Pollution : le préfet du Nord abaisse les limitations de vitesse de 20 km/h

Le niveau 2 du plan de lutte contre la pollution a été enclenché par la préfecture pour tout le département du Nord ce vendredi. En conséquence, toutes les limitations de vitesse sont abaissées de 20 km/h de manière obligatoire. La pollution demeure ce samedi.

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Images d’illustration. / © MAXPPP

L’agence de surveillance de l’air, Atmo, déclenche ce samedi un niveau « d’alerte » aux particules en suspension dans le Nord, et un niveau « d’information et de recommandation » pour le Pas-de-Calais.

Pour lutter contre l’épisode de pollution atmosphérique qui s’installe dans notre département du Nord, la préfecture a décidé de mettre en place son plan de réductions des émissions de polluants. Lire la suite

Le point sur l’interdiction aux +3,5T dans le centre de Warneton

Par Guy Lauwarier, 9 mars 2018

Le 12 septembre 2016, le centre de Warneton est interdit aux plus de 3,5 tonnes.

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1er juillet 2017 : Mise à 90km/h de la RN 58 qui est dorénavant accessible aux tracteurs agricoles.

Dans Nord Eclair du 2 décembre 2017, à grand renfort médiatique, les autorités communales confirment la décision.

Le 5 décembre 2017, des représentants des Amis de Warneton sont reçus par le chef de zone de police. Il leur confirme que cette interdiction sera appliquée avec la tolérance « zéro » mais qu’elle ne sera réellement efficace qu’après l’installation d’une caméra spécifique directement reliée au bureau de police, cet équipement permettant de verbaliser à distance.
Il ajoute que les autorités compétentes ont déjà donné leur autorisation et qu’il ne reste plus qu’à attendre l’installation du dispositif.

Mars 2018 : on attend toujours et le rodéo des tracteurs et des poids lourds se poursuit impunément.

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Les industriels locaux, eux, n’attendent pas. Ils anticipent les autorisations et on ferme les yeux…

Les Warnetonnois, eux, attendent et tout le monde s’en fout….

Les dégâts environnementaux de l’agriculture intensive

Par Jérôme Henriques

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Apparue dans les années 60 en France, l’agriculture intensive n’a eu de cesse de se développer depuis. Augmentation de la rentabilité pour les producteurs, diminution des coûts pour les consommateurs, les adeptes du libéralisme économique exultent. Et les externalités négatives, on en parle ?

Pesticides

La France est le premier utilisateur Européen de pesticides et le troisième utilisateur mondial (derrière les États-Unis et le Japon). Epandus sur les cultures pour les débarrasser des mauvaises herbes (herbicides), des champignons (fongicides) ou des insectes gênants (insecticides), les pesticides contaminent les sols et les milieux aquatiques (les phénomènes de ruissellement vers les eaux de surface et d’infiltration vers les nappes phréatiques sont dus à l’irrigation et aux pluies). Une partie de l’épandage est également perdue dans l’atmosphère, par envol ou par évaporation. Emportés par les vents ou chargés dans l’eau des nuages, les résidus de pesticides retombent ensuite sur des sols et des eaux situés à distance de la zone d’épandage. Théoriquement, les pesticides sont censés cibler les espèces végétales ou animales à détruire. Cependant, en interférant dans des processus fondamentaux du métabolisme (photosynthèse, croissance, reproduction, etc.), ils ne sont jamais véritablement sélectifs. Nombreuses sont les études qui montrent aujourd’hui leur toxicité sur l’être humain, la faune et la flore : cancers et malformations chez les agriculteurs et leurs familles, disparition des abeilles, phénomènes d’inversion de sexe chez les gastéropodes ou les grenouilles, etc. Les pesticides n’ayant pas tous la même toxicité ni la même persistance, les produits les plus dangereux doivent normalement être interdits. Le problème, c’est que les études de toxicité sont financées par les fabricants eux-mêmes et que l’Union Européenne ne vérifie pas toutes ces études (de plus, seule la molécule active est généralement analysée alors que parfois, ce sont les adjuvants qui sont toxiques). Ainsi, lorsqu’après plusieurs décennies d’utilisation, la toxicité d’un produit ou son accumulation dans la chaine alimentaire est prouvée, un nouveau produit prend le relai et ainsi de suite … Prenons le DDT. Très utilisé dès le début de la seconde guerre mondiale, il a été dénoncé par les scientifiques dans les années 60 (pour sa cancérogénicité et sa reprotoxicité) mais n’a commencé à être interdit dans les pays occidentaux qu’au début des années 70 ; comme il est peu dégradable (il a été classé en 2004 sur la liste noire des polluants organiques persistants par la Convention de Stockholm), il continue encore aujourd’hui à polluer notre environnement. Aujourd’hui, le pesticide le plus utilisé dans le monde est un herbicide fabriqué par la firme Monsanto : le glyphosate (plus connu sous le nom de Round up). Alors que les études sur sa toxicité font controverse, sa vente aux particuliers pourrait bientôt être interdite en France …

