Deûlémont : La mobilisation ne faiblit pas contre la plateforme belge

Par Christelle Jeudy

Vendredi soir, la réunion publique organisée sur la plateforme bimodale prévue au Pont-Rouge, à Warneton (B), a fait le plein. Loin de s’essouffler, la mobilisation reste toujours aussi forte contre un projet que les autorités belges sont venues défendre. Dans une ambiance parfois électrique.

Double surprise vendredi soir, au foyer communal de Deûlémont : les riverains, Belges et Français, sont venus en nombre, pour en savoir plus sur un projet qui inquiète beaucoup. Et, les autorités belges étaient cette fois-ci bien représentées : le directeur des Voies hydrauliques belges et représentant de la Région wallonne, Carl Delhaye, et la directrice du Port autonome du centre et de l’Ouest (PACO), Catherine Maheux, sont venus défendre leur dossier devant une salle hostile. Les habitants et élus de Deûlémont n’avaient plus eu de contact avec les porteurs du projet de la plateforme depuis novembre 2016.

Tous contre

Ce sont d’abord les opposants, les maires des communes concernées et la présidente de Deûlémont défense de l’environnement, qui ont eu la parole. Pour dire comme Michel Pacaux, maire de Frelinghien, que « la plateforme va détruire l’environnement de tout le secteur et défigurer le paysage de la vallée de la Lys. D’un côté, en France, on donne des millions d’euros pour faire des espaces verts et en Belgique, on va en donner pour les détruire, c’est une honte  ». Le FEDER (fonds européens) finance en effet la plateforme à hauteur de 3,4 millions d’euros.

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Source : LA VOIX DU NORD – 17 septembre 2018

Compte rendu de la réunion publique du 14/09/2018 à Deûlémont sur le projet de plateforme portuaire au Pont-Rouge à Warneton (B)

Par Guy Lauwarier

Cette réunion publique a été organisée conjointement par les communes françaises de Deûlémont, Frelinghien, Warneton et Comines et l’association Deûlémont Environnement dans le cadre de l’enquête publique française en cours.
Etaient bien entendu présents le maire de Deûlémont, les maires de Comines (F), de Warneton (F), de Frelinghien (F), un représentant du conseil départemental du Nord, le Directeur du SPW Voies hydrauliques de Tournai et la présidente du PACO (Port autonome du centre ouest) responsables du projet.

La salle Dekyndt était pleine et de nombreux Warnetonnois étaient présents. Par contre, aucun des élus cominois de la majorité n’était présent à cette réunion publique…

Questions (Q) et réponses (R)

(Q) Pourquoi la région wallonne veut-elle une plateforme bimodale.
(R) Pour utiliser un subside européen.

(Q) Pourquoi doit-elle se situer sur la Lys ?
(R) Parce que c’est la seule rivière wallonne qui n’en possède pas et qu’elle pourrait être reliée par un canal Seine Nord Europe (qui reste à creuser) à la région parisienne.

(Q)  Pourquoi avoir choisit le site du Pont Rouge à Warneton (B).
(R) Parce que l’écluse de Comines, où un quai existe déjà, on devrait empiéter sur le zoning existant.

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La plateforme portuaire bimodale de Comines. Transbordement de maïs par un engin de manutention de la sté Dufour dont les bêtiments se situent juste en face du quai. Photo : Denis Viaene (18/06/2018)

(Q) « Quelles sont les entreprises cominoises intéressées par ce projet de plateforme bimodale? »
(R) Pas Clarebout (c’est pourtant la seule entreprise sur place). Pour les autres, c’est confus et imprécis. Il y aurait bien Beaulieu mais on le cite pas car cette entreprise est justement localisée au zoning de Bas-Warneton, à proximité de l’écluse.

(Q) Les protestations des riverains deûlémontois ?
(R) Ils sont à 200m mais ils n’ont pas à s’en mêler. Ce sont des étrangers (tant pis pour l’Europe).

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Plateforme portuaire: grosse colère du maire contre les élus du groupe belge Action

Par Christelle Jeudy

Chez nos voisins belges, la campagne électorale bat son plein. Avec au cœur du débat la plateforme prévue au Pont Rouge, côté belge mais juste en face de Deûlémont. Le maire du village se dit «écœuré» par la position de la majorité communale de Comines (B).

La semaine prochaine s’annonce intense sur le front de la mobilisation anti-plateforme portuaire belge… Mardi à 11 h, le maire de Deûlémont, Christophe Liénart, organise une conférence de presse originale à bord d’un bateau : après avoir embarqué au port de plaisance du village, les maires des communes concernées par le projet (Comines France, Frelinghien, Warneton et bien sûr, Deûlémont) comptent se diriger vers le site où doit être implantée la plateforme bimodale belge. Une manière très concrète pour Christophe Liénart de pointer les nuisances à venir que craignent les habitants de son village.

L’élu a été plus qu’irrité en lisant la position des élus belges du groupe Action (celui de la bourgmestre, Marie-Eve Desbuquoit). La majorité communale de Comines-Warneton (B), favorable au quai de déchargement, dit notamment vouloir «améliorer» le projet en plantant un îlot «entre la plateforme et Deûlémont, pour que l’installation ne soit pas perceptible côté français».

