Rejets d’effluents industriels polluant la Lys par CL Warneton (vidéos filmées entre le 25/05 et le 17/06/2018)

Montage de 10 vidéos filmées entre le 25 mai 2018 et le 17 juin 2018 montrant des rejets polluants d’effluents industriels dans la Lys par la station d’épuration (STEP) de l’usine Clarebout de Warneton.

Selon les permis accordés en 2011-2012 par la région wallonne, la capacité de traitement de la STEP est de 200.000 EH (équivalent habitant), ce qui correspond à la population de Roubaix et Tourcoing…
Les eaux usées traitées par la STEP déversées dans la Lys devraient être claires comme de l’eau du robinet, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
La couleur, l’opacité et le débit important des effluents rejetés mis en évidence dans ce montage laissent penser que CL Warneton est en train de vider un des bassins de la STEP dans la Lys.
Selon nos informations, c’est l’ordre qui serait donné aux opérateurs de la STEP quand un bassin est sur le point de déborder… La surproduction et le manque de formation du personnel seraient la cause de la saturation de la station d’épuration et des rejets polluants qui en résultent…

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Contrôle multidisciplinaire dans l’entreprise CL-WARNETON

Mise à jour : 20 juin 2018

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Photo: Patrick Maton (octobre 2015)

Ce 15 juin 2018 au matin, un contrôle multidisciplinaire non-annoncé a été mené au sein de l’entreprise CL-WARNETON située chaussée de Lille 61 à 7784 Warneton. Ce contrôle coordonné a été mené sous la direction conjointe de l’auditorat du travail du Hainaut et de l’autorité administrative de la Ville de Comines-Warneton, en présence de Monsieur l’Auditeur du Travail, de madame la Bourgmestre f.f. de Comines-Warneton, d’un magistrat du Parquet du Procureur du Roi de Mons-Tournai, du département de la police et des contrôles de Wallonie, du service de contrôle du Bien-être au travail de Mons, de la Zone de secours de Wallonie Picarde notamment les départements prévention incendie et planification d’urgence, du service urbanisme de la Ville de Comines-Warneton et de la police locale de Comines-Warneton.

Les détails et résultats de cette opération de contrôle feront, le cas échéant, l’objet d’une prochaine communication par les instances précitées.

Source : POLICELOCALE.BE – 15 juin 2018

Remarques de Amis de Warneton

Dans La Voix du Nord du 19/06/2018, nous apprenons notamment que

  • La visite surprise a semé la panique dans l’encadrement.
  • Aucun PV n’ a été établi et l’intention de ce contrôle était de faire passer un message auprès de la direction de CL Warneton…
  • Les services de secours (pompiers) réclament toujours des documents sur la 7e ligne de production(1)
  • Selon l’auditeur du Travail : « Lorsque la police s’est présentée il y a un mois et demi sur un accident de travail, l’accès à l’usine leur a été refusé. Nous n’avons pas vraiment apprécié, alors, nous sommes venus en groupe montrer que nous sommes là.« 
  • Selon le Procureur ce contrôle est une « visite de vérification ».

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Notes :

  1. Cette nouvelle ligne de production devrai être mise en service en juillet 2018.
  2. Suite à la demande de permis de CL Warneton en 2011-2012, le SPW a autorisé:
    – 3 lignes de spécialités de 72 tonnes/jour chacune. Ces lignes portent les n°5, 6 et 7;
    – l’augmentation de la capacité de traitement de la station d’épuration (STEP) avec la construction d’un nouveau bassin aérobie qui atteint ainsi 200.000 EH (eq. habitants) au lieu de 35.000 EH;
    – la construction de l’actuel grand congélateur automatisé (capacité de stockage: 65.520 palettes).
    – avec ces extensions la capacité de production journalière en produits finis de CL Warneton officiellement autorisé par la SPW passe à 1.140 tonnes. En réalité, le tonnage de production journalière est beaucoup plus élevé…
  3. Selon nos sources, la capacité de production de la ligne 7 devrait être entre 40 et 60T/heure, soit entre 960 et 1.440 tonnes/jour et devrait aussi produire, comme c’est le cas avec la ligne 6, des frites surgelées et non seulement des spécialités…
  4. Les lignes 5, 6 et 7 étant identiques aux lignes 3 et 4 dont la production de frites surgelées autorisée par le SPW est 432 tonnes/jour chacune (en réalité 960 à 1.032 tonnes/jour chacune), leur capacité de production peut allègrement atteindre celle des lignes 3 et 4, ce qui est le cas en réalité…
  5. Le nombre de mouvements de poids lourds et tracteurs autorisé par le SPW suite à la demande de permis de 2011-2012 passe à 414.
  6. Nous avons aussi appris que CL Warneton a aussi fait installé un énorme four de cuisson au gaz qui ne figure nul part dans les demandes de permis de 2011-2012 et 2016… Les pompiers feraient bien de s’intéresser à ce four, qui, selon nos informations inquiètent certains employés de l’usine.

