Les animaux d’eau douce disparaissent en silence

Par Aurélie Delmas et Julien Guillot

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Les animaux d’eau douce disparaissent en silence. Infographie Julien Guillot

Les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d’amphibiens et de reptiles chuter de 83% en un peu plus de 40 ans.

Les écosystèmes d’eau douce se dégradent effroyablement depuis 1970… et les populations de poissons s’effondrent. C’est un des constats mis en avant par l’«Indice planète vivante» publié cette semaine par le WWF, et dont on a surtout retenu un autre chiffre très alarmant : la baisse de 60% des vertébrés sauvages de la planète.

Ce rapport qui mesure l’évolution de la biodiversité entre 1970 et 2014 pointe que sur 880 espèces de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons observées, les populations ont dégringolé de 83%. Soit 4% par an en moyenne. Les zones tropicales sont celles où le déclin a été le plus marqué, notamment l’Amérique centrale et du Sud où on atteint une baisse de 94%. Des chiffres qui donnent le tournis.

Parmi les raisons avancées par les experts qui ont rédigé le rapport apparaissent la modification et la destruction de l’habitat, les espèces envahissantes, la surpêche, la pollution – notamment plastique – mais aussi les maladies et le dérèglement climatique. Des menaces qui se combinent souvent, entraînant une déclin de la biodiversité.

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Source : LIBERATION.FR – 1er novembre 2018

 

Inquiétudes face au nouveau record de concentration de CO2 dans l’atmosphère

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Photo : Pixabay

ONU Changements climatiques Actualités, Bonn, 30 oct. – La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère a atteint un nouveau record en 2016, niveau le plus élevé depuis 800.000 ans, avertit un nouveau rapport de l’ONU.

La concentration a atteint 403,3 parties par millions (ppm) en 2016 alors qu’elle était de 400 ppm en 2015, rapporte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a déclaré Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Publié une semaine avant que ne débutent les négociations sur le climat à Bonn (Allemagne), sous l’égide de l’ONU, le rapport démontre l’importance d’une réponse forte et urgente à l’échelle mondiale pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

« Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’Accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Selon l’Accord de Paris, les pays sont convenus de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et si possible à 1,5 °C, afin d’éviter les effets les plus néfastes du changement climatique. Il convient de rappeler que la température moyenne mondiale a déjà augmenté d’environ 1°C depuis lors.

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Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

Déforestation, acidification des océans, fonte des glaces, montée du niveau des océans, extinctions massives d’espèces animales, pollutions aussi diverses que destructrices, depuis l’avènement de l’ère industrielle, l’impact de nos activités sur l’environnement ne cesse de croître. Le développement récent de nos sociétés s’est fait sous un principe philosophique potentiellement problématique : l’homme doit dominer la Nature pour quitter l’état sauvage. Mais que faire aujourd’hui pour changer la donne ? Avons-nous des outils qui nous permettre de repenser notre relation à la Nature et plus globalement à la Terre sur laquelle nous vivons ? Pour Valérie Cabanes, juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme et le Droit humanitaire, le droit pourrait nous apporter une réponse.

Être tenu responsable de crimes perpétrés contre la nature. C’est la volonté de Valérie Cabanes, juriste en droit international.

« Depuis la 1ère ère industrielle, nous avons agi comme des prédateurs sur Terre ». Pour Valérie Cabanes, le constat est sans appel. Cette juriste en droit international veut que la justice pénalise les atteintes à l’environnement en reconnaissant le crime « d’écocide ».

Des dommages impunis

« Comment se fait-il que ceux qui induisent, financent, décident, effectivement, de toutes les technologies qui détruisent l’atmosphère, la biodiversité et la biosphère soient, aujourd’hui, dans une totale impunité et puissent continuer à faire ce qu’ils font ? », se demande Valérie Cabanes. Une question qui mérite, selon elle, que la justice nationale, européenne et internationale se penche dessus. En effet, la juriste estime que « ceux qui commettent ce crime, détruisent les conditions vitales pour tous ».

