Nouvelle pollution de la Lys ce 16/12/2018

Une nappe d’huile flottant à la surface du bras mort de la Lys a été photographiée hier matin par un passant.
Notre association a communiqué ces photos à la Police de l’Environnement à Mons ainsi qu’aux agents constatateurs environnementaux de Comines-Warneton.

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Le paradoxe de la taxe écologique qui épargne les avions et les navires

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Photo : MESSALA CIULLA (Pexels.com)

Si les automobilistes grondent, le transport routier devrait se voir imposer une redevance européenne et la COP24 pourrait être (enfin) le lieu pour avancer sur l’aérien et le maritime, toujours exonérés de taxes, malgré leur forte contribution au réchauffement climatique et à la pollution.

Faire passer les camions à la caisse (et les automobiles) sur le principe du pollueur-payeur en augmentant les taxes sur le diesel et en imposant enfin une redevance, déjà présente dans plusieurs pays européens, fait son chemin en Europe, même si le gouvernement français est encore en pleine réflexion.

« Il faut taxer la route. Le Parlement européen a adopté l’euro redevance et la France va devoir la mettre en place. On n’a pas le choix, c’est un problème sanitaire. On doit s’attaquer à la pollution et au dérèglement climatique de front, martèle Karima Delli, députée européenne EELV et présidente de la Commission Transports du Parlement européen. Mais le gouvernement doit prévoir des dispositifs pour aider les habitants des zones rurales qui n’ont d’autres moyens que d’utiliser leur véhicule. A plus long terme, il faut absolument revoir la politique des transports publics et rouvrir les petites gares. La loi d’orientation des mobilités relance les débats pour avoir une mobilité bas carbone. Elle doit être inclusive. »

Le Parlement européen a, en effet, adopté le 24 mai dernier le principe d’une Euroredevance basée sur les kilomètres parcourus pour unifier les 14 taxes existant actuellement en Europe et pour enfin généraliser son application. Elles s’appliqueront au plus tard en 2023 pour les camions et les autobus et en 2026 pour les voitures. Rien de choquant à cela quand on sait le poids du transport dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de particules fines.

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Source : USINENOUVELLE.COM – 8 novembre 2018

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Les animaux d’eau douce disparaissent en silence

Par Aurélie Delmas et Julien Guillot

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Les animaux d’eau douce disparaissent en silence. Infographie Julien Guillot

Les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d’amphibiens et de reptiles chuter de 83% en un peu plus de 40 ans.

Les écosystèmes d’eau douce se dégradent effroyablement depuis 1970… et les populations de poissons s’effondrent. C’est un des constats mis en avant par l’«Indice planète vivante» publié cette semaine par le WWF, et dont on a surtout retenu un autre chiffre très alarmant : la baisse de 60% des vertébrés sauvages de la planète.

Ce rapport qui mesure l’évolution de la biodiversité entre 1970 et 2014 pointe que sur 880 espèces de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons observées, les populations ont dégringolé de 83%. Soit 4% par an en moyenne. Les zones tropicales sont celles où le déclin a été le plus marqué, notamment l’Amérique centrale et du Sud où on atteint une baisse de 94%. Des chiffres qui donnent le tournis.

Parmi les raisons avancées par les experts qui ont rédigé le rapport apparaissent la modification et la destruction de l’habitat, les espèces envahissantes, la surpêche, la pollution – notamment plastique – mais aussi les maladies et le dérèglement climatique. Des menaces qui se combinent souvent, entraînant une déclin de la biodiversité.

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Source : LIBERATION.FR – 1er novembre 2018

 

Métaux rares : «Un véhicule électrique génère presque autant de carbone qu’un diesel»

Par Marine Ernoult

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Dans son dernier ouvrage, «La Guerre des métaux rares», Guillaume Pitron dénonce «la face cachée de la transition énergétique et numérique». Pour le journaliste, éoliennes, panneaux solaires et voitures électriques se contentent de déplacer la pollution à l’autre bout du monde.

Iridium, indium, platine, terres rares : ces métaux aux noms parfois méconnus sont essentiels pour les industries de pointe. Sans eux, pas de batteries électriques, d’éoliennes, de téléphones portables ou de fibre optique. Le journaliste Guillaume Pitron s’est intéressé aux conséquences environnementales et géopolitiques de l’extraction de ces métaux rares. A l’occasion de la sortie de son livre la Guerre des métaux rares, il revient sur six ans d’enquête à travers une douzaine de pays.

Les métaux rares, qu’est-ce que c’est ?