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Pollution de l’air : impact sur la mémoire des enfants

Les enfants sont fortement exposés à la pollution lorsqu’ils marchent pour aller à l’école. Selon une étude, les particules fines qui polluent l’air ont un impact sur leur développement cognitif.

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Photo : Shutterstock

Les principaux facteurs de pollution

La pollution de l’air naît de multiples éléments. Les gaz émis par les échappements des véhicules sont évidemment en cause, sans parler des fumées qui s’échappent des sites industriels, etc. En se rendant à l’école en marchant, les enfants sont exposés à tous ces polluants. On sait déjà que la pollution nuit à la santé. Mais selon les résultats d’une étude, le cerveau des enfants en subit également les conséquences. La mémoire de travail est particulièrement mise à mal, toujours selon les études. Ces dernières ont été réalisées sur 1 an et sur 1 200 individus de 7 à 10 ans fréquentant 39 établissements scolaires différents.

Une mémoire de travail affaiblie de 4 à 5 %

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont effectué quatre prélèvements des particules polluantes tout au long de l’année de suivi. Ils se sont particulièrement intéressé aux PM2,5 qui sont des particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns.
Les enfants ont subi des tests portant à la fois sur l’attention et la mémoire. Les résultats ont démontré que l’exposition aux PM2,5 diminue les capacités de la mémoire de travail. L’impact de la pollution de l’air chiffre cette baisse entre 4 et 5 % des capacités de mémorisation chez l’enfant. Ces estimations ont été officiellement fournies par Mar Álvarez-Pedrerol qui est l’auteur principal de l’étude en question.
Il semble que les garçons sont plus vulnérables aux PM2,5. Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi les filles sont un peu moins sensibles aux conséquences de la pollution de l’air.
Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la capacité pulmonaire est affectée par la pollution. En étant exposés à de fortes concentrations de polluants, même à court terme, les enfants voient leur système pulmonaire s’affaiblir. La respiration se fait plus rapide. Ces informations résultent d’études expérimentales réalisées préalablement.

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Source : HAGERSERVICES.FR – 10 janvier 2018

Articles connexes

Appel aux ministres pour un air plus sain pour nos enfants (Greenpeace)

Faut-il encore rappeler que la qualité de l’air dans notre pays laisse à désirer? Presque partout, en ville et à la campagne, les gaz d’échappement polluent dangereusement l’air. Mais saviez-vous que les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact des particules fines et du dioxyde d’azote? Ils développent de plus en plus souvent de l’asthme et des infections pulmonaires, ou sont aux prises avec des problèmes de concentration à l’école en raison d’un manque d’air sain.

