Emissions d’ammoniac (NH3)

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Origine du polluant

Les émissions d’ammoniac sont essentiellement d’origine agricole, dont la plus grande part provient de l’élevage. L’ammoniac (NH3) est issu de la fermentation, c’est-à-dire de la décomposition incomplète de substances organiques par des microorganismes en milieu anaérobie1. Ce processus se produit tant dans les bâtiments d’élevage qu’au pâturage, dans les lieux de stockage des effluents et au moment de l’épandage au champ. L’ammoniac est également émis à partir de voitures équipées d’un catalyseur.

Effets

Les retours de l’ammoniac à la biosphère se font sous forme sèche ou humide, soit à proximité du lieu d’émission, soit après avoir parcouru de longues distances notamment pour l’ammonium dont le temps de résidence dans l’air est plus long que celui de l’ammoniac. Ces retombées ont diverses conséquences.

Effets sur la santé : L’ammoniac est un gaz irritant pouvant être incriminé dans l’apparition de certaines maladies (asthme, bronchites chroniques), en particulier chez les éleveurs qui sont exposés à ce composé de façon chronique. En effet, c’est dans certaines exploitations agricoles que d’importantes concentrations en ammoniac sont le plus fréquemment rencontrées. La mauvaise qualité de l’air (odeurs piquantes, atmosphère chargée en gaz, poussières, bactéries et endotoxines) des bâtiments d’élevage rend non seulement les conditions de travail difficiles, mais peut aussi avoir un impact important sur la santé du personnel. Des études épidémiologiques ont ainsi mis en évidence des corrélations entre le taux de contamination de l’air et la fréquence des pneumopathies chez les travailleurs. Les bronchites chroniques, l’asthme, la fibrose pulmonaire, les affections des voies aériennes supérieures constituent la majorité des maladies respiratoires professionnelles des éleveurs.
Au Danemark, une étude épidémiologique montre qu’en dehors de l’influence de l’âge et du fait que l’éleveur fume ou non, les éleveurs de porcs2 sont les plus touchés par l’asthme et les bronchites chroniques. Parmi les facteurs responsables, des gaz tels que l’ammoniac ont été incriminés.

Effets sur les écosystèmes : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les écosystèmes vont se manifester via :

  • les retombées sur les plantes qui entraînent un déséquilibre dans leur alimentation et une augmentation de leur fragilité vis-à-vis d’autres facteurs secondaires de stress ;
  • la participation de l’ammoniac au phénomène d’acidification des milieux naturels qui participe au dépérissement des forêts ;
  • les retombées atmosphériques en composés azotés qui contribuent aux phénomènes d’eutrophisation. Ce phénomène crée un déséquilibre nutritif en favorisant certaines espèces végétales dominantes. Il en résulte un appauvrissement de la biodiversité tant végétale qu’animale ;

Effets sur les biens et sur l’économie : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les biens et l’économie vont se manifester via :

  • sa participation au phénomène de formation des pluies acides qui réduisent les rendements agricoles et sylvicoles et entraînent la dégradation de certains types de pierres de construction.
  • la diminution des performances zootechniques des animaux qui respirent ce gaz.

En outre l’ammoniac est un important précurseur de la formation de particules secondaires, principalement par réaction avec les oxydes d’azote pour former des particules de nitrate d’ammonium. Ceci renforce donc encore son effet négatif sur la santé.

Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions d’ammoniac en Wallonie. Parmi ceux-ci, l’agriculture est de loin la principale source d’émission d’ammoniac :

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Source : AWAC.BE (Agence Wallonne de l’Air et du Climat)

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Notes :

  1. Anaérobie : On appelle milieu anaérobie un milieu où il n’y a pas présence d’oxygène sous forme de dioxygène (O2).
  2. Eleveurs de porcs : Selon les statistiques 2017, Comines-Warneton comptent 59.993 porcs (et 292.070 volailles)…  Les émissions d’ammoniac par les élevages porcins font de Comines-Warneton la championne de Belgique des émissions d’ammoniac (en 2015).

