Rejets d’effluents industriels polluant la Lys par CL Warneton (vidéos filmées entre le 25/05 et le 17/06/2018)

Montage de 10 vidéos filmées entre le 25 mai 2018 et le 17 juin 2018 montrant des rejets polluants d’effluents industriels dans la Lys par la station d’épuration (STEP) de l’usine Clarebout de Warneton.

Selon les permis accordés en 2011-2012 par la région wallonne, la capacité de traitement de la STEP est de 200.000 EH (équivalent habitant), ce qui correspond à la population de Roubaix et Tourcoing…
Les eaux usées traitées par la STEP déversées dans la Lys devraient être claires comme de l’eau du robinet, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
La couleur, l’opacité et le débit important des effluents rejetés mis en évidence dans ce montage laissent penser que CL Warneton est en train de vider un des bassins de la STEP dans la Lys.
Selon nos informations, c’est l’ordre qui serait donné aux opérateurs de la STEP quand un bassin est sur le point de déborder… La surproduction et le manque de formation du personnel seraient la cause de la saturation de la station d’épuration et des rejets polluants qui en résultent…

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Critères de qualité des eaux souterraines

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12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

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Les mégots jetés par terre sont source de pollution visuelle, chimique et organique

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C’est environ 40 milliards de mégots qui sont jetés par terre chaque année en France. Il suffit de faire un pas dans la rue pour en voir des dizaines au sol. Mais attention, un seul mégot c’est environ 2 500 composants chimiques et il va mettre jusqu’à 12 ans à se dégrader selon le milieu. La plupart du temps, le mégot va finir sa vie dans les égouts puis dans les fleuves et les océans. A ce moment-là, c’est jusqu’à 500 litres d’eau qui vont être pollués par un seul mégot. À titre d’information, 40% des déchets retrouvés dans la Méditerranée sont des mégots.  N’oublions pas que ces derniers sont également à l’origine de 16% des départs d’incendie.

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

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Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter ? – © DENIS CHARLET – AFP

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

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Numérique : le grand gâchis énergétique

Par Laure Cailloce

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Ordinateurs, data centers, réseaux… engloutissent près de 10 % de la consommation mondiale d’électricité. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. S’il n’est évidemment pas question de se passer des progrès apportés par le numérique, les scientifiques pointent un mode de fonctionnement peu optimisé et très énergivore.

Nous vivons dans un monde de plus en plus dématérialisé. Nous payons nos impôts en ligne, regardons nos séries préférées en streaming, stockons nos milliers de photos dans le cloud… Dématérialisé, vraiment ? « Si l’on considère la totalité de son cycle de vie, le simple envoi d’un mail d’1 mégaoctet (1 Mo) équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes, soit l’équivalent de 20 grammes de CO2 émis », rappelle Françoise Berthoud, informaticienne au Gricad et fondatrice en 2006 du groupement de services EcoInfo – pour une informatique plus respectueuse de l’environnement. Car les mots des nouvelles technologies sont trompeurs : ils évoquent l’immatériel comme le mot « virtuel », l’éthéré comme le mot « cloud », ou encore la pureté comme l’expression de « salle blanche ». Et nous font oublier un peu vite les millions d’ordinateurs et de smartphones, les milliers de data centers et de kilomètres de réseaux utilisés pour traiter et acheminer ces données. Et la quantité considérable d’énergie qu’ils engloutissent. « Le secteur des nouvelles technologies représente à lui seul entre 6 et 10 % de la consommation mondiale d’électricité, selon les estimations – soit près de 4 % de nos émissions de gaz à effet de serre, assène Françoise Berthoud. Et la tendance est franchement à la hausse, à raison de 5 à 7 % d’augmentation tous les ans. »

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22/04/2018 – Rejet d’effluents industriels dans la Lys par l’usine CL Warneton

Les rejets d’effluents industriels par l’usine Clarebout de Warneton sont fréquents.