A suivre…

Origine des eaux utilisées par CL WARNETON

Attention ! Les chiffres ci-dessous correspondent à une production journalière de produits finis s’élevant à 1.140 tonnes/jour (tonnage officiel autorisé par le SPW)… Comme CL Warneton produit en réalité beaucoup plus, les chiffres ci-dessous sont à augmenter d’autant plus….

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L’établissement dispose de quatre sources d’approvisionnement en eau, à savoir:

  • de l’eau de distribution publique,
  • des eaux pluviales,
  • de l’eau de captage de la Lys,
  • de l’eau recyclée, issue de sa station d’épuration.

L’eau de distribution publique est essentiellement utilisée pour les usages domestiques de l’établissement. Elle peut également être utilisé dans les installations de production (blanchissement et lignes de flocons)

La consommation d’eau de distribution pour les usages industriels n’est pas fixe et varie selon les jours et les besoins. L’établissement dispose à cet effet d’un bassin de stockage d’une capacité de 500 m3 qu’il ponctionne en cas de nécessité. Cette consommation est actuellement estimée à 50.000 m3/an; le demandeur espère diminuer à 12.000 m3 en privilégiant d’autres sources d’approvisionnement.

Les eaux pluviales récoltées au niveau des toitures d’une partie des bâtiments sont utilisées dans les systèmes de refroidissement des unités logistiques du froid, mais également pour le triage et le lavage des pommes de terre.

L’eau issue des captages de la Lys est utilisée pour les parties suivantes du process :

  • blanchiment (frites et flocons);
  • passage des frites dans les bacs contenant du pyrophosphate;
  • refroidisseurs de la ligne de flocons;
  • préparation de polymère;
  • alimentation des chaudières à vapeur;
  • nettoyage à l’eau chaude.

L’eau captée dans la Lys subit un traitement par micro-filtration et d’osmose inversée. Le demandeur dispose actuellement d’une autorisation de captage de 45 m3/h, soit 394.200 m3/an. Il souhaite augmenter cette capacité à 100 m3/h ou encore 876.000 m3/an.

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12/05/2018 – Rejets d’effluents industriels de CL Warneton dans la Lys (vidéo)

Du tuyau qui rejetait de l’eau marron hier (à droite sur la photo ci-dessus), il sort ce matin de l’eau clair mais à très fort débit. L’autre tuyau, quant à lui, rejette de l’eau légèrement marron. Son débit est nettement moindre.

Pour mémoire, CL Warneton a eu reçu l’autorisation du SPW de

  • rejeter dans la Lys 80 m3/h (1.920 m3/j) d’eaux traitées via sa station d’épuration (dont la capacité est 200.000 EQ (EQ=équivalent habitants), soit le nombre d’habitants de Charleroi ou de Roubaix-Tourcoing…
  • capter 100 m3/h d’eaux de surface dans la Lys.

Articles connexes

Warneton – Encore des rejets industriels dans la Lys

Mise à jour : 23 mars 2018

Par Marie-France Philippo

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Photo prise par un membre de l’association Deûlémont Environnement le 14/03/2018 (14h35)

Depuis une semaine, à l’arrière de CL Warneton, les promeneurs ont remarqué des traces huileuses dans le bras mort de la Lys, avec une odeur particulièrement répugnante, signale-t-on du côté de l’association Deûlémont Environnement défenses de l’environnement. Des écoulement directs depuis un réservoir(1) de la station d’épuration ont été constatés, de même que depuis les égouts où ne devraient sortir que les eaux pluviales. Depuis des jours, l’entreprise tente de résoudre ce problème de rejets parfaitement illégaux(2), avec plusieurs montages et démontages de tuyau. Les opposants(3) à Clarebout incriminent la nouvelle ligne de production(4), qui entraîne une épuration en surrégime.

Source : L’AVENIR – 20 mars 2018

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Warneton (B) – Un futur relais nautique sur la Lys

Mise à jour : 11 février 2018

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Un reportage vidéo de NOTELE (Durée : 1:49)

Un tout nouveau projet INTERREG a été lancé pour dynamiser le tourisme dans la vallée de la Lys. La courte escale wallonne située à Warneton n’a pas loupé le coche, les financements européens permettront d’y construire un relais nautique.

