Réforme de la Politique Agricole Commune – la société civile se mobilise

Le système agricole et alimentaire européen est en faillite : il ne profite qu’à une minorité, au détriment des consommateurs, de l’agriculture familiale et locale et de l’environnement. Une consultation sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) est en cours. La société civile est bien décidée à se faire entendre. Et appelle les citoyens à s’exprimer.

Les débats sur la PAC sont habituellement confinés, et soumis à une pression intensive du lobby agro-alimentaire. Mais, jusqu’au 2 mai, la Commission Européenne consulte les citoyens. Une telle opportunité ne se représentera peut-être plus. Or, vu qu’elle touche à l’alimentation, la santé, la biodiversité et les paysages, l’agriculture est typiquement une politique sur laquelle doit pouvoir s’exprimer le plus grand nombre.

Réunis en plateforme commune en Belgique, Natagora, Natuurpunt, le WWF-Belgique, Inter Environnement Wallonie et Bond Beter Leefmilieu ont mis en place un outil pour permettre aux citoyens de s’exprimer de façon simple et rapide à cette consultation. Les associations appellent un maximum de personnes à se faire entendre. L’outil est disponible sur natagora.be/pac et wwf.be/fr/livingland. Une cinquantaine d’ONG dans toute l’Europe mobilisent leurs concitoyens à participer à la consultation également. L’enjeu est local mais aussi véritablement européen.

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Interdire le glyphosate ? « Impossible »

La France ne peut pas déroger au principe de « coopération réglementaire » du Ceta pour interdire le désherbant.

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PHOTO : JOHN THYS / AFP

Et si la France interdisait le glyphosate, cet herbicide cancérigène connu également sous le nom de « Roundup », comme elle affirme vouloir le faire avant 2021 ? C’est Marielle de Sarnez, présidente (MoDem) de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, qui pose la question, le 10 avril, à la commissaire européenne au Commerce. Cecilia Malmström est auditionnée à propos des CetaMercosur, Jefta et autres gigantesques accords de libre-échange dont l’Europe est devenue boulimique.

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Pollution : le préfet du Nord abaisse les limitations de vitesse de 20 km/h

Le niveau 2 du plan de lutte contre la pollution a été enclenché par la préfecture pour tout le département du Nord ce vendredi. En conséquence, toutes les limitations de vitesse sont abaissées de 20 km/h de manière obligatoire. La pollution demeure ce samedi.

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Images d’illustration. / © MAXPPP

L’agence de surveillance de l’air, Atmo, déclenche ce samedi un niveau « d’alerte » aux particules en suspension dans le Nord, et un niveau « d’information et de recommandation » pour le Pas-de-Calais.

Pour lutter contre l’épisode de pollution atmosphérique qui s’installe dans notre département du Nord, la préfecture a décidé de mettre en place son plan de réductions des émissions de polluants. Lire la suite

Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques

Par un collectif, de chercheurs et de médecins

Dans une tribune publiée en exclusivité, des chercheurs appellent à suspendre l’utilisation de ces produits utilisés dans l’agriculture tant qu’une estimation des dangers pour la santé n’aura pas été réalisée par des organismes publics et indépendants des industriels.

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Nous sommes un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Inserm, de l’Université, et de l’Inra. Au moment où se multiplient les communications alarmantes sur l’effondrement de la biodiversité en France, en Europe et dans le monde, il nous paraît urgent d’attirer l’attention sur les risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement de l’usage d’une classe de pesticides, les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), désormais utilisés à grande échelle comme antifongiques en agriculture. Ces fongicides visent à détruire les champignons, moisissures qui se développent sur les végétaux dans les cultures, les produits de récolte et les fruits. En France ce sont de l’ordre de 70 % des surfaces de blé tendre et près de 80 % de celles d’orge d’hiver qui sont traitées par les SDHI (données de 2014). S’y ajoute le traitement des semences, des fruits (raisins et des agrumes), mais aussi des pelouses, notamment celles des terrains de golf.

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Les dégâts environnementaux de l’agriculture intensive

Par Jérôme Henriques

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Apparue dans les années 60 en France, l’agriculture intensive n’a eu de cesse de se développer depuis. Augmentation de la rentabilité pour les producteurs, diminution des coûts pour les consommateurs, les adeptes du libéralisme économique exultent. Et les externalités négatives, on en parle ?

