage sur site. «On répare toutes les pièces non démontables sur des machines industrielles », explique Jean-Pierre Tacquet, le patron. Une activité qui l’amène à intervenir partout en France et même dans le monde. Et qui a conduit quatre de ses quarante techniciens sur le site de Clarebout Potatoes, à Neuve-Église, en Belgique.

«Deux d’entre eux y sont allés les 19, 20 et 21 juillet, tout s’est bien passé. Puis, ils y sont retournés entre le 26 et le 29, on a dû remplacer l’un d’eux le 28 car il ne se sentait pas bien du tout. Celui qui a pris sa place a, lui aussi, été malade, ainsi qu’un troisième qui est venu en renfort pour donner un conseil technique et qui a été contaminé en deux heures de temps. Quant au quatrième, il a été incommodé mais plus légèrement. » Résultat : deux ont été hospitalisés le week-end et mis en arrêt maladie toute la semaine, sans savoir de quoi ils souffraient. Ni même soupçonner l’origine de leurs maux…

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 5 août 2017

Clarebout potatoes: fièvre de Pontiac ou réaction aux pesticides?

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Pendant que les scientifiques se penchent sur cette mystérieuse épidémie, l’usine tourne toujours à plein régime.

Jeudi soir, l’agence flamande de soins et santé a émis un communiqué quant à la contamination à l’entreprise Clarebout, site de Neuve-Église. Une centaine de personnes se sont présentées dans les services d’urgence, mais plus aucune n’est hospitalisée. De plus, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis quelques jours.

Dans l’usine, des échantillons d’eau et d’air ont été prélevés pour déterminer si la maladie est due à la présence de légionelles dans l’eau ou de poussières toxiques, dans l’air. Les mesures de sécurité sanitaires sont appliquées à la lettre: port du masque obligatoire et désinfection de toute l’installation d’eau.

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Épidémie chez Clarebout-Potatoes : le MR de Comines-Warneton souhaite réagir très vivement !

Au moins 70 personnes infectées à Neuve-Église, et les rares employés qui ne sont pas encore malades obligés de travailler la peur au ventre ; d’autres faits graves nous sont relatés mais… aucune source officielle ! À Warneton, une odeur insupportable… Un chauffeur qui circule sur les deux sites, lui aussi, malade !…

Une « omerta  » (loi du silence) apparemment organisée par l’entreprise et des pouvoirs publics qui font silence radio. Comment est-ce possible ? Et où va-t-on ?

Tout cela est interpellant. Et préoccupant. Les citoyens et les citoyennes de l’entité de Comines-Warneton attendent des réponses aux questions légitimes qu’ils se posent. Dans un tel cas, le droit à l’information est un droit démocratique. En ce qui nous concerne, nous exigeons une transparence absolue !

Nous soutenons et reprenons à notre compte les propos de notre conseiller communal et médecin Didier Soete, qui s’indigne à ce sujet : « Quand on voit le nombre de personnes infectées ou du moins ayant été amenées à consulter, je ne peux pas comprendre que l’on n’ait pas encore pris des mesures d’éviction préventive afin d’éviter toute nouvelle contamination, car si la bactérie ou le virus est comme on le prétend non identifié, c’est la seule mesure et le seul principe de précaution qu’il faut mettre en place en attendant les résultats des prélèvements microbiologiques. Or, que du contraire, on engage des intérimaires !… « 

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Clarebout : quatre questions sur la mystérieuse infection des salariés de l’usine de pommes de terre

Depuis la semaine dernière, les salariés de l’usine de pommes de terre Clarebout Potatoes, à Neuve-Eglise en Belgique, sont hospitalisés les uns après les autres pour une infection semblable à un état grippal. Le point sur la question. 

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(…)

Que se passe-t-il à l’usine de Neuve-Eglise (B) ?

Depuis la semaine dernière, un grand nombre d’employés ont été hospitalisés pour des symptômes similaires, proches d’un état grippal : fièvres, courbatures, vertiges…

Les patients ne sont en général restés que quelques heures en hospitalisation, mais ils sont aujourd’hui au moins une centaine à avoir été hospitalisés en France et en Belgique, selon un décompte de la télévision régionale Focus Wtv.

La dernière personne encore à l’hôpital au CH d’Armentières est sortie ce jour.

L’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France, qui s’est penchée sur les cas français, a pour sa part recensé 71 hospitalisations.

Quelles pistes sont envisagées ?

La piste de l’épidémie de grippe a d’abord été envisagée, et cette thèse a d’ailleurs été très vite soutenue par l’entreprise. « On ne peut pas encore le confirmer, mais la probabilité est très grande pour que ce soit la grippe«  avait soutenu l’entreprise auprès de nos confrères de laVoix du Nord.

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Le dernier salarié de Clarebout hospitalisé ne l’est plus

Suite et sûrement pas fin du « feuilleton » Clarebout potatoes, l’usine dont les salariés du site de Neuve-Église sont touchés par une mystérieuse maladie…

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Motus et bouche cousue. La stratégie de « communication » de l’usine Clarebout, (…), est claire. Ce jeudi, par téléphone comme lorsque nous sommes allés sur place, nous nous sommes heurtés à la barrière de l’accueil. Nous renvoyant vers l’équivalent belge du ministère de la Santé. Dont le porte-parole, M. Eyckmann, nous assure : «  Un grand nombre de laboratoires sont occupés à analyser les différents échantillons, prélevés dans l’usine, et sur les travailleurs. »…

 

Lire la suite de l’article : LA VOIX DU NORD – 3 août 2017