Critères de qualité des eaux souterraines

12 FEVRIER 2009. — Arrêté du Gouvernement wallon modifiant le Livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau et relatif à la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration

Afin d’évaluer l’état chimique des eaux souterraines conformément à l’article R. 43ter-4, les normes de qualité des eaux souterraines sont les suivantes :

Polluant Norme de qualité
Nitrates 50 mg/l
Substances actives des pesticides, ainsi que les métabolites et produits de dégradation et de réaction pertinents (1) 0,1 μg/l
0,5 μg/l (total) (2)
(1) On entend par « pesticides », les produits phytopharmaceutiques définis à l’article 1er de l’arrêté royal du 28 février 1994 et les produits biocides définis au Titre 1er, article 1er, de l’arrêté royal du 22 mai 2003, en application de la loi du 21 décembre 1998.
(2) On entend par « total », la somme de tous les pesticides détectés et quantifiés dans le cadre de la procédure de surveillance, en ce compris leurs métabolites, les produits de dégradation et les produits de réaction pertinents.

Source : MONTEUR BELGE – 20 mars 2009

Suite à venir…

Articles connexes

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

Lire la suite

Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

Le Salvador a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et aux phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en durabilité et en productivité.

En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

Lire la suite

Le cri de colère d’un apiculteur breton

« Ce ne sont plus des ruches, c’est un cimetière ! ». Apiculteur dans le Finistère, Sven Niel a découvert ses abeilles décimées, victimes des pesticides. Il a perdu 5 de ses 7 ruches, une mortalité encore jamais observée. Entre colère et désespoir, il a lancé un appel sur Facebook qui a déjà été vu plus d’un million de fois, un appel chargé d’émotion pour que les choses changent. Pour lui, l’interdiction des néonicotinoïdes est une urgence absolue.

Source : NOTRETERRE.ORG – 26 avril 2018

Remarques des Amis de Warneton

Selon Yves Van Parys, de l’asbl bruxelloise « M’abeille » : « Nous frôlons les 50% de mortalité ce qui veut dire que la moitié des colonies sont mortes pendant cet hiver à Bruxelles. Comparativement aux autres années, c’est presque un doublement. Ce sont des résultats qui n’ont encore jamais été atteints nulle part dans le monde« . Les chiffres concernant la Wallonie et la Flandre devront suivre prochainement, mais Yves Van Parys ne prévoit rien de positif. (Lu dans RTBF.BE – 20/05/2018)

Articles connexes

Pesticides dans l’air : la Wallonie doit-elle s’inquiéter?

Aucun wallon n’échappe aux pesticides. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) sur l’exposition des wallons aux pesticides. De Mons à Gembloux, de la ville à la campagne, de la Hesbaye aux Fagnes.

Les scientifiques ont installé des stations de mesure à douze endroits différents, représentatifs de la diversité géographique wallonne : Waimes, Habay, Charleroi, Liège, Gembloux, Louvain-la-Neuve, Dour, Tinlot, Oupeye, Marche-en-Famenne, Mons et Profondeville. Les capteurs ont été placés au centre des communes, là où vit la population, pendant une année complète.

A Gembloux, les pics de pollutions atteignent près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d’air à certains moments de l’année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations. En cause, les cultures intensives de la Hesbaye.

Lire la suite de l’article

Source : RTBF.BE – 17 mai 2018

Articles connexes

 

Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

Lire la suite de l’article

Source : LESOIR.BE – 27 avril 2018

Articles connexes

Un apiculteur de la Vienne porte plainte après avoir découvert une hécatombe dans ses ruches

Un apiculteur de Monts-sur-Guesnes a porté plainte contre X à la gendarmerie après avoir retrouvé ses abeilles mortes dans 150 de ses ruches. Il souhaite connaître le responsable.

Source :  FRANCE3-REGIONS.FRANCETVINFO.FR – 12 mai 2018

Remarques des Amis de Warneton

Si des apiculteurs de Comines-Warneton souhaitent s’exprimer sur ce sujet, notre association est prête à les rencontrer et à publier leur témoignage dans notre site internet.

Articles connexes

Merbes-le-Château : des milliers d’abeilles décimées

Des abeilles mortes par milliers, c’est le triste constat que les apiculteurs de Merbes-le-château1 ont fait à la sortie de l’hiver… Dans le rucher pédagogique, une vingtaine de ruches ont été décimées. De quoi inquiéter les apiculteurs, comme Michel Wambach : « Il n’y a plus rien. On a des coquilles vides. C’est horrible, je suis frustré!« . Au pied des ruches, des cadavres d’abeilles noires. Un peu plus loin, des restes de cendres car comme l’explique Victor Matkovich-Ramirez, le président de la section locale de L’abeille de la Sambre : « On a dû brûler les cadres et la cire car c’est contagieux. Ca fait mal au coeur quand on pense à toutes les heures de travail. »

Positif au chlorprophame

Des analyses toxicologiques ont été effectuées sur un échantillon de 100 grammes d’abeilles mortes. Résultat positif au chlorprophame. Ce produit anti-germinatif est utilisé dans le stockage de pommes de terre…

Lire la suite de l’article

Source : RTBF.BE – 7 mai 2018

____________________

Notes :

  1. Merbes-le-château est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut située à 10km de Binche.

50% des espèces d’oiseaux les plus répandues de Wallonie sont en déclin, s’inquiète Natagora

Plus de 50% des espèces d’oiseaux les plus répandues de Wallonie sont en déclin, avertit jeudi l’association de défense de la Nature, Natagora, dans un rapport qui sera prochainement publié. « L’état des lieux de nos oiseaux les plus communs est loin d’être réjouissant », s’alarme l’organisation.

Ainsi, sur les 81 espèces les plus communes observées par l’organisation, 41 sont en recul (51%), contre 21 en augmentation (26%). « En moyenne, les effectifs toutes espèces confondues décroissent de 1% par an depuis 28 ans et cette diminution s’accélère depuis 10 ans », note Natagora.

Parmi elles, les diminutions les plus prononcées sont constatées au niveau des espèces des milieux agricoles, avec 65% d’espèces en recul. En particulier les espèces nichant au sol dans les cultures. « Le recours aux produits phytosanitaires, les modifications des pratiques et globalement l’intensification de l’agriculture semblent principalement responsables de la situation », pointe Natagora.

Espèces forestières et agricoles

Pour les 22 espèces forestières concernées par l’échantillonnage, la situation est en moyenne bien moins préoccupante que pour les espèces agricoles, selon l’association. Sur les 22 espèces, 50% sont en déclin.

Enfin, 45% des espèces dites « généralistes » sont en recul, selon les chiffres de Natagora.

Lire la suite de l’article

Source : RTBF.BE / VIVACITE – 4 mai 2018

On a 20 ans pour changer le monde

Ce documentaire d’Hélène Médigue part d’un constat sans appel : le modèle agricole développé depuis les années 60 consomme beaucoup plus qu’il ne produit. Il coûte très cher à la société et a des conséquences désastreuses sur l’environnement et sur notre santé. Pourtant, un autre monde est possible et c’est exactement ce que veut nous prouver le documentaire.

Lire la suite