L’Union européenne fournit une liste de 27 matières premières rares (phosphore, cobalt, hélium, etc.), dont de nombreux métaux. Ce sont des minerais présents en quantité infime dans la croûte terrestre. Ils sont naturellement mélangés à d’autres métaux plus abondants (fer, aluminium, etc.). Pour en obtenir quelques kilos, il faut extraire des tonnes de terre. Les scientifiques parlent de rareté géologique mais aussi industrielle. Certains métaux abondants peuvent devenir rares si la demande explose.

A quoi servent-ils ?

Grâce à leurs propriétés chimiques uniques, ce sont les vitamines de la transition énergétique et numérique, le pétrole du XXIe siècle. Sans métaux rares, nos téléphones portables feraient la taille d’une brique, n’auraient ni écran tactile ni vibreur. Sans eux, impossible de propulser un TGV à 500 km/h. C’est hallucinant, ils nous ont envahis. Notre futur high-tech sera toujours plus tributaire de ces minerais dont la production ne cesse de croître.

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Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

Déforestation, acidification des océans, fonte des glaces, montée du niveau des océans, extinctions massives d’espèces animales, pollutions aussi diverses que destructrices, depuis l’avènement de l’ère industrielle, l’impact de nos activités sur l’environnement ne cesse de croître. Le développement récent de nos sociétés s’est fait sous un principe philosophique potentiellement problématique : l’homme doit dominer la Nature pour quitter l’état sauvage. Mais que faire aujourd’hui pour changer la donne ? Avons-nous des outils qui nous permettre de repenser notre relation à la Nature et plus globalement à la Terre sur laquelle nous vivons ? Pour Valérie Cabanes, juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme et le Droit humanitaire, le droit pourrait nous apporter une réponse.

Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

« Depuis la 1ère ère industrielle, nous avons agi comme des prédateurs sur Terre ». Pour Valérie Cabanes, le constat est sans appel. Cette juriste en droit international veut que la justice pénalise les atteintes à l’environnement en reconnaissant le crime « d’écocide ».

Des dommages impunis

« Comment se fait-il que ceux qui induisent, financent, décident, effectivement, de toutes les technologies qui détruisent l’atmosphère, la biodiversité et la biosphère soient, aujourd’hui, dans une totale impunité et puissent continuer à faire ce qu’ils font ? », se demande Valérie Cabanes. Une question qui mérite, selon elle, que la justice nationale, européenne et internationale se penche dessus. En effet, la juriste estime que « ceux qui commettent ce crime, détruisent les conditions vitales pour tous ».

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L’Europe dit « stop » au plastique à usage unique

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Photo : Charles Lecompte (Wikimedia)

Adieu pailles, assiettes, couverts et touillettes en plastique, ballons à tige plastique et autres cotons-tiges… Leur interdiction dans l’Union européenne n’est pas encore acquise, mais le but est qu’elle le soit en 2021.

Un premier pas important vient d’être franchi ce mercredi au Parlement européen, lors d’une plénière strasbourgeoise où a été voté le rapport de l’eurodéputée libérale belge Frédérique Ries. Consacré à un projet de directive visant à réduire “l’incidence des produits plastique à usage unique sur l’environnement”, il a récolté 571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions. Un franc succès.

Soutien des ONG

Derrière la formulation technocratique du texte se cache un objectif concret : “Stop” à la société du “tout jetable” qui transforme les océans en “ultime poubelle”. Un mot d’ordre partagé dans l’hémicycle mais aussi au-delà. “On a vraiment été encouragés, raconte Frédérique Ries. Jamais dans ma carrière d’eurodéputée, je n’ai vu une directive soutenue à ce point par les opinions publiques et les ONG.”

L’enjeu est crucial. Chaque année, en Europe, 150.000 tonnes de plastique sont déversées en mer, ce qui représente 80 % des déchets marins. Un chiffre d’autant plus préoccupant qu’à cause de sa très longue durée de décomposition, ce plastique s’accumule dans les mers, les océans et les plages de l’Union européenne et du monde entier.

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Qu’est-ce que le métam-sodium, le nouveau glyphosate ?

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Photo :©Patrick Maton

Des dizaines de personnes ont été intoxiquées dans le Maine-et-Loire après avoir inhalé des particules de ce puissant pesticide.

Il pourrait bien provoquer un scandale à la hauteur de celui du glyphosate. Le métam-sodium, présent dans plusieurs pesticides, est soupçonné d’être à l’origine de 61 intoxications dans le département du Maine-et-Loire, ainsi que de 17 hospitalisations.