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Comment l’agriculture participe à la pollution de l’air

Les zones agricoles ont la particularité d’être à la fois des sources et des puits pour la pollution de l’air. Le séminaire scientifique Primequal «Agriculture et pollution atmosphérique», organisé le 2 juillet à Paris a été l’occasion de s’intéresser au rôle de l’agriculture dans la pollution de l’air.

«L’agriculture participe aux émissions de composés azotés, des COV [composés organiques volatils], du méthane et des pesticides, ainsi que des particules primaires», explique Carole Bedos, Chargée de Recherche à l’Inra spécialisée dans la volatilisation des pesticides. Une fois émis dans l’air, ces différents composés peuvent interagir entre eux et avec les composés déjà présents dans l’atmosphère. Ils vont alors générer des composés secondaires. Les NOx1 et COV constituent des précurseurs d’ozone2 ; l’ammoniac3 et les acides des précurseurs de particules fines4.

Quantitativement, les flux des polluants peuvent paraître faibles. Mais, sur des surfaces étendues, les émissions deviennent significatives et diffuses. Selon différentes sources, l’agriculture et la forêt émettent ainsi 53 % du total des particules en suspension (20 % des PM10, 9 % des PM2,5 et 6 % des PM1), 89 % du protoxyde d’azote (N2O), 76 % du méthane, 10 % des oxydes d’azote (NOx), 50 % des COV biogènes et 97 % de l’ammoniac présents dans l’air (l’élevage contribuant à hauteur de 77 % des émissions). De plus, le secteur agricole utilise 91 % des pesticides.

Comment sont émises les particules ?

En agriculture, les particules primaires sont émises par les cultures et l’élevage, mais il y a peu de données sur ces émissions dans le contexte agricole français. «Pour les cultures, la préparation du sol, la fertilisation, l’apport de produits phytosanitaires, les récoltes vont générer l’émission de particules primaires en fonction du type de sol et de la météo», note Carole Bedos. «Pour l’élevage, les émissions de particules peuvent avoir lieu au niveau des bâtiments, du stockage des effluents, de l’épandage d’effluents et en pâturage», ajoute-t-elle.
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3 août 2018 – Alerte canicule/ozone

Le SPW – CRC, centre régional de crise de Wallonie, nous informait hier jeudi 2 août 2018 que la concentration d’ozone avait dépassé localement le seuil européen de tolérance : 180µg/m3.
Le CRC signale aussi que ce seuil sera dépassé aujourd’hui 3 août sur la majorité du pays…
Tout le monde sait que ce trioxygène (O3) agresse le système respiratoire et plus généralement toutes les cellules vivantes.
L’augmentation de la concentration de l’ozone est dû principalement aux fortes chaleurs, aux polluants industriels et aux gaz d’échappement des véhicules.
S’il est impossible d’agir sur les conditions météorologiques il est par contre parfaitement possible de freiner la pollution industrielle et celle des véhicules.
En ces jours de canicule on peut certes hydrater et refroidir les personnes âgées ou fragiles mais on ne peut pas les empêcher de respirer.
C’est aux pouvoirs publics d’agir.
Ils peuvent au moins faire appliquer l’interdiction au centre de nos villes aux plus de 3,5T.
Cela fait maintenant 2 ans qu’on nous promet l’installation de caméras verbalisantes aux centre de Warneton. On les attend toujours…
A quoi sert de nous informer des pics d’ozone si on ne fait rien pour les diminuer ? 

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La voiture neuve moyenne vendue en France en 2017 consomme plus et coûte plus

Le bilan carbone de la voiture moyenne vendue en France se détériore en 2017. Un phénomène qui s’explique à la fois par l’engouement des français pour les SUV et leur désamour pour le diesel.