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La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

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Photo : Nicolas Raymond (Freestock)

De 1970 à 2014, le nombre de vertébrés sauvages (mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens) s’est effondré de 60%, alerte WWF.

Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, dénonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan encore plus alarmant que le précédent.

Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons,
souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini.

Le WWF, créé en 1961, suit le déclin accéléré des populations animales sur Terre. Tous les deux ans, l’ONG publie un rapport « Planète vivante ». Voici les cinq grandes conclusions de la dernière édition, à laquelle ont contribué une cinquantaine d’experts et qui reprend aussi de grandes études scientifiques publiées sur le sujet.

1. Les effectifs de vertébrés s’effondrent

De 1970 à 2014, le nombre de vertébrés sauvages – mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens – s’est effondré de 60%. Le déclin des animaux d’eau douce atteint même 83%, en raison de la surexploitation, parfois involontaire comme pour les dauphins de rivière (prises accidentelles en filets), et de la perte des habitats.

Globalement la dégradation des habitats représente la menace la plus signalée.

Le rapport est basé sur le suivi de plus de 16.700 populations (4.000 espèces) : recensements par caméras (tapirs du Costa Rica, tigres en Inde), suivis des traces (lynx de Russie), programmes de recherche ou sciences participatives… Par exemple, la population d’éléphants dans les zones de Selous et Mikumi, en Tanzanie, a diminué de 66% entre 2009 et 2014. Depuis 1976, l’espèce a subi un déclin de 86%, en premier lieu en raison du braconnage.

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Source : NOUVELOBS.COM – 30 octobre 2018

«Anthropocène»: le cri d’agonie d’une terre violée

Par Odile Tremblay

Jamais un documentaire abordant les méfaits de la race humaine contre son propre habitat ne sera tombé aussi à pic. Depuis le temps que les scientifiques et les environnementalistes jouaient aux prophètes de l’Apocalypse devant des audiences en général aveugles et sourdes, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié le 8 octobre dernier a frappé les esprits en montrant les impacts catastrophiques actuels et futurs du réchauffement planétaire. Il a confondu les sceptiques (sauf Trump, les multinationales, l’Arabie saoudite et d’autres défenseurs du capitalisme sauvage).

Anthropocène est réalisé par un trio canadien : Jennifer Baichwal, Nick de Pencier et Edward Burtynsky. Les regards de ces derniers se posent sur la transformation du paysage planétaire à travers des images d’une beauté et d’une monstruosité affolantes.

Anthropocène (terme recouvrant la nouvelle ère, sous modification environnementale de main humaine), avec l’appui de scientifiques, dresse un constat implacable de destruction et, en ce sens, donne froid dans le dos. La force du film, comme dans Manufactured Landscapes et Watermark, les oeuvres précédentes du trio, réside dans son approche contemplative.

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Source : LEDEVOIR.COM – 20 octobre 2018

Sécheresse : trafic fluvial en forte baisse sur le Rhin, report sur la route

Par Céline Rousseau et Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

En raison de la sécheresse, le niveau du Rhin est très bas en cette mi-octobre. La navigation est très perturbée. Les marchandises ne peuvent pas être acheminées normalement. Un report très net du trafic est observé sur la route.

Habituellement, dans le nord de l’Alsace, sur la station de mesure de Plittersdorf, près de Rastatt, en Allemagne, en face de Seltz (Bas-Rhin), le niveau moyen du Rhin est de 4,13 mètres. En cette mi-octobre, il n’est que de 2,30 mètres, parmi les niveaux les plus bas enregistrés sur le fleuve depuis 1947.

Des bateaux remplis à moitié

En raison de niveau très bas du Rhin, la circulation est compliquée, surtout dans la partie non canalisée du fleuve, au nord d’Iffezheim. Pour rejoindre les Pays-Bas, les porte-conteneurs réduisent leur chargement de moitié. « Un bateau qui pourrait charger à 2.000 tonnes ne chargent plus qu’à 1.000 tonnes, ce qui renchérit le coût du transport » explique Jean-Louis Jérôme, directeur général du Port autonome de Strasbourg.

