Qu’est-ce que le métam-sodium, le nouveau glyphosate ?

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Photo :©Patrick Maton

Des dizaines de personnes ont été intoxiquées dans le Maine-et-Loire après avoir inhalé des particules de ce puissant pesticide.

Il pourrait bien provoquer un scandale à la hauteur de celui du glyphosate. Le métam-sodium, présent dans plusieurs pesticides, est soupçonné d’être à l’origine de 61 intoxications dans le département du Maine-et-Loire, ainsi que de 17 hospitalisations.

Le métam-sodium est un puissant biocide : il détruit à la fois les insectes, les mauvaises herbes et les champignons. Il est notamment utilisé dans les champs de mâche de l’Anjou. En nettoyant les sols, il permet aux agriculteurs de faire 3 à 4 rotations de culture par hiver.

Présent dans 5 pesticides en France, cette substance active est autorisée dans l’Union Européenne jusque 2022. Mais après la contamination de dizaines de personnes dans le Maine-et-Loire, le préfet a interdit son autorisation pendant 15 jours. Le parquet d’Angers a ouvert une enquête préliminaire « pour faire la lumière sur les conditions d’utilisation de ce produit ». Les résultats de cette investigation devraient être pris en compte par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a annoncé réexaminer l’autorisation de ce pesticide.

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Source : RTL.FR – 22 octobre 2018

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39 pesticides différents découverts à l’intérieur d’une école en zone agricole

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Photo : Patrick Maton (2018)

Des chercheurs de Gembloux agro bio tech (ULiège) ont mesuré l’exposition aux pesticides de plusieurs écoles situées en zone agricole, principalement en Brabant wallon. Les résultats confirment une étude pilote réalisée en 2016, qui avait identifié 23 produits différents dans la cour de récréation de l’école de Cortil-Wodon (Fernelmont).

Durant la période de pulvérisation, entre avril et juillet, les panneaux capteurs installés aux abords des écoles ont détecté la présence d’une trentaine de pesticides en moyenne. Le cas de Cortil-Wodon n’est pas donc pas isolé.

Dans cette nouvelle étude, intitulée Propulpp, les chercheurs ont aussi passé un chiffon sur les jeux installés dans les cours de récréation. Les analyses sont peu équivoques : les modules sur lesquels les enfants s’égayent sont recouverts de pesticides, une vingtaine de substances en moyenne.

D’autres mesures comparables ont été réalisées à l’intérieur des écoles, dans les classes, au sol et sur les appuis de fenêtre. Même constat : des dizaines de pesticides différents s’insinuent dans les bâtiments, sans doute avec la poussière ramenée de l’extérieur sur les chaussures des enfants. Dans une classe, ce sont pas moins de 39 substances différentes qui ont ainsi été mesurées !

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Source : RTBF.BE – 10 octobre 2018

Les méfaits de l’agro-industrie sur l’environnement et l’être humain

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Photo: ©Patrick Maton (2018)

Les élevages porcins à Comines-Warneton

Les élevages porcins de Comines-Warneton font de notre commune la championne de Belgique en émissions d’ammoniac.
En 2015 :
– Taveirne SA : 105 T > N°1 de Wallonie et de Belgique,
– Munque SA : 46,6 T > N°2 de Wallonie
La présence d’ammoniac dans l’air peut contribuer au développement de diverses maladies respiratoires (chez les éleveurs, leurs employés, les riverains et les animaux d’élevage eux-mêmes).
Ces élevages intensifs produisent aussi des émissions d’azote (protoxyde d’azote) qui est aussi un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique en cours. Et selon les données du SPW, les agriculteurs de Comines-Warneton sont ceux qui produisent le plus d’azote en Wallonie.
Notre bourgmestre f.f. a abusé de son autorité en interdisant un débat sur les élevages porcins prévu à l’ordre du jour du Conseil Communal du 19 septembre 2016 à la demande du groupe ECOLO…

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Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

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Nous voulons des Coquelicots
Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

* de synthèse

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Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue

Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?

C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

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Source : LIBERATION.FR – 19 juin 2018

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Critères de qualité des eaux souterraines

12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

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Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Source : RTBF.BE – 17 mai 2018

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