Réaction des Amis de Warneton à la publication d’un article par le groupe Action de Comines-Warneton intitulé « Clarebout sous (vigilants) contrôles »

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Photo : Patrick Maton (octobre 2015)

Quels contrôles sont effectués ?
Sur le respect des normes et des exigences environnementales, des contrôles réguliers sont effectués par les services de la DGRN.

Amis de Warneton (ADW) : Pouvez-vous expliquer comment se déroulent les contrôles ?

Dès qu’une plainte est déposée (mais aussi de sa propre initiative), la Police de l’environnement intervient, effectue des prélèvements et des analyses.

ADW : Quand notre association signale une anomalie par téléphone à SOS Environnement, il faut 1 heure avant que l’inspecteur de la Police de l’Environnement de Mons n’arrive sur les lieux…
La dernière fois, c’était le 13 mai 2018, quand l’inspecteur est arrivé les rejets polluants dans la Lys que nous avions signalés (et filmés) étaient quasiment terminés… Voir la vidéo.
Quand nous envoyons des vidéos par courriel au SPW Police de l’Environnement, nous n’avons jamais de réponse, pas même un accusé de réception !
Nous trouvons que les autorités wallonnes sont extrêmement bienveillantes à l’égard de l’entreprise Clarebout. Nous nous demandons ce qui peut justifier une telle bienveillance….

L’inspection du travail vérifie, préventivement et lors de chaque accident, que la législation très stricte en la matière est respectée.

ADW : Comment pouvez-vous avoir la preuve que tous les accidents sont déclarés?
Comment expliquez-vous qu’un accident grave au mois de mai 2018 n’ait pas été relaté dans la presse?
Le dernier accident grave en mai dernier a nécessité la présence des pompiers, du SMUR et de la Police. Depuis, il y aurait eu une dizaine d’accidentés (brûlures)….

Est-il vrai que les pompiers et les ambulances éteignent leur sirène à l’approche de l’usine?

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Frah (Shaka Ponk) : « Les gens ne savent pas comment faire pour moins polluer »

Par Marine Rolland

Entretien déplastifié avec le chanteur du groupe

Entouré d’un collectif de 32 personnalités (dont Aymeric Caron, Audrey Pulvar, Christophe Willem ou Maxime Le Forestier), le groupe de rock Shaka Ponk a lancé une initiative pour «réduire notre empreinte écologique» à l’aide de «22 gestes qui, si tout le monde s’y mettait, sauveraient l’homme et la planète». Entretien avec Frah, le chanteur du groupe.

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Marine Rolland. Comment est née l’initiative « The Freaks » ?

Frah. Je te fais la petite histoire. On était étroitement en relation avec la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) depuis quelques années déjà. Ils avaient sollicité Shaka Ponk et plein d’artistes pour aider My Positive Impact, une de leurs associations en quête de solutions pour lutter contre la pollution. Il fallait voter pour les trois meilleures et diffuser l’info sur les réseaux. On trouvait ça cool mais on voulait faire plus. Alors, pendant la tournée des Zénith de 2014, on s’arrêtait au milieu du concert pour passer le message. On se rendait bien compte que les personnes étaient ultra réceptives mais à la fin du speech tout le monde jetait son gobelet en plastique en l’air pour célébrer… Et il fallait ramasser 7500 gobelets à la fin du show. C’est un vrai paradoxe… Aujourd’hui encore, on sent que les gens comprennent la situation mais n’ont aucune notion de comment faire pour moins polluer. Ils ne savent pas par où commencer. Le but de « The Freaks » est de fournir cette base, avec une liste de gestes simples pour réduire notre empreinte environnementale.

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L’écologie essentielle n’est pas une utopie, c’est une urgence

Par Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV)

Un an après son arrivée au pouvoir, le bilan écologique de Macron n’est pas au niveau de ses prises de position sur la scène internationale. Pour Benjamin Joyeux, coprésident du Rassemblement des écologistes pour le vivant, ce devrait pourtant être la priorité de tous les dirigeants face à la catastrophe annoncée.

L’IPBES1, le « GIEC2 de la biodiversité », a rendu sa synthèse en mars sur l’état actuel de la biodiversité planétaire, et ses conclusions sont sans appel : d’ici 2050, entre 38 et 46% des espèces animales et végétales risquent de totalement disparaître, tandis que la dégradation des sols et le changement climatique vont pousser entre 50 et 700 millions de personnes à migrer. Toujours en mars dernier, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS ont annoncé également les résultats de leurs études de suivi des oiseaux : en France, un tiers de leurs populations se sont réduites en quinze ans, phénomène attribué à l’intensification de pratiques agricoles comme la généralisation des néonicotinoïdes, ces pesticides neurotoxiques responsables du déclin des abeilles et de la disparition de l’ensemble des insectes. Une situation extrêmement préoccupante qui de plus, d’après les scientifiques, s’aggrave ces deux dernières années. D’après une autre étude récente publiée dans la très sérieuse revue Scientific Reports, le tristement fameux « continent de plastique » en plein cœur de l’océan Pacifique serait beaucoup plus grand que prévu, évalué à 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale ! Et il ne fait que s’étendre, semant la mort et la maladie parmi la faune et la flore océaniques. Le coût annuel global de la pollution au plastique a été évalué par les Nations unies à 7… trillions de dollars par an! Sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites entre 1950 et 2015, 6,3 milliards de tonnes, soit l’immense majorité, n’ont pas été recyclées et ont fini dans la nature, en particulier dans les océans où l’on continue à en déverser plus de 8 millions de tonnes chaque année.