Trafic fluvial en baisse de 10%

« C’est une source de préoccupation majeure ». Cette situation se dégrade depuis le mois d’août. Le trafic était en baisse de 8 à 10% par rapport au trafic habituel. Le trafic des conteneurs, lui, a baissé de 20%. « Ceux qui ont des capacités de stockage attendent des jours meilleurs comme les céréaliers qui ont une possibilité de stockage », précise le directeur du Port autonome de Strasbourg.

3.000 à 4.000 poids-lourds en plus sur les routes

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Source : FRANCEBLEU.FR – 15 octobre 2018

Climat et effondrement : «Seule une insurrection des sociétés civiles peut nous permettre d’éviter le pire»

Par Yvan du Roy

Sommes-nous sous la menace d’un «effondrement» imminent, sous l’effet du réchauffement climatique et de la surexploitation des ressources ? Pour l’historien Christophe Bonneuil, la question n’est déjà plus là : des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs sont enclenchés et ne vont faire que s’accélérer. Il faut plutôt déplacer la question et produire une «pensée politique» de ce qui est en train de se passer : qui en seront les gagnants et les perdants ? Comment peser sur la nature de ces changements ? Migrations de masse, émergence d’un « capitalisme écofasciste », risque de conflits pour les ressources : malgré un constat brutal sur le monde qui se dessine, l’historien appelle à éviter le piège d’un «romantisme» de l’effondrement. «Une autre fin du monde est possible», affirme-t-il. Il revient aux sociétés civiles d’écrire le scénario final. Entretien.

Basta ! : Comment la situation climatique a-t-elle évolué depuis la signature des accords de Paris – dans le cadre de la Cop 21 -, à la fin de l’année 2015 ?

Christophe Bonneuil [1] : Les émission de gaz à effet de serre continuent d’augmenter partout, y compris en France. Au regard de la trajectoire des émissions mondiales, si nous continuons sans changer, nous prenons la direction d’une augmentation globale des températures d’au moins +3°C, bien avant la fin du siècle. Nous voyons là les limites du caractère facultatif de l’accord signé lors de la Conférence sur le climat de Paris, la COP 21, il y a trois ans. L’accord de Paris ressemble dangereusement aux accords de Munich en 1938 qui, croyant éviter une guerre mondiale, l’ont précipitée. Cet été, la concentration en CO2 de l’atmosphère a dépassé les 411 ppm (partie pour millions), un niveau inégalé depuis 800.000 ans à 4 millions d’années. Il faut être encore plus bête qu’un «munichois» pour croire que cela ne va pas avoir des conséquences d’ampleur géologique, ni provoquer des désastres humains et des bouleversements géopolitiques majeurs.

Quels sont les indicateurs et voyants qui montrent qu’un seuil fatidique, qui ouvrirait la voie à une «Terre étuve», pourrait être franchi dans les décennies à venir ?

Depuis l’ère quaternaire, la Terre oscille environ tous les 100.000 ans entre un état glaciaire et un état interglaciaire, entre deux périodes de glaciation. Ce qui nous menace c’est une sortie des limites de cette oscillation. La probabilité d’un scénario où la Terre basculerait vers un état d’étuve a été accrédité par un article paru en juillet dans la revue de l’Académie des sciences américaines [2]. En Inde, les projections des températures dans dix ou quinze ans montrent que certaines régions connaîtront des pics à plus de 50°C [3], ce qui pourrait arriver en France aussi à la fin du siècle [4]. Les corps ne pourront le supporter, des régions deviendront invivables, et les plus pauvres seront les plus touchés.

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Source : BASTAMAG.NET – 16 octobre 2018

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Notes :

[1] Historien, directeur de recherche au CNRS, co-auteur de L’événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous (Seuil, « Points Histoire », 2016) et directeur de la collection « Anthropocène » aux Ed. du Seuil.

[2] Voir cet article : Trajectories of the Earth System in the Anthropocene (en anglais).

[3] Deadly heat waves could hit South Asia this century (en anglais).
[4] Lire cet article du Monde.