Source : NOTELE.BE – 4 janvier 2018

Remarques des Amis de Warneton

Le but du projet INTERREG V « Cap sur la rivière d’Or »  est de valoriser la destination écotouristique1 de la Lys grâce à des activités fluviales et patrimoniales le long des berges.
La participation de la Ville de Comines-Warneton (opérateur partenaire) consistera en l’aménagement d’une halte nautique (incluant la construction de sanitaires, l’éclairage de la zone et des raccordements à l’eau courante et à l’électricité) pour bateaux de plaisance sur le bras mort de la Lys à Warneton (Lys mitoyenne), devant le Musée de la Brasserie.
Le budget de ce projet s’élève à 59.663,00 € avec un cofinancement à 50 % par des fonds européens FEDER et à 40 % par le Service Public de Wallonie.

Certes, c’est un beau projet en soi et nous souhaitons bien entendu que cette halte nautique rende le musée de la Brasserie et les commerces de Warneton encore plus prospères.

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Tourisme pédestre le long de la Lys. Photo: ©Patrick Maton (octobre 2015)

L’industrialisation du Pont-Rouge à Warneton ou comment passer de l’écotourisme au tourisme industriel…

Malheureusement, ce projet d’écotourisme, dont la vocation est aussi et surtout l’éducation et la sensibilisation à l’environnement, nous semble totalement incompatible avec la présence de l’usine Clarebout, son projet de second congélateur, sa production augmentée, ses rejets récurrents dans la Lys, ses nuisances visuelles, sonores et olfactives, la future plateforme-portuaire et le zoning industriel à venir au Pont-Rouge…

Gros problème d’accessibilité pour la navigation de plaisance

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Lys mitoyenne à Warneton. Le lit du bras mort de la Lys ne cesse de s’élever rendant quasiment impossible la navigation de plaisance… Photo:©Patrick Maton (8 août 2017)

Il y a un gros problème d’accessibilité pour la navigation de plaisance. Des alluvions massives colmatent le méandre de la Lys. Même si voilà trois ans, des prélèvements de vase ont été effectués par le SPW, le lit du cours d’eau se remplit de nouveau. Les alluvions proviennent de trois sources différentes. Le courant apporte des alluvions de l’amont, c’est leur progression normale, les péniches descendantes et montantes dans le nouveau tracé de la lys font refluer des alluvions de l’amont et aussi de l’aval. Enfin, la Douve apporte des quantités impressionnantes de limon. Lors de grosses précipitations le flux de la Douve est si fort qu’il est capable de remonter le bras mort à contre courant vers le quai Verboeckhoven en y déposant des terres en suspension.

Autres photos (grand format) du bras mort de la Lys (vers Bas-Warneton) mettant en évidence la pollution, son assèchement,…

Cliquer sur les liens suivants :

Caractéristiques et but de l’écotourisme

Il rassemble donc toutes les formes de tourisme axées sur la nature et qui comportent une part d’éducation et de sensibilisation à l’environnement, aussi bien à destination des touristes que des autochtones. Les groupes, souvent encadrés par des entreprises locales, sont généralement restreints.

L’écotourisme doit également apporter de l’emploi et des revenus aux populations locales, tout en fournissant des avantages économiques aux communautés d’accueils, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des espaces naturels.

Warneton (B) – Petites et grandes histoires autour de la Lys

Par Antoine Pontrandolfi

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Le guide est passionné et passionnant. Au fil de la Lys, Philippe Mouton explique, décrypte, enseigne l’histoire de Comines-Warneton à travers le paysage. Des traces visibles de loin à celles qu’il faut deviner, la balade nous fait remonter jusqu’à l’ère glaciaire pour s’achever de nos jours. ©Photo : A. P.

De la défense de mammouth aux vestiges des templiers, l’histoire est riche de traces à Warneton.

Ancien instituteur, Philippe Mouton aime faire découvrir l’histoire de Comines à ses habitants. Par plusieurs points de passage, il illustre, le long de la Lys, le passé cominois de l’ère glaciaire à aujourd’hui. Des balades qu’il effectue pour le compte de l’ASBL Écovie.

