Future plateforme portuaire : « C’est pas nous », clame la bourgmestre

Mise à jour le 29 juin 2018

Par Christelle Jeudy

Le dossier de la future plateforme portuaire prévue à Warneton, au Pont Rouge, s’est invité au conseil communal belge vendredi soir. Mais les questions des élus de l’opposition à la majorité restent sans réponses.

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Inhabituellement programmé à 18 h vendredi soir, le conseil communal belge s’est malgré tout étiré en longueur au gré des quarante délibérations. Rien dans celles-ci sur la future plateforme bimodale prévue au Pont Rouge par le Port autonome du centre et de l’Ouest (PACO), un dossier revenu dans l’actualité ces derniers jours, avec le lancement annoncé de l’enquête publique, côté belge, le 28 juin. Un coup de massue pour les habitants de Deûlémont et les élus du village français, qui se battent contre ce projet depuis son annonce, fin 2016. (…)
L’élu Ecolo, Philippe Mouton, a regretté que « les autorités françaises n’aient pas été informées et aient été de nouveau oubliées » et rappelant les multiples raisons qui le poussent à « avoir peur » de cette plateforme, annonciatrice pour lui et d’autres d’une « zone industrielle » à venir au Pont Rouge.
« On n’a jamais été contre le développement de la voie d’eau, mais là, on est contre« , a-t-il lancé, reliant la plateforme à la future « extension de Clarebout Potatoes » et déplorant  « les tergiversations de Carlo Di Antonio (le ministre wallon de l’environnement) sur ce dossier…. » (…)
Mais on n’en saura pas plus sur ce qu’en pense la majorité. « C’est un projet du PACO, c’est pas nous« , s’est défendu Marie-Eve Desbuquoit…..

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Source : LA VOIX DU NORD  – 23 juin 2018

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Les élus deûlémontois contre la plateforme portuaire belge

Par Christelle Jeudy

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En sommeil depuis plus d’un an, le projet de plaforme bimodale prévu côté belge, au Pont rouge, revient dans l’actualité : l’enquête publie débutera le 28 juin à Comines-Warneton (B) et lundi soir, les élus de Deûlémont ont redit leur « totale opposition » à cet équipement.

Le maire de Deûlémont a eu beau interpeller durant de longs mois (quasiment plus d’un an) les autorités belges sur ce projet de plateforme portuaire, il n’a obtenu en guise de réponse qu’un énorme silence. Alors samedi, quand des membres de l’association Deûlémont Environnement ont découvert l’annonce du lancement de l’enquête publique sur la plateforme, affichée à la mairie de Comines (B), son sang n’a fait qu’un tour. « Les Belges ne ne nous ont pas prévenus. Sur tous leurs plans, notre village de Deûlémont n’existe pas« , regrette Christophe Liénard, qui a donc ajouté en urgence une délibération au conseil municipal de ce lundi soir….

(…) Mais Christophe Liénard n’a pas attendu la séance de lundi pour avertir la préfecture où l’on estime que les Belges tentent de « prendre les Français de court. »

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Source : LA VOIX DU NORD – 20 juin 2018

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Deûlémont – En 2018, la plateforme portuaire et Clarebout mobiliseront le village

par Christelle Jeudy

Impossible pour le maire, Christophe Liénart, de ne pas évoquer les menaces belges pesant sur le village, dimanche lors des voeux à la population. (…)

La plateforme portuaire, futur cauchemar ?

Mais impossible, à Deûlémont, de faire sans parler de Clarebout Potatoes. Christophe Liénart a salué le fait que la mobilisation ait permis de contrer le projet de second frigo, « mais est-ce définitif? Rien n’est sûr« .

Surtout, il a alerté les autres maires sur le nouveau risque qui plane « à seulement 71 mètres » de la commune, celui de la future plateforme portuaire que les Belges veulent ériger au Pont-Rouge. « Je déplore l’absence totale de communication et même, la rétention d’information de la part des autorités belges« , a -t-il dénoncé en pointant les incohérences, nombreuses dans ce dossier : la principale étant de voir, côté français, les zones humides valorisées, y compris via des fonds européens. Les mêmes fonds européens. Les mêmes fonds européens qui serviront à construire la plateforme portuaire. Comprenne qui pourra. (…)

Source : LA VOIX DU NORD – 17 janvier 2018

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Warneton (B) – Des blocs de béton qui inquiètent…

Par Antoine Pontrandolfi

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Des blocs de béton qui font de la chaussée une impasse. ©C. J.