Cliquer sur le lien suivant pour signer l’appel de Greenpeace aux ministres régionaux de l’Environnement et de la Mobilité:

https://cleanairnow.greenpeace.be/fr/

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La pollution de l’air par le diesel provoque des infarctus

La pollution de l’air exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Les particules fines et le dioxyde d’azote contenus dans le diesel sont particulièrement nocifs. D’où l’importance de réduire la proportion de véhicules diesel et de les écarter autant que possible des centres urbains.

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La pollution de l’air, en particulier celle provenant du diesel, exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Telle est la conclusion d’une étude scientifique réalisée sous la direction du cardiologue Jean-François Argacha (UZ Brussel). Cette étude est présentée au Congrès de la Belgian Society of Cardiology (BSC) ce jeudi à Bruxelles.

La force de cette étude réside principalement dans son caractère multidisciplinaire, en associant à la fois des cardiologues, des biostatisticiens et des spécialistes de l’environnement. « La cardiologie environnementale est une discipline en plein développement », explique le professeur Argacha. Son étude dresse plusieurs constats interpellants.

Premier constat: la pollution de l’air attaque le cœur plutôt que les poumons.

La pollution a des effets pulmonaires et cancérologiques qui sont connus. Par contre, cela fait peu de temps que l’on s’intéresse aux effets cardiologiques. « Or, insiste le Dr Argacha, les affections qui résultent de la pollution de l’air sont pour 40% pulmonaires et pour 60% cardiovasculaires. Des dégradations rapides de la qualité de l’air s’avèrent avoir un impact direct sur la survenue d’infarctus. » Pourquoi? En raison du stress oxydatif que la pollution génère dans le sang. Les vaisseaux sanguins détestent cela et auront une réaction inflammatoire qui peut déclencher l’infarctus.

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Source : L’ECHO – 8 février 2018

Pollution de l’air : la Belgique, “prochain pays à se faire taper sur les doigts” selon Greenpeace

Ce mardi, la Commission européenne a convoqué neuf États membres de l’Union Européenne qui ne font pas assez d’efforts pour lutter contre la pollution de l’air. La Belgique n’en fait pas partie mais le pays pourrait être le prochain “à se faire taper sur les doigts” estime Greenpeace. L’organisation a d’ailleurs organisé une action ce mardi au rond-point Schuman.

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Des pays comme l’Allemagne, la France et l’Espagne ont été appelés à Bruxelles pour détailler leur plan d’action d’urgence. La Belgique n’en faisait pas partie mais cela ne saurait tarder pour Greenpeace. “Une procédure est en cours à l’encontre de notre pays tant pour le dioxyde d’azote (NO2) que pour les particules PM10 (particule inférieure à 10 micromètres) “, souligne l’organisation. La législation de l’Union européenne fixe des valeurs limites concernant les concentrations de PM10 et de NO2 dans l’air. Lorsque ces valeurs sont dépassées, les États sont tenus d’adopter des plans relatifs à la qualité de l’air et à veiller à ce que ceux-ci prévoient des mesures appropriées pour que les dépassements soient les plus brefs possibles. À ce jour, des actions en justice portant sur le NO2 ont été engagées par la Commission contre treize États membres, dont la Belgique. Cette dernière est également concernée, tout comme quinze autres pays européens, par des procédures devant la Cour de Justice de l’Union portant sur les particules PM10. Les neuf États convoqués mardi au sommet sur la qualité de l’air sont ceux qui ont déjà reçu un avis motivé et pour qui l’étape suivante, dans la procédure d’infraction, serait une saisie de la Cour de justice.

“La Belgique est la prochaine qui se fera taper sur les doigts”, estime cependant Joeri Thijs, expert qualité de l’air et mobilité chez Greenpeace Belgique. “Nous réclamons à pleins poumons à nos politiciens de prendre rapidement au sérieux ce problème de pollution de l’air qui tue prématurément plus de 400.000 Européens. Pour protéger les citoyens, il faut qu’ils dressent d’urgence un plan d’action ambitieux, certainement contre la pollution au dioxyde d’azote, et mesurent convenablement la problématique”, ajoute-t-il.

