Les méfaits de l’agro-industrie sur l’environnement et l’être humain

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Photo: ©Patrick Maton (2018)

Les élevages porcins à Comines-Warneton

Les élevages porcins de Comines-Warneton font de notre commune la championne de Belgique en émissions d’ammoniac.
En 2015 :
– Taveirne SA : 105 T > N°1 de Wallonie et de Belgique,
– Munque SA : 46,6 T > N°2 de Wallonie
La présence d’ammoniac dans l’air peut contribuer au développement de diverses maladies respiratoires (chez les éleveurs, leurs employés, les riverains et les animaux d’élevage eux-mêmes).
Ces élevages intensifs produisent aussi des émissions d’azote (protoxyde d’azote) qui est aussi un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique en cours. Et selon les données du SPW, les agriculteurs de Comines-Warneton sont ceux qui produisent le plus d’azote en Wallonie.
Notre bourgmestre f.f. a abusé de son autorité en interdisant un débat sur les élevages porcins prévu à l’ordre du jour du Conseil Communal du 19 septembre 2016 à la demande du groupe ECOLO…

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Emissions d’ammoniac (NH3)

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Origine du polluant

Les émissions d’ammoniac sont essentiellement d’origine agricole, dont la plus grande part provient de l’élevage. L’ammoniac (NH3) est issu de la fermentation, c’est-à-dire de la décomposition incomplète de substances organiques par des microorganismes en milieu anaérobie1. Ce processus se produit tant dans les bâtiments d’élevage qu’au pâturage, dans les lieux de stockage des effluents et au moment de l’épandage au champ. L’ammoniac est également émis à partir de voitures équipées d’un catalyseur.

Effets

Les retours de l’ammoniac à la biosphère se font sous forme sèche ou humide, soit à proximité du lieu d’émission, soit après avoir parcouru de longues distances notamment pour l’ammonium dont le temps de résidence dans l’air est plus long que celui de l’ammoniac. Ces retombées ont diverses conséquences.

Effets sur la santé : L’ammoniac est un gaz irritant pouvant être incriminé dans l’apparition de certaines maladies (asthme, bronchites chroniques), en particulier chez les éleveurs qui sont exposés à ce composé de façon chronique. En effet, c’est dans certaines exploitations agricoles que d’importantes concentrations en ammoniac sont le plus fréquemment rencontrées. La mauvaise qualité de l’air (odeurs piquantes, atmosphère chargée en gaz, poussières, bactéries et endotoxines) des bâtiments d’élevage rend non seulement les conditions de travail difficiles, mais peut aussi avoir un impact important sur la santé du personnel. Des études épidémiologiques ont ainsi mis en évidence des corrélations entre le taux de contamination de l’air et la fréquence des pneumopathies chez les travailleurs. Les bronchites chroniques, l’asthme, la fibrose pulmonaire, les affections des voies aériennes supérieures constituent la majorité des maladies respiratoires professionnelles des éleveurs.
Au Danemark, une étude épidémiologique montre qu’en dehors de l’influence de l’âge et du fait que l’éleveur fume ou non, les éleveurs de porcs2 sont les plus touchés par l’asthme et les bronchites chroniques. Parmi les facteurs responsables, des gaz tels que l’ammoniac ont été incriminés.

Effets sur les écosystèmes : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les écosystèmes vont se manifester via :

  • les retombées sur les plantes qui entraînent un déséquilibre dans leur alimentation et une augmentation de leur fragilité vis-à-vis d’autres facteurs secondaires de stress ;
  • la participation de l’ammoniac au phénomène d’acidification des milieux naturels qui participe au dépérissement des forêts ;
  • les retombées atmosphériques en composés azotés qui contribuent aux phénomènes d’eutrophisation. Ce phénomène crée un déséquilibre nutritif en favorisant certaines espèces végétales dominantes. Il en résulte un appauvrissement de la biodiversité tant végétale qu’animale ;

Effets sur les biens et sur l’économie : Les principaux effets de l’émission d’ammoniac sur les biens et l’économie vont se manifester via :

  • sa participation au phénomène de formation des pluies acides qui réduisent les rendements agricoles et sylvicoles et entraînent la dégradation de certains types de pierres de construction.
  • la diminution des performances zootechniques des animaux qui respirent ce gaz.

En outre l’ammoniac est un important précurseur de la formation de particules secondaires, principalement par réaction avec les oxydes d’azote pour former des particules de nitrate d’ammonium. Ceci renforce donc encore son effet négatif sur la santé.

Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions d’ammoniac en Wallonie. Parmi ceux-ci, l’agriculture est de loin la principale source d’émission d’ammoniac :

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Source : AWAC.BE (Agence Wallonne de l’Air et du Climat)

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Notes :

  1. Anaérobie : On appelle milieu anaérobie un milieu où il n’y a pas présence d’oxygène sous forme de dioxygène (O2).
  2. Eleveurs de porcs : Selon les statistiques 2017, Comines-Warneton comptent 59.993 porcs (et 292.070 volailles)…  Les émissions d’ammoniac par les élevages porcins font de Comines-Warneton la championne de Belgique des émissions d’ammoniac (en 2015).

Articles connexes

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

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Nous voulons des Coquelicots
Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

* de synthèse

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Un puissant insecticide autorisé en Europe désormais interdit aux Etats-Unis

Par Marc Metdepenningen

Le chlotpyriphos interdit, une autre victoire sur les pesticides reléguée au second plan à cause de la condamnation de Monsanto.

Une autre décision de la justice américaine, reléguée au second plan à cause de la décision condamnant Monsanto, satisfait les environnementalistes et des groupes d’agriculteurs qui militent depuis des années pour l’interdiction du chlorpyriphos, un puissant insecticide produit par Dow Chemical et distribué mondialement depuis 1965.

La Cour d’appel du 9e Circuit fédéral a donné vendredi 60 jours à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour procéder à l’interdiction effective aux Etats-Unis de l’emploi, en agriculture, de cet organophosphate, déjà interdit pour les usages domestiques depuis l’année 2000. Il était aussi interdit d’aspersion depuis 2012 dans des zones tampons entourant des lieux fréquentés par les enfants, essentiellement les écoles. Il demeurait toutefois utilisé dans 50 types de cultures de céréales, de fruits et de légumes, dont des pommes, les oranges ou les brocolis.

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3 août 2018 – Alerte canicule/ozone

Le SPW – CRC, centre régional de crise de Wallonie, nous informait hier jeudi 2 août 2018 que la concentration d’ozone avait dépassé localement le seuil européen de tolérance : 180µg/m3.
Le CRC signale aussi que ce seuil sera dépassé aujourd’hui 3 août sur la majorité du pays…
Tout le monde sait que ce trioxygène (O3) agresse le système respiratoire et plus généralement toutes les cellules vivantes.
L’augmentation de la concentration de l’ozone est dû principalement aux fortes chaleurs, aux polluants industriels et aux gaz d’échappement des véhicules.
S’il est impossible d’agir sur les conditions météorologiques il est par contre parfaitement possible de freiner la pollution industrielle et celle des véhicules.
En ces jours de canicule on peut certes hydrater et refroidir les personnes âgées ou fragiles mais on ne peut pas les empêcher de respirer.
C’est aux pouvoirs publics d’agir.
Ils peuvent au moins faire appliquer l’interdiction au centre de nos villes aux plus de 3,5T.
Cela fait maintenant 2 ans qu’on nous promet l’installation de caméras verbalisantes aux centre de Warneton. On les attend toujours…
A quoi sert de nous informer des pics d’ozone si on ne fait rien pour les diminuer ? 

SPW---forte-chaleur-et-ozone-20180803

 

Pour les défenseurs de l’environnement, la proposition de réforme de la PAC est un « désastre »

La proposition de réforme de la Politique agricole commune (PAC) présentée vendredi par la Commission européenne, est « un désastre pour l’environnement et le climat« , a estimé Greenpeace.

Ce projet « est catastrophique en l’état« , car il « laisse aux gouvernements la responsabilité de définir des plans nationaux pour l’agriculture sans aucune garantie que ces plans protégeront bien la santé publique, l’environnement et le climat« , souligne l’ONG dans un communiqué.

Pour le WWF, « ces mesures sont bien en deçà de l’ambition globale de l’UE de lutter contre la dégradation de la biodiversité et de l’environnement« .

« La proposition relative à la PAC est loin de l’ambition promise et ne tient pas compte de la nécessité de (…) transférer les ressources au soutien des agriculteurs dans la transition vers un système plus durable« , a dit Andrea Kohl, directeur intérimaire du WWF European Policy Office, dans un communiqué.

Pour Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France, le projet « place une fois encore les agriculteurs dans une position d’assistanat face aux subventions publiques, sans leur donner les moyens d’une réelle transition, pourtant cruciale et urgente« .

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Source : RTBF.BE – 2 juin 2018

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L’exposition précoce aux écrans est un nouveau trouble neuro-développemental

Le pédopsychiatre Daniel Marcelli constate, avec tous les professionnels de la petite enfance, l’apparition de comportements inquiétants avec une fréquence croissante.