Les plots en béton installés en décembre sur la chaussée du Pont-Rouge ont transformé la chaussée en impasse. A quelques mètres de l’usine Clarebout Potatoes, cet aménagement n’a rien d’une décision hasardeuse, et encore moins prise à la va-vite. « Nous avons adressé un courrier(1) à la bourgmestre Marie-Eve Desbuquoit en novembre 2016. Un courrier resté sans réponse » indique Patrick Maton, des Amis de Warneton. Cette lettre expliquait les inquiétudes des riverains.

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Warneton (B) – Des plots en béton au Pont rouge

par Christelle Jeudy (Voix du Nord)

Au Pont-Rouge, des plots en béton ont été installés, transformant la chaussée en impasse.

Des plots en béton barrent dorénavant la route à hauteur du chemin de la Grande Haie et de l’usine Clarebout Potatoes. La chaussée du Pont Rouge est devenue, de fait, une impasse, une décision prise par la commune et appliquée depuis le 22 décembre. Explications de l’échevin, Didier Vandeskelde : « Au départ, les Voies navigables comptaient créer une nouvelle route du chemin de la grande haie jusqu’à la future plateforme portuaire du Pont-Rouge. Mais le carrefour a été jugé dangereux, il aurait fallu réaliser un feu rouge ou créer un stop ».

Le chemin de la Grande-Haie, nouvelle route créée pour que les camions se rendant chez Clarebout puissent facilement passer de la RN58 à l’usine, n’était de plus pas toujours utilisé par les poids lourds qui continuaient à passer par la chaussée du Pont-Rouge. « Les riverains se plaignaient du charroi, donc, pendant trois mois, nous avons décidé de mettre la rue en impasse et on fera le point après ». poursuit Didier Vandeskelde.

(…)

Source : NORD ECLAIR – 10 janvier 2018

Remarques des Amis de Warneton

  • Les explications de M. Vandeskelde confirment nos craintes d’une augmentation du nombre de camions et de tracteurs convergeant vers la future plateforme portuaire et l’usine Clarebout…
  • A notre connaissance, il est toujours prévu qu’une route relie la chaussée du Pont-Rouge à la plateforme portuaire via l’entrée du parking de l’usine Clarebout. Voir l’illustration ci-dessous.

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WARNETON (B) – Le point sur les projets de plateforme portuaire et du second super congélateur de l’usine Clarebout

Par Guy Lauwarier
12 décembre 2017

La Lys prend sa source en France dans les collines de l’Artois. Elle s’écoule vers l’Est et sert de frontière franco-belge entre Armentières et Menin puis rejoint l’Escaut à Gand.
Son parcours en Wallonie est long de 12 km, soit en en bordure d’une unique ville wallonne : Comines-Warneton.

Le transport fluvial est le moyen le plus écologique de faire circuler des marchandises lourdes et volumineuses. La Wallonie peut bénéficier d’un subside pour créer une plateforme portuaire. Le PACO (Port Autonome du Centre et de l’Ouest) est chargé de sa réalisation. Il projette de la situer à Warneton au lieu-dit Pont-rouge.

La question que nous nous posons est simple : qui va profiter de cette implantation ?
A l’ensemble de la Région wallonne ?
Non, car celle-ci dispose de 2 liaisons fluviales directes et déjà aménagées : l’Escaut qui la relier à la France et à Anvers et la Meuse qui la relier à la France et aux Pays-Bas.
A la Wallonie picarde ?
Non, l’Escaut lui suffit et la ville WaPi la plus proche de Warneton est à 30 km.
Il reste la Région flamande est la petite ville de Comines-Warneton.
Pour ce qui est de la Flandre, il est difficile de comprendre que l’argent des contribuables wallons puisse servir à favoriser l’industrie flamande et en même temps, favoriser le transport routier flamand vers le centre de Comines-Warneton.
Pour ce qui est de Comines, les besoins sont faibles car cette ville n’a pratiquement pas d’industries lourdes.

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WARNETON – Le congélateur n’est que mis au frigo

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Le ministre Di Antonio a refusé l’implantation d’un deuxième congélateur à l’entreprise Clarebout. Mais sa décision n’est pas définitive.

Lors d’une question orale posée par le député mouscronnois, Philippe Bracaval (MR), au Parlement wallon concernant entreprise Clarebout, ses nuisances et ses accidents à répétition (53 ont été déclarés), le ministre Carlo Di Antonio est revenu sur les permis octroyés.