Le métam-sodium est un puissant biocide : il détruit à la fois les insectes, les mauvaises herbes et les champignons. Il est notamment utilisé dans les champs de mâche de l’Anjou. En nettoyant les sols, il permet aux agriculteurs de faire 3 à 4 rotations de culture par hiver.

Présent dans 5 pesticides en France, cette substance active est autorisée dans l’Union Européenne jusque 2022. Mais après la contamination de dizaines de personnes dans le Maine-et-Loire, le préfet a interdit son autorisation pendant 15 jours. Le parquet d’Angers a ouvert une enquête préliminaire « pour faire la lumière sur les conditions d’utilisation de ce produit ». Les résultats de cette investigation devraient être pris en compte par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a annoncé réexaminer l’autorisation de ce pesticide.

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Source : RTL.FR – 22 octobre 2018

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Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher!

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Photo : Bearfotos / Freepik

Il n’est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!

En diffusant sur Envoyé spécial un reportage intitulé: Éoliennes: le vent de la révolte, France 2 a dévoilé au grand jour l’exaspération généralisée des Français face à la politique agressive et coûteuse du gouvernement en matière d’installation d’éoliennes.

L’installation des aérogénérateurs est un échec écologique, une gabegie financière et un scandale démocratique. De plus en plus de dirigeants, en particulier à droite, découvrent que les lois qu’ils avaient votées après le Grenelle de l’Environnement et que nous avions combattues n’ont absolument pas tenu leurs promesses, bien au contraire.

Tout d’abord le coût financier de l’énergie éolienne s’est avéré exorbitant! Les subventions envisagées pour les seules six centrales éoliennes côtières, « offshore », ont été évaluées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en 2017 à 40 milliards d’euros. Ces révélations ont contraint le gouvernement à une mauvaise renégociation avec les industriels maintenant le niveau considérable de subventions à 25 milliards d’euros sur 20 ans et 50 milliards sur 40 ans. A titre de comparaison, le projet d’EPR de Flamanville, décrié à juste titre pour sa mauvaise gestion, restera néanmoins bien plus rentable, en produisant à lui tout seul plus d’électricité pour 11 milliards d’euros sur 60 ans.

La Cour des comptes, dans un rapport de mars 2018, a souligné la faible efficacité du soutien à l’éolien terrestre tout en alertant sur son coût financier astronomique évalué à 4,4 milliards d’euros rien qu’en 2016 et anticipant un essor de ce montant compte tenu des engagements envisagés.

Toutes ces subventions cumulées contribuent pour une grande part à l’explosion de la facture d’électricité des Français qui a progressé de plus de 150 euros en dix ans à cause de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) devenue hors de contrôle pour subventionner les énergies éolienne et photovoltaïque. En 2017, son montant total atteint 7 milliards d’euros et passera à plus de 10 milliards d’euros en 2022 pour produire moins de 10% de la consommation électrique!

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Source : HUFFINGTONPOST.FR – 21 septembre 2018

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39 pesticides différents découverts à l’intérieur d’une école en zone agricole

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Photo : Patrick Maton (2018)

Des chercheurs de Gembloux agro bio tech (ULiège) ont mesuré l’exposition aux pesticides de plusieurs écoles situées en zone agricole, principalement en Brabant wallon. Les résultats confirment une étude pilote réalisée en 2016, qui avait identifié 23 produits différents dans la cour de récréation de l’école de Cortil-Wodon (Fernelmont).

Durant la période de pulvérisation, entre avril et juillet, les panneaux capteurs installés aux abords des écoles ont détecté la présence d’une trentaine de pesticides en moyenne. Le cas de Cortil-Wodon n’est pas donc pas isolé.

Dans cette nouvelle étude, intitulée Propulpp, les chercheurs ont aussi passé un chiffon sur les jeux installés dans les cours de récréation. Les analyses sont peu équivoques : les modules sur lesquels les enfants s’égayent sont recouverts de pesticides, une vingtaine de substances en moyenne.

D’autres mesures comparables ont été réalisées à l’intérieur des écoles, dans les classes, au sol et sur les appuis de fenêtre. Même constat : des dizaines de pesticides différents s’insinuent dans les bâtiments, sans doute avec la poussière ramenée de l’extérieur sur les chaussures des enfants. Dans une classe, ce sont pas moins de 39 substances différentes qui ont ainsi été mesurées !

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Source : RTBF.BE – 10 octobre 2018