Pesticides

La France est le premier utilisateur Européen de pesticides et le troisième utilisateur mondial (derrière les États-Unis et le Japon). Epandus sur les cultures pour les débarrasser des mauvaises herbes (herbicides), des champignons (fongicides) ou des insectes gênants (insecticides), les pesticides contaminent les sols et les milieux aquatiques (les phénomènes de ruissellement vers les eaux de surface et d’infiltration vers les nappes phréatiques sont dus à l’irrigation et aux pluies). Une partie de l’épandage est également perdue dans l’atmosphère, par envol ou par évaporation. Emportés par les vents ou chargés dans l’eau des nuages, les résidus de pesticides retombent ensuite sur des sols et des eaux situés à distance de la zone d’épandage. Théoriquement, les pesticides sont censés cibler les espèces végétales ou animales à détruire. Cependant, en interférant dans des processus fondamentaux du métabolisme (photosynthèse, croissance, reproduction, etc.), ils ne sont jamais véritablement sélectifs. Nombreuses sont les études qui montrent aujourd’hui leur toxicité sur l’être humain, la faune et la flore : cancers et malformations chez les agriculteurs et leurs familles, disparition des abeilles, phénomènes d’inversion de sexe chez les gastéropodes ou les grenouilles, etc. Les pesticides n’ayant pas tous la même toxicité ni la même persistance, les produits les plus dangereux doivent normalement être interdits. Le problème, c’est que les études de toxicité sont financées par les fabricants eux-mêmes et que l’Union Européenne ne vérifie pas toutes ces études (de plus, seule la molécule active est généralement analysée alors que parfois, ce sont les adjuvants qui sont toxiques). Ainsi, lorsqu’après plusieurs décennies d’utilisation, la toxicité d’un produit ou son accumulation dans la chaine alimentaire est prouvée, un nouveau produit prend le relai et ainsi de suite … Prenons le DDT. Très utilisé dès le début de la seconde guerre mondiale, il a été dénoncé par les scientifiques dans les années 60 (pour sa cancérogénicité et sa reprotoxicité) mais n’a commencé à être interdit dans les pays occidentaux qu’au début des années 70 ; comme il est peu dégradable (il a été classé en 2004 sur la liste noire des polluants organiques persistants par la Convention de Stockholm), il continue encore aujourd’hui à polluer notre environnement. Aujourd’hui, le pesticide le plus utilisé dans le monde est un herbicide fabriqué par la firme Monsanto : le glyphosate (plus connu sous le nom de Round up). Alors que les études sur sa toxicité font controverse, sa vente aux particuliers pourrait bientôt être interdite en France …

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Dès le 6 mars, des comprimés d’iode seront disponibles pour tous les Belges en pharmacie

Par Pauline Gilles

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Photo : iStock

La distribution à l’échelle nationale de boîtes de comprimés d’iode, pour se protéger en cas d’incident nucléaire, se concrétise. À partir du 6 mars, il sera possible pour les Belges habitant dans n’importe quelle commune de recevoir gratuitement une boîte de gélules.

Depuis plusieurs années, des plaquettes d’iode sont distribuées préventivement aux Belges habitant dans un rayon de 20 kilomètres autour d’une centrale nucléaire (Tihange ou Doel).

En avril 2016, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) avait annoncé que le rayon de distribution serait étendu à 100 kilomètres, dans le cadre d’une remise à jour du plan d’urgence nucléaire de la Belgique. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) était revenu à la charge en janvier 2017, programmant la grande distribution pour l’été. Mais depuis, le projet semblait être resté lettre morte, en tout cas jusqu’à aujourd’hui.

En effet, la grande opération de distribution des plaquettes d’iode débutera le 6 mars, dans une semaine exactement, annonce ce mardi La Capitale. Toutes les pharmacies du pays ont été (ou vont être) averties au moyen de directives très précises émanant du SPF Intérieur. En tout, 4,57 millions de boîtes contenant chacune dix capsules d’iode sont en cours d’acheminement vers les officines.

Dans toutes les communes

Concrètement, dès mardi prochain, il sera possible de vous en procurer dans n’importe quelle pharmacie, peu importe la distance à laquelle vous habitez des centrales nucléaires. Vous aurez simplement besoin de votre carte d’identité, et elles vous seront délivrées gratuitement. En même temps, vous recevrez une brochure contenant toutes les informations utiles, telles que des explications sur ce qu’est un accident nucléaire.

Lors d’une catastrophe nucléaire, un nuage radioactif se propage, laissant des particules radioactives se déposer un peu partout: dans le corps humain, mais aussi dans l’environnement. Or, ces particules nocives attaquent la thyroïde et causent à terme des cancers et d’autres maladies. Les comprimés d’iodure de potassium ont comme action de bloquer l’absorption des iodes radioactives par la thyroïde. Une fois la pilule ingérée, la thyroïde absorbe l’iode contenue à l’intérieur jusqu’à être saturée, et donc elle ne peut plus absorber le mauvais iode radioactif.

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Source : FR.EXPRESS.LIVE – 27 février 2018

Articles connexes

La pollution de l’air par le diesel provoque des infarctus

La pollution de l’air exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Les particules fines et le dioxyde d’azote contenus dans le diesel sont particulièrement nocifs. D’où l’importance de réduire la proportion de véhicules diesel et de les écarter autant que possible des centres urbains.