«Nouveaux mensonges»

Coup de colère du maire deûlémontois qui dit ne pas «supporter ces nouveaux mensonges» des élus belges. «Entre la plateforme et notre village, il n’y a pas d’îlot mais que de l’eau, et on ne peut rien y planter», lance Christophe Liénart.

Mensonge donc car, souligne le maire, «si ces élus étaient venus sur place ou s’ils avaient simplement regardé un plan, qui occulte d’ailleurs l’existence de Deûlémont, ils auraient vu qu’il y a déjà des arbres sur ce fameux îlot, une enclave belge sur le côté de la péniche Jasi II. Des arbres qui ne protégeront aucunement le village, à moins de supprimer aussi le chemin de halage de notre côté !»

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Source : LA VOIX DU NORD – 8 septembre 2018

Articles connexes

ACTION ne s’oppose pas à la création d’une plateforme multimodale au Pont Rouge

Mise à jour : 15 septembre 2018

Enfin, le groupe ACTION au pouvoir à Comines a pris position ; il déclare « ne pas s’opposer à la création d’une plateforme bimodale au Pont-Rouge ».

Il préfère le site du Pont-Rouge pour la raison suivante. Je cite : « l’augmentation significative du passage de camions à travers l’agglomération cominoise n’est pas compatible avec l’ambiance urbaine et notre projet de rénover le front de Lys. »

Voilà, le choix est clair : ACTION protège Comines, et les nuisances, c’est pour Warneton! C’est un choix politique lourd de conséquences : Warneton va devenir le faubourg industriel de Comines.

Il y a lieu, aussi, de relever dans le texte du communiqué des incohérences, des contre-vérités et des « oublis » très significatifs:

1. Comment concilier l’affirmation suivante : « ce projet entend favoriser le transport des marchandises par la voie d’eau plutôt que par la route » avec l’inquiétude manifestée un peu plus loin : « l’augmentation significative du passage des camions à travers l’agglomération » ?
De nombreux Warnetonnois partagent la même inquiétude quant à la création d’une plateforme portuaire au Pont-Rouge qui générera de nombreux mouvements de camions venant charger ou décharger les péniches et s’ajoutera au charroi lourd actuel convergeant et sortant de l’usine Clarebout de Warneton.
Pour mémoire, l’étude d’incidence environnemental du projet de plateforme bimodale a estimé le nombre de camions comme suit:
– 43 mouvements de camions / jour pour une péniche de 1.300 tonnes (scénario minimaliste),
– 222 mouvements de camions / jour pour une péniche de 4.000 tonnes (scénario maximaliste).

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Source : Voies Hydrauliques de Wallonie (Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

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Future plateforme portuaire : « C’est pas nous », clame la bourgmestre

Mise à jour le 29 juin 2018

Par Christelle Jeudy

Le dossier de la future plateforme portuaire prévue à Warneton, au Pont Rouge, s’est invité au conseil communal belge vendredi soir. Mais les questions des élus de l’opposition à la majorité restent sans réponses.

Inhabituellement programmé à 18 h vendredi soir, le conseil communal belge s’est malgré tout étiré en longueur au gré des quarante délibérations. Rien dans celles-ci sur la future plateforme bimodale prévue au Pont Rouge par le Port autonome du centre et de l’Ouest (PACO), un dossier revenu dans l’actualité ces derniers jours, avec le lancement annoncé de l’enquête publique, côté belge, le 28 juin. Un coup de massue pour les habitants de Deûlémont et les élus du village français, qui se battent contre ce projet depuis son annonce, fin 2016. (…)
L’élu Ecolo, Philippe Mouton, a regretté que « les autorités françaises n’aient pas été informées et aient été de nouveau oubliées » et rappelant les multiples raisons qui le poussent à « avoir peur » de cette plateforme, annonciatrice pour lui et d’autres d’une « zone industrielle » à venir au Pont Rouge.
« On n’a jamais été contre le développement de la voie d’eau, mais là, on est contre », a-t-il lancé, reliant la plateforme à la future « extension de Clarebout Potatoes » et déplorant  « les tergiversations de Carlo Di Antonio (le ministre wallon de l’environnement) sur ce dossier… » (…)
Mais on n’en saura pas plus sur ce qu’en pense la majorité. « C’est un projet du PACO, c’est pas nous », s’est défendu Marie-Eve Desbuquoit…..

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Source : LA VOIX DU NORD  – 23 juin 2018

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Quelques bonnes raisons d’être vigilants à Warneton (B)

Les 5 signes d’une importante urbanisation projetée dans le quartier du Pont Rouge avec le soutien de la majorité Action PS.

Ce que le groupe Ecolo reproche aux élus de la majorité Action PS, ce n’est pas seulement de vouloir développer la ville de la façon qu’ils ont choisie, mais surtout d’être incapables d’avoir un parler vrai face aux problèmes que cela engendre. Ne renonçant à aucunes coquetteries, certains  laissent à croire qu’ils regrettent leurs choix.