La lente agonie du diesel sera synonyme à court terme d’une augmentation des émissions de CO2. Tel est le constat que dresse le dernier portrait robot de la voiture moyenne neuve française réalisé par L’argus.

Pour l’expliquer, le titre spécialisé pointe dans l’édition 2017 de son analyse l’engouement des français pour les SUV. Au total 681.000 véhicules de ce segment ont totalisé « près d’un tiers du marché des véhicules neufs ». Cette tendance s’expliquerait à la fois par un gain de pouvoir d’achat suite à la reprise économique et une aspiration « pour des véhicules plus rassurants, plus solides d’apparence ».

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Source : L’USINE NOUVELLE – 23 juin 2018

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

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Source : LESOIR.BE – 27 avril 2018

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Particules fines: dépassement du seuil d’information dans les trois Régions

Le seuil d’information des particules fines, établi à 50 µg/m³, a été dépassé mardi dans les trois Régions du pays, a annoncé la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine).

Les conditions météorologiques deviendront lentement plus favorables mais on prévoit que les concentrations moyennes de particules fines dites PM10 sur 24 heures resteront encore supérieures à 50 µg/m³ mardi et une partie de la journée de mercredi, indique la cellule.

Le seuil d’information a été dépassé à 4h00 en Région bruxelloise, à 7h00 en Wallonie et à 11h00 en Flandre.

Toute activité physique prolongée en plein air est déconseillée pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques, les asthmatiques, et les personnes âgées et les très jeunes enfants. Il est particulièrement conseillé de ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé, comme le jogging par exemple.

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Source : L’AVENIR – 15 mai 2018

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Le point sur l’interdiction aux +3,5T dans le centre de Warneton

Par Guy Lauwarier, 9 mars 2018

Le 12 septembre 2016, le centre de Warneton est interdit aux plus de 3,5 tonnes.

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1er juillet 2017 : Mise à 90km/h de la RN 58 qui est dorénavant accessible aux tracteurs agricoles.

Dans Nord Eclair du 2 décembre 2017, à grand renfort médiatique, les autorités communales confirment la décision.

Le 5 décembre 2017, des représentants des Amis de Warneton sont reçus par le chef de zone de police. Il leur confirme que cette interdiction sera appliquée avec la tolérance « zéro » mais qu’elle ne sera réellement efficace qu’après l’installation d’une caméra spécifique directement reliée au bureau de police, cet équipement permettant de verbaliser à distance.
Il ajoute que les autorités compétentes ont déjà donné leur autorisation et qu’il ne reste plus qu’à attendre l’installation du dispositif.

Mars 2018 : on attend toujours et le rodéo des tracteurs et des poids lourds se poursuit impunément.

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Les industriels locaux, eux, n’attendent pas. Ils anticipent les autorisations et on ferme les yeux…

Les Warnetonnois, eux, attendent et tout le monde s’en fout….

Les dégâts environnementaux de l’agriculture intensive

Par Jérôme Henriques

 

Apparue dans les années 60 en France, l’agriculture intensive n’a eu de cesse de se développer depuis. Augmentation de la rentabilité pour les producteurs, diminution des coûts pour les consommateurs, les adeptes du libéralisme économique exultent. Et les externalités négatives, on en parle ?