Les différents gaz à effet de serre

L’effet de serre est à l’origine un phénomène naturel : un certain nombre de gaz présents naturellement dans l’atmosphère absorbent en effet une partie de la chaleur émise par la Terre. Cependant, suite aux activités humaines, la concentration de certains de ces gaz augmente, ce qui renforce l’effet de serre naturel. De plus, l’homme a également créé des substances synthétiques qui occasionnent à leur tour un (puissant) effet de serre.

Tous ces gaz à effet de serre sont émis en concentrations variables et possèdent un « pouvoir de réchauffement global » (Global Warming Potential ou GWP) different, qui représente l’effet de ce gaz sur une période de 100 ans; le CO2 sert de reference à cet effet, c’est pourquoi il a reçu la valeur de 1. Afin d’être en mesure d’exprimer l’émission des gaz différents dans la même unité, et de calculer leur effet conjugué, les quantités ejectées sont converties en équivalents de CO2. Par exemple, le methane a un PRG de 25, l’émission de 1kg correspond donc à 25kg équivalent CO2.

Gaz à effet de serre naturels

1. La vapeur d’eau (H2O) :

  • le plus important des gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère.
  • est créé par l’évaporation de l’eau présente à la surface de la Terre.

2. Le dioxyde de carbone (CO2) :

  • est créé par la décomposition naturelle de matières animales ou végétales, mais est absorbé par les plantes au cours du processus de photosynthèse (transformation de CO2 et d’eau en sucres sous l’effet de la lumière solaire).
  • est créé en grandes quantités suite aux activités humaines, principalement :
    • la production d’énergie par la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel),
    • la déforestation, surtout dans les régions tropicales, pour la conversion des forêts en terres agricoles,
    • des processus industriels comme la production de ciment et de chaux,
    • certaines activités dans la pétrochimie et la sidérurgie.
  • la concentration en CO2 a augmenté d’environ 35 % depuis 1750, de 280 à 379 ppm en 2005 (ppm = parts per million – nombre de particules par million) ! Les émissions d’origine fossile ont augmenté entre 1990 et 2000-2005 de 6,4 à 7,2 GtC/an. C’est ce gaz qui exerce le rôle le plus important dans l’effet de serre actuel (plus de 50%).

3. Le méthane (CH4) :

  • est créé par la décomposition de matières végétales en milieux humides.
  • un peu plus de la moitié des émissions totales de méthane est provoquée par les activités humaines :
    • l’agriculture (rizières, fermentation dans l’intestin des ruminants, utilisation de fumier et de lisier),
    • le traitement des déchets ménagers (versages, compostage),
    • l’exploitation, la distribution et la consommation de gaz naturel (fuites, gaz insuffisamment ou non brûlé).
  • la concentration en méthane a augmenté de près de 150 % depuis 1750, de 700 à 1774 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; ce gaz est responsable d’environ 20 % de l’effet de serre actuel. Les émissions de méthane sont demeurées assez stables au cours de la dernière décennie.
  • le méthane a un “pouvoir de réchauffement global” (GWP = Global Warming Potential) 25 fois supérieur à celui du CO2.

4. Le protoxyde d’azote ou ‘gaz hilarant’ (N2O) :

  • les émissions de ce gaz à effet de serre suite aux activités humaines proviennent de:
    • l’agriculture (utilisation d’engrais contenant de l’azote),
    • l’industrie chimique (ex. production d’acide de salpêtre),
    • la combustion de combustibles fossiles pour le chauffage domestique et les transports.
  • la concentration actuelle est environ 16 % supérieure à celle de 1750, 319 au lieu de 270 ppb en 2005 (ppb = parts per billion – nombre de particules par milliard) ; le gaz hilarant est responsable d’environ 6 % de l’effet de serre actuel.
  • possède un “pouvoir de réchauffement global” 298 fois supérieur à celui du CO2 !