1. Le PACO demande une plate-forme portuaire dans des zones agricoles inondables. L’intercommunale IEG suppose un zoning à venir autour d’une plate forme portuaire dans les terres agricoles et inondables du Pont Rouge : Mr Vandeskelde le confirme.

2. L’adoption de dérogations concernant la modification du plan de secteur pour des terrains situés près des anciens établissements Wienerberger. La persistance d’énormes dépôts de gravats dans les anciens établissements Wienerberger.

3. Les erreurs manifestes qui se retrouvent dans des documents officiels destinés aux réunions de l’Eurométropôle (France-Wallonie-Flandre) concernant l’avenir de la zone agricole et inondable du Pont-Rouge. Le fait qu’il n’y ait pas eu, ou si peu, de contacts entre les autorités belges et françaises, même si elles étaient réclamées avec pertinence par ces dernières.

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La future plateforme portuaire crée la discorde entre Belges et Français

Par Christelle Jeudy

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Sur le site internet du Port autonome du centre et de l’ouest, dans la liste des « projets en cours », le plan de la plateforme portuaire qui fait peur au village de Deûlémont.

(…)  Il y a un an, le Port autonome du centre et de l’ouest (PACO) et la Région wallonne présentaient la plateforme portuaire prévue au Pont Rouge, sur la Lys. La structure doit être réalisée côté belge, juste en face de Deûlémont. Où on a très mal vécu l’annonce de cette plateforme qui ferait 235 mètres de long et permettrait l’accostage de deux bateaux de 110 m de long, chacun pouvant transporter 2 à 3 000 tonnes de marchandises.

Un an après, où en est-on ? Pas de nouvelle du PACO mais le maire de Deûlémont a raconté à ses élus comment il a découvert, vendredi à la préfecture, sur un plan «  quasiment illisible  », un petit numéro où à l’emplacement de la future plateforme il était indiqué, «  quai de déchargement en construction  ». Levée de boucliers immédiate de sa part, mais aussi, de la préfecture et des Voies navigables de France, occupées à préparer l’enquête publique sur la mise au grand gabarit de la Lys.

«La préfecture a questionné la Belgique sur ce projet, aucune réponse. Idem pour VNF, qui prévoit pourtant la pose de palplanches, sous l’eau, à l’emplacement même de la plateforme belge», expose Christophe Liénart.

Cliquer sur ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/271201/article/2017-11-22/la-future-plateforme-portuaire-cree-la-discorde-entre-belges-et-francais

Source : LA VOIX DU NORD – 22 novembre 2017

Pont-Rouge: la plateforme pour fin 2018

L’ingénieur Carl Delhaye est aussi responsable de la plateforme portuaire du Pont-Rouge, à Warneton: «Le permis de bâtir va être introduit d’ici 15 jours.

Le dossier a pris du retard car nous avons dû réaliser une étude d’incidences qui, au départ, n’était pas prévue. Nous avons fait le même quai à Pecq et aucune étude d’incidences n’a dû être réalisée. Dans le cas de Warneton, la localisation impliquait davantage de risques.»
Une fois le dossier déposé au service urbanisme, une enquête est prévue. «La Région wallonne doit suivre les impératifs dictés par l’Europe en matière de timing et nous pouvons envisager une construction pour fin 2018

Marie-France Philippo

Source : L’AVENIR – 15 novembre 2017

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Remarques des Amis de Warneton à la publication de David Werquin (PS) relative à l’implantation de la plateforme portuaire à Comines-Warneton

Monsieur Werquin (PS) a publié un texte dans sa page Facebook le 31 juillet dernier en réaction aux réflexions du groupe ECOLO de Comines-Warneton à la réponse du ministre Prévot à la question relative l’emplacement de la plateforme portuaire à Comines-Warneton du député MR, Jean-Luc Crucke. Les arguments du groupe ECOLO ont été en partie reprises dans l’article intitulé « Comines : De l’eau au moulin des opposants !  » publié dans La Dernière Heure du 29 juillet dernierVoir en bas de page le texte de David Werquin.

Remarques des Amis de Warneton à la publication de David Werquin (PS)

Monsieur Werquin,

Sans être de l’opposition nous nous permettons de faire les remarques suivantes.
Nous ne saluons pas l’opportunité d’un port autonome ni à Comines ni à Warneton.
Selon le rapport introduit auprès de l’Europe, la Lys représente 1,2% du trafic fluvial en Wallonie.

Le port autonome favorisera-t-il le trafic fluvial wallon ? Si l’on vise le canal du Nord à quoi servira dans ce cas l’Escaut. Le trafic fluvial wallon ne s’effectuera pas par la Lys.
Si soi-disant une péniche épargne 30 camions ce seront 30 camions de plus dans la région pour charger et 30 autres pour décharger.

Qui viendra au port autonome ? Seules des firmes situées en Flandre pour autant que les ports situés en Flandre ne soient pas plus intéressants.
S’il faut à tout prix établir un port autonome puisqu’il y a des fonds gaspillés de l’Europe
car comme toujours les investissements se font en fonction des subsides et non des besoins.

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