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La pollution de l’air, en particulier celle provenant du diesel, exerce un impact presque immédiat sur les infarctus du myocarde. Telle est la conclusion d’une étude scientifique réalisée sous la direction du cardiologue Jean-François Argacha (UZ Brussel). Cette étude est présentée au Congrès de la Belgian Society of Cardiology (BSC) ce jeudi à Bruxelles.

La force de cette étude réside principalement dans son caractère multidisciplinaire, en associant à la fois des cardiologues, des biostatisticiens et des spécialistes de l’environnement. « La cardiologie environnementale est une discipline en plein développement », explique le professeur Argacha. Son étude dresse plusieurs constats interpellants.

Premier constat: la pollution de l’air attaque le cœur plutôt que les poumons.

La pollution a des effets pulmonaires et cancérologiques qui sont connus. Par contre, cela fait peu de temps que l’on s’intéresse aux effets cardiologiques. « Or, insiste le Dr Argacha, les affections qui résultent de la pollution de l’air sont pour 40% pulmonaires et pour 60% cardiovasculaires. Des dégradations rapides de la qualité de l’air s’avèrent avoir un impact direct sur la survenue d’infarctus. » Pourquoi? En raison du stress oxydatif que la pollution génère dans le sang. Les vaisseaux sanguins détestent cela et auront une réaction inflammatoire qui peut déclencher l’infarctus.

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Source : L’ECHO – 8 février 2018

Zéro Phyto 100% Bio à Bailleul

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Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

SÉANCE-DÉBAT LE DIMANCHE 25 MARS À 18H30 dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Débat avec l’association Terre de Liens.
– lundi 26 mars 14H DERNIÈRE SÉANCE

Flyers et affiche à télécharger ici ►► www.dahu.bio/evenements/projections/429-zero-phyto-100-bio-a-bailleul

Nombreuses infos sur le site du cinéma http://flandria.cine.allocine.fr/
Sur le site du film www.0phyto-100pour100bio.fr
Toutes les projections www.dahu.bio/evenements

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TOXIC. Produits chimiques : nos enfants en danger

CASH INVESTIGATION – En France et partout dans le monde, médecins et chercheurs lancent l’alerte sur les effets des produits chimiques sur le développement des enfants. Augmentation des cancers infantiles, multiplication des anomalies de naissance ou des troubles hormonaux, explosion de l’autisme: toutes ces pathologies pourraient bien avoir des causes environnementales. Les pesticides apparaissent en première ligne dans les rapports des chercheurs. Six multinationales contrôlent ce secteur : Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont. Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse cinquante milliards d’euros. Pendant un an, l’équipe de «Cash Investigation» a suivi à la trace leurs molécules. Certaines, dangereuses, s’invitent dans l’air que les enfants respirent tous les jours.

Elise Lucet
France 2

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Pollution de l’air: cri d’alarme des médecins, Smet se réjouit de l’initiative

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Les quotidiens Le Soir et De Standaard publient lundi une lettre ouverte, transmise par « une centaine » de médecins de Belgique, qui souhaitent « tirer la sonnette d’alarme » auprès des autorités fédérales et régionales bruxelloises au sujet de la pollution atmosphérique. « Malgré l’obligation des autorités de garantir un air plus sain depuis 2010, la population vit dans un air dangereux et malsain », préviennent les scientifiques. « La pollution de l’air nuit gravement à la santé des Bruxellois et des navetteurs, et particulièrement à celle des enfants, des personnes âgées et des personnes déjà atteintes d’une maladie », ajoute le texte, qui précise que, de nos jours, « même les non-fumeurs courent le risque de mourir d’un cancer du poumon ». Du risque cardiovasculaire à l’asthme en passant par des troubles cognitifs: les effets de la pollution de l’air sont liés en Belgique à « une réduction importante de l’espérance de vie, qui se traduit annuellement par au moins 632 décès prématurés ».

« Ceci pourrait être évité si Bruxelles appliquait les normes de l’OMS et respectait les taux de concentration moyenne de particules fines de 20 microg/m³ », assènent les auteurs. « Le gain d’espérance de vie se traduirait par une économie d’un montant impressionnant de plus de 758 millions d’euros par an ».

« Dans le cas de la pollution de l’air, la recherche scientifique ne laisse pas d’ambiguïté sur les causes que nous devons viser pour protéger les citoyens », et la résolution de ce problème « incombe à notre gouvernement et à nos ministres ». « Un air sain est d’ailleurs un droit fondamental et universel », souligne la lettre ouverte, qui évoque une « crise de santé silencieuse et inacceptable ».

Les médecins pointent une politique insuffisante, notamment dans le cadre du Plan Air-Climat-Énergie mis sur pied par le gouvernement bruxellois en 2016, qui « ne satisfait pas (…) aux exigences de la directive européenne en matière de qualité de l’air (directive 2008/50/CE) ».

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