5. L’ozone (O3) :

  • l’ozone est naturellement présent dans la stratosphère (à une altitude de 10-15 km) : il protège la planète contre les dangereux rayons UV. L’affaiblissement des concentrations en ozone stratosphérique (le célèbre “trou dans la couche d’ozone”) est provoqué par des substances produites par l’homme et qui désintègrent l’ozone à ces altitudes, comme par exemple un certain nombre de composés fluorés (ex. les gaz propulseurs dans les aérosols).
  • mais l’ozone est également créé dans la troposphère (le milieu de vie de l’homme) suite à une réaction chimique – sous l’effet d’une lumière solaire intense – entre des substances résultant de la pollution de l’air. L’ozone, gaz très réactif, est nuisible pour la santé, exerce un impact négatif sur le rendement des cultures agricoles, etc. Aux basses altitudes, l’ozone renforce également l’effet de serre.

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Source : CLIMAT.BE 

Le CO2, matière première la plus performante sur 2018

Le prix du carbone a bondi de plus de 300 % en un an, et pourrait atteindre 35 à 40 euros par d’ici 2023 après la dernière réforme du marché européen. Une situation qui remet en cause la viabilité économique des centrales à charbon après 2021.

Selon un rapport de Carbon Tracker, le prix de la tonne de CO2 devrait atteindre 25 euros fin 2018, et grimper à 40 euros d’ici 2023, le marché anticipant une raréfaction de l’offre de quotas. Les secteurs de l’énergie et de l’aviation notamment seront théoriquement confrontés à un déficit d’environ 1,4 milliard de tonnes de quotas.

L’initiative Carbon Tracker est constituée de spécialistes de la finance qui entendent traduire le risque climatique réel sur les marchés financiers d’aujourd’hui.

La Banque mondiale, ainsi que des groupes d’entreprises et des investisseurs, appellent aussi à un soutien plus large à la tarification du carbone afin de réduire les émissions et d’investir dans des technologies plus propres.

La discussion prend de l’ampleur alors que les pays se réuniront lors de la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat (COP 24) du 3 au 14 décembre à Katowice (Pologne). Une rencontre qui revêt une importance cruciale, puisqu’elle constitue la date limite pour la présentation d’un ensemble de règles qui régiront l’accord de Paris, parmi lesquelles la possibilité de fixer un prix pour le carbone.

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Source : EURACTIV.FR – 21 août 2018

Déclarons l’état d’urgence environnemental

Lutter contre le réchauffement climatique est le véritable enjeu des élections à venir. Un collectif de signataires fait appel aux citoyens pour se mobiliser, et aux politiques pour organiser concrètement la transition vers une société réellement soutenable.

Sommes-nous devenus à ce point insensibles que nous nous satisfassions de rester inertes face à l’énormité du réchauffement climatique ? Partout dans le monde : surmortalité de tout ce qui vit et pertes de récoltes dues aux températures, sécheresses, inondations, feux de forêt et tempêtes extrêmes. En Belgique, nous ne sommes plus épargnés : difficultés cardio-respiratoires et surmortalité des personnes fragiles, de la faune et de la flore à cause de la canicule, pertes de récoltes et restrictions d’eau à cause de la sécheresse, dégâts matériels à cause d’orages violents. Chaque année voit tomber de nouveaux records météorologiques et de nouvelles calamités.

La communauté scientifique, l’ONU, le GIEC (pour le dérèglement climatique), l’IPBES (pour l’extinction de la biodiversité et les écosystèmes), l’IRP (pour la surexploitation et la raréfaction des matières premières), 15.000 scientifiques de 184 pays, 270 scientifiques belges, de nombreux journalistes, éditorialistes, intellectuels, artistes et simples citoyens essaient d’attirer l’attention de tous depuis plus de 40 ans : nous déréglons le climat, détruisons la biosphère et érodons les ressources. A terme, la capacité de survie de l’Humanité est menacée, un effondrement généralisé nous guette.[1]
Face à cette  » déplaisante réalité « , les citoyens et leurs élus semblent se diviser en trois groupes : ceux qui voient la réalité en face et exigent d’urgence des changements politiques effectifs, ceux qui voient mais demeurent d’une passivité coupable et ceux qui ne veulent pas voir.

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Source : LECHO.BE – 6 septembre 2018

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