Le refus du congélateur est motivé parce que « le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site, capacité qui a déjà été augmenté en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réductions de gaz à effet de serre. » Toutefois, ajoute-t-il, « ce n’est pas un refus nécessairement définitif, parce que si un gain environnemental pouvait être développé, avec l’utilisation de la voie d’eau pour les transports, on pourrait sans doute augmenter la capacité et revoir cette décision concernant le congélateur ou d’autres infrastructures. La concrétisation de ce volet-là peut sans doute permettre de débloquer le reste beaucoup plus facilement. »

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Parlement wallon – Question orale de M. Bracaval (MR) à M. Di Antonio, ministre de l’environnement sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton »

Réf.: P.W.- C.R.I.C. N° 32 (2017-2018) – Lundi 13 novembre 2017  (page 39)

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de M. Bracaval à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings, sur « le point sur l’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton ».

La parole est à M. Bracaval pour poser sa question.

M. Bracaval (MR). – Monsieur le Ministre, j’ai toujours un peu de difficultés à poser des questions dont j’ai lu les réponses dans la presse le matin même. C’est le cas pour la question que je vais poser, mais plutôt que de la poser, je vais vous écouter.

L’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton spécialisée dans la production de produits à base de pommes de terre n’en finit pas de faire la une des journaux : nuisances olfactives et sonores, déversements douteux dans la Lys, RN58, manque de sécurité des ouvriers, épidémie de légionellose ayant touché plus d’une centaine de travailleurs cet été, incendies répétés. De nombreux riverains et politiques se relayent pour dénoncer les débordements de ces entreprises, si bien qu’aucun conseil communal à Comines-Warneton ne semble à présent échapper aux interrogations liées à CL Warneton.

En trois mois, 53 accidents de travail ont été déclarés, un bilan sombre alourdi par un décès survenu en avril 2016 et un deuxième le 24 octobre dernier. Je déplore cette situation qui met en cause, une fois de plus, la sécurité de l’entreprise et nous rappelle, si besoin en était, que le développement économique ne peut se faire au détriment du bien-être au travail et de la sécurité.

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Warneton : Pour le ministre Carlo Di Antonio, le refus du second frigo n’est pas définitif

Le dossier du second frigo de Clarebout Potatoes est lié à la plateforme portuaire. 

L’entreprise de transformation de pommes de terre Clarebout Potatoes à Warneton et son actualité font fréquemment l’objet de débats au conseil communal de Comines-Warneton. Le sujet arrive maintenant au parlement wallon.

Interpellé par le député wallon Philippe Bracaval (MR), le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH) est revenu sur la demande de permis de second frigo qu’il a refusée. « L’exploitant souhaite construire un second congélateur pour rationaliser les transports entre les sites de production et les stockages externes parce qu’actuellement, une partie de sa production est réalisée chez des tiers », indique Carlo Di Antonio. « Le but est de réduire ces trajets et donc leur coût économique journalier qui est conséquent. »

Pour le ministre, « à ce stade, le dossier ne m’a pas permis de percevoir le besoin d’augmenter la capacité de stockage sur le site de Warneton, capacité qui avait déjà été augmentée en 2012, ni le gain environnemental que cela pourrait induire en termes de réduction de gaz à effet de serre ».

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La future plateforme portuaire crée la discorde entre Belges et Français

Par Christelle Jeudy

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Sur le site internet du Port autonome du centre et de l’ouest, dans la liste des « projets en cours », le plan de la plateforme portuaire qui fait peur au village de Deûlémont.

(…)  Il y a un an, le Port autonome du centre et de l’ouest (PACO) et la Région wallonne présentaient la plateforme portuaire prévue au Pont Rouge, sur la Lys. La structure doit être réalisée côté belge, juste en face de Deûlémont. Où on a très mal vécu l’annonce de cette plateforme qui ferait 235 mètres de long et permettrait l’accostage de deux bateaux de 110 m de long, chacun pouvant transporter 2 à 3 000 tonnes de marchandises.

Un an après, où en est-on ? Pas de nouvelle du PACO mais le maire de Deûlémont a raconté à ses élus comment il a découvert, vendredi à la préfecture, sur un plan «  quasiment illisible  », un petit numéro où à l’emplacement de la future plateforme il était indiqué, «  quai de déchargement en construction  ». Levée de boucliers immédiate de sa part, mais aussi, de la préfecture et des Voies navigables de France, occupées à préparer l’enquête publique sur la mise au grand gabarit de la Lys.

«La préfecture a questionné la Belgique sur ce projet, aucune réponse. Idem pour VNF, qui prévoit pourtant la pose de palplanches, sous l’eau, à l’emplacement même de la plateforme belge», expose Christophe Liénart.

Cliquer sur ce lien pour lire la suite de l’article :
http://www.lavoixdunord.fr/271201/article/2017-11-22/la-future-plateforme-portuaire-cree-la-discorde-entre-belges-et-francais

Source : LA VOIX DU NORD – 22 novembre 2017