Pesticides

La France est le premier utilisateur Européen de pesticides et le troisième utilisateur mondial (derrière les États-Unis et le Japon). Epandus sur les cultures pour les débarrasser des mauvaises herbes (herbicides), des champignons (fongicides) ou des insectes gênants (insecticides), les pesticides contaminent les sols et les milieux aquatiques (les phénomènes de ruissellement vers les eaux de surface et d’infiltration vers les nappes phréatiques sont dus à l’irrigation et aux pluies). Une partie de l’épandage est également perdue dans l’atmosphère, par envol ou par évaporation. Emportés par les vents ou chargés dans l’eau des nuages, les résidus de pesticides retombent ensuite sur des sols et des eaux situés à distance de la zone d’épandage. Théoriquement, les pesticides sont censés cibler les espèces végétales ou animales à détruire. Cependant, en interférant dans des processus fondamentaux du métabolisme (photosynthèse, croissance, reproduction, etc.), ils ne sont jamais véritablement sélectifs. Nombreuses sont les études qui montrent aujourd’hui leur toxicité sur l’être humain, la faune et la flore : cancers et malformations chez les agriculteurs et leurs familles, disparition des abeilles, phénomènes d’inversion de sexe chez les gastéropodes ou les grenouilles, etc. Les pesticides n’ayant pas tous la même toxicité ni la même persistance, les produits les plus dangereux doivent normalement être interdits. Le problème, c’est que les études de toxicité sont financées par les fabricants eux-mêmes et que l’Union Européenne ne vérifie pas toutes ces études (de plus, seule la molécule active est généralement analysée alors que parfois, ce sont les adjuvants qui sont toxiques). Ainsi, lorsqu’après plusieurs décennies d’utilisation, la toxicité d’un produit ou son accumulation dans la chaine alimentaire est prouvée, un nouveau produit prend le relai et ainsi de suite … Prenons le DDT. Très utilisé dès le début de la seconde guerre mondiale, il a été dénoncé par les scientifiques dans les années 60 (pour sa cancérogénicité et sa reprotoxicité) mais n’a commencé à être interdit dans les pays occidentaux qu’au début des années 70 ; comme il est peu dégradable (il a été classé en 2004 sur la liste noire des polluants organiques persistants par la Convention de Stockholm), il continue encore aujourd’hui à polluer notre environnement. Aujourd’hui, le pesticide le plus utilisé dans le monde est un herbicide fabriqué par la firme Monsanto : le glyphosate (plus connu sous le nom de Round up). Alors que les études sur sa toxicité font controverse, sa vente aux particuliers pourrait bientôt être interdite en France …

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Pollution de l’air : impact sur la mémoire des enfants

Les enfants sont fortement exposés à la pollution lorsqu’ils marchent pour aller à l’école. Selon une étude, les particules fines qui polluent l’air ont un impact sur leur développement cognitif.

Les principaux facteurs de pollution

La pollution de l’air naît de multiples éléments. Les gaz émis par les échappements des véhicules sont évidemment en cause, sans parler des fumées qui s’échappent des sites industriels, etc. En se rendant à l’école en marchant, les enfants sont exposés à tous ces polluants. On sait déjà que la pollution nuit à la santé. Mais selon les résultats d’une étude, le cerveau des enfants en subit également les conséquences. La mémoire de travail est particulièrement mise à mal, toujours selon les études. Ces dernières ont été réalisées sur 1 an et sur 1 200 individus de 7 à 10 ans fréquentant 39 établissements scolaires différents.

Une mémoire de travail affaiblie de 4 à 5 %

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont effectué quatre prélèvements des particules polluantes tout au long de l’année de suivi. Ils se sont particulièrement intéressé aux PM2,5 qui sont des particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns.
Les enfants ont subi des tests portant à la fois sur l’attention et la mémoire. Les résultats ont démontré que l’exposition aux PM2,5 diminue les capacités de la mémoire de travail. L’impact de la pollution de l’air chiffre cette baisse entre 4 et 5 % des capacités de mémorisation chez l’enfant. Ces estimations ont été officiellement fournies par Mar Álvarez-Pedrerol qui est l’auteur principal de l’étude en question.
Il semble que les garçons sont plus vulnérables aux PM2,5. Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi les filles sont un peu moins sensibles aux conséquences de la pollution de l’air.
Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la capacité pulmonaire est affectée par la pollution. En étant exposés à de fortes concentrations de polluants, même à court terme, les enfants voient leur système pulmonaire s’affaiblir. La respiration se fait plus rapide. Ces informations résultent d’études expérimentales réalisées préalablement.

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Source : HAGERSERVICES.FR – 10 janvier 2018

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