Avec Belga

Source : BX1 – 30 janvier 2018

Retombées de particules grasses émises par l’usine Clarebout

Mise à jour le 12 février 2018

ACTION CITOYENNE – Notre association recherche des photos pour illustrer les retombées de particules grasses émises par l’usine Clarebout sur :

  • le pare-brise de votre voiture,
  • vos fenêtres,
  • votre véranda,
  • le carrelage de votre terrasse,
  • vos panneaux photovoltaïques (baisse de rendement),
  • votre potager,
  • les poils de votre chien ou encore
  • à la surface de l’eau de votre citerne d’eau de pluie, etc…

Nous avons besoin de preuves photographiques pour prouver ce type de nuisance.

Comme c’est notre habitude, nous préservons l’anonymat des personnes qui acceptent de témoigner.

Exemple de photo prise par un riverain habitant la chaussée de Lille :

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Vue partielle de ma terrasse avant et après nettoyage au Karcher. Photo : un riverain de la chaussée de Lille

Vos photos doivent nous parvenir avant le 21 février 2018.

Merci à vous !

10/02/2018 – Dépôt de particules graisseuses sur les vitres d’une habitation située chaussée de Lille à Warneton (B). Selon ce riverain, les vitres ont été nettoyées mardi 6/02 et les nuisances causées par ces retombées sont pires quand les températures sont clémentes…

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Le droit à un environnement sain, un droit en devenir

Les entreprises contribuent au réchauffement climatique, à la pollution de l’air, de l’eau et des sols et à la raréfaction des ressources. Elles peuvent ainsi violer le droit à un environnement sain, reconnu progressivement comme un droit fondamental. Reste toutefois le problème de la réparation et de la remise en état de l’environnement affecté, qui représente encore souvent une bataille à mener pour les communautés locales.

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Les entreprises peuvent affecter l’environnement de part leurs activités, nuisant au droit à un environnement sain des populations. BIG / Novethic

Particulièrement touchées par les conséquences du réchauffement climatique, les Philippines viennent de marquer un premier pas dans la reconnaissance des populations à disposer d’un environnement sain. Le 27 juillet dernier, la Commission des droits de l’Homme locale a porté plainte contre 47 entreprises pour leur contribution au dérèglement climatique. Parmi elles, les Français Total et Lafarge, mais aussi d’autres grandes multinationales comme Chevron, ExxonMobil, BP, Royal Dutch Shell ou encore Glencore.

« Il s’agit là d’une démarche juridique complètement inédite, a réagi l’ONG Greenpeace dans un communiquéElle s’inscrit dans un mouvement citoyen visant à demander des comptes à la justice pour les dégradations environnementales qui constituent des violations des droits fondamentaux, comme celui de vivre dans un environnement sain ou encore le droit à la santé. »

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La Wallonie veut voir à quel point les pesticides nous touchent

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Une étude va être menée au printemps prochain sur le territoire régional.

Aujourd’hui, il apparaît que l’exposition aux pesticides pourrait être plus conséquente et généralisée que suspecté. Certaines questions restent en suspens et méritent d’obtenir au plus vite des réponses validées scientifiquement pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. »

Cette déclaration du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), faite vendredi par communiqué, rappelle, entre autres, l’inquiétante découverte faite au printemps 2016 par le professeur Bruno Schiffers, chef du laboratoire de phytopharmacie de Gembloux Agro-Bio Tech. Il avait installé des panneaux collecteurs de pesticides le long de la clôture qui sépare l’école primaire Saint-Martin de Cortil-Wodon (Fernelmont) des champs cultivés par un agriculteur. Des traces de quinze herbicides, sept fongicides, un insecticide et trois molécules non autorisées avaient été trouvées.

Jeudi, le gouvernement wallon a validé et budgétisé (à hauteur de 805 000 euros) une étude similaire mais à plus grande échelle. Elle sera menée en partenariat avec l’Institut scientifique de service public (Issep), le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux Agro-Bio Tech.

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