Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

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Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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Chaque année, le nombre d’abeilles dans nos jardins diminue dangereusement

Ci-dessous une article publié dans l’édition du « Vivre à Comines-Warneton » de juillet-août 2018.

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Remarques des Amis de Warneton

La publication de tels articles visant à sensibiliser les lecteurs sur la disparition des abeilles est bien entendu positif  même si l’utilisation des mots « dans nos jardins » dans le titre nous semble très réducteur dans le sens où il peut donner l’impression que ce problème ne se limite qu’à nos jardins.
Nous regrettons en effet que les responsables de cette hécatombe, le glyphosate et autres pesticides utilisés par les agriculteurs,  ne soient pas mentionnés dans cet article.

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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue

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Depuis 2008-2009, le déclin des oiseaux des champs est de plus en plus marqué. Cela correspond à la flambée des cours du blé et à la généralisation des insecticides neurotoxiques très persistants. (Photo : Howard Booty / BBC.COM)

Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?

C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

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Critères de qualité des eaux souterraines

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12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

Articles connexes

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

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Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre à Godewaersvelde (Nord) le 30 mai 2012. (archives) Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Néonicotinoïdes : l’interdiction confirmée

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Pour le Tribunal de l’Union européenne, c’est clair et net, il n’y a aucune raison de revenir sur l’interdiction partielle de trois néonicotinoïdes décidée en 2013. La justice européenne avait été saisie par le Suisse Syngenta et l’Allemand Bayer, deux groupes produisant des insecticides qui contiennent ces substances actives considérées comme nocives pour les abeilles. D’après diverses études, ces substances attaquent le système nerveux des insectes et les pollinisateurs sont en première ligne, les populations d’abeilles ne cessant de chuter en Europe.

Le moratoire a d’ailleurs été élargi fin avril. Il ne concernait au début que les cultures attirant le plus les abeilles comme le maïs ou le tournesol. L’interdiction s’applique désormais à toutes les cultures en plein air.

Source : EURONEWS – 17/05/2018

Articles connexes

Un apiculteur de la Vienne porte plainte après avoir découvert une hécatombe dans ses ruches

Un apiculteur de Monts-sur-Guesnes a porté plainte contre X à la gendarmerie après avoir retrouvé ses abeilles mortes dans 150 de ses ruches. Il souhaite connaître le responsable.

Source :  FRANCE3-REGIONS.FRANCETVINFO.FR – 12 mai 2018

Remarques des Amis de Warneton

Si des apiculteurs de Comines-Warneton souhaitent s’exprimer sur ce sujet, notre association est prête à les rencontrer et à publier leur témoignage dans notre site internet.

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On a 20 ans pour changer le monde

Ce documentaire d’Hélène Médigue part d’un constat sans appel : le modèle agricole développé depuis les années 60 consomme beaucoup plus qu’il ne produit. Il coûte très cher à la société et a des conséquences désastreuses sur l’environnement et sur notre santé. Pourtant, un autre monde est possible et c’est exactement ce que veut nous prouver le documentaire.

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La disparition des abeilles inquiète le secteur privé

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Les populations d’abeilles, de papillons et de moucherons sont en déclin dans le monde en raison de plusieurs facteurs, notamment l’utilisation intensive de pesticides et d’insecticides. [Shutterstock]

Le déclin des pollinisateurs pourrait nuire à la qualité des récoltes et à la quantité de matières premières, selon une étude des Nations Unies révélant que la plupart des entreprises ne savent pas comment lutter contre ce phénomène.

Les populations d’abeilles, de papillons et de moucherons sont en déclin dans le monde en raison de plusieurs facteurs, notamment l’utilisation intensive de pesticides et d’insecticides, ainsi que les maladies qui se transmettent des espèces domestiques à leurs cousines sauvages.

Plus d’un tiers des espèces d’abeilles sauvages et de papillons sont en voie d’extinction dans certaines régions. Une nouvelle étude menée par le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature (UNEP-WCMW) de l’ONU a révélé le coût que pourrait avoir cette disparition sur l’offre alimentaire.

Près des trois quarts des cultures vivrières dépendent de la pollinisation, un chiffre qui a augmenté de 400 % depuis les années 1960.

L’étude sur le déclin des pollinisateurs de l’UNEP-WCMW a révélé que les abeilles et les autres pollinisateurs représentent jusqu’à 468 milliards d’euros par an. Les pollinisateurs sauvages représentent la moitié de ce chiffre, leur disparition aurait donc des conséquences irréversibles sur la chaîne agroalimentaire.

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