> 45.000 ans avant J.-C : La visite guidée débute aux briqueteries de Ploegsteert. « C’est un livre ouvert sur la préhistoire locale. Là, dans les argilières, on a fait des découvertes magnifiques » résume Philippe Mouton. Comme cette défense de mammouth de deux mètres de long, découverte en novembre 1997. « Plus on creuse, plus on remonte le temps. C’est d’autant plus fascinant qu’on a découvert un puits romain à une vingtaine de mètres de là. Cette carrière est un témoin privilégié de la faune et des civilisations qui ont peuplé Comines-Warneton. La balade commence ici de la plus belle des façons

> 3.000 ans avant J.-C. : Un champ en pente et en bordure de Lys a donné lieux à d’autres découvertes d’une grande richesse entre Warneton et Bas-Warneton. Une tribu du néolithique en a fait son cadre de vie, il y a 5.000 ans. « Ces gens-là représentent bien la mutation entre les chasseurs-cueilleurs et les éleveurs. Ils avaient la Lys en contre-bas pour pêcher, une partie de pâture humide où l’herbe poussait à foison, idéale pour les bêtes et une autre en aval, plus sèche pour les cultures. On y a retrouvé des outils en silex. »

Suivre ce lien pour lire la suite : http://www.nordeclair.be/archive/d-20180112-3K00UR

Source : NORD ECLAIR – 12 janvier 2018

Comines – La Lys va subir de profondes modifications

La première phase des travaux a commencé fin 2016. La deuxième devrait débuter en 2018.

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La Lys est un point névralgique dans l’entité de Comines. Mais les travaux à venir aux abords du cours d’eau interrogent les riverains. Philippe Bracaval, député wallon (MR), a interpellé le ministre de I’environnement de la région Carlo Di Antonio au sujet des aménagements à venir sur et aux abords de la Lys…

Les travaux d’amélioration des abords du pont frontière entre Comines-France et Comines-Belgique, de rénovation de la rue du Fort à Comines-Belgique et de la rectification de la Lys ont été entamés depuis de longs mois.
Pourtant, ils étaient dans les cartons depuis 1982!
Ces profondes modifications dans l’entité cominoise sont bien lancées. Sur une distance de 1.600 mètres, les travaux de rectification de la Lys s’inscrivent, dans un projet européen baptisé « Seine Nord Escaut » ayant pour but de créer un nouvel axe de navigation. Ils devraient débuter au printemps 2018. Si le Service Public de Wallonie (SPW) en profite pour mettre en place une route portuaire pour dévier les poids lourds du centre-ville de Comines (qui en a bien besoin), Philippe Bracaval s’inquiète du fait qu’une ouverture de la digue (un pertuis) devra passer sous le pont. Un aspect qui n’aurait pas été étudié et qui pourrait causer le report des travaux de plusieurs mois. « Pourquoi la pose de pertuis n’avait-le pas été mis à l’étude ? » a questionné le député wallon à son ministre en demandant également si des moyens supplémentaires seront alloués pour accélérer les travaux.

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Parlement wallon – Question parlementaire sur le rejet d’huile de l’usine Clarebout dans la Lys

La présence de taches d’huile sur la Lys

  • Session : 2017-2018
  • Année : 2017
  • N° : 457 (2017-2018) 1

Question écrite du 07/12/2017

  • de VANDORPE Mathilde
  • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Des taches anormales flottaient sur la Lys, de quoi inquiéter les riverains. Il s’agissait d’huile utilisée par Clarebout qui affirme que le séparateur d’huile a été endommagé par les fortes pluies.

La police de l’environnement s’est rendue directement à Warneton pour prélever des échantillons d’eau pour être analysés.

Le lendemain, les riverains voyant des résidus qui stagnaient sur la Lys, ont fait part de leurs inquiétudes aux forces de l’ordre. Un barrage flottant a permis de récolter l’huile à la surface (environ 100 à 300 Litres).

Cet énième accident n’a pas manqué de faire réagir les opposants à l’entreprise. Trop de négligences sur le matériel : « ils ont de gros problèmes de maintenance, et de conclure c’est de la négligence pure et dure ».

Quand il y a un problème de ce genre, la police de l’environnement peut-elle contrôler le matériel qui a posé problème ?

Peut-on savoir précisément quelles seront les amendes ?

Peuvent-ils récidiver et s’exposer « juste » à des amendes administratives ou d’autres sanctions sont-elles prévues si récidive ?

Monsieur le Ministre pourrait-il donner les informations dont il dispose concernant cette pollution ?

Quelles sont les conséquences possibles en termes d’impact environnemental ?

Réponse du 21/12/2017

  • de DI ANTONIO Carlo

Le Département de la Police et des Contrôles (DPC) a été informé de ces déversements huileux dans la Lys le 27 novembre dernier.

Lors de son arrivée sur place, l’agent de garde SOS Environnement-Nature a constaté la présence de nappes d’huiles sur le cours d’eau. Les déversements provenant de l’entreprise étaient, à ce moment, normaux.

Des échantillons ont été déposés au laboratoire pour identification de l’origine des huiles. Le DPC est en attente des résultats des analyses.

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