Cette vidéo a été enregistrée dans l’après-midi du 22 avril dernier par D. V., un membre de l’association Deûlémont Environnement.

Si vous êtes témoin de ce type de pollution il faut :

    • Prendre des photos et, mieux, enregistrer une vidéo comme celle ci-dessus (durée minimum : 30 secondes) et nous les envoyer sans tarder
    • Téléphoner immédiatement à la Police de l’Environnement au n° (gratuit) suivant :
 SOS ENVIRONNEMENT – NATURE
Tél.: 0800/20026 (de France: 00 32 80 02 00 26)

joignable 24/24h, 7/7j.
qui viendra constater/verbaliser…

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Enquête : quand la PAC finance la pollution

Où va l’argent de la Politique agricole commune (PAC) ? C’est à cette question que nous avons voulu répondre en commandant une enquête à Mark Lee Hunter, journaliste d’investigation, afin de déterminer si les exploitations agricoles qui polluent le plus recevaient des subventions européennes de la PAC. Mettons tout de suite fin au suspense : la réponse est oui.

Intensive Livestock Farming in France

Les pollutions environnementales sont très mal surveillées

Afin d’arriver à cette conclusion, deux jeux de données ont été croisés : la liste des bénéficiaires des aides PAC et les montants alloués, et la liste qui répertorie les émissions d’ammoniac par ferme (c’est la seule pollution qui soit suivie à l’échelle des exploitations). Nous avons ainsi effectué un classement des exploitations qui polluent le plus alors qu’elles reçoivent beaucoup de subventions. L’ammoniac est un composé chimique dont l’odeur âcre est caractéristique et il provient principalement des activités agricoles. Il peut impacter sévèrement la santé humaine et la vie sauvage lorsqu’il est relâché dans l’environnement.

Sauf que nous nous sommes vite rendus compte que ce système de suivi des émissions d’ammoniac était loin d’être sérieux et suffisant. A peine 3% des émissions d’ammoniac liées à l’élevage sont répertoriées dans cette base de données, alors que l’élevage représente 64% des émissions d’ammoniac en France. Par ailleurs, il existe 31 000 fermes porcines et/ou avicoles en France, seules 727 d’entre elles figurent dans la base de données ! Sans compter que les fermes bovines n’y figurent même pas alors qu’elles sont de grosses contributrices.

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La dégradation des sols oblige les humains à migrer

Une étude mondiale sur la dégradation des sols révèle que ce phénomène s’aggrave et oblige les humains à migrer.

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Epandage de lisier dans un champ en Allemagne. 
Photo : PATRICK PLEUL / ZB / DPA

« La dégradation des sols n’est pas un problème isolé : elle affecte de multiples régions et de nombreux habitants du monde. Elle altère la production de nourriture, la qualité de l’eau (…) et lorsque la terre se dégrade, souvent les gens migrent », a déclaré à l’AFP le scientifique Robert Watson, à la veille de la révélation de cette vaste enquête. Ce rapport a été réalisé par une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays pour le compte de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

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Warneton – Encore des rejets industriels dans la Lys

Mise à jour : 23 mars 2018

Par Marie-France Philippo

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Photo prise par un membre de l’association Deûlémont Environnement le 14/03/2018 (14h35)

Depuis une semaine, à l’arrière de CL Warneton, les promeneurs ont remarqué des traces huileuses dans le bras mort de la Lys, avec une odeur particulièrement répugnante, signale-t-on du côté de l’association Deûlémont Environnement défenses de l’environnement. Des écoulement directs depuis un réservoir(1) de la station d’épuration ont été constatés, de même que depuis les égouts où ne devraient sortir que les eaux pluviales. Depuis des jours, l’entreprise tente de résoudre ce problème de rejets parfaitement illégaux(2), avec plusieurs montages et démontages de tuyau. Les opposants(3) à Clarebout incriminent la nouvelle ligne de production(4), qui entraîne une épuration en surrégime.

Source : L’AVENIR – 20 mars 2018

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