L’accumulation de tous ces chiffres, qui n’émanent pas de groupuscules écologistes, mais d’études scientifiques indépendantes, sérieuses et objectives, donne le vertige. Ce devrait être LA priorité absolue qui nous mobilise tous, et en premier lieu nos dirigeants. On ne peut pas dire que ce soit le cas.

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Sans la biodiversité, l’homme est menacé

Grands mammifères africains en danger, coraux menacés, poissons ou forêts surexploités… l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) alerte dans 4 rapports sur la dégradation de la biodiversité à la surface de la Terre.

«Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se produire», explique Robert Watson, professeur à l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) et président de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques). Une plateforme qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au climat: un organisme intergouvernemental (127 états membres en 2017, 195 pour le GIEC) placé sous l’égide de l’ONU. Mais qui est beaucoup plus récente et commence tout juste à faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Actuellement réunis à Medelin en Colombie, les experts de l’IPBES ont dévoilé ce vendredi 23 mars, des rapports qui, pour la première fois, dressent un état des lieux de la biodiversité de quatre grandes régions du monde: Amérique, Afrique, Asie Pacifique et enfin Europe, Asie centrale. Quelque 750 chercheurs de tous les pays parties prenantes de l’IPBES ont donc travaillé bénévolement ces trois dernières années pour établir des évaluations à partir de la littérature scientifique, passant en revue pas moins de 10.000 publications. Toute la surface de la Terre hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique sont concernés.

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Rejets d’effluents industriels polluant la Lys par CL Warneton (vidéos filmées entre le 25/05 et le 17/06/2018)

Montage de 10 vidéos filmées entre le 25 mai 2018 et le 17 juin 2018 montrant des rejets polluants d’effluents industriels dans la Lys par la station d’épuration (STEP) de l’usine Clarebout de Warneton.

Suite au permis accordé en 2012 par la région wallonne, la capacité de traitement de la STEP est de 200.000 EH (équivalent habitant), ce qui correspond à la population de Roubaix et Tourcoing ou celle de Charleroi…
Les eaux usées traitées par la STEP déversées dans la Lys devraient être claires comme de l’eau du robinet, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
La couleur, l’opacité et le débit important des effluents rejetés mis en évidence dans ce montage laissent penser que CL Warneton est en train de vider un des bassins de la STEP dans la Lys.
Selon nos informations, c’est l’ordre qui serait donné aux opérateurs de la STEP quand un bassin est sur le point de déborder… La surproduction et le manque de formation du personnel seraient la cause de la saturation de la station d’épuration et des rejets polluants qui en résultent. D’où l’augmentation de la capacité de traitement de la STEP en cours avec la transformation du digesteur1 en bassin aérobie, l’installation d’un biréacteur à membrane2 (dans le nouveau bâtiment B33) et de blowers (dans l’extension du bâtiment B21),…

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Critères de qualité des eaux souterraines

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12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

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Les mégots jetés par terre sont source de pollution visuelle, chimique et organique

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C’est environ 40 milliards de mégots qui sont jetés par terre chaque année en France. Il suffit de faire un pas dans la rue pour en voir des dizaines au sol. Mais attention, un seul mégot c’est environ 2 500 composants chimiques et il va mettre jusqu’à 12 ans à se dégrader selon le milieu. La plupart du temps, le mégot va finir sa vie dans les égouts puis dans les fleuves et les océans. A ce moment-là, c’est jusqu’à 500 litres d’eau qui vont être pollués par un seul mégot. À titre d’information, 40% des déchets retrouvés dans la Méditerranée sont des mégots.  N’oublions pas que ces derniers sont également à l’origine de 16% des départs d’incendie.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Numérique : le grand gâchis énergétique

Par Laure Cailloce

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Ordinateurs, data centers, réseaux… engloutissent près de 10 % de la consommation mondiale d’électricité. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. S’il n’est évidemment pas question de se passer des progrès apportés par le numérique, les scientifiques pointent un mode de fonctionnement peu optimisé et très énergivore.

Nous vivons dans un monde de plus en plus dématérialisé. Nous payons nos impôts en ligne, regardons nos séries préférées en streaming, stockons nos milliers de photos dans le cloud… Dématérialisé, vraiment ? « Si l’on considère la totalité de son cycle de vie, le simple envoi d’un mail d’1 mégaoctet (1 Mo) équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes, soit l’équivalent de 20 grammes de CO2 émis », rappelle Françoise Berthoud, informaticienne au Gricad et fondatrice en 2006 du groupement de services EcoInfo – pour une informatique plus respectueuse de l’environnement. Car les mots des nouvelles technologies sont trompeurs : ils évoquent l’immatériel comme le mot « virtuel », l’éthéré comme le mot « cloud », ou encore la pureté comme l’expression de « salle blanche ». Et nous font oublier un peu vite les millions d’ordinateurs et de smartphones, les milliers de data centers et de kilomètres de réseaux utilisés pour traiter et acheminer ces données. Et la quantité considérable d’énergie qu’ils engloutissent. « Le secteur des nouvelles technologies représente à lui seul entre 6 et 10 % de la consommation mondiale d’électricité, selon les estimations – soit près de 4 % de nos émissions de gaz à effet de serre, assène Françoise Berthoud. Et la tendance est franchement à la hausse, à raison de 5 à 7 % d’augmentation tous les ans. »

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