Les écrans peuvent-ils nuire au développement des très jeunes enfants et provoquer divers troubles, en particulier des « symptômes d’allure autistique » ? La polémique enfle et divise les professionnels de la petite enfance. Le Collectif surexpositions écrans (COSE) et l’une de ses fondatrices, Anne-Lise Ducanda, médecin de protection materno-infantile, qui alertent l’opinion publique sur les effets graves d’une surexposition massive et précoce aux écrans, sont sous le feu des critiques.

Dans une tribune (Le Monde du 14 février), un collectif de médecins, psychologues… estime « qu’aucune étude ne peut établir une relation de causalité entre consommation d’écrans et autisme », et qu’il est peu probable que l’addiction aux écrans concerne les moins de 4 ans.

Président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées (Sfpeada), professeur émérite de ­pédopsychiatrie, Daniel Marcelli s’est engagé aux côtés du Collectif Surexpositions écrans.

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Source : LEMONDE.FR – 30 avril 2018

Semaine Bio du 2 au 10 juin 2018

Du samedi 02 au dimanche 10 juin 2018 se tient la Semaine de promotion de l’agriculture bio durant laquelle, le secteur bio vous invite à découvrir des produits de qualité certifiés 100% bio.

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Magasins et marchés, producteurs, transformateurs, distributeurs s’unissent au travers d’innombrables activités, telles que des dégustations, ateliers, débats et animations où que vous soyez en Wallonie, afin de vous initier aux valeurs défendues par le secteur BIO.

Télécharger le programme des activités

Source : FILAGRI.BE

Pommes de terre : des pesticides à tout bout de champ

Par Greenpeace France
Octobre 2015

Résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de sol et d’eau prélevés dans des champs de pommes de terre, et sur des échantillons de pommes de terre.

Cette étude porte sur l’analyse d’échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre français, et d’échantillons de pommes de terre de conservation d’origine France pour détecter la présence de résidus de pesticides et leurs éventuels métabolites.

10 échantillons de sol et d’eau de surface provenant de champs de pommes de terre conventionnels, dont les produits alimentent les rayons de la grande distribution, ont été prélevés en France au cours du mois de juillet 2015. Ces échantillons représentent un ‘instantané’ des substances présentes dans les milieux agricoles, dans les principales régions de production de pommes de terre, à un moment spécifique de la culture et du cycle de production des pommes de terre, à savoir la maturation, suite à la floraison.

13 échantillons de pommes de terre de conservation (1 kg chacun) ont été achetés dans des magasins des 6 principales enseignes de la grande distribution française : Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino. Il s’agit de 12 échantillons de pommes de terre issues de l’agriculture conventionnelle ainsi que d’1 échantillon de pommes de terre issues de l’agriculture biologique, achetés entre le 24 août et le 10 septembre 2015, tous issus de la production d’origine France.

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Néonicotinoïdes: la Belgique s’octroiera plusieurs années de dérogation

Par Michel De Muelenaere

Malgré l’interdiction européenne, la Belgique autorisera l’utilisation des néonicotinoïdes pour le secteur betteravier et de la chicorée, annonce Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture. Selon lui, il n’existe pas d’alternative valable. Annuelles, les dérogations ne dureront pendant pas plus de cinq ans, promet-il.

Il n’y aura formellement pas de transition pour l’interdiction des trois insecticides néonicotinoïdes en Europe. Ceux-ci seront interdits – réduits à l’usage en serre confinée – à partir du début de l’année prochaine. La position défendue par la Belgique n’a donc pas été suivie. Mais notre pays va aménager sa propre transition pour le secteur betterave-chicorée, indique Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture.

Nous évoquions cette hypothèse dans nos éditions de ce jeudi 26 avril. La législation européenne sur les pesticides permet en effet à un Etat membre de déroger pendant 120 jours à une interdiction de produit phytosanitaire au cas où il n’existerait pas d’autre moyen de combattre un parasite. En principe, cette interdiction – qui ne nécessite pas le feu vert de la Commission, mais doit lui être notifiée – « ne peut pas être répétée », dit l’article 53 du règlement européen. Un principe qui n’est pas respecté par certains Etats. La Commission a, en principe, la possibilité de demander à l’Etat membre de « retirer » sa dérogation, indique un « document de travail » de l’exécutif. En pratique, dit un proche du dossier, elle ne le fait jamais.

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Source : LESOIR.BE